Forum RPG sur la série Once Upon A Time
 
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 Meet me again in the other side [Jeff & Aislinn]

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MessageSujet: Meet me again in the other side [Jeff & Aislinn]   Jeu 20 Juin - 15:46



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Something different ♫
« Buvons du thé, encore du thé, en souhaitant mon cher, un joyeux non anniversaire mon cher ! »



Un coup d'aiguille à droite, puis à gauche, serrant le tissu autour de l'attache arrondie pour mettre en valeur la hauteur de ce nouveau chapeau. Mes yeux s'ouvraient avec l'espoir comme à chaque fin de création. L'attrapant délicatement par sa base je le retournais, lui donnant un peu d'élan pour qu'il tourne. Et comme à chaque fois, une nouvelle déception s'offrait à moi. Environ la trentième de la journée. Mes sourcils se fronçaient alors que j'envoyais valser tout mon attirail de travail. Lâchant un léger grognement exprimant cette frustration qui révélait encore que je ne retrouverais pas ma vie de si tôt. Me calmant tout seul, mon souffle ralentissait après cet emballement devenu trop habituel à mon goût. Mes bras se baladant de leur propre chef en l'air, j'avançais en crabe avec toute ce que j'avais de névrose en moi jusqu'à mon télescope. Penchant la tête, ayant récupéré tout ma sérénité, je jetais un œil à la position dans laquelle il restait bloqué depuis ces 28 dernières années. J'observais Grace, elle dormait. Évidemment au vue de l'heure nocturne avancée. Je travaillais depuis tellement longtemps que je ne m'étais même pas rendu compte du temps qui avançait. J'avais toujours été réputé pour battre le temps à cette époque, ce n'était pas si étonnant après tout. Je m'assurais donc qu'elle allait bien. Elle semblait si paisible endormie, et moi, si torturé de ne pouvoir la border chaque soir avec mon amour et mes histoires. Un soufflement frustrant et douloureux se relâcha d'entre mes lèvres.

Je déambulais dans la pièce, titubant légèrement comme à mon habitude, toujours irrégulier. Ramassant le chapeau je le déposais parmi ses confrères, les autres créations ratées. Il y en avait tellement que j'avais beau avoir prévu la plus grande salle du manoir pour eux, qu'il allait sous peu me manquer de place. Je comprenais mieux maintenant, oui, l'immense manoir était plus compréhensible.

Ramassant mes affaires tombées au sol, très machinalement, rangeant mon bazar, je quittais quelques instants ce lieu de travail si cher à mes yeux, me dirigeant vers la cuisine. D'un pas feutré et dans des gestes prudents toujours exagérés, je pénétrais sans aucune once de bruit dans la cuisine. Éloigné des chambres, du moins, assez pour faire un minimum de bruit, je fis bouillir de l'eau dans ma belle théière grise métallique. Heureusement que même dépourvu de magique je pouvais toujours me faire du bon thé. En attendant que ce soit prêt, je me faisais la conversation. Me demandant si un moyen plus approprié que mes chapeaux pouvant faire le lien entre tous ces mondes. Tout me paraissait que foutaises et impossibilités. Mais j'avais toujours eu comme devise que l'impossible n'existait pas tant que je croirais l'inverse. Mais y croyais-je assez ? N'étais-je pas devenu trop fou ? À moins que les autres l'étaient et qu'au bout du compte je restais le plus sain d'esprit.

Extirpé de mes pensées farfelues par le sifflement du thé, je terminais l'infusion mettant de côté deux autres tasses, juste au cas où. Quelques mois déjà que j'avais recueillis le Cheshire et Alice sous mon toit. Je m'obligeais à rester un temps soit peu cohérent avec ce monde sans magie, même si ce n'était pas le plus aisé ni le plus amusant. Il n'y avait pas de quoi guigandélirer. Me servant le thé, je remontais dans ma salle de confection. Toutes ces années s'étaient déjà écoulées et je me faisais à cette nouvelle demeure aux milles et unes pièces. C'était bien différent de ma vie au Royaume Enchanté et à Wonderland, très différent si j'osais dire. À moins que je n'ose pas le dire.

« C'est très différent. »


Oui, j'ose dire. Reprenant donc ma route vers ma salle de travail, je sirotais mon thé bien chaud. Reprenant de l'aiguille et du tissu, je m'attelais à la création, encore. Après tout, il fallait que j'essaye encore et encore jusqu'au moment où ça fonctionnerait. J'avais souvent imaginé cet instant où la tornade reviendrait avec le tournoiement du chapeau. Mon chapeau magique me manquait, ce qu'il représentait surtout. Il était mon signe de liberté, mes retrouvailles et mon bonheur enfin récupéré. Bougeant la tête selon mes grands gestes d'aiguille sur le chapeau, je me laissais tomber dans mon sérieux artistique.

Enfin, ce, juste quelques instants. Un effroyable bruit parvenait jusqu'à mes écoutilles bien ouvertes. Tellement surprenant que l'aiguille se planta dans mon doigt. Les yeux s'écarquillant, je penchais la tête pour observer cette goutte de sang se formant. J'étouffais un rire nerveux avant de me lever. Tout en fixant cette goutte de sang, j'emportais avec moi ma tasse. Retournant dans la cuisine, je lâchais prise du regard, ajoutant à mes mains libres théière et tasse supplémentaire. Je savais d'où venait ce cri.

Mes pas suivirent mes oreilles. J'étais fou mais j'étais loin d'entendre des voix, hormis la mienne je veux dire. Devant la porte de la chambre, je frappais avant d'entrer.

« Tu prendras bien une tasse de thé, Ali..Aislinn ? »


Encore une fois, je faillis lâcher ma cohérence et l'appeler Alice. M'obligeant à garder le secret, je ne pouvais me résigner à lui rappeler cette ancienne vie. C'était ma malédiction à moi et j'en souffrais assez pour ne pas lui faire vivre cet horreur. Et ce, même si ça voulait dire la retrouver comme avant. Alice était réveillée, depuis cette pluie magique elle ne dormait que très peu sereinement. Victime de flashback il semblerait que le sort s'estompait gentiment. Ce n'était pas assez rapide pour moi, mais c'était un début. Je m'approchais d'elle, lui tendant la tasse remplie de thé, m'asseyant par terre de tel que si elle restait allonger, nos visages seront face à face. De quoi s'agissait-il cette nuit ? J'espérais que ce soit Wonderland.

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MessageSujet: Re: Meet me again in the other side [Jeff & Aislinn]   Jeu 20 Juin - 21:49



Run rabbit run, get me out of Wonderland
Est-ce que c'était un rêve ? Etait-elle en train de rêver, de délirer dans un monde de pure fantaisie, ou bien tout cela était réel ? Aislinn était une fille intelligente. Aislinn était une fille dotée d'une intelligence débordante. Pourtant cela faisait bien dix minutes que son cerveau était bloquée sur ces mêmes questions; on dirait un vieux disque rayé et puis minutieusement piétiné. La réponse à ces questions ferait toute la différence : on ne mourrait pas dans un rêve, n'est-ce pas ?

Tout d'abord, ce rêve avait commencé bien gentiment : elle s'était promenée dans un château farfelu et curieux, mais fascinant. Ses pas résonnaient sur le sol peint en damiers rouges et blancs d'une manière qui réveillait en l'air une peur enfantine. Comme une enfant curieuse, elle explorait une à une les pièces de son château déserté par ses occupants; un tel édifice vide et plongé dans la pénombre pouvait donner la chair de poule, mais Aislinn refusait de se laisser avoir par quelques échos, craquements de bois et zones d'ombres inopinées. Elle avait 21 ans, elle n'était plus une gamine haute comme trois pommes. Et puis, sa curiosité était insatiable ( au moins de lui faire ouvrir la porte d'un vivarium chez un psychopathe, oui mon bon monsieur ).

Epinglé au mur, subsistait un parchemin qui annonçait un « avis : personne décapitée par le reine de coeur et se devant de lui obéir pour conserver son chef ». N'importe quoi. Rien que cette phrase n'avait aucun sens. Alice s'approcha et se hissa sur la pointe des pieds pour déchiffrer les noms qui y étaient inscrits, et par les moustaches de Dinah, qu'est-ce qu'il y en avait ! Ce n'était pas possible, toutes ses personnes ne pouvaient pas s'être fait décapitées... Il n'y aurait plus personne de vivant pour manier la hache dans tous le royaume ! Certains étaient mêmes notés plusieurs fois : cela n'avait aucun sens.

Secouant la tête, Aislinn fit cependant glisser son doigt sur la liste, reconnaissant machinalement plusieurs personnes, sans même s'en étonner. Son doigt s'immobilisa pourtant sur un nom « Jefferson Hatter – Chapelier de la reine » Alice, ma chère Alice, ton subconscient fait n'importe quoi, se morigéna-t-elle. Jefferson n'avait peut-être ni toute sa tête, ni la tête sur les épaules, mais elle était toujours là. Sans doute son inconscient, son ça incontrôlable et cinglé s'inquiétait pour Jefferson. Aislinn laissa retomber son bras et inspira lentement. Elle n'avait aucune raison de s'inquiéter pour son ami, il allait bien, il était capable de prendre soin de lui et... il lui manquait.

Aislinn avait décrété fermement en son âme et conscience que ce n'était pas un rêve, mais un cauchemar. Sinon elle ne craindrait pas de manière irrationnelle pour Jefferson, non ? Un bruit de pas pressés l'avait fait se retourner, le coeur battant. Correction : des tas de pieds, très actifs et vifs, se dirigeait vers elle. D'instinct, Alice avait eu envie de courir, mais elle était restée statufiée comme une idiote ou une souris trop curieuse qui a envie de voir à quoi ressemblait le chat.

A des cartes. A des cartes à jouer. Géantes, avec des petites pattes, et tout. Aislinn les regarda de haut en bas, alors qu'elles s'approchaient d'elles au bas de course.  Réaction en chaîne : Aislinn éclata de rire. Se faire courser par des cartes de poker, même pour un rêve, c'était trop drôle. Et justement, cela confirmait qu'il s'agissait d'un rêve et qu'elle n'avait rien à craindre.

« -Alice ! Sur ordre de la reine, arrêtez-vous ! » Aislinn s'apprêta à rectifier avec agacement qu'elle s'appelait Alice ( tout le monde n'arrêtait pas d'écorcher son nom en ce moment, mais Alice Liddell était brune et discrète, rappelez vous, pas elle )  merci bien – et qu'elle faisait ce qu'elle voulait, qu'un paquet de cartes n'allait pas lui donner des ordres, non mais ! - mais à la place, prit ses jambes à son cou. Run rabbit run. Jambes. Qu'est-ce que vous faites jambes ? Elles prennent un tournant sec et manquent de glisser, voilà ce qu'elles font, et sans le consentement de leur propriétaire, c'est du viol messieurs les jurés.

Nous revoilà donc à la question de : rêve ou pas rêve ? Aislinn courrait comme une dératée, poursuivie par des cartes armées jusqu'aux dents. Dans un rêve, même les choses les plus invraisemblables semblent aller de soi, et c'était plutôt le cas ici ( Aislinn ne se savait pas comment elle avait atterrit là et s'en moquait, par exemple ) mais quand on rêve, on ne le sait pas...A vous donner la migraine.  Si c'était la réalité, elle avait intérêt à courir plus vite. Si non, elle ne risquait rien et devrait s'arrêter et leur rire au nez jusqu'à son réveil.
Aislinn n'eut pas le temps de choisir; un escalier se présentait sous ses pieds sans s'être annoncé ou présenté, et pif paf pouf, Aislinn ne s'arrêta pas à temps et tomba, dégringola le long des marches en poussant un hurlement perçant.

Elle se réveilla en sursaut, toujours hurlant. Dinah poussa un miaulement mécontent et bondit hors du lit, dérangée par les mouvements et cris de sa maîtresse. La rousse mit quelques instants avant de réaliser qu'elle n'était plus en train de chuter, mais bel et bien dans son lit douillet au manoir, dans sa chambre. Son cri s'étouffa enfin dans sa gorge alors qu'elle s'asseyait sur son lit, parcourant sa chambre du regard. Rien n'avait bougé. Cela n'avait été qu'un rêve ( n'est-ce pas ?) et elle était de retour à Storybrooke. La jeune femme se laissa retomber dans son lit, cherchant à calmer son coeur affolé. Tout allait bien.
On frappa à la porte. Spontanément, Aislinn se recroquevilla sous sa couette, mais ce n'était pas une carte qui s'invitait dans sa chambre ( si ça avait été le cas, elle n'aurait sans doute pas frappé avant d'entrer, et toc ) mais Jefferson. Elle se détendit, et lui sourit timidement alors qu'il s'approchait, avec, bien évidemment du thé. « Tu prendras bien une tasse de thé, Ali..Aislinn ? » Le thé résolvait tous les problèmes, et ça Aislinn y croyait dur comme fer. Elle acquiesça donc en soufflant:

« -S'il te plaît... »

Il s'assit au pied de son lit, alors qu'elle se vautrait elle-même à plat ventre sur son lit, son coussin sous elle et sa tasse de thé en équilibre instable entre ses mains. Mon dieu, elle devait l'avoir réveillé. Une part d'elle avait honte de l'avoir réveillé – ce n'était pas la première fois cette semaine ! - mais d'un autre côté, elle était contente. Il avait encore sa tête, au moins. Avec une grimace la rouquine coinça une mèche ses cheveux derrière son oreille.

« -Je t'ai réveillé, hein ? Je suis désolée, c'est encore un cauchemar. J'arrête pas en ce moment. Tout ça pour que je vérifie que tu as encore ta tête ! »

Elle eut un petit éclat de rire qui se voulait léger, avant de souffler sur thé, comme si de rien n'était...




Elle est un petit trésor qu’on aimerait cacher au reste du monde, qu’on garderait pour soi comme un petit talisman porte-bonheur et qu’on porterait tout contre son cœur en cas de coups de blues ou pour des moments bienheureux comme celui-ci.  ♥️ Whale

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MessageSujet: Re: Meet me again in the other side [Jeff & Aislinn]   Ven 21 Juin - 7:50



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Best chance for a bad day ♫
« Qu'on lui coupe la tête ! »



Je m'en souviens de ce jour qui marqua l'étincelle d'espoir de retrouver mes proches. Cette pluie battante, je l'avais sentie, cet effet magique qui égayait ma journée. Comme tous les jours, mes yeux étaient collés à mon télescope, je guettais, j'observais. La position rivée sur Grace à l'école, je l'observais apprendre ce monde mieux que je ne le faisais. Je la voyais si naturellement adaptée pour vivre sans magie, je regardais mon enfant perdre la fantaisie qui faisait ce que nous étions, auparavant. En d'autres termes, je me torturais plus que je ne l'étais déjà. Et dans son étreinte magistrale, la souffrance venait de moi son esclave. Mais cet alors qu'une goutte vint desserrer cette alliance. Juste assez pour m'en faufiler, une première brèche qui semblait inespérée. Les autres gouttes poursuivirent et au fond de moi je savais que la pluie n'était pas si anodine. Mon regard se perdait et mon visage se décollait lentement de l'objet. Surpris et éprit d'une joie intense me permettant d'obtenir une once de lucidité. La magie était là. Je frappais de mes mains nues ma fenêtre, le sang jaillit mais peu m'importait la douleur, c'était une chance, peut être l'unique. Démolissant la vitre, j'accourais et j'enlaçais un maximum de chapeau. Un à un je les lançais par la vitre. Les faisant tous tournoyer.

« Tournez chapeaux, tournez ! »


Dans un rire et un sourire qui ne se lassait plus, je lançais ces créations comme s'ils allaient soudainement fonctionner. Imbibés de cette eau, de cette magie, peut être que ça marchera. D'un ma folie extrême, je les balançais, tous autant qu'ils étaient. Mon seul espoir fut qu'ils soient tous trempés et qu'un au moins ne s'arrêtent plus de tourner. Hâtant mes jambes pour sortir dehors avec ce qui me restait de mes fabrications, je les faisais tourner un à un. Recevant l'eau sur le visage, se mêlant à mon sang, à ma sueur, à ma peau. Quelques minutes s'écoulaient et la pluie s'arrêtait alors que mon désespoir reprenait. Malgré tout, je persistais, encore et encore. Ma cour était pleine de chapeaux mais aucun ne tournoyaient comme je l'espérais. Tous finissaient par s'arrêter lorsque l'élan ne suffisait plus. Je ne comprenais pas, j'étais mouillé de cette pluie magique, les chapeaux également, alors pourquoi aucun d'eux ne voulaient suivre mon bon vouloir ? Ce mince espoir s'éteignit en même temps que mon sourire rarement si lucide. Si pour la plupart des gens cette pluie avait été une bénédiction, une aide pour leurs vies ici, à Storybrooke, pour moi, elle n'avait été que faux espoirs me détruisant un peu plus. À genoux, larmes aux yeux, criant l'injustice et subissait un énième échec, je me résignais. Encore. Je profitais de cette nouvelle fin de journée ensoleillée pour bâtir un bûcher de mes échecs. C'est en regardant mes chapeaux brûler que mes espoirs partirent en fumée avec. Et pourtant, le lendemain même, je retournais à leurs confections, essayant plus ardemment encore. Après tout j'avais une salle à remplir de nouveau.

Depuis cette journée, Alice n'avait plus dormi correctement, ou presque. Rêvant de son passé, des brides de souvenirs lui revenaient. Évidemment que je m'intéressais à ce qu'elle rêvait, mais je ne pouvais lui affirmer la réalité des choses. C'était ma malédiction, je refusais de la partager avec quelqu'un qui avait tant d'importance pour moi. Bref, cette nuit n'échappait pas à cette règle, et je me retrouvais, lui offrant une tasse de thé, à son chevet. Tous les jours je subissais ses mimiques, son regard affectueux, sa voix si douce, ces détails semblant être insignifiants pour tous, sauf pour moi, qui ne voyait que ma tendre Alice de Wonderland perdue dans une amnésie plus douloureuse pour moi que pour elle.

« Me réveiller ? Si seulement c'était si facile. »


Alice confirma le cauchemar, et riait doucement d'une blague qu'elle ne pouvait croire réelle. Visiblement revenante d'un temps où ma tête n'était plus sur mes épaules, Wonderland avait remplacé les bras de Morphée. Je lui répondais avec un rire sec comme si c'était ridicule.

« Ma chère, tu sais bien que de toute manière ma tête, je l'ai perdue il y longtemps pour éviter d'y mettre un chapeau. »


Avec un sourire légendaire, reflétant bien une excentricité névrotique, je riais doucement à la suite, jetant l'humour comme excuse au mensonge. Remettant en place mon foulard qui cachait si proprement ma cicatrice. Car si j'avais gardé mes souvenirs il me restait aussi cette terrible cicatrice autour du cou. « Qu'on lui coupe la tête ! » avait elle dit, cela n'avait jamais plus gêné personne que je la perde après ces mois enfermés au milieu de mes chapeaux. Penchant la tête et bloquant sur cette position pour rester face à son visage, je souriais.

« Et si tu me racontais de quelle aventure il s'agit cette nuit ? »


Avec un peu de chance elle me parlerait de lapin en retard, de thé, de chapeau et de chat malicieux. Elle avait vécu tellement de choses à Wonderland qu'il pouvait s'agir de n'importe quoi. Une partie de moi voulait qu'elle se souvienne et une autre refusait de lui faire subir ça. Si elle arrivait à se souvenir d'elle même, ça arrangeait bien mes troubles, il lui fallait peut être juste un peu d'aide inconsciente et innocente. Et qui était plus inconscient et innocent qu'un chapelier fou ?

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MessageSujet: Re: Meet me again in the other side [Jeff & Aislinn]   Lun 24 Juin - 12:14



Aventure ?! Aventure ! I'm going on a crazy adventure !
Avant, Aislinn dormait à poings fermés; ses nuits étaient peuplées de rêves fantastiques engendrés par son imagination débordante, mais c'étaient des rêves merveilleux,et elle appréciait autant son sommeil que les longues heures passées à lire ou à rêvasser toute éveillée. Eh bien, ça, c'était du passé. Depuis quelques temps, Aislinn dormait mal, hantée par des rêves ( des cauchemars ? ) qui la réveillaient, hurlant au milieu de la nuit. Elle s'était endormie, endormie en plein pique-nique à l'école, et... et depuis elle avait divorcé d'avec Morphée. Traumatisme inconscient ? Rien que le fait d'y penser la faisait se tourner et se retourner dans son lit, fuyant le sommeil qui la poursuivait avec des clubs de golf : viens à moi que je te tourmente.

Parfois lorsqu'elle rêvait, c'était presque qu'agréable malgré l'oppressante et omniprésente sensation de... réalité. C'était comme si elle était réveillée, mais d'une manière plus fantasque, plus fantasmée presque : tout était normal, ou presque. Jefferson, un chapeau sur la tête, lui offrait du thé, riait avec elle avec cette folie dans le regard qui le définissait aux yeux de la rousse, mais la charmait plus qu'elle ne l'effrayait. William, qui lui faisait goûter une de ses nouvelles inventions, avec qui elle jouait à cache-cache dans un immense palais. Mia qui lui apprenait à parler aux rosiers, et à traiter tous les êtres vivants avec les mêmes égars. De longues discutions sans queue ni tête avec Rowan ( qui était un chat, mais en même temps Rowan, vous savez, les rêves font ça souvent ). Ces rêves là, ils ne faisaient pas peur. Ils étaient étranges, et se mêlaient à ses véritables souvenirs, alors bon... Comment aurait-elle pu savoir qu'ils étaient plus réels que les souvenirs qu'elle avait de Storybrooke ?

De l'autre côté du champignon, d'autres rêves étaient terrifiants, comme aujourd'hui...Un monde qui lui évoquait une étrange sensation de déjà-vu, mais … cela n'avait aucun sens. Souvent elle rencontrait une dénommée Cora; persuadée de la connaître, sans pouvoir dire qui elle était, la brune la suppliait de l'aider face à un pirate.. Une forêt, pleine de cris terrifiants. Un monde gris, un laboratoire en noir et blanc laissait à l'abandonné... Un monde féérique ayant subis une malédiction. Aislinn battait faiblement des paupières, chassant Morphée qui s'y accrochait farouchement.

« Me réveiller ? Si seulement c'était si facile. » Elle eut honte soudain, et le rouge lui monta aux joues; Jefferson dormait assez peu également, elle avait honte de le réveiller. Le jour il débordait d'une énergie presque effrayante, occupé qu'il était (à faire du thé,à faire des chapeaux, à réparer les fenêtres qu'il brisait...) mais la nuit il l'était tout en autant: à chaque fois qu'elle se levait au milieu de la nuit – ce qui arrivait de plus en plus souvent ces temps-ci, elle allait devenir folle pour de bon par manque de sommeil – elle le trouvait à travailler à ses chapeaux, à faire du thé...La preuve, la tasse qu'elle tenait !

Elle souffla un peu dessus, savourant l'odeur qui parvenait à ses narines et chassait son cauchemar.« Ma chère, tu sais bien que de toute manière ma tête, je l'ai perdue il y a longtemps pour éviter d'y mettre un chapeau. » Elle lui rendit son sourire et son rire, bien que d'une manière plus joyeuse et moins... folle, psychotique ? Jefferson souriait tout le temps pour rien, pour tout, même...pour des trucs qu'il ne disait pas joyeusement, mais on s'y habituait.

« -Tu as une tête à chapeau pourtant, chapelier. »

De façon mimétique, elle pencha la tête, suivant le mouvement de Jefferson jusqu'à ce qu'elle s'en rende compte et redresse sa tête pour le fixer et l'écouter :« Et si tu me racontais de quelle aventure il s'agit cette nuit ? » Aislinn laissa retomber sa tête sur son coussin, et resta ainsi un instant, la tête enfoncée dans le tissu. Black-out, noir total pour écouter les peurs du noir. Elle essayait de ramener ses souvenirs de son rêve en vrac dans sa tête, de les remettre en ordre et de combler les blancs. Aislinn finit par relever la tête et par boire une gorgée de thé; le liquide chaud et délicieux semblait le plus à même de raconter ses cauchemars pour elle.

« -...Je préviens, cela n'a aucun sens. » Elle tira légèrement la langue : comme si qu'il y aitun sens était important dans cette maison ! Mais elle précisait tout de même, car si tout lui avait semblé évident, tombant sous le sens lorsqu'elle était éveillée, maintenant cela lui donnait mal au crâne.

« -Un château. J'étais dans un château, en ruine. Il...Tout était désert. Rho, Je... voilà, je ne sais déjà plus pourquoi ! Je le savais pourtant, un truc magique, un sortilège... Ca me semblait évident endormie, mais maintenant... » Elle haussa les épaules. Ne pas pleurer d'énervement, même si elle avait les larmes faciles; «-Je cherchais les cuisines. Je voulais... je voulais parler à Willy, mais je me suis perdue et je suis tombée sur une liste qui annonçait que tu, avec d'autres gens, avais été décapité. Certains avaient perdu la tête plusieurs fois, je crois. Sauf que des gardes m'ont poursuivis, jusqu'à ce que je tombe comme une idiote dans les escaliers, et ils étaient là à crier Alice, Alice, et ça me terrifiait. »

Pourquoi, comment ? Elle ne se rappelait plus. Encore quelques minutes, et tout deviendrait encore plus flou, et les seules marques de son «rêve » seraient des cernes marquées sous ses yeux. Aislinn commencerait lentement à ressemblait à un zombie, mais pour l'instant elle se mordillait les lèvres, agacées de ne pas réussir à se rappeler mieux que ça.

«- Il faudrait que je tienne un journal, pour me rappeler.. »




Elle est un petit trésor qu’on aimerait cacher au reste du monde, qu’on garderait pour soi comme un petit talisman porte-bonheur et qu’on porterait tout contre son cœur en cas de coups de blues ou pour des moments bienheureux comme celui-ci.  ♥️ Whale

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