Forum RPG sur la série Once Upon A Time
 
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 GROUPE 4 ∞ NE DEMANDE PAS POUR QUI SONNE LE GLAS

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MessageSujet: GROUPE 4 ∞ NE DEMANDE PAS POUR QUI SONNE LE GLAS   Sam 12 Oct - 22:37

ne demande pas pour qui sonne le glas

Vienne la nuit, sonne l'heure du trépas. Storybrooke est encore soumise au mauvais sort d'Ursula. Vingt-quatre heures, pas une de plus mais il reste encore du temps...

Votre rêve vire aussitôt en cauchemar ? Vous êtes en proie à une terreur nocturne ? C’est normal. Peter, Grégoire, Odile, trois âmes perdues, trois âmes à torturer. Une crise de somnambulisme vous amène dans un lieu qu’il est préférable d’éviter. Mais vos pieds nus frissonnent contre un tapis de feuilles mortes, si vulnérables. Tout à coup, votre cerveau se réveille. Ça fait mal. Ambiance Halloween. Vous crevez de froid, vêtus d’un simple pyjama alors que le vent s’y engouffre.

Vous vivez le même événement. Ainsi, toutes vos peurs s’entremêlent, vous ressentez ce que l’autre cache au plus profond de lui-même, parfois dissimulé dans son inconscient. Les souvenirs affleurent. C’est le meurtre du courage et de l’ego.

Grégoire et Odile voient apparaître leur père. C’est bien lui. Pas de doute. Le Prince Jean armé d’une épée affûtée se matérialise devant Peter.

Pour survivre, l’entraide est fortement recommandée. Sentiments, regrets, blessures. Ce n’est pas qu’un songe, mes amis. Vous devriez commencer à croire aux histoires de fantômes…



TOUR 1

1. GRÉGOIRE
2. PETER
3. ODILE
4. MJ


  • Guide RP :
    - Le MJ est là pour vous aider et dynamiser le jeu.
    - Ne pas écrire des romans dans la mesure du possible ! Le principe étant de multiplier les échanges. Une dizaine de lignes suffit donc.
    - Si jamais vous rencontrez un problème, envoyez un MP à Eléazar Mordred. Prévenez de vos absences (plus d’une semaine par exemple) et je m’arrangerai pour que le rp se poursuive.
    - Amusez-vous bien !

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MessageSujet: Re: GROUPE 4 ∞ NE DEMANDE PAS POUR QUI SONNE LE GLAS   Dim 13 Oct - 23:46


La plupart du temps, la nuit était synonime pour Odile White de joie intense et de complots enivrants, mais aussi d'une peur lancinante. Le monde des rêves lui ouvraient les bras, pleins de mystère, de beautés, de monstres et surtout, son père était là lui aussi. Elle l'adorais, une jolie adoration teintée de crainte. Elle ne voulait pas le décevoir une nouvelle fois. Et dernièrement, il s'énervait de son inutilité et de son incompétence. Sa fille le craignait plus qu'elle ne l'aimait.

Odile errait sans but précis dans la forêt. Le regard erratique et complétement vide. Un vide pire qu'un trou noir, il aspirait la moindre étincelle de vie dans ses yeux sombres. Il est rare de voir pareilles prunelles et la vérité, c'est que n'importe qui aimerait éviter de voir ces yeux durs. Ils était semblables à une promesse de mort. Lente et douloureuse. Minuit sonnait avec froideur sonnant le glas d'une nouvelle journée fructueuse.

Vevant du cygne noir, ça aurait presque pu paraître logique. Ses raisons n'étaient jamais clairs et elle avait peut-être un intérêt à traîner jusqu'au fin fond des bois à l'heure du crime. Sauf qu'elle était en pleine crise de somnambulisme. Aucun contrôle sur son corps, des mouvements saccadés. Voilà à quoi ce résume cette sortie nocturne imprévue. L'un des rares points positifs que trouva son esprit au bord de l'apoplexie, c'est qu'elle avait mis un pyjama composé d'un short et d'un T-shirt. Habituellement, elle dormait nue. Son esprit restait brumeux, se demandant si elle était dans le monde onirique ou le monde des hommes. Ses pieds nus et glacés continuent de fouler le sol couvert de feuilles mortes, avançant dans une direction connue d'eux seuls. Sa peau se dotait de petits points et ses joues se rougissait sous le froid. Elle ne se qualifiait pas de frileuse, mais il faisait pas plus de cinq degrés. La jeune femme avait l'impression de s'enfonçait dans le néant de valser une dernière fois avec la folie. Ses frissons s’accentuaient tandis qu'elle accéléraient le pas. Sa peau diaphane était déjà couverte d’ecchymoses et ses cheveux normalement si soignés étaient emmêlés et pleins de brindilles. Aislinn ne l'aurait jamais reconnu.
Le contrôle de son corps lui revient dans une clairière, légèrement éclairés. Ses paupières se levèrent légèrement avant de se papillonnaient puis pour s'ouvrir au monde. Elle ne reconnaissait pas le lieu, même si elle pouvait situer une zone. Elle était à l'est de Storybrook. Loin de son cocon rassurant et des bras de son amant. Le poison insidieux qu'est la peur se répandait doucement dans ses , augmentant sensiblement son rythme cardiaque déjà mis à mal par le vent glaciale. Plus que quelques croix et un tombeau pour finir le décor. Elle n'aurait été que peu étonné d'en trouver dans cette mascarade. Odile n'avait que rarement peur, au pire une petite angoisse bien vite effacée par son orgueil. Elle s'assit quelques secondes avant de sursauter. Qui est-là ? Son instinct lui recommandait de ne pas faire de bruit. Elle tenta de recourir à la magie. Impossible.

La jeune femme fixait dehors un point vide, tentant de mesurer sa respiration qui s'était à nouveau emballée. La jolie poupée allait pourvoir reprendre le jeu macabre. Le marionnettiste reprenait du boulot, pour sa plus grande joie. Son jouet était fin prêt. Odile se glissait comme un fantôme dans la forêt. Tous ses sens en alerte, elle avançait avec circonscription. Seulement deux pas, avant de s'écrouler dans un cri. Plus loin, il lui semblait en entendre un autre, mais n'était-il que le juste retour du sien. Elle l'ignorait et très franchement sans fichait. Elle sentait la douleur d'un refus s'enfonçait dans son cœur et celle d'un refus s'abîmait dans ses veines. Le cygne sent toutes la douleurs qu'elle a pu infliger, toute la rancœur à son égard dans un seul coup. Pendant ququelques secondes, le cygne se demande si mourir fait si mal ? Par trop de courage -ou de lâcheté-, elle décide de ne même plus y penser. Lorsque la tempête se calme, Odile n'a plus rien d'une véritable poupée, sabotée et le souffle hépatique.  
Lorsqu'une forte présence dans son dos arrive, elle ne se relève même pas, se contente de se mettre à genoux, essayant de convaincre ses jambes flageolantes de tenir. Son père ! Il a réussit à passer. L'espoir lui est aussitôt ravit. Les yeux froids, le rictus dur : Rothbart n'est clairement pas là pour féliciter sa fille. Irrationnel ! Voilà le seul mot qui convient pour décrire la peur de la jeune femme.
« Au secours !! »
La douleur la reprend, son corps se cambre sous le feu qui entre dans ses veines. Son hurlement retentit dans la forêt, des larmes coulent avec force sur ses joues. Au loin, deux chouettes s'envolent vers la nuit pour échapper aux cris ou peut-être au sourire satisfait du sorcier.

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MessageSujet: Re: GROUPE 4 ∞ NE DEMANDE PAS POUR QUI SONNE LE GLAS   Mar 22 Oct - 17:11

...il sonne pour toi !

Cette nuit est glaciale, mes chers amis. Toutes les ombres se réveillent pour rendre hommage aux trépassés. Le culte mortuaire va bientôt commencer et vous êtes aux premières loges. Un brasier immense s'élève tel un bûcher fabriqué en votre honneur. Vous êtes parfaitement conscients. Vos jambes ont la tremblote. Et vos estomacs se nouent.

Les deux pères ricanent, se moquant de leur progéniture. Grégoire, Odile, quels sont les terribles secrets qu'ils vous murmurent ? Un châtiment ? Quel est le souvenir qui vous revient subitement ? Ils vous torturent incessamment. Leurs silhouettes planent autour de vous deux. Comment les stopper ? Est-ce que le feu peut mettre fin au supplice des ténèbres ?

Peter esquive les coups répétés de son ennemi juré. Que peut-il faire ? De l'aide ne serait pas de refus. Il va falloir vous unir, travailler de concert pour sortir indemne de cette épreuve...



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MessageSujet: Re: GROUPE 4 ∞ NE DEMANDE PAS POUR QUI SONNE LE GLAS   Mar 22 Oct - 18:21


Ne demande pas pour qui sonne le glas
O

sombre nuit, insaisissable et effroyablement glaciale. Ma mâchoire est crispée, mes dents claquent avec force, ma peau nue, laisse entrevoir de milliers de petites cavités, mes poils se hérissent. Il se passe quelque chose, quelque chose de terrible. Les ombres reprennent vie, comme pour défier leur funeste fatalité. Ca sent la mort à plein nez et c'est une sensation bien désagréable. Je suis envahit par le doute incapable d'être sûr de ne pas vivre un énième cauchemar. Les cris, les douleurs des trépassés ont cessé d'alourdir mon esprit et l'homme au sourire malsain a disparu. En alerte, j'observe les environs, prêt à bondir à la moindre occasion. J'entends alors au loin la voix d'un homme qui semble aussi chercher des réponses. J'entreprends de retrouver la personne, mais un immense brasier s'élève face à moi. Je suis pris d'une vive douleur à l'estomac et une fois encore mes jambes sont incapables de supporter mon poids. Je finis par perdre l'équilibre et me retrouve genoux au sol face au bûcher. Le feu infernal et intense progresse et dévore les bûches de bois, les flammes rougeoient d'un plaisir malsain et j'entends au loin les rires démoniaque de deux entités. Conscient de ne pas être en pleine « rêverie » je relève la tête et défit du regard mon père qui me fait face et se moque de moi, me pointant du doigt. Il rit encore et encore, les flammes se reflètent dans ses yeux morts, son teint est pale, son corps presque limpide. Il s'approche alors de moi, je n'ai pas le temps de le repousser, ses lèvres sont près de mon oreille, je peux même sentir le souffle glacial de ses murmures.

« Tu es un monstre Raspoutine... un monstre et les monstres doivent payer leurs crimes. »

J'entends alors au loin cette musique enfantine, cette rengaine nostalgique provenant d'une boîte à musique qui jonche le sol. Mon regard se pose sur le brasier et je découvre non sans surprise les ruines d'un palais et les derniers habitants qui quittent les lieux effrayés.

« Le Roi est mort, le roi est mort »

L'ombre de mon père ne cesse de me tourmenter et tourne autour de moi

« Regarde donc ton oeuvre mon fils... savoure ce que tu as fais... »

Mon regard se pose sur les flammes du brasier, je me saisis d'une torche et l'agite frénétiquement devant l'ombre paternelle espérant ainsi la faire fuir

« Retourne en enfer ! »

L'ombre se dissipe effrayée par la lumière. Je jette alors la torche et court sans trop savoir où aller, pourvu que j'arrive à fuir ce délire. Alors je cours, encore et toujours malgré mes jambes qui flageolent. Une nouvelle ombre fait son apparition, plus en chair moins limpide. L'homme est aux prises avec un homme, qui épée en main j'acharne sur lui.

« Hey ! » hurlais-je à l'encontre de l'assaillant. Je décide alors de me précipiter vers l'homme à terre. Autant s'entraider puisque nous sommes dans la même galère.

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MessageSujet: Re: GROUPE 4 ∞ NE DEMANDE PAS POUR QUI SONNE LE GLAS   Ven 25 Oct - 15:59


La lune dardait sa froide lumière sur le cimetière sans vie, créant des fantômes et des ombres menaçantes, éclairant un corps qui semblait sans vie. Des cheveux châtains clair étendu sur ses épaules, le corps complétement désarticulé et maculée de boue. Seulement un T-shirt et une culotte de nuit qui soulignait ses courbes. Au toucher, elle devait être glacée et de loin, on l'aurait cru morte. Si ce n'était un souffle et la vapeur blanchâtre qui semblait s'échapper de ses lèvres carmins. Oublier la jeune femme toujours bien apprêté. Coiffure parfaite, tenue soignée et regard aguicheur. Elle ne semblait n'être qu'un pantin aux fils décousus.

Odile tentait d'oublier la douleur qu'elle avait ressenti et qui l'avait laissée sans force face contre terre. Elle tentait de se souvenir qu'il lui fallait respirer, comme tous les êtres humains. Et si possible pas trop irrégulièrement. Son esprit avait beau cherché, elle ne trouvait qu'un seul point positif. L'avantage de la magie, c'est que la douleur était forte mais partait comme elle était venue. Soudainement. Pas de lancement. Elle tenta de se relever. Un genou puis une main. Encore un effort, une deuxième main. Le cygne réussit tant bien que mal à se relever. Elle leva la tête, le regard plein d'une sourde incompréhension. Ses yeux clamaient les mots qui ne franchissaient pas ses lèvres. POURQUOI ? Le regard du sorcier restait froid, impénétrable. C'était pire que le rire malsain de tout à l'heure. Pire que le regard condescendant. Rothbart se fichait de sa fille, de sa douleur et de ses peurs. Il la torturait sans la moindre émotion, comme ces cygnes blancs qui passait sous ses griffes.

Après d'intenses efforts, elle regarda autour d'elle. Une douce chaleur se répandait dans son corps. Elle n'était plus un simple morceau de glaçon ce qui représentait une évolution exceptionnelle. Un immense bûché brulait avec enthousiasme à ses côtés. Était-il prévu pour elle ? Dans les flammes brûlaient tous ses crimes. Allait-elle les rejoindre en enfer avec pour cortège tous les fantômes à ses côtés. Son estomac se rebellait et elle laissa tout son déjeuner dans l'herbe. Odile trouva le courage au fond d'elle. Ses jambes se décidèrent soudain à marcher et elle se remit à courir. Les lèvres de Rothbart se tendirent dans un rictus, vaine tentative, espoir bientôt réduit à néant.

Le jeune cygne noir courait. Le souffle de la jeune femme était court, ses joues s’empourpraient alors que son cœur effréné menaçait de jaillir hors de sa poitrine. Odile arborait un sourire comblé, mais cela ne suffisait pas encore. Plus vite…

L'esprit entièrement accaparé par sa course, son souffle complètement irrégulier les dix millions de points de côtés qui vrillaient son bas ventre. L'ivresse de la course, la joie de la fuite s'effaçaient longtemps sous sa fatigue. Épuisée, elle faillit ne pas remarquer la scène devant elle. Trois hommes se battaient. Enfin deux hommes à moitié nus tentaient de tenir tête à un troisième. Dans une autre situation, elle aurait ri de bon cœur.
« Au secours !! »Hurla-t-elle pour une deuxième fois.
Elle attire l'attention des trois hommes. Peter ! Et son oncle ! Qu'est-ce qu'ils faisaient ici ? Elle n'en savait strictement rien mais sa réaction ne se fit pas attendre longtemps. Elle frappa du talon l'homme en armure et recula, le regard plein d'incompréhension. Il pouvait l'aider contre Rothbart, si ils se débarrassaient du chevalier avant.
« Mon oncle, derrière-vous ! »
Rothbart était déjà là. Zut, elle avait espéré qu'il tarde plus. A 600 ans et toujours capable de se faire un petit marathon. Pour la première fois, elle regrettait qu'il soit aussi bien conserver.
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MessageSujet: Re: GROUPE 4 ∞ NE DEMANDE PAS POUR QUI SONNE LE GLAS   Lun 11 Nov - 12:18

To be or not to be

Vous vous rendez compte de la supercherie. Tout n'est qu'illusion ici, même le tranchant d'une épée. L'attaque de Peter fait disparaître son adversaire dans un nuage de fumée grisâtre. Mais est-ce que le simple fait de toucher peut réduire à néant des années de souffrance et de haine ? Rothbart poursuit Odile, c'est à Grégoire d'agir. Il est son seul espoir.

Dans la confusion qui règne, n'entendez-vous pas l'enfant qui pleure ? N'entendez-vous pas les plaintes ? Helena (prise d'une insomnie comme les autres) se réveille soudain au milieu du cimetière. Elle fait face à un double d'elle-même mais beaucoup plus jeune et qui lui meurtrit le coeur. C'est elle petite fille, c'est elle dans sa profonde solitude. Les larmes aux yeux, parviendra-t-elle à détruire cette image douloureuse ?



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MessageSujet: Re: GROUPE 4 ∞ NE DEMANDE PAS POUR QUI SONNE LE GLAS   Mar 12 Nov - 12:26


Ne demande pas pour qui sonne le glas
J'

accours alors s'en trop réfléchir en direction de l'homme à terre qui est aux prises avec son assaillant terminé à ne lui laisser aucune chance. Je manque par deux fois de me prendre les pieds dans de vieilles racines. Mon cœur, à l'apogée de ses battements, cogne avec violence dans ma poitrine endolorie par le froid, un filet de sueur froide perle alors sur mon front. A peine arrivé sur les lieux je suis directement imprégné de la scène, l'homme à l'épée focalise alors mon attention sur moi, ce qui permet à l'homme à terre de se remettre en selle. Il prend de l'élan et se jette avec force sur l'ombre. A mon tour j'avance afin d'offrir mon aide au jeune homme, un intense combat commence à présent. L'ennemi est désarmé, mais n'en reste pas moins coriace. Au vu des paroles qu'il échange avec le jeune homme, je comprends bien malgré moi qu'ils sont liés. Puis tout s'enchaîne l'ombre fait apparaître une nouvelle épée et je me retrouve en bien mauvaise posture, par chance l'homme qui se nomme Robin, le maîtrise. Tout semble allait, si l'on puis dire, mais voilà que débarque de je ne sais où ma nièce, Odile. Elle frappe à son tour l'homme à l'armure histoire d'offrir sa « petite » contribution, mais en vain

-Mon oncle, derrière-vous ! hurle Odile

J'ai à peine le temps de me retourner que déjà un homme d'une taille imposante me fait face. Je laisse Robin aux prises avec son adversaire et tente d'échapper au mien. Je fais signe à Odile pour qu'elle reste derrière moi, en sécurité. Je suis alors prêt à livrer bataille, bien que ça ne soit pas  ma spécialité. Et pour combler le tout, ici en ces lieux inconnus, ma magie ne semblait avoir aucun effet. Il me fallait donc compter sur mes qualités d'hommes.

« Reste derrière-moi Odile ! » lançais-je à ma nièce.

Je serrais à présent les poings, face à mon nouvel adversaire, j'étais prêt, prêt à livrer bataille. Etrangement en cet instant fatidique, ma dernière pensée fut réservée à Regina. Puis le premier coup part et le second que par chance j'arrive à esquiver. Il est plutôt agile le gaillard. Robin est toujours aux prises avec son adversaire. Il se prend alors un coup d'épée et là, chose incroyable, il n'a rien, pas une égratignure. L'adversaire disparaît alors dans un épais nuage de fumée grisâtre.

« J'aurai dû m'en douter ! » dis-je légèrement agacé. Je viens, tout comme mes deux camarades, de comprendre qu'en ces lieux, tout ou presque n'était qu'illusion et nous, nous étions alors à nos dépends les pantins d'un odieux marionnettiste se jouant de nos peurs plus intimes.

« On dirait que quelqu'un s'amuse avec nous. Moi c'est Grégoire, dis-je à Robin en lui tendant la main. Je pense qu'on ne devrait pas traîner ici. »

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MessageSujet: Re: GROUPE 4 ∞ NE DEMANDE PAS POUR QUI SONNE LE GLAS   Sam 16 Nov - 13:37


La nuit était tombée sans prévenir et le monde ne semblait pas en revenir. Les anges déchus bloqués dans une grimace effrayante, veillant sur la santé de leurs morts d'un air menaçant. Un ange la fixait avec ses yeux de pierres. Combien d'années avait-t-elle contempler dans son silence de garnit ? Combien de destinées avait-t-elle vu se construire pour mieux se détruire ? De combien de choix avait-t-elle été la juge ? Combien avaient rêvé de son immortalité et de son impassibilité ? Combien encore avait haï plus que tout son indifférence. Combien avaient aimé ses ailes et griffes, enviant leur doux réconfort ? Combien de temps après la mort du cygne trônera-t-elle ? La nuit ne s'intéressait pas eu affaires humaines, elle descendait quoiqu'il se révélait, quoiqu'il se faisait, quoiqu'il advennait.

Odile restait comme perdu dans la contemplation de cette statue. Son corps semblait s'être mis en mode automatique, bougeant et agissant seul, il ne s'étonnait même plus du manque de réaction du cerveau. Pourtant autour du combat, la Nature bougeait : les feuilles tintaient, les loups hurlaient, l'eau gazouillaient, les morts psalmodiaient. Une nuit comme une autre au cimetière de Storybrook. C'était beau. C'était inutile. Comme les étoiles, elles semblaient éclairés nos nuits pour l'infini. Elles sont mortes depuis des siècles et le ciel n'est qu'un cimetière.

Oui, le jeune cygne était tous sauf dans son assiette cette nuit. Il en fallait habituellement beaucoup pour déconcerter la jeune femme ou même la faire perdre son masque. Qui était plus composé de boue qu'autre chose à l'instant présent. Pourtant, il y avait pire. En d'autres situations, Odile aurait éclaté de rire devant le visage maculé de surprise de son amant. Des yeux plus larges que jamais et la bouche dans un magnifique "o". Peter replongea dans une esquive et ils continuèrent la lutte. La situation de son oncle n'était pas bien mieux. Il s’apprêtait à combattre sans magie, tout en lui conseillant de rester en sécurité. Le cerveau de la jeune femme moulinait en vain dans l'espoir d'une porte de secours. Nada ! Quand le Prince Jean passa la garde du voleur, l'épée luisait d'un éclat grisâtre en volant vers le flanc du pauvre homme. Au tour d'Odile d'ouvrir la bouche en grand et de fermait les yeux, paniquée.

Un, deux... Trois ! Elle ouvre les yeux, s'attendant à être couverte de sang le tout en position de défense. il n'en est rien. Peter est seulement un peu plus sale. Et il ne reste de Jean qu'un écran de vapeur. Une illusion. Décidément, pour un lieu où la magie ne devrait pas avoir de place, on en trouvait beaucoup trop au goût du cygne. Surtout tourné contre elle. Grégoire se débarrassa alors de Rothbart, mais pouvait-il soigner les blessures que l'illusion avait fait à sa nièce ? Pendant ce temps, son oncle avait déjà aidé Robin à se relever.

Celle-ci se concentrait sur sa magie, tentant de faire jaillir cette flamme noire entres ses doigts finement tracés. Qui osait ce jouer d'elle ? Avec son père en plus ! Combien de temps allait-elle rester ainsi à se cacher derrière des gaillards plus forts qu'elle dans l'espoir de se sauver. Il suffisait ! Pendant que les deux hommes dialoguaient, Odile tentait de suivre un sorte de courant magique. Elle venait obligatoirement de quelque part. Un hurlement inaudible la fit sortir de sa recherche. Son regard se tourna vers ses compagnons avant de se fixer à l'origine du problèmes.

« Elle en a besoin maintenant »Décida-t-elle en s'élançant.

La situation redevenait sienne, son corps ciselé s'élançant dans les fourrés, elle courrait rapidement vers la source du bruit. Derrière elle, la fille du sorcier savait que cette fille lui était chère. Le savoir pulsait en elle. Le cygne volait pour sauver sa cible et échapper à l'image de son père la torturant comme ses chères proies. Pourtant, elle sursauta lorsqu'elle vit Helena !
« Oh mon Dieu... »
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« Helena Radzinsky »
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MessageSujet: Re: GROUPE 4 ∞ NE DEMANDE PAS POUR QUI SONNE LE GLAS   Mar 10 Déc - 20:53


    Seule, horriblement seule, prisonnière de sa solitude. Voilà ce à quoi se résumait ma vie. Une nuit pas comme les autres, loin du confort qu'offrait le petit lit douillet de mon studio. Une nuit qui avait été peuplée d'affreux cauchemars, je m'étais retrouvée au milieu d'un désert de gravats. Un lieu qui ressemblait de près ou de loin à l'enfer, où tous les damnés marchaient en ligne et sans la moindre émotion pour aller rejoindre le puits dans lequel ils tomberaient pour rejoindre le royaume d'Hadès et y resteraient pour l'éternité. Seulement il s'agissait d'enfants. Des enfants, des adolescents...uniquement. Autour de moi s'élevaient des pyramides de petits cailloux, dressés par des jeunes gens aussi seuls que moi, se rejoignant ici pour entasser leur solitude. Chaque petit rocher représentant un souvenir de désolation. Au loin j'aperçus une petite fille blonde dans ce rêve. Elle était jeune. Une enfant au milieu de ce désert de roches, seule. Elle ne devait pas avoir plus de cinq ou six ans. Elle ne portait qu'un long tee-shirt débraillé et un petit sous-vêtement. Elle était sale, crasseuse. Elle avait froid, ses bras étaient repliés sur ses épaules pour la réchauffer un tant soit peu. Pieds nus, Elle avançait doucement parmi les roches, qui lui cisaillaient la plante des pieds, qu'elle avait en sang. Elle pleurait, elle sanglotait, elle appelait sans cesse ses parents. Quelqu'un...quelqu'un qui pourrait venir la chercher, la sortir de sa profonde solitude. Cette petite fille me brisait le cœur, elle me ressemblait en tous points...je voulais la sauver, pour ne pas qu'elle connaisse le même sort que moi. Je l'appelle alors, je tends la main vers elle pour essayer de l'attirer à moi. Mais je n'obtins aucune réponse, ni aucune réaction. Comme si...elle ne me voyait pas, ni ne m'entendait. Je me mis à crier plus fort. Un cri de désolation à en faire glacer le sang.

    La détresse de ce cri me réveilla en sursaut. Je frissonnais, j'étais adossée contre de la pierre. Affolée de ne pas être dans mon lit, je sursaute, balaye tout autour de moi du regard, cherchant des réponses à la question comment m'étais-je retrouvée là. Je me retourne et constate que j'étais adossée contre une pierre tombale. Je réalise alors que je suis au cimetière. La brume envahit l'horizon. Tandis qu'une légère brise fait valser mon épaisse chevelure blonde, je plisse les yeux devant moi, croyant apercevoir une silhouette de petite fille. Celle-ci se rapproche, je peux aisément ainsi la voir, son regard vide, son t-shirt débraillé et ses pieds crasseux en sang. La petite fille de mon rêve...en la voyant si près de moi, je la reconnais à présent. C'est moi. La moi enfant me tend la main en me répétant d'une voix suave « Viens...viens... ». Alors je lui prends la main, et la suit, persuadée d'être encore dans mon rêve. Je sens alors le glas de la solitude m'envahir de nouveau, lorsque nous nous retrouvons près d'une faille, comme d'un immense ravin. La moi enfant ne s'arrête pas et marche avec opiniâtreté vers le trou béant. Je m'arrête alors.

    « Arrête ! Où tu m'emmènes ? Pas par là ! On...on va tomber ! »

    Affolée de nouveau, je regarde autour de moi. Des ombres d'enfants marchent en ligne, comme dans mon rêve, et vont se jeter dans le ravin. En l'espace d'un instant, tout me revient. Ce trou béant représente la dernière chance de salut dont bénéficient les enfants orphelins, qui n'ont jamais eu de famille. L'enfer est le seul endroit où ils ne seront plus seuls, errant avec d'autres âmes torturées. Le puits des enfers, c'était là que la moi enfant voulait m'emmener. Mais je ne voulais pas, je ne voulais pas mourir de ma solitude et je me débattais pour que...je me lâche. Rien n'y faisait, l'étreinte de la petite fille sur ma main ne se faisait que plus forte lorsque j'essayais de résister. Je me mis à hurler, à pleurer, alors que nous nous rapprochions de plus en plus du gouffre.

    « Non ! NON !! Lâche-moi !! Je...je...AU SECOURS !! »
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MessageSujet: Re: GROUPE 4 ∞ NE DEMANDE PAS POUR QUI SONNE LE GLAS   Jeu 19 Déc - 19:11

Where is my mind ?

Pauvre désordre de l'âme ! Pauvre chaos des sentiments. Helena plonge en plein délire, victime d'hallucinations démoniaques. Qui peut la sortir de sa folie, et comment ?

La nuit n'est pas encore finie mes amis. Des miroirs se dressent ça et là devant vous, manquant de vous faire tomber. Ces glaces déforment tout et s'érigent en obstacles. Où est Helena ? Vous n'entendez que les sanglots et les cris. Il faut un jour ou l'autre briser la glace.

Mais voilà que des silhouettes apparaissent dans les miroirs : vos amours perdues, déçues, vos proches, vous les voyez dans le reflet, ils souffrent et vous...eh bien vous êtes impuissants, simplement spectateurs de la souffrance humaine. Et pourtant, il va falloir sauver la jeune femme en proie à des visions de plus en plus ténébreuses...




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MessageSujet: Re: GROUPE 4 ∞ NE DEMANDE PAS POUR QUI SONNE LE GLAS   Ven 3 Jan - 1:49


Ne demande pas pour qui sonne le glas
O

u étions-nous ? Et qu'avions-nous donc fait pour mériter d'être en ces lieux ? Etait-ce un songe ? La réalité ? Un autre monde ? J'avais beau me retourner l'esprit encore et encore aucune réponse ne venait à moi. Je repensais encore et toujours au spectre de mon père apparut quelques minutes auparavant. Tout ça n'avait aucun sens du moins au premier abord. Mais peut-être qu'il était inutile de se creuser le ciboulot, peut être en étais-je encore au stade du légume, toujours endormi et relier à tout un amas de fils. Oui, c'est ça, je n'ai surement jamais quitté mon lit, je respire avec cette saleté de grosse machine. Peut-être même que je suis mort tout simplement.
Les noirceurs de la nuit avaient à présent envahit toute la lande, c'était à n'y rien comprendre, le temps ne semblait avoir aucune emprise sur cette terre étrange. Nous avions avancé de quelques pas à peine quand un hurlement strident déchira l'horizon funeste.

« Vous avez entendu ? Peut-être que quelqu'un d'autre à besoin de notre aide...» rétorqua l'archer. Moi-même j'étais sur mes gardes. Peut-être était-ce encore un piège susceptible de nous conduire à une mort certaine cette fois.

« C'est peut-être un piège. Nous devons prendre garde » dis-je à l'adresse de mes deux compères.

« Elle en a besoin maintenant » s'écria Odile qui sans même nous consulter au préalable, s'élança à corps perdu. Je ne connaissais pas vraiment Odile comme j'aurais aimé la connaître, après tout il ne me restait qu'elle, du-moins c'est ce que je croyais. Il ne faut jamais se fier à nos certitudes elles ne sont jamais inébranlables.

Je pris un instant avant de me lancer à la suite d'Odile, observant attentivement mes mains espérant ainsi y voir ne serait-ce qu'un peu de magie. Mais rien, mes piles étaient à plat ce qui accentua mon appréhension. Sans magie je me sentais faible, vulnérable, incapable de me défendre. Mais que pouvais-je faire de plus ? Claquer des doigts et espéré me réveiller ? Tout serait tellement plus facile ainsi. Je vis Robin passait devant moi, nous devions rattraper Odile avant qu'il ne lui arrive quelque chose.

La course poursuite n'était pas aisée au vue de la relative obscurité des lieux, le peu de tissu que nous portions sur nous rendait la température désagréable et les mouvements difficiles à exécuter sans effort. Après quelques secondes nous retrouvâmes la jeune fille qui nous avez presque semé. Elle semblait tétaniser et en posant mon regard sur l'horizon je vis l'origine de son trouble. En effet une jeune demoiselle blonde avançait vers un trou béant. Elle avançait encore et encore et je ressentais un désagréable sentiment me comprimer le coeur, elle se remit à crier

« Non ! NON !! Lâche-moi !! Je...je...AU SECOURS !! »

« Mais elle est dingue ?! Elle va chuter dans le vide. Hey, hey, mademoiselle ! » M'écriais-je en sautillant sur place espérant me faire voir de la jeune femme en détresse.

Il n'y avait plus de temps à perdre. Sans savoir pourquoi, mon coeur souffrait avec cette jeune femme blonde, il y avait une sorte de connexion. Qui était-elle donc ? Je ne pouvais la laisser, il était impératif que je la sauve, bien que secourir les demoiselles en détresse ne soit pas l'une de mes spécialités.

« Traite de discussion, je vais la chercher » ! m'exclamais-je. Mais mon entreprise aussi noble soit-elle prit fin au moment même où j'avançais vers la jeune fille. De je ne sais où plusieurs miroirs firent leur apparition et bloquèrent notre avancement. Nous nous retrouvâmes alors face à nos propres silhouettes déformées dans le verre.

« Tout le monde va bien ? » J'étais inquiet, car pour la première fois de ma vie je ne contrôlais plus rien et ces miroirs étaient loin de me rassurer irrémédiablement je repensais à Regina malgré le fait que je cherchais à l'évincer de mes pensées. Mais rien n'y faisait et c'est bien elle que je voyais dans le miroir, elle semblait si triste, abattue. Tant de souffrance et je ne pouvais rien y faire. La silhouette de la jeune femme blonde apparut à son tour. Elle souffrait tout autant et étrangement je souffrais aussi. Comment était-ce possible, je ne l'a connaissais pas et pourtant mon inconscient laissait croire le contraire. Mais que pouvais-je faire ? J'étais là bloqué par les miroirs, impuissant, quelle torture !

« Aller bon sang reprend toi ! Ça n'est pas un miroir qui va t'empêcher d'avancer» m'exclamais-je en secouant la tête. Je devais avancer coute que coute et sauver cette jeune femme. Je pris une grande inspiration, serrant le poing gauche « tant pis ! » puis l'enfonça dans le miroir pour briser la glace. Les débris de verre jonchèrent le sol, ma main était en sang.

« Mademoiselle ! Vous m'entendez ? »

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MessageSujet: Re: GROUPE 4 ∞ NE DEMANDE PAS POUR QUI SONNE LE GLAS   Mer 15 Jan - 2:05