Forum RPG sur la série Once Upon A Time
 
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 Jeux d'enfants (terminé)

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MessageSujet: Jeux d'enfants (terminé)   Dim 16 Juin - 22:42







Jeux d'enfants









GregoireRegina



Bien ! Aujourd'hui nous allons commencer un nouvel objet d'étude consacré à la poésie moderne et classique. Mais avant d'accaparer pleinement vos pauvres petits cerveaux tragiquement vides, je vais vous rendre ce qu'ironiquement j'appellerai des "chefs-d'oeuvre"

-On s'en est bien sorti m'sieur ? !

-Je garde espoir, l'on se rapproche de la moyenne. Peut-être qu'un jour nous l'atteindrons.

Comme à chaque fois, Grégoire assurait son cours prenant soin au passage de n'épargner personne. N'allez pas croire qu'il détestait la profession qu'il exerçait, bien au contraire, il éprouvait autant de plaisir à se montrer détestable qu'à enseigner. Pour lui, l'un n'allait pas sans l'autre, il était important qu'on le respecte, voir même qu'on le craigne. Il ne voulait pas entrer dans un quelconque système de favoritisme, il dénigrait ainsi tous ses élèves et quand bien même l'un d'entre eux cherchait à avoir les faveurs du professeur, ce dernier ne manquait pas d'y répondre par le sarcasme, écornant au passage l'image de la grosse tête attitrée.
Oui Grégoire Radzinsky n'était pas un tendre, mais il se fichait éperdument d'être apprécié ou non. Lorsqu'il rejoignait la salle réservée aux professeurs, il se posait sur une table, seul et n'avait que faire des regards interrogatifs lancés par ses collègues.

-Il n'est pas un peu...coincé ?

-Depuis qu'il est ici, les seuls mots que j'ai réussis à lui faire sortir c'est « bonjour » et « au revoir »

- C'est peut-être le fait d'être resté aussi longtemps dans le coma, ça nuit gravement à la sociabilité de l'individu.

-Insociable, je ne crois pas. Je l'ai vu en charmante compagnie l'autre jour et pas des moindres. Il était avec Regina Mills.

-Le maire ? Sérieusement ?

Grégoire qui avait tout entendu de la conversation non discrète de ses collègues, se leva et s'approcha de leur table.

-Si vous vous voulez calomnier, soyez plus discret à l'avenir. Et oui il nous arrives à moi et à madame le maire de discuter sans pour autant coucher ensemble. On ne peut pas en dire autant pour vous deux. Bien que vous soyez marié ça ne vous empêche pas d'aller voir ailleurs. Sur ce, bonne journée

Il leur adressa un sourire hypocrite et quitta la pièce qui était devenue, suite à ces révélations, silencieuse. Grégoire parlait peu, mais il savait avant tout observer et écouter, il connaissait les petites manies de ses collègues, ainsi que leurs vilains petits secrets. Excédait par les calomnies qu'il entendait à son égard, il n'hésita pas un seul instant et « sorti les griffes » face à des collègues médusés.
Une fois l'attaque lancé, il prit ses affaires et sortit déjeuner dehors. Il s'assit sur un banc et repensa à la scène qui avait eu lieu devant lui.

« Ils sont petits et sans intérêt. Si je pouvais les faire taire, il ne serait qu'un tas infâme de merde. »

Grégoire se reprit, ça n'était pas la première fois qu'il éprouvait de telles pensées. Curieusement il n'en était pas effrayé, n'oublions pas qu'il est avant d'être un fonctionnaire, le grand Raspoutine. Il soupira, avala à la hâte son déjeuné avant de repartir au front. La journée se passa le plus normalement du monde, les élèves étaient toujours aussi bêtes et les autres professeurs aussi avares de rumeurs. Grégoire ne s'attarda pas, aujourd'hui il avait une petite idée derrière la tête, ce qui n'échappa à ses autres collègues

-C'est rare de le voir partir aussitôt !

-Il doit se dire que de jouer les lèches cul ça ne marche pas...

Il ne prêta aucune attention aux paroles inutiles des langues de vipères attitrées de la salle des professeurs, il embarqua pour chez lui. A peine arrivé, il posa ses affaires et alla se changer. Il enfila un jean, passa un léger pull à col roulé blanc qu'il agrémenta d'un petit gilet noir. Il passa une noisette de gel dans ses cheveux qu'il ébouriffa à la hâte puis il embarqua pour de nouvelles aventures. En moins de cinq minutes il avait rejoint le centre-ville, il se gara devant le "granny diner" et pénétra les lieux. Il avança vers le comptoir où la gérante le salua sans grande conviction.

-Bonjour que puis-je pour vous ? !

-Vous faites à emporter ?

-C'est écrit sur la devanture, donc oui. Vous voulez à emporter je suppose ?

-Oui, je vais prendre deux hamburger avec deux pars de tarte

-C'est sera tout ?

-Oui.

Granny le regarda droit dans les yeux avant de disparaître en cuisine pour y lancer la commande. Greg s'adossa au bar et observa les lieux, son regard se posa sur un type chauve à l'allure négligée. Il sirotait une bière accompagnait de deux autres personnes. Visiblement l'homme n'aimait pas être épié et n'hésita pas à le faire savoir à Grégoire qui détourna le regard. Granny sortit alors avec un sac qu'elle tendit à son client.

-Voilà, ça fera 20 dollars !

Le professeur ne traîna pas davantage, une fois la note payée,  il prit le sac et regagna sa voiture pour prendre la direction des quartiers chics de Main Street. Il lança un regard vers la plus grande des maisons du quartier, la sublime demeure victorienne de Madame le Maire.  A première vue,  il y avait de la lumière. Il prit le sac qui était posé sur le siège passager et appela le premier numéro qui apparaissait dans son répertoire téléphonique

-Salut ! Dis-moi un petit repas toi et moi ça te tente ?

Il sortit de la voiture, toujours le téléphone en main, ouvrit le petit portail qui conduisait à l'allée de la demeure et resta devant la porte attendant une réponse de son interlocutrice.

© Méphi.





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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Ven 21 Juin - 19:11

    Journée on ne peut plus banale, pour le moment tout se passait bien à la Mairie. Seulement, l'heure redoutable de la pause déjeuner approchait et même si j'avais l'habitude de commander et de me faire livrer au bureau, je devais quand même prendre la peine de descendre jusqu'au hall principal pour accueillir mon livreur de sushis. Délicieux ces petites boules de riz surplombés d'une fine tranche de poisson cru, et très bons pour la santé. On n'en trouvait pas dans notre ancien monde...Bref, le soucis était donc de descendre du bureau et de passer devant la salle réfectoire des autres employés et des adjoints municipaux. Ce n'était pas vraiment problème en vérité mais cela m'insupportais. Chaque fois que je descendais, je pouvais être sûre d'entendre une ou deux messes basses me concernant. Au début, j'entendais dire que je fichais la frousse, et ça me plaisait. Mais depuis quelques temps et surtout depuis la pluie étrange qui s'est abattue sur Storybrooke, les messes basses n'étaient plus vraiment plaisantes à entendre. Alors comme chaque midi, je finis par quitter mon bureau quelques minutes le temps d'aller récolter mon repas. Marchant bien déhanchée pour bien faire claquer mes talons aiguilles sur le sol de la Mairie, histoire de signifier mon passage imminent près du réfectoire, et arborant naturellement ce perpétuel air dédaigneux envers tous ceux qui daigneraient m'adresser la parole, même si il s'agissait de présenter des hommages ou autres politesses. Mais Régina Mills a les oreilles partout. Je ne pus passer à côté d'une conversation pour le moins étrange entre deux simples employés de la Mairie, qui parlaient de moi et de...Gregoire, bizarrement. Comme je m'y attendais, on avait été vus dehors lors de la première nuit de nos retrouvailles. Les personnes qui nous ont aperçus nous ont évidemment vus sous un jour bien différent de celui que nous faisons paraître à l'accoutumée. Les deux employés sous-entendaient que notre relation était bien ambigüe, tout ça. Fort déplaisant à entendre, si elles savaient ce que Gregoire m'a infligée par le passé, elles sauraient que jamais au grand jamais il ne se passerait quelque chose entre nous. Ce semblant d'histoire est finit depuis bien longtemps...je me demande encore si ma mère avait raison lorsqu'elle prétendait que Raspoutine avait des sentiments pour moi. Ce qui m'avait semblé complètement ridicule, il aimait sa princesse russe. Je n'ai rien d'une princesse russe, ni le physique ni l'attitude, je suis bien plus que ça, je suis une Reine. Et j'ai dû faire un effort surhumain pour ne pas m'immiscer dans la conversation pour les menacer de ne plus colporter ce genre de parole. Mais si je m'en mêlais cela ne ferait qu'empirer les rumeurs. Alors je laisse tomber, mais j'ai une de ces envies de les renvoyer immédiatement...Enfin, n'y pensons plus. Je vais récupérer mon repas et retourne dans mon bureau, calmement.

    La fin de la journée venue, je pus enfin rentrer chez moi, prendre une douche, et accueillir Henry à son retour de l'école. Son attitude à mon égard n'a guère changé et sa méprise n'a fait qu'empirer depuis la pluie qui s'est abattue sur Storybrooke. Aussitôt rentré, sans un mot pour moi, il prit son goûter et l'emmena dans sa chambre. Pour ne plus en sortir jusqu'à demain matin, probablement. Je soupire et vais tranquillement me détendre sur mon canapé, avec un livre et un café. Le temps a passé vite ce soir-là, alors que j'achevais presque ma lecture, l'heure du dîner approchait. J'appelle Henry d'en bas pour espérer de l'aide pour préparer, mais je n'obtins même pas une réponse. Je serre les poings, passablement énervée. Je ne sais pas ce que je lui ai encore fait, mais il me fuit encore plus que d'habitude. Je devrais me montrer encore plus ferme que je ne le suis déjà pour qu'il m'accorde au moins un regard ? Bon et bien je sens que je vais encore devoir tout faire seule. Difficile d'être mère, et célibataire. Je prépare simplement une tarte de légumes. Le soir, il ne faut pas manger trop lourd. J'enfourne la tarte, et peu après mon Iphone sonna. J'hausse un sourcil dubitatif, me demandant pourquoi Gregoire pouvait m'appeler à cette heure-ci. Qui plus est, pour seulement me proposer un dîner et raccrocher. À quoi il joue ? Je ne comprends pas trop son histoire, peut-être qu'il doit me parler d'une chose importante, alors je vais lui ouvrir. Je sursaute en hoquetant légèrement, voyant mon ami sur le pas de ma porte alors que je ne m'y attendais pas du tout, pensant devoir le rejoindre à sa voiture. Son petit manège demeura ainsi une goutte qui fit déborder le vase de la journée. Agacée, les sourcils froncés, je lui lance :

    « À quoi tu joues Gregoire ? On n'a pas idée de débarquer comme ça à cette heure chez les gens, c'est totalement déplacé ! »

    Je le regarde, soupirant et prenant une grande inspiration.

    « Bon...qu'est-ce qui t'a pris ? »



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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Lun 24 Juin - 14:30







Jeux d'enfants









GregoireRegina





Quelque part dans le Royaume Magique..

Les parents, n'est-ce pas les seules personnes sur lesquelles l'on peut s'appuyer en parfaite sécurité ? Après tout, ils ne veulent que notre bonheur, ils ne cherchent qu'à nous protéger, ils n'ont comme unique but que de nous offrir le meilleur. Jamais on ne remet en question leur jugement, jamais on ne doute d'eux, jamais... Mais lorsque nous sommes jeunes et insouciant plus rien ne compte sauf l'instant présent et le "jamais" laisse bien souvent place au "peut-être"...

-Tout est facile, lorsque l'on sait appréhender les choses. Tu dois te concentrer et garder en tête que la pratique de la Magie repose sur une croyance, la puissance incontestée de l'esprit sur le monde qui l'entoure...

-Et qu'une pensée déterminée, concrète et orientée, influe en toute circonstance sur les choses et les êtres.

-Tu apprends vite mon fils, plus vite que je ne l'aurai imaginé.

Comme à chaque fois, je fais de mon mieux pour lui faire plaisir et décrocher ne serait-ce qu'un sourire. J'espère ainsi voir dans les yeux de mon père une once de fierté. Je m'en serais contenté, aussi infime soit-elle. Beaucoup disent de lui, qu'il est austère, froid, nombreux pensent qu'il est sans cœur, égoïste. Comment pourrais-je penser à de telles choses ? Cet homme est mon père, l'homme à qui je dois ma vie en ce monde. Jamais je ne pourrais proférer de telles aberrations à son égard. Jamais je ne m'abaisserai à le pointer du doigt et en faire un être détestable.

-Grégoire ? M’écoutes-tu ?

Oui, enfin non je ne l'écoutais pas. Autant je pouvais faire preuve d'assiduité, autant je pouvais me déconcentrer assez vite. Mon regard était rivé sur l'extérieur, le soleil brillait intensément dehors. Intérieurement j'enviais tous ceux et toutes celles qui pouvaient aisément profiter des douces couleurs et de l'impétueuse chaleur extérieure, tandis que moi, pauvre fils unique en manque d'amour paternel, je faisais tout pour satisfaire, en vain, mon précepteur.

-Père... je crois avoir retenue la leçon du jour, c'est dans la tête, ça n'en sortira pas de sitôt
J'espérais vainement le convaincre de ma bonne foie, j'espérais naïvement qu'il me libérerait de « mes obligations » afin de pouvoir profiter du temps estivale, j'espérais...


-Je te donne de mon temps et voilà ce que tu en fais. Tu crois que c'est un jeu ? Chaque choix que tu fais à des répercussions sur ton futur et...

L'insouciance est parfois plus forte que l'obéissance que l'on doit à nos parents. La jeunesse est quelque chose de difficile à combattre pour une mère, pour un père. Grégoire se trouvait précisément dans cette période où les êtres privilégient les actions à la réflexion, où la révolte contre une quelconque autorité est lot quotidien. Le jeune homme n'était d'ailleurs pas seul dans cette quête de liberté. Avec Regina, les deux jeunes gens s'étaient bien trouvés. Bien qu'ayant quelques années de plus qu'elle, il l'a comprenait comme personne et vice-versa. Mais à eux deux, ils devenaient les pires cancres que l'on puisse connaître au grand dam d'un bon nombre de personne. Ensemble ils avaient et continuer de faire les quatre cents coups. Mais pouvez-t-on leur en vouloir ? Pouvez-t-on blâmer ces deux jeunes gens d'être encore des enfants dans leur tête ?

Bartók, mon fidèle destrier, m'avait mené hors des sentiers placés sous la surveillance accrue de mon père. Le château de Cora apparaissait à présent face à moi. Arrivé face à l'édifice, je fis disparaître les traces de ma présence à l'aide d'un petit tour de passe. Il me restait alors un obstacle de taille, escalader la tour dans laquelle se trouvait ma chère Regina. Cela me prit peu, très peu de temps. Il est vrai qu'en de telles circonstances la magie est efficace. Je disparu alors encerclé par une fumée rougeâtre, pour une fois l'une des leçons de mon père avait porté ses fruits. J'arrivais à présent dans les appartements de mon amie qui me tournait le dos. Regina, face à son imposant miroir, se contemplait arborant fièrement une nouvelle tenue offerte certainement par son tendre père.

-Salut, jeune demoiselle ! Un pique-nique ça te tente ?

Je l'ai vis sursauter, il était clair qu'elle ne m'avait pas entendu entrer
 
********************

A peine avait-il rangé son portable dans la poche de son jean, qu'il frappa activement contre la porte blanche de la demeure victorienne. Satisfait de sa petite « surprise » il se tenait droit sur le porche. Il dût attendre quelques secondes avant de voir la porte s'ouvrir. Surprise Regina hoqueta et mit la main sur sa poitrine, signe qu'elle ne s'attendait pas à une telle surprise.

« Tadam, surprise ! » S'exclama-t-il en souriant fier de ce qu'il avait ramené avec lui du Granny's. La réaction de Regina ne se fit pas attendre. Elle fronça les sourcils avança vers lui et lui lança un tranchant :

« À quoi tu joues Grégoire ? On n'a pas idée de débarquer comme ça à cette heure chez les gens, c'est totalement déplacé ! »

Grégoire la regarda de haut ne manquant pas de froncer, lui aussi les sourcils en guise de mécontentement. Il ne s'attendait certainement pas à autant d'animosité au vu de ce qu'il pensait être une « bonne action ». L'homme ne se démonta pas et osa tenir tête à la jeune femme toujours aussi agacée.

« Ok je vois ! Madame a eu une mauvaise journée et j'en prends pour mon grade. Je te signal au passage que tu n'es pas la seule à avoir eu une mauvaise journée. Ah mais non, j'oubliais, tu es madame le maire, centre de toutes les préoccupations, il n'y a que toi qu'on peut blâmer ! »

Excédé, mais libéré de sa frustration, Grégoire, la mâchoire serrait, continuait d'arborer son regard de mécontentement. Il avait bien l'intention de faire comprendre à son « hôtesse » qu'elle n'avait pas non plus le meilleur des comportements. Un léger silence s'instaura entre les deux amis mutuellement exaspéré l'un contre l'autre.

« Bon...qu'est-ce qui t'a pris ? » s'exclama-t-elle tout en se décrispant. Le froncement de sourcils laissa place à un long soupire suivi d'une grande inspiration signe annonciateur d'une légère accalmie.

« Tu ne crois quand même pas que je vais te le dire ! Tant pis pour toi, je garde tout pour ma pomme. Ah bah tiens comme c'est dommage, j'ai une part de tarte en trop et un hamburger... »

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Dernière édition par Gregoire Radzinsky le Mar 1 Oct - 18:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Lun 1 Juil - 19:45

    Royaume Central, Fairy Tales Land.


    Ni plus ni moins qu'un jour comme un autre ici, dans la demeure de ma famille. Enfin, bien plus qu'une simple demeure, plutôt un château. Et un jour pas tant comme les autres, en fin de compte. Aujourd'hui signifiait beaucoup de choses. J'avais enfin le droit de quitter la chambre d'enfant pour m'installer dans la plus haute tour de notre château, pour enfin avoir mes propres appartements, comme une vraie jeune femme du monde. Ayant finalement atteint l'âge de raison, j'obtins le droit d'être coupé un peu de la vie qui me reliait de près aux géniteurs. Enfin, je ne me doutais pas que malgré tout, cela n'empêcherait pas ma mère de me tenir à crochet. Mais je profitais de cet instant, mes premiers pas dans cette nouvelle vie. Je savais que ces instants passés dans cette tour ne seraient que très brefs. En effet, aujourd'hui est le jour de fête de mes dix-huit printemps. Désormais, nous avions passé un cap avec Daniel et comme j'étais convaincue que jamais mes parents, enfin surtout ma mère, n'approuverait pas cette relation, nous avions convenu de nous enfuir en cachette sans que personne ne le sache pour enfin vivre notre propre vie, comme bon nous semblera. En attendant, je prenais plaisir à savourer le cadeau de la fête, si attendu. Une nouvelle tenue, offerte par le seul de cette maison qui daigne me porter de l'intérêt, c'est-à-dire mon tendre père, que je chérissais. Ce n'était pas une robe de mariage, ni une robe de soirée, oh non...je n'étais pas si féminine à l'époque. Et surtout je fuyais tout ce qui aurait pu plaire à ma mère. Cette nouvelle tenue de cavalière m'allait comme un gant et reflétait parfaitement ce que je voulais être : libre. Le grand miroir qui se tenait devant moi me servait à réajuster quelques détails de la chemise. Et puis, au bout de quelques instants, les dernières retouches avaient été apportées. J'avais hâte de l'essayer. Au moment où j'y songeais, un individu s'était introduit dans ma tour. Gregoire. Ne m'y attendant pas le moins du monde, je sursaute en poussant un petit cri. La main sur ma poitrine, je me retourne vers lui.

    « Gregoire ! Bon sang mais qu'est-ce que tu... »

    Ce type est fou d'entrer comme ça à l'improviste. C'est justement ce que j'aime chez lui. Enfin, une infime partie. Je finis par éclater de rire et lui tirer ma révérence. Que répondre à une si courtoise proposition de pique-nique ? J'étais toujours partante pour quitter la maison. J'étais aussi étonnée que le garçon soit entré dans la tour, alors que je n'y avais emménagée que ce matin. Je lui avais déjà parlé qu'une fois ma majorité atteinte, j'irais vivre là-haut. Et bien, on peut dire qu'il n'est pas à quelques heures près ! Je m'approche de lui, imitant la prestance de ma mère, sans succès puisque je ne pouvais m'empêcher de rire.

    « Finalement des fois la magie a ses bons côtés, si tu as réussi à entrer ici en contrant les sorts de protection ou je ne sais quoi de ma mère ! Et on peut dire que tu tombes au bon moment ! Tu n'as pas oublié quel jour on est n'est-ce pas ? Allez, filons vite d'ici avant que la madre se pointe. »

    Sautillant partout dans la pièce et ne prenant même pas la peine de rassembler quelques affaires, je m'avance à la fenêtre.

    « Au fait Monsieur Sorcier, je fais comment moi pour descendre ? Je connais pas la magie moi ! En tout cas...ça fait bien longtemps que ma jument ne s'est pas dégourdie les pattes... »



    Storybrooke, Maine.


    Je me tenais donc face à Gregoire, qui avait décidé de débarquer à l'improviste. Hélas, ses petites farces de ce genre ne m'amusaient plus depuis longtemps...Jadis, j'adorais le voir débarquer dans ma tour à n'importe quelle heure, pour qu'il m'emmène faire un tour loin de ma mère tyrannique. Mais les temps ont bien changé,  désormais j'ai des obligations. C'est moi qui suis devenue mère. Et je ne peux plus me permettre de m'amuser comme avant. Certes j'étais touchée par l'intention de mon ami, mais j'étais tellement agacée par cette journée que j'étais vraiment incapable de lui témoigner de la sympathie pour son geste. Et apparemment, ma réaction ne lui avait pas plu non plus. Gregoire avait perdu la mémoire, et pourtant certains côtés de Raspoutine resurgissaient, comme jadis. Visiblement, il n'avait pas l'intention de se laisser malmener. Mais enfin, était-ce une raison suffisante pour s'énerver à ce point ? Les hommes...bien trop susceptibles. Tant pis pour lui, j'étais aussi tête brûlée. Je ne répondis même pas à sa provocation, je restai face à lui, lui jetant un regard noir. Le genre d'attitude qui me valait le surnom d'evil queen. Car en somme, je ne me suis jamais appelée comme ça. J'étais simplement une Reine, c'est cette garce de Blanche Neige qui a affublé mon statut en y rajoutant le qualificatif de « méchante ». Un adjectif qui est resté dans les mémoires...Bref. Gregoire agacé tout autant que moi, tourna les talons en se vantant qu'il garderait toute la nourriture qu'il a acheté pour lui tout seul. Bougre d'idiot, il en faut plus que ça pour me déstabiliser, et bien qu'il la garde sa nourriture. Je n'en ai que faire.

    « Tant mieux, garde tout et ne reviens pas. Au moins, on arrêtera d'insinuer des choses fausses autour de nous. »

    Vexée et agacée d'avantage, je referme la porte en la claquant.



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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Mar 9 Juil - 0:10







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Me voilà en équilibre sur le rebord de la tour. Le risque était conséquent, tellement que le moindre déséquilibre causerait ma perte...du-moins cela aurait pus si je n'avais été qu'un simple mortel. Il fallait bien l'avouer, il y avait quelques avantages à pratiquer la magie à un tel niveau. Mais toute bonne chose se doit t'avoir des limites et ma pratique de la magie devait se restreindre pour ne pas devenir abusive et ce même si mon cher père m'incitait à toujours en faire plus.
Jamais il ne satisfaisait de ce que je faisais, j'en arrivais à me demander ce qu'il attendait de moi. M'aimait-il comme un père se devait d'aimer son fils ? Était-ce normal de devoir se poser de telles questions ? De douter à ce point de l'amour d'un parent ? J'ose espérer que oui et puis de vous à moi, je suis jeune et donc peu enclin à respecter les règles imposées. Cela devait surement expliquer beaucoup de choses, mais je ne pouvais m'empêcher de continuer à me poser autant de questions. Je ne pouvais justifier mon insouciance par mon jeune âge...

Andrea, mystérieuse à souhait, je peux facilement me noyer dans l'azur de ses yeux. Les mots manquent pour parler d'elle... Que dire d'elle ? Sur sa tête resplendit une chevelure ébène qui épouse à merveille son teint de porcelaine. Emplit d'une grâce naturelle, éclatante, ses cheveux, fussent-ils blancs dans l'avenir, donneront toujours asile à l'amour que je lui porte. En un regard j'avais compris que mon cœur serait sien et que son âme serait mienne. Il est difficile d'évoquer l'amour quand il vous assiège le cœur, quand il vous aveugle l'esprit. Un nom, un regard, un parfum est me voilà envoûté. Ni princesse, ni enchanteresse, Andrea est un être éloigné de la superficialité, elle est tout ce que je ne suis pas, normale. Elle est mon envie de liberté, elle porte l'odeur du grand large et de l'aventure émane et me contamine à cette liberté dont je rêve en secret. Ainsi elle me donne envie d'embarquer vers un ailleurs qui sera notre.
Mais aujourd'hui était un autre jour, celui d'une autre femme importante dans ma vie

Je l'avais observé avant de faire mon apparition surprise. Elle était une fois encore dans son monde, face à l'imposant miroir que lui avait offert sa mère. Elle passait les mains sur ce qui semblait être une nouvelle tenue. Il fallait avouer que malgré le manque de féminité de l'habit, elle le portait plutôt bien. Je ne pouvais m'empêcher de sourire à l'idée de la sortir précipitamment de sa contemplation assidue. Je pris alors de l'élan et sauta à l'intérieur de l'appartement de ma jeune amie. L'effet escompté fut immédiat à ma plus grande joie. J'avais, avouons-le, un goût prononcé pour « les entrées fracassantes »
« Grégoire ! Bon sang mais qu'est-ce que tu... »
Je lui fis ironiquement la révérence arborant un grand sourire au passage
« Je t'ai fais peur ? Mille excuse, mais entre nous, sache qu'il n'y a rien de plus important qu'une entrée, alors autant bien la soigner. Et puis avec ta chère et tendre mère aux aguets, je me voyais mal frapper à la porte. »

Elle se mit à rire doucement, puis surement. Son rire franc me contamina et à mon tour j'éclatais de rire. Puis avec la même ironie, elle tira sa révérence. Nos parents y voyaient une marque de respect, un acte de sociabilité auquel nous devions nous livrer bien malgré nous. Mais lorsque Regina et moi étions unis, nous insouciantes têtes de mules, épris de liberté, nous réduisions toutes ces marques de politesses à de vulgaires caricatures dont nous nous amusions par la suite. Le simple fait de rire me faisait du bien. Avec Regina, je savais que je pouvais me permettre de telles fantaisies. Avec elle, je me sentais enfin moi-même, je n'avais pas besoin de faire semblant. Notre amitié était en ça importance à mes yeux, je savais que je pouvais tout lui dire et elle savait qu'à son tour elle pouvait m’avouer tous ses secrets. Même si nos caractères étaient forts et que nous étions enclin à la sincérité l'un envers l'autre, jamais nous ne nous jugions...
« Finalement des fois la magie a ses bons côtés, si tu as réussi à entrer ici en contrant les sorts de protection ou je ne sais quoi de ma mère ! Et on peut dire que tu tombes au bon moment ! Tu n'as pas oublié quel jour on est n'est-ce pas ? Allez, filons vite d'ici avant que la madre se pointe. » Déclara Regina en s'approchant de moi, parodiant grossièrement sa mère. L'imitation n'était pas mauvaise, mais nous ne pouvions garder notre sérieux. Plusieurs rires étouffés laissèrent ainsi place à quelques éclats de rire à peine dissimulé.
« Pas si vite mademoiselle. J'utilise la magie quand ça vaut le coup. Et très franchement, je te mentirais, en disant ne pas adorer contourner les sorts de ta mère. Le pire, c'est qu'à chaque fois, elle ne se doute de rien. Quant à ta seconde interrogation, laisse-moi réfléchir. Ca n'est pas noël, ni le jour de la fête du royaume...» dis-je en me grattant le haut du crâne. Bien sûr que je savais qu'aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres pour elle, mais j'aimais voir cette expression infantile se dessinait sur son visage, lorsque je me moquais ouvertement d'elle.

« Ca va me revenir, je l'ai sur le bout de la langue... »
A cet instant, je mis en pratique l'un des cours dispensés par mon cher père. Mon esprit se ferma l'espace d'une seconde. Je me focalisais à présent sur ce que je désirais faire apparaître et en moins de deux, une part de gâteau fit son apparition au creux de ma main.
« Il me semble que tu entres dans ta dix-huitième année ! Joyeux anniversaire. Et en guise de cadeau je vais t'apprendre à disons quitter une pièce sans ouvrir la porte. C'est très simple. Il te suffit de fermer les yeux, de respirer profondément. Tu dois vider ton esprit et n'avoir en tête que l'endroit où tu souhaites te déplacer. »
Regina avait cette faculté d'adaptation incroyable, elle apprenait vite, bien plus vite que moi. En moins de deux nous étions face à nos deux montures.
« Et bien mademoiselle, pour une novice vous vous débrouillez plutôt bien, mais ce n'est pas encore parfait, » dis-je satisfait de mon élève, que je ne pouvais m'empêcher de taquiner
« Aller, maintenant passons aux choses sérieuses chérie ! Je te propose une petite course. Premier arrivé à notre coin à trois. Un...Deux...»
Le trois ne vint jamais, car je lançais à présent mon cheval au galop, laissant Regina à l'arrière surprise que je n'ai pas terminé le décompte
« Le derrière arrivé se tape un défi, qu’il ne peut refuser, c’est la règle. »

    ---------------------------

Grégoire était excédé par l'attitude de celle qui avait prétendu être son amie. Qu'avait-il bien pu faire de mal pour mériter un tel accueil ? Lui qui voulait faire preuve de gentillesse et désireux de faire plaisir, était venu jusqu'ici pour rien. La pilule était dure à faire passer pour le Professeur qui lança un regard emplit de déception à madame le Maire. Il n'en avait que faire de son statut, de son attitude, mais il n'en restait pas moins piqué au vif. Lui qui n'avait pas l'habitude d'être aimable, se voyait refoulé par la seule personne qu'il appréciait en ces lieux.
Les temps avaient changé et l'amnésie de Grégoire ne l'aidait pas ce qui rendait la situation encore plus tendu entre lui et Regina. La porte venait de se fermait à son nez, le laissant perplexe face à la dernière intervention de Madame le Maire.
« Au moins, on arrêterait d'insinuer des choses fausses autour de nous » Mais que voulait-elle dire ?
Il se souvint alors des bruits de couloirs qu'ils avaient captés quelques heures plus tôt dans la salle de repos réservée aux professeurs. Il senti monté en lui une colère qu'il eut du mal à dompter. Il tambourina à nouveau contre la porte et n'attendit pas de voir Regina face à lui pour s'exprimer
« Ok, si tu le prends comme ça, vas-y ferme-moi la porte au nez. Apparemment tu accordes plus d'importance aux dires de tes concitoyens. On n'était pas censé être amis ? Non laisse tombé, reste dans ta belle demeure, continue de jouer les garces, ça te va bien. Je m'en vais, je ne viendrais plus vous importuner majesté ça évitera aux autres d'insinuer des choses autour de nous »
Il se détacha de la porte, descendit les trois marches qui le séparaient de l'allée en pierre, puis il regagna sa voiture garée juste en face. Il balança le paquet à l'arrière et tenta de démarrer, mais la vieille américaine n'était vraisemblablement pas décidé à quitter les lieux.
« Aller, aller, démarre bon sang ! » dit-il en crispant la mâchoire. Il essaya de démarrer à plusieurs reprises, mais le résultat était le même, la vieille voiture venait de rendre l'âme. Grégoire, ouvrit sa portière qu'il ne se priva pas de claquer. Il avança vers le capot qu'il souleva non sans peine. Une épaisse fumée grisâtre sortie du véhicule à l'arrêt
« MERDE ! » hurla le propriétaire du tacot qui ne se priva pas, en guise de mécontentement, d'envoyer un bon coup de pied dans la roue, ce qui eut pour effet de détacher la jante de la roue « attaquée »
« C'est pas possible ? Qu'est-ce que j'ai fais pour mériter ça »
Il sortit son portable avec une once d'espoir, mais encore une fois les éléments semblaient contre lui, car dénué de batterie, le mobile s'éteignit instantanément. Décidément, les cieux semblaient maudire Grégoire qui était là, planté devant la maison de Regina. Le professeur se massa la nuque, observa ce qui se cachait sous le capot de sa voiture. Ce qui se présentait sous ses yeux le dépassait. Un amoncellement de tuyaux, de la graisse, de la fumée, un moteur...
« Pourquoi n'ai-je pas été garagiste dans une autre putain de vie ? Journée de merde ! »
Il posa son regard sur les fenêtres d'où émanaient de la lumière. Le petit Henry l'observait surement depuis sa chambre. En était-il de même avec sa mère ? Grégoire ne se posa aucune question et retourna sur ses pas. Il se retrouva à nouveau face à l'imposante porte blanche sur laquelle il tambourina. Regina ne tarda pas à se montrer, les sourcils fronçaient et les mains croisaient sur la poitrine, elle lui lança un regard qui en disait long sur son état d'esprit
« A défaut d'être agréable et polie, pourrais-tu faire preuve d'un élan d'altruisme en me permettant d'appeler un mécanicien ? Où est-ce au-dessus de tes forces ? »

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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Dim 14 Juil - 20:28

    Fairy Tales Land, jadis...

    Debout devant le grand miroir de ma chambre, j'observais sous toutes les coutures la nouvelle tenue que m'avait offert mon bien-aimé père le jour de ma majorité. Bien que peu féminine, je trouvais que je la portais très bien. Cet homme, la seule personne de ma famille qui ne m'ait sûrement jamais aimée, avait parfaitement bien choisit. Il connaissait mon goût pour l'équitation, et qu'il n'y avait pas grand chose d'autre dans ma vie à part ce loisir. Mis à part mes amis, comme Gregoire, et Daniel naturellement, mon futur fiancé. Toujours est-il que j'étais contente de pouvoir mettre à profit cette nouvelle tenue de cavalière, par l'arrivée inattendue de mon ami Gregoire ! Passer au travers des sortilèges de protection de ma mère, d'accord, je n'avais rien contre le fait de prendre autant de risques au contraire moi aussi j'aurais aimé pouvoir le faire ! J'espérais juste que Gregoire n'ait pas pris tous ces risques autre que pour me fêter mon anniversaire ! Mais comme je le connaissais, il allait sans doute me taquiner un peu avant ! Et comme je le supposais, il fit mine de chercher quel jour on était aujourd'hui...Noël, et puis quoi encore ! J'étais née au mois de Juin. Les mains sur les hanches et faisant mine d'être vexée, je lui lance :

    « Noël au mois de Juin, on aura tout vu ! Et la fête du Royaume en Juillet... »

    Sacré Grégoire. Je savais qu'il savait qu'aujourd'hui était mon anniversaire, mais chaque année c'était la même chose avec lui. Bien que cette fois-ci était d'autant plus important pour moi car il s'agissait de mon dix-huitième printemps, ce n'est pas rien ! En tout cas j'aimerais bien pouvoir faire comme lui et pouvoir passer au travers des sorts de ma mère...ça me brûlait la langue de lui demander de m'apprendre, mais je ne voulais pas pratiquer la magie, j'en avais peur. Quand je vois comment ça a rendu Cora, je ne voulais pas finir par y prendre goût comme elle et mal tourner. Même si apprendre la magie juste pour me défendre de ses sortilèges de protection ne risquaient pas de me faire du mal, au contraire...Puis, sous mes yeux écarquillés, une part de mon gâteau préféré apparut dans les mains de mon ami.

    « Wow ! Damned comment t'as fait ça ?? Mercii ! »

    La magie, bien sûr. Ça aussi, faire apparaître des gâteaux, je voulais bien l'apprendre ! Je me précipite dans ses bras pour un rapide câlin de remerciement et prend le morceau entre mes mains pour le manger sans retenue. Malheureusement, j'avais la fâcheuse manie de ne pas réussir à résister à la tentation. La gourmandise, comme l'apprentissage de la magie...deux tentations trop fortes. Bien, il était temps de passer aux choses sérieuses. J'espérais bien que Gregoire ne veuille pas que l'on passe la journée ici. Il voulut m'apprendre à quitter une pièce sans passer par la porte, et toute excitée comme une puce, je fis comme il me dit enn m'agrippant à lui, puis en deux temps trois mouvements, nous voici dehors ! Je rouvre les yeux, émerveillée. Devant moi, se tenait ma jument, prête à être montée. Je viens vers elle, lui faisant un câlin à elle aussi et caressant sa crinière.

    « Rocinante ! Comment vas-tu ma belle ? »

    L'étalon me répondit simplement d'un hochement de tête. Elle aussi avait apparemment besoin de liberté. Rapidement, je m'empresse de la monter. Installée dessus, tenant les rennes, je m'adresse à présent à Grégoire :

    « Ta magie est géniale ! Bien plus intéressante que celle de ma mère, je veux pouvoir la pratiquer comme toi ! »

    Bon voilà, finalement c'était sortit, je n'avais pas pu m'en empêcher. Et si j'avais su que c'était le début de mes futurs ennuis...Enfin bref, j'étais contente que mon ami me dise que j'apprenais vite. Peut-être que je pourrais maîtriser ça rapidement. Mais le temps était venu pour une petite course. Je me tenais prête pour le défi de Grégoire.

    « Tu vas te faire laminer mon cher, comme d'habitude. » Puis ce tricheur partit avant le signal. Ahlala, les mecs. « Je vois...ça va pas se passer comme ça hein Rocinante ? Montre-lui ce que célérité veut dire ! »

    Et le cheval partit au galop à fond les ballons. Jusqu'à dépasser celui de mon ami, et je me retournais pour lui tirer la langue. Jusqu'à arriver à notre coin secret, le même que je partageais avec Daniel. Peut-être allait-il venir nous rendre visite ? En tout cas, j'étais arrivée la première bien que mon ami n'était pas loin derrière. Je descends alors de Rocinante, morte de rire de l'avoir une fois de plus, battu. Puis nous laissons nos chevaux aller goûter les verts pâturages du domaine.

    « Alors Greg' ? Battu une fois de plus ? Tu sais ça sert à rien de tricher puisque de toute façon je serais toujours meilleure cavalière que toi ! Et Rocinante est la meilleure jument ! »


    Storybrooke, Maine, présentement...


    Agacée par ma journée, j'avais en effet reproché à Gregoire de débarquer à l'improviste. Pourtant, même si il ne se souvenait de rien de ce qu'il ne s'était passé avant, c'était dans ses habitudes d'arriver sans prévenir. À l'époque, j'adorais ça car avec lui je pouvais passer quelques heures sans subir le perpétuel courroux de mère Mills. Mais à présent, c'était à mon tour d'être mère, et acariâtre. Bien sûr, je dois avouer qu'au fond de moi, j'avais espéré que Gregoire reste malgré tout. Mais il fallait que je me remette à l'esprit qu'il n'avait aucun souvenir de notre amitié avant, et que depuis le lancement de la malédiction cela ne faisait que la deuxième fois que l'on se voyait. Alors c'était compréhensible qu'il le prenne mal...surtout qu'il reste quand même Raspoutine, qui a tourné aussi mal que moi. Je lui avais claqué la porte au nez, mais j'étais restée derrière à l'entendre s'énerver après moi, me traitant de garce et tout le tutti. Je serre les poings et fronce les sourcils, la veine de mon front se gonflant dangereusement sous la colère. Toutefois je trouvais cela amusant qu'il me surnomme Majesté...comme quoi, il y a de drôles de coïncidences parfois. Mais ce n'était pas pour autant que j'allais lui pardonner et courir à bras ouverts dans ses bras. Agacée dès le début, et maintenant vexée qu'il m'ait insultée, je retourne m'asseoir sur mon canapé et reprend mon livre. C'est vrai que je l'ai mérité, mais on n'insulte pas la Reine. Qu'il aille voir ailleurs, hein. Pourtant, sous ce cœur de glace subsistait une petite once de chaleur, et enclin à la nostalgie. Aujourd'hui était le jour de mon anniversaire, et comme je ne pouvais pas dévoiler quel âge j'avais réellement, personne n'était au courant...de toute façon, personne ne me l'aurait souhaité quoiqu'il en soit. Pas même mon fils.
    Tout était silencieux dans ma maison, je parvenais à entendre Gregoire s'en aller de part le bruit du moteur de sa voiture. Qui, visiblement avait du mal à démarrer. Et qui ne démarra pas du tout, au final, car j'entendis la porte se claquer, et Gregoire s'énerver. Allons bon, il était tombé en panne. Je souris au coin, comptant les secondes avant qu'il ne revienne pour me demander de l'aide. Bingo ! Peu de temps après, le revoilà de nouveau devant ma porte, à la malmener. Je soupire, repose mon livre et me lève pour aller lui ouvrir. Devant moi, les bras croisés et toujours énervé il me demanda d'appeler un garagiste pour sa voiture.

    « Ma porte ne t'a rien fait, pas la peine de s'acharner dessus. » fis-je froidement, avant de prendre mon iphone dans l'une de mes poches. En quelques secondes je retrouve le numéro de Marine Garage et j'appelle. Personne ne répond. Bon...je réessaye en soupirant. Puis plusieurs fois sans qu'on ne réponde, alors je perds patience et range le téléphone.  

    « Il semblerait que le sort s'acharne contre toi. »

    Ou bien l'ironie du sort a décidé que Gregoire était destiné à venir ici et ne pas pouvoir en repartir. Toutefois, en bonne samaritaine pour mes concitoyens que je suis, j'avais finalement décidé de l'aider. Après tout...c'était Gregoire, quoi. Je vais chercher les clés de ma propre voiture puis revient quelques instants après, en refermant la porte derrière moi.

    « Il n'y a personne au garage...je vais te ramener. »

    Je lui fais signe de me suivre, et m'en vais dans le garage pour en sortir la belle Mercédes noire à la carrosserie brillante et luxueuse de Madame le Maire. Très certainement la voiture la plus luxueuse de la ville. Bref. Nous prenons place à bord, puis je démarre pour la sortir du garage.

    « Tu habites où ? »



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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Dim 21 Juil - 22:02







Jeux d'enfants









GregoireRegina





FAIRY TALES LAND…

- Le dernier arrivé se tape un défi, c'est la règle.

-Tu vas te faire laminer mon cher, comme d'habitude,
me lança la princesse rebelle visiblement sûre d'elle.

Entre nous, les choses fonctionnaient ainsi, notre amitié reposée entre autre sur les défis que nous nous lancions. Mes mains, fermement posées sur les rennes, se voulaient victorieuses et j'avais par conséquent... un peu triché. Regina était, il fallait l'avouer, une excellente cavalière, que je peinais à égaliser et même en trichant le résultat resté tout aussi pitoyable que ma tentative de victoire. Bartók, bien qu'étant mon fidèle destrier, n'était pas aussi vif que la belle jument de Regina et, en à peine quelques galops, je perdis la courte avance que j'avais sur mon amie. Cheveux en vent, rennes en main, elle était bien meilleure que moi et je compris très vite que la course était perdue. Malgré tout je ne lâchais rien, moi le téméraire, je ne pouvais me résoudre à abandonner. Regina l'avait compris et ne relâchais pas ses efforts, elle se permit même, en guise de provocation, de se retournais et de me tirer la langue, telle une enfant qu'elle n'était plus...

-Hey ! C'est de la provocation ça !

Elle en riait d'avance et pour lui éviter de rire davantage, je pris garde de ne pas me prendre en pleine face, les quelques branches qui se présentaient à moi. Finalement nous arrivâmes à l'endroit où nous avions l'habitude de nous retrouver quand le temps nous le permettait. Regina retira ses gants et savoura pleinement son indiscutable victoire. Je l'entendais déjà rire abondamment en me voyant arriver.

- Ha, ha, très drôle ! Dis-je en descendant de ma monture. Tu as de la chance ma belle, je suis bon joueur et galant.

La clairière où nous avions nos habitudes, était à l'état sauvage. L'herbe poussait selon sa convenance, les animaux courraient à travers champ ne craignant d'être mis en danger par l'homme. Les rayons du soleil perçaient le feuillage, un léger vent rafraichissant caressait nos visages... Nous déchargeâmes nos chevaux que nous installions près d'un point d'eau. Puis nous voilà tous les deux, marchant à travers champs.

- Alors Greg' ? Battu une fois de plus ? Tu sais ça sert à rien de tricher puisque de toute façon je serais toujours meilleure cavalière que toi ! Et Rocinante est la meilleure jument ! déclara Regina sur un ton solennel.

-Je n'ai presque pas triché, j'ai simplement pris un peu d'avance, je savais que tu allais gagner parce que je me suis voulu gentleman, dis-je en lui présentant une fausse courbette. J'aurai très bien pu me servir de la magie tu sais ! Mais les bonnes choses ont leurs limites. Arrête-toi !

Elle me regarda perplexe et posa ses mains sur sa taille, me mettant ainsi au défit de lui expliquer le "pourquoi du comment" de cet ordre.

-La magie est tellement plus intéressante quand on sait s'en servir. Quand tu seras plus grande je t'apprendrai. Enfin en attendant il faut dire que ça ne grandis pas beaucoup hein ? Lui dis-je en me moquant gentiment. Et ne va pas me dire ce qui est petit est mignon et ce qui est grand est...restons poli, idiot !

Entre nous, les taquineries étaient monnaie courante, c'était un peu comme un second langage, notre façon à nous de communiquer. Jamais nous ne nous blessions, on trouvait toujours la bonne moquerie, l'insulte non insultante. Jamais encore je n'avais été aussi proche de quelqu'un, si l'on considérer la taquinerie comme une façon de se rapprocher d'une personne.
Bien que plus jeune, de quelques années, Regina était sur la même longueur d'onde. Intrépide et audacieuse, elle-même était adepte de la taquinerie à mon égard. Et il fallait l'avouer, l'élève surpassait, quelques fois, le maître.

-Bon on va s'arrêter ici ! Un bon pique nique pour commencer ce jour « spécial », puis on avisera ensuite. Mais une chose est sûre très chère, aujourd'hui, on s'éclate. On est jeune alors autant en profiter tant que ça dure...Sur ce à table !

Après quelques secondes de concentration, je fis apparaître tout le nécessaire afin de pique-niquer et de célébrer comme il faut, l'anniversaire de mon amie.

-Je t'apprendrai si tu es sage ! Et dis-moi, que souhaite-tu faire après ce mémorable festin ? Profite que je sois à tes ordres aujourd'hui, ça ne durera pas...[/size]

A STORYBROOKE

[size=11]« A défaut d'être agréable et polie, pourrais-tu faire preuve d'un élan d'altruisme en me permettant d'appeler un mécanicien ? Où est-ce au-dessus de tes forces ? »

Les mots de Grégoire n'étaient il est vrai, pas tendre à l'égard de Madame le Maire, mais elle l'avait probablement cherché. Comment pouvait-elle prétendre être son amie et le traiter de la sorte ? Lui qui ne voulait que lui faire plaisir. Le problème était peut-être là. Ne valait-il mieux pas être égoïste dans de telles situations ? La solitude que ressentait le pauvre homme, était de plus en plus difficile à accepter, au même titre que son amnésie qui le privait de sa vie toute entière. Pour se convaincre, il faisait comme si rien n'était. Il s'enfermait dans une morne quotidienneté. Il répétait encore et toujours les mêmes gestes. Le soir il dormait peu et trouvait refuge près de sa fidèle bouteille.
Oui, il allait mal mais à quoi bon, les gens s'en fichaient dans le fond.
Mais visiblement, Regina semblait étonnamment conciliante sur le coup. Grégoire retourna près de sa voiture espérant que les choses s'arrangent au plus vite.

« Il semblerait que le sort s'acharne contre toi. »

Il leva la tête surprit de la revoir aussi rapidement. Ses talons claquèrent le sol froid et son regard balaya l'horizon. Elle remit en place ses cheveux et rangea son mobile tout en s'approchant de Grégoire qui était près de son tacot à l'agonie.

« Ou alors c'est l'ironie du sort qui en a décidé ainsi. Après tout je ne suis pas à une galère près. »

La jeune femme tourna les talons et laissa son visiteur seul, perplexe face à sa réaction. Au moins les choses semblaient claires, elle n'en avait rien à ...
A peine eut-il finit de penser, que madame le Maire refit son apparition, clés en main. Elle prit soin au passage de bien refermer la porte d'entrée.

« Il n'y a personne au garage...je vais te ramener. »

« Wow, je suis ébahit par tant de sollicitude de ta part. »

Elle qui se voulait aimable et serviable comme tout bon maire, préféra certainement éviter de l'affronter sur les reproches. Elle se contenta de lui faire signe jusqu'au garage. Grégoire, fatigué par sa journée de merde, ne posa pas de question et la suivi. Il prit place à bord de la luxueuse Mercedes noire

« Tu habites où ? »

Il resta silencieux un court instant, comme si la question n'avait pas de réponse, comme si cette information lui était inconnue. Son absence dura quelques secondes

« Merde...j'ai un trou. Ramène-moi jusqu'au centre-ville, je me débrouillerai après. »

Regina le regarda surprise, mais resta silencieuse ne sachant que dire. Greg abaissa la vitre et laissa le vent fouettait son visage.

« Ces crétin de toubibs disent que c'est « normal ». Connerie, ça fait je ne sais pas combien de temps que ça dure. Tiens j'ai une meilleure idée, laisse-moi devant le premier bar qu'il y aura sur ma route. Avec un peu de chance, une petite cuite ne me fera pas de mal. »

La voiture roulait doucement vers le centre-ville, Grégoire c'était tue et observait, depuis la fenêtre, ce qui se passait à l'extérieur. Et à vrai dire il ne se passait pas grand-chose, tant la ville paraissait calme. Les néons rouges du « Rabbit Hole », se reflétaient dans quelques flaques d'eaux, quelques âmes errantes pénétrèrent les lieux.

« Arrête-toi là ! ca ira ! »


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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Mar 30 Juil - 21:04

    Fairy Tales Land, jadis...


    Ainsi le dernier arrivé se tape un défi ? Sans problème, heureusement que Grégoire aimait jouer et qu'il n'était pas trop mauvais perdant. Puisqu'il se faisait battre à chaque coup. À croire qu'il aimait bien relever un défi...surtout quand c'était moi qui le trouvais. Il n'allait pas être déçu du voyage. Nous étions finalement arrivés jusqu'à la clairière où nous passions le plus clair de notre temps. Enfin, j'y étais arrivée la première ! C'était en quelque sorte notre terrain de jeu...qui a dit qu'on ne pouvait plus s'amuser même à dix-huit ans ? Ma mère me trouvait trop immature, mais moi je voulais simplement profiter de mon insouciante jeunesse...surtout que j'étais loin de me douter de ce qui se passerait dans ma vie quelques années plus tard. Bref. Gregoire prétendait ne pas avoir triché, mais prendre de l'avance en sachant pertinemment que j'allais gagner...excuse nulle d'un homme prétentieux, à mon avis ! Mais je ne pus m'empêcher de rire à ses propos, et de lui tapoter l'épaule.

    « Allez va, une prochaine fois !...ou pas (a) et donc, si nous reparlions de ce défi ? Je te vois bien faire le tour de la clairière à cloche-pied, sans tricher, sans magie ! »

    Et oui, je sais je suis sadique. Cela commençait déjà à cet âge-là. Je ne compris pas trop pourquoi il me somma de m'arrêter. J'hausse un sourcil, les mains sur les hanches. Hmm...il voulait simplement m'expliquer quelque chose à propos de la magie. Gregoire voulait me l'apprendre...mais prétendait que j'étais encore trop jeune. Et bien ça ! En disant de plus que j'étais petite ! Quelle crapule...Je lui répondis d'une traite :

    « Héé ! Tu me prends pour une gamine ? Je suis très bien capable d'apprendre quelques petits tours de magie maintenant ! Après tout...c'est mon anniversaire..Et puis, je suis pas petite ! >.< Je fais 1m64 moi monsieur ! »

    Lui devait bien faire deux têtes de plus que moi...mais c'est un homme ! M'enfin bon, je sais qu'il aime bien me taquiner, alors je ne vais pas prendre la mouche. Je lui pince simplement le ventre, et toc ! Sans vouloir qu'il aille au bout de sa phrase concernant les grands...Bref, hein ! Mon ami était d'avis d'arrêter là ces discussions et de commencer à manger. Après tout, c'était pour ça que nous étions venus à la base...et cette chevauchée m'avait donnée faim. Oh oui pour sûr qu'on va s'éclater ! Les yeux écarquillés, impressionnée, je regarde Gregoire installer le pique-nique en un bref geste de la main. Étonnante la magie, des fois. J'aimerais bien apprendre à faire ça, mais uniquement. Je ne veux pas y prendre goût à des fins plus noires, comme celles de ma mère. Toutefois, je n'avais pas oublié ce qu'il me devait, et je ne me privai pas pour le lui rappeler.

    « Hep hep mon vieil ami ! Avant de manger, tu dois d'abord relever le défi ! Sinon je t'en donne un autre si tu refuses (a) et plus sadique ! »

    Ainsi, je me pose dans l'herbe et commence à grignoter quelques trucs, en attendant de voir si il allait enfin faire le tour de la clairière à cloche-pied.



    Storybrooke, Maine, présentement...


    Ici, à Storybrooke, les choses ne se passaient pas comme elles se passaient avant avec Gregoire...il n'avait aucun souvenir de moi, et j'étais devenue une femme mal-aimée de tous et passant pour la plus froide et méchante de la ville. Bon, ce n'était pas entièrement faux. Mais je n'arrivais pas à agir avec Gregoire comme avant. C'était frustrant. Sauf que d'un côté, je ne pouvais pas pleinement lui pardonner de m'avoir lâchement abandonnée et de m'avoir traitée comme il l'a fait, alors que je me remettais à peine de la mort de Daniel, et que je savais que ma vie serait ratée et malheureuse en étant obligée d'épouser un vieux croûton. Uniquement pour répondre aux désirs de ma mère...Gregoire n'avait pas choisit le bon moment pour me sortir mes quatre vérités. Et maintenant ? Si il recouvrait la mémoire, recommencerait-il à me maltraiter, comme tous les autres ? Tant de questions qui ne pourront pas être résolues. Malgré moi, je tenais en la compagnie de Raspoutine...j'avais passé trop d'années seule. J'étais contente de retrouver un ancien ami, même si je n'étais pas sûre que nous étions encore amis, quand il m'a laissée. Bref, j'étais perdue. Et pourtant, j'avais quand même accepté de le raccompagner étant donné que je n'arrivais pas à joindre les garages les plus proches. Gregoire embarqua alors dans la Mercedes noire. Je lui demandai où il habite, mais il ne put me répondre...j'hausse un sourcil, peu convaincue. Puis finalement, il me demanda de le déposer au centre ville et qu'il allait se débrouiller. J'hausse alors les épaules sans répondre, me contentant d'allumer le contact puis de démarrer, pour nous rendre effectivement au centre ville. Tiens donc, Gregoire semblait avoir des trous de mémoire. Rien d'étonnant à vrai dire...mais je ne préférais pas me mêler à cette conversation, que je le laissai achever seul. Je divaguais dans mes pensées...jusqu'à ce qu'il me demande de m'arrêter. Ce que je fis. Nous étions alors devant le Rabbit Hole. J'écarquille un peu les yeux.

    « Le Rabbit Hole ? C'est sûrement le bar le plus mal fréquenté de Storybrooke...que de racailles, de drag queens...à ta place, je ne m'y risquerais pas. »

    Élégante façon d'insinuer que je ne voulais pas qu'il aille là. Sa mémoire était fragile, son état était fragile...il allait se faire agresser là-dedans. Bigre ! Étais-je en train de me faire du soucis pour lui ? Peut-être un peu...en ce qui me concerne, je pose un pied là-dedans et je me fais assassiner. Surtout, je fréquente que les lieux chics. Je passe pour avoir un goût raffiné, et j'y tiens beaucoup. Je me crispe un peu, serrant un peu le volant entre mes mains, et regardant par la fenêtre opposée à lui.

    « En fin de compte...J'aimerais bien que tu...restes avec moi. »

    C'est seulement là que je réalisai ce que je venais de dire. Les yeux baissés vers mes pieds, je tentais de masquer la légère gêne qui me montait soudain aux joues...



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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Mar 30 Juil - 22:23







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-Je t'apprendrai si tu es sage ! Et dis-moi, que souhaites-tu faire après ce mémorable festin ? Profite que je sois à tes ordres aujourd'hui, ça ne durera pas...

Dans le fond, j'osais naïvement espérer qu'elle avait oublié ma cuisante défaite et le défi que j'étais censé réaliser. Mais je n'avais pas affaire à n'importe qui et je l'avais compris bien malgré moi. Même le sublime festin que je lui avais offert en claquant des doigts ne semblait suffir. Je savais pertinemment que pour satisfaire mademoiselle, il fallait que je me plie à ce défi bien stupide.

-Hep hep mon vieil ami ! Avant de manger, tu dois d'abord relever le défi ! Sinon je t'en donne un autre si tu refuses (a) et plus sadique !

-Tu es sérieuse là ? Tu veux que je fasse le tour de la clairière, à cloche pied ? Tu m'expliques l'intérêt si ce n'est pour que tu te payes de ma tête ?

Oui nous fonctionnons ainsi et je savais que je devais accomplir ce défi, tel était le deal. Et il en va de sois que sans magie, ridicule je serais. Je prie sur moi et m'armant de courage je me préparais enfin à exécuter au mieux le défi lancé. Je pris une grande inspiration, feignant de me préparer à un exercice sportif physique.

-Regarde et prend de la graine jeune demoiselle!

Je lui fis la révérence et m'attela à la tâche, ainsi je commençais à faire le tour de la clairière à cloche pied. Les premiers pas furent laborieux, mais très vite je pris confiance et ce qui devait arriver, arriva. Trop fier je perdis l'équilibre et offrit à Regina, une chute mémorable. Je l'entendais déjà rire aux éclats. Dépitais, je fis le chemin inverse et rejoignit mon amie sur la nappe que j'avais fais apparaître quelques minutes auparavant

-Ah ah, très drôle ! Tu savais que j'allais me prendre un beau gadin!

Elle continuait de rire aux éclats. Comment pouvais-je la blâmer ? Sa vie n'était pas facile et ce genre d'escapade lui faisait surement beaucoup de bien. Je lui souris, puis le sourire laissa place à un rire qui se transforma en fou rire. Les secondes s'égrenèrent sans que notre fou rire ne s'estompe, nous nous allongeâmes alors sur la nappe et peu à peu les éclats de rire cessèrent.

-Et avec Daniel, ça se passe bien ?


A STORYBROOKE

« Arrête-toi là ! ça ira ! »

Grégoire n'avait pas pesé le pour et le contre de ses paroles, il ne connaissait pas non plus la sordide réputation du Rabbit Hole et que dire de plus à part qu'il se fichait de ce qui pouvait lui arriver. Il ne quittait pas des yeux les néons écarlates de l'établissement qui de nuit, paraissait tellement glauque.

« Le Rabbit Hole ? C'est sûrement le bar le plus mal fréquenté de Storybrooke...que de racailles, de drag queens...à ta place, je ne m'y risquerais pas. »

Au moment où Regina proféra ses paroles, Grégoire avait posé sa main sur la poignée et était prêt à sortir pour rejoindre l'entrée du bar. Mais il fut retenu par la saisissante inquiétude qui émanait de Regina, cette dernière enchaîna

« En fin de compte...J'aimerais bien que tu...restes avec moi. »

Elle se rendit alors compte, mais trop tard, de ce qu'elle venait de dire. Honteuse, elle baissa les yeux. Grégoire se figea, il serra la mâchoire et tourna doucement son visage vers la conductrice. Il s'approcha, lui prit le menton du bout des doigts et avança son visage vers le sien. Il hésita peut-être une voir deux secondes et sans plus attendre et sans se poser plus de questions, il posa ses lèvres sur celles de Madame le Maire. Lorsque leurs deux bouches entrèrent en contact, il fut assaillit par un flot d'images ce qui eut pour effet de stopper l'action qu'il avait entrepris


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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Jeu 1 Aoû - 22:15

    Fairy Tales Land, jadis...


    « Et bien puisque je suis toujours sage, pourquoi ne pas commencer mes cours de magie dès la fin du pique-nique ? »

    En voilà une idée, qu'elle est bonne. J'aimerais pouvoir apprendre à défaire les sortilèges de protection de ma chère mère. D'ailleurs, je me demandais quand est-ce qu'elle se rendrait compte que je ne suis plus dans ma tour...si elle le découvrait, j'allais probablement me prendre un sacré savon. Mais je préférais ne pas y penser. J'étais trop occupée à admirer mon cher ami Grégoire à faire le tour de la clairière à cloche-pied, comme convenu. Pendant ce temps, je commençais déjà à grignoter. Amusée, je le regardais faire, il avait l'air d'une sacrée andouille. Puis, ce qui devait arriver arriva, naturellement. J'éclate alors de rire en le voyant finir par se prendre une magistrale et mémorable gamelle. J'avais basculé en arrière dans l'herbe tellement j'étais écroulée de rire. Et le pire dans tout ça, c'est que Grégoire n'abandonna pas. Il se releva, puis essaya de continuer, mais le résultat ne fut de nouveau pas glorieux et il tomba de nouveau, ce qui suscita de nouveaux éclats de rire de ma part. J'en eus presque envie de faire pipi tellement je riais ! J'en avais les larmes aux yeux. Finalement, Grégoire finit par abandonner et revint vers moi. Comment pouvais-je lui avouer qu'en effet, je savais pertinemment qu'il allait se prendre une gamelle.

    « Hmm...oui je le savais, d'où le défi n'est-ce pas, je sais que tes capacités physiques laissent à désirer ! »

    Fis-je en riant de nouveau. J'aimais bien me moquer de lui. M'enfin, la plaisanterie avait assez duré. À présent nous pouvions enfin savourer toute cette nourriture qu'il avait fait apparaître. Voilà bien une chose en magie que j'aimerais bien apprendre aussi ! Mais nous étions revenus à une conversation plus sérieuse. Grégoire me demanda des nouvelles de ma relation avec Daniel...oh et bien, il n'allait pas être déçu. Mes joues avaient légèrement rosie.

    « Oh...^^ et bien c'est-à-dire qu'hier soir on s'est vus et...enfin, comme j'allais avoir ma majorité, je me sentais prête. Lui l'était probablement depuis plus longtemps, mais pour officialiser d'avantage notre relation, on a franchit le cap ! Oh oui on l'a fait...de longues heures durant ! C'était...wahou ! »

    Bon bah voilà, j'étais en train de déballer cette partie très intime de ma vie à Grégoire. Bizarrement je n'avais au aucun mal. Après tout, il était ami de longue date, et on pouvait tout se dire.

    « Ça fait bizarre de te dire tout ça, c'est assez...intime ! ^^' »


    Storybrooke, Maine, présentement...


    Alors que bon nombre d'années avant, au même moment, j'avais avoué ma première fois à Grégoire et que nous étions plus proches que la Terre et la Lune, ce soir-là dans le présent était bien différent. Le seul ami que je n'avais jamais eu était sur le point d'aller passer sa soirée dans le bar le plus mal fréquenté de ma ville, et moi je devais ainsi m'apprêter à rentrer chez moi et rester toute seule, comme d'habitude. Pourtant, malgré le fait que je ne pouvais pas totalement pardonner à Grégoire ce qu'il m'avait fait il y a longtemps, il restait quand même mon ami, après tout...les amis se pardonnent tout...bien que dans mon cas, j'ai toujours été très rancunière. Mais ce soir, j'avais besoin de compagnie. Peut-être que je n'aurais pas dû me passer autant les nerfs sur lui quand il est arrivé. J'étais comme ça...si Grégoire se souvenait de ce que je représentais vraiment pour lui, il aurait comprit et ne se serait pas emporté à son tour. Cependant, il eut un juste plutôt troublant. Il n'avait pas quitté la mémoire, mais m'avait doucement attrapée le visage. Durant quelques secondes seulement nous nous étions regardés droit dans les yeux, moi la bouche entre-ouverte, me demandant ce qu'il voulait dire, ou faire. Ma réponse ne tarda pas à venir, puisque les lèvres de mon ami vinrent se coller contre les miennes. Instant bref où je pus sentir mon cœur faire un bond dans ma poitrine, et mes yeux s'écarquiller légèrement par son geste. Grégoire ne s'attarda pas, il recula rapidement, et je fis de même, un peu sous le choc. Bizarrement, lui aussi avait l'air sous le choc.

    « Grégoire ? Mais...mais enfin qu'est-ce qui t'a pris ? »

    Je ne sais pas pourquoi, mais une vieille scène de jadis me revint à l'esprit. Il m'avait semblé entendre ma mère une fois, discuter avec un homme dont je ne peux me rappeler le visage. Mais ce dernier ne semblait pas apprécier la proximité de son fils, et de moi, ayant peur que ses sentiments envers moi grandissent d'avantage. Non...ça ne pouvait pas être ça.

    « Tu...tu es bizarre. » qu'avait-il bien pu voir ?



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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Ven 2 Aoû - 12:33







Jeux d'enfants









GregoireRegina




Jadis, dans le Royaume...

« Hmm...oui je le savais, d'où le défi n'est-ce pas, je sais que tes capacités physiques laissent à désirer »

« Ah ah, très drôle ! Tu savais que j'allais me prendre un beau gadin ! » rétorquais-je légèrement vexé de n'avoir su réaliser sans échec le gage lancé...

Ainsi je pris place à ses côtés, le vent souffla légèrement, le soleil se découvrit sous l'épais manteau nuageux et le ciel retrouva ses couleurs. Ainsi, nous nous retrouvions là, en pleine nature, allongés sur une nappe de soie où trônait quelques friandises et autres délectations. Les mains derrière la tête je fixais le ciel. J'attendais ainsi que les éclats de rires de mon amie, s'amoindrissent pour lancer, bien malgré moi un nouveau sujet de conversation

« Et avec Daniel, ça se passe bien ? »

Daniel ! Le garçon d'écurie. N'était-ce pas ironique cette histoire ? Andrea était cavalière et nous nous étions rencontré de la même façon que Daniel et Regina, sur des chevaux. Je n'ai rencontré cet homme qu'à de rare occasion, mais de ce que j'en ai vu je ne peux douter de son honnêteté. Comment pouvait-on douter de la sincérité d'un garçon d'écurie ? Mais je ne pouvais m'empêcher de rester sur mes gardes, prêt à me manifester si besoin était.
Regina était et restera à mon sens, l'une des personnes les plus importantes dans ma vie et je ne pourrais supporté de la voir souffrir surtout si la cause de cette souffrance est un homme. Etais-je donc trop protecteur avec elle ? A ce que je sache, elle n'a jamais agit de la sorte quand par le plus grand des hasards j'évoquais Andrea. Mais l'avais-je évoquer autant de fois, qu'elle n'avait évoqué Daniel ? Surprit par de telles pensées, je tentais de dissimuler au mieux mon trouble, espérant vite éluder le sujet. Je pris un peu de nectar et le porta à mes lèvres, c'est alors que Regina décida de répondre à mon anodine petite question.

« Oh...et bien c'est-à-dire qu'hier soir on s'est vus et...enfin, comme j'allais avoir ma majorité, je me sentais prête. Lui l'était probablement depuis plus longtemps, mais pour officialiser d'avantage notre relation, on a franchi le cap ! Oh oui on l'a fait...de longues heures durant ! C'était...wahou ! »

Mon estomac se contracta, mon coeur se serra. Jamais encore je n'avais éprouvé une telle sensation. Quelque chose en moi c'était fêlé, la douleur était étrange et n'avait lieu d'être. J'essayai au mieux d'être impassible à ces révélations au combien intimes, j'aurais préféré ne rien entendre... tout aurait été tellement plus simple si ces mots n'étaient jamais sorti de la bouche de Regina. Oui tout aurait été simple, ce qui devait être aurait continué à perdurer...Pourquoi avais-je posé la question ? Pourquoi ? Je m'en voulais d'avoir tendu une perche à Regina...

« C'est un cap important que vous avez franchis alors. C'est super, votre histoire prend son sens... » me contentais-je de dire en essayant de ne pas me trahir.

« Ça fait bizarre de te dire tout ça, c'est assez...intime ! »

Je détournais le visage du ciel pour la regarder et lui sourire

« Je suis ton ami, tu sais que tu peux tout me dire. Je ne te jugerai jamais, je suis ton oreille attentive. Bon aller on change de sujet, tu as bien mérité un cours particulier »

J'avais vite éluder le sujet, j'avais moi-même du mal à comprendre ce qui venait de se passer, du-moins je cherchais à m'en convaincre, c'était plus simple ainsi...

« Aller debout madame ! Ca n'est pas en restant assise que tu vas apprendre à dompter les forces magiques. » lui dis-je en lui souriant. En guise de défit elle resta assise et joua la fille capricieuse comme elle savait si bien le faire.

« Très bien, j'ai compris mademoiselle Mills » dis-je en me mettant à sa hauteur « Vous ne me laisser vraiment pas le choix. » Je savais comment remédier à cela. Régina était une belle tête de mule, mais elle était aussi chatouilleuse, excessivement chatouilleuse. Je me précipitais ainsi sur elle et commença l'enfantine torture

« Alors ? ! »

Elle se débattait comme elle pouvait tout en riant aux éclats. Je lui pris les poignets d'une main et continua à la chatouiller de l'autre. Elle ouvrit les yeux et cessa de rire, j'étais au-dessus d'elle, nos regards se croisèrent et je compris aussitôt qu'il fallait que je reprenne ma place. Je me levais donc, prenant soin de lui tendre la main, afin de l'aider à se relever à son tour

« Aller, faut qu'on s'y mette » dis-je avec une certaine distance...[/font]

Storybrooke, Maine...

« Grégoire ? Mais...mais enfin qu'est-ce qui t'a pris ? »

Il ne répondit pas de tout de suite. L'homme était sous le choc et cherchait à reprendre ses esprits. Il se frotta les tempes, puis le visage.

« Tu...tu es bizarre. »

« Je suis désolé, justement je ne sais pas ce qui m'a pris... » dit-il d'une voix basse
« Mais...je me souviens...Ton anniversaire, la course de chevaux, le défis, toi et Daniel... Je suis désolé... »

Il mit fin à la conversation, pressa la poignée, ouvrit la portière et sortit tout aussi précipitamment de la voiture de madame le Maire. Il leva le visage et vit au loin, magnifiquement éclairé, la Grande Horloge, la mémoire lui revint alors. Il se retourna une dernière fois et lança un regard coupable à Regina qui était restée à son volant. Il la salua d'un léger signe de la main et commença à marcher vers le centre-ville pour regagner son appartement.

Mains dans les poches, il marchait sur le trottoir, l'esprit encore ailleurs. Il se sentait coupable d'avoir pris Regina au dépourvu, coupable de l'avoir embrassé, mais surtout coupable, d'avoir l'espace d'un instant, aimé ça. Il se mit alors à douter des liens qu'il avait avec Madame le Maire...

Il regagna son appartement en moins de cinq minutes. Il passa la clé dans la serrure, poussa la porte du bout du pied et la ferma de la même façon. Il avança vers son répondeur, pressa l'enregistreur du bout des doigts et constata sans grande surprise qu'il n'avait aucun message. Il posa ensuite ses clés sur la table, se servit un verre de whisky et se laissa tomber sur le canapé. Il repensa à ce qui venait de se passer et ne pouvait s'empêcher de s'injurier tout en fermant les yeux et serrant les poings. Mais les images qui étaient venues à lui en embrassant Regina, ne le quittait pas. Tout semblait si étrange. Pourquoi les souvenirs étaient-ils revenu de cette façon et pourquoi maintenant ? Il prit son verre qu'il avala cul sec, dehors la pluie tombait abondamment...

« Et voilà ! Comment se retrouver tout seul !»


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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Mer 7 Aoû - 16:29


    Fairy Tales Land, jadis...


    En effet c'était un peu étrange d'avouer à un autre garçon ce qu'il s'était passé entre Daniel et moi, après tout c'était très intime et plutôt très explicite, je n'étais pas passée par quatre chemins. Grégoire m'avait semblée bizarre, je l'avais peut-être froissé en disant ça ? Après tout, cette époque moyen-âgeuse était plutôt conservatrice. Peut-être était-il choqué d'entendre ça alors que je n'étais même pas encore mariée. Pourtant, il savait que je n'avais jamais respecté les règles instaurées par ma mère et que j'avais toujours voulu ma liberté. Heureusement, Gregoire m'avait soulagée, me répondant que je pouvais tout lui dire et qu'il ne me jugerait pas. Je porte alors une main à mon coeur.

    "Ouf ! Pendant quelques secondes j'ai eu peur de te froisser. Je suis tellement amoureuse, si tu savais ! Un jour, nous nous enfuirons tous les deux loin de Mère Mills ! Elle m'épuise, j'en peux plus de me cacher."

    Seulement, Grégoire sembla quand même vouloir changer de sujet. Il me proposa de commencer les leçons de magie. Pour l'embêter, je restai assise au sol, lui lançant un regard de défi comme si je savais si bien le faire. Mon ami prit alors son air de professeur sévère, mais finit par capituler. C'était moi la plus forte à ce petit jeu. Quoique, j'ai parlé trop vite, car devant mon entêtement, Grégoire ne trouva rien de mieux que les chatouilles pour me faire capituler. Je ne pus tenir bien longtemps avant d'éclater de rire. Les larmes aux yeux, me tordant de rire, j'essayais tant bien que mal de le repousser en essayant d'articuler :

    "Aah...Aaah noon ! Pas çaaaa !"

    Et pourtant j'étais belle et bien aux prises avec lui. Jusqu'à ce que ce petit jeu m'amuse moins, lorsqu'il se mit sur moi en continuant de me chatouiller, et m'empêchant de bouger les bras en me tenant les poignets. J'écarquille alors les yeux par ce geste, réalisant que nous n'avions encore jamais été si proches physiquement, et la situation me troubla légèrement. Mais Grégoire sembla avoir réalisé également, puis m'avait doucement lâchée en se relevant. Il me tendit la main pour que je me relève également avec son aide, puis nous reprenons notre sérieux. Après ça, je n'étais plus vraiment d'humeur à jouer les têtes de mule.

    "Oui, allez ! Par quoi on commence ? Mais je ne suis pas sûre d'être très douée en magie hein >.<"


    Storybrooke, Maine, présentement...


    Un simple échange de lèvres qui pourrait avoir de lourdes conséquences. Pour moi, cela ne signifiait rien de particulier, à part une gêne incommensurable. Mais pour lui, c'était bien plus que ça. Je le trouvais étrange, mais à ce moment-là il m'avoua avoir eu des relans de souvenirs juste en ayant posé ses lèvres sur les miennes. J'écarquille alors les yeux, le bouche légèrement entre-ouverte, toujours. Un anniversaire, Daniel, le défi, la course de chevaux. Mon Dieu, il se rappela de tout ça. Pourtant...je venais juste d'avoir dix-huit ans, même moi je ne repensais plus à tout ça depuis un moment. Et puis, ces souvenirs revinrent également à mon esprit. Pourquoi, pourquoi s'était-il précisément rappelé de ça en m'ayant juste embrassée pendant deux secondes ? Je me souvins alors de la légère gêne qu'il avait éprouvé quand je lui avais avoué ma première fois avec Daniel. Il ne s'agissait quand même pas ?...non, je vais sans doute chercher beaucoup trop loin. Le plus embêtant...si il commençait à retrouver la mémoire, que se passerait-il ensuite ? Les pensées liées à la malédiction qui flanche se mêlées à toute vitesse dans mon esprit. Tandis que j'étais trop occupée à méditer, Grégoire avait quitté ma voiture depuis un moment et ne s'était pas dirigé au Rabbit Hole, mais sur le chemin inverse. Se souvenait-il d'où il habitait ?

    "Merde..."

    C'est le cas de le dire, oui. Je ne pouvais pas le laisser filer sans avoir eu plus d'informations sur ce qu'il venait de se passer. Comment, pourquoi ? Je ne comprenais pas. Il fallait que je comprenne, que je mette les choses au clair. Je démarre alors la voiture, bien décidée à rejoindre Grégoire. Faisant un demi-tour, je ne le perds pas de vue jusqu'à ce qu'il finisse par arriver chez lui, visiblement. Je gare la voiture non loin de là, puis me dépêche d'essayer de le rattraper. Mais évidemment, courir en talons ce n'était pas facile. C'était plutôt trottiner...ce que j'avais l'air cloche.

    "Grégoire attends !"

    Trop tard. Il venait de franchir le pas de sa porte. Je suis arrivée trop tard...je m'arrête alors devant la porte. La pluie recommence à tomber drue et je n'ai rien pour me couvrir la tête. Je déglutis, frappant timidement à la porte, alors que j'étais déjà quasiment trempée.

    "Ouvre-moi Grégoire...tu ne peux pas me quitter comme ça, il faut qu'on parle de ce qu'il vient de se passer...S'il te plaît !"

    Le mot magique de la fin, qu'il était rare d'entendre de ma bouche...encore une fois, j'espérais que personne n'avait vu la scène. Bizarrement, je me fichais pas mal des autres, présentement...



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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Mer 7 Aoû - 23:13







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« Je suis ton ami, tu sais que tu peux tout me dire. Je ne te jugerai jamais, je suis ton oreille attentive. Bon aller on change de sujet, tu as bien mérité un cours particulier »

« Ouf ! Pendant quelques secondes j'ai eu peur de te froisser. Je suis tellement amoureuse, si tu savais ! Un jour, nous nous enfuirons tous les deux loin de Mère Mills ! Elle m'épuise, j'en peux plus de me cacher. »

Elle, qui venait de se livrer à moi, se trouva rassurer lorsque je lui offris ces quelques paroles. Moi, jamais je n'avais évoqué de tels sujets avec elle. Etais-je gêné ? Non, loin de là, mais comment donc aborder un tel sujet ? Nous avons beau être proche, jamais cela ne m'étais venu à l'esprit. Peut-être aurai-je du lui parler d'Andrea, cela m'aurait délesté d'un poids sur la conscience. Il n'est jamais facile de vivre pleinement un amour en secret.

Une seconde, une seule seconde. Ce lapse de temps fut suffisant pour me désarçonner complètement et faire naître en moi des sentiments dont je n'avais, jusqu'alors, aucune connaissance. Des sentiments ? Suis-je dingue ? On se connait depuis toujours, bien-sûr que j'éprouve des sentiments pour elle. Alors pourquoi je ne peux m'empêcher de me sentir coupable ? Pourquoi j'ai cette voix dans ma tête, qui ne cesse d'alimenter le feu naissant en moi ?

Lorsque nos deux regards se sont croisés, j'ai compris bien des choses. J'ai compris que le temps sur nous a exercé son emprise, j'ai compris que nous n'étions plus des enfants... Oui, en un regard j'ai compris bien des choses, mais j'ai aussi découvert qu'il n'y avait pas une seule, mais deux femmes dans ma vie..
Après notre relative proximité, je repris le contrôle et me leva tout en aidant Regina à en faire autant. J'étais déjà ailleurs, mais l'avait-elle remarqué ? Son sourire et son regard me restaient en tête, comme les accords d'une mélodie qui ne quitte jamais votre esprit...

« Oui, allez ! Par quoi on commence ? Mais je ne suis pas sûre d'être très douée en magie hein »

« Je t'ai jamais parlé d'elle ? »

Oulà  je m'oriente sur une piste glissante ! Mais que suis-je donc en train de faire là ?

« Non enfin bref, parlons magie, c'est une meilleure idée. Mon père pense que ce qui s'éloigne de la magie, n'est que futilités. Avec ça je ne suis pas près de vivre ma vie...Moi je veux partir, fuir, m'en aller loin, sans jamais me retourner »

Storybrooke, Maine...

C'est dénué de toute motivation, que Grégoire regagna son appartement en centre-ville. Certes les lieux étaient loin d'être aussi somptueux que les colonnes victoriennes de la demeure de son amie, néanmoins, il n'en était pas peu fier. En effet il était à l'origine de l'entière rénovation de ce vieil entrepôt devenue à présent un agréable studio à trois étages.

L'étage inférieur laissait entrevoir les vestiges d'un vieil ascenseur qui ne fonctionnait plus, depuis bien longtemps. A gauche l'on pouvait apercevoir l'escalier menant à l'étage du dessus.
Comme l'appartement de Mary-Margareth, celui de Grégoire, possédait une cuisine ouverte sur la grande salle à vivre où se trouvait un canapé en cuir. La bibliothèque conséquente, avait ainsi prit la place de la télévision. Les murs étaient en pierre et le plancher grinçait bien évidemment. Près de la cuisine se trouvait un petit escalier qui permettait d'atteindre le dernier étage où se trouvait, logé dans les combes, la chambre de Grégoire. L'endroit était atypique et très original. En effet une bibliothèque murale épousait la forme des combes et encadrait la porte. Ainsi l'on passait au travers d'innombrables livre pour pénétrer la chambre...

ça donne ça à peu près :
 

Grégoire vida à nouveau le verre emplit du liquide ambrée puis il quitta le canapé, monta les escaliers en bois et rejoignit la salle de bain. Il retira sa veste, puis son tee-shirt et se retrouva torse nu devant le miroir. Il se baissa, alluma le robinet et se mouilla le visage. Dehors la pluie tombait avec véhémence et le vent soufflait avec force. Les souvenirs ne quittaient pas la tête de Grégoire qui s'en voulait d'avoir laissé Regina en plan. Il entendit alors quelqu'un tambouriner à l'extérieur. Il ne prit ni la peine de s'essuyer le visage, ni la peine d'enfiler son tee-shirt et serviette sur l'épaule il descendit les deux étages pour rejoindre la porte centrale.  Elle était bien là, face à lui, trempée jusqu'aux os et grelottant. Ses cheveux noirs corbeaux, ruisselaient d'eau. Lui était torse nu, le torse légèrement bondé et les abdos saillants.

« Entre ! Ne reste pas dehors ! »

Il s'écarta pour la laissé entrer. La jeune femme souffla et entra enfin au sec.

« T'es trempée ! Tiens ! » Dit-il précipitamment en lui tendant la serviette qu'il avait encore sur l'épaule.

« Ne reste pas là ! Viens ! »

Il l'a prit par la main et l'entraîna vers les escaliers. Après avoir monté une dizaine de marches, les deux amis regagnèrent l'étage principal tamisé par le lampadaire halogène

« Assis-toi dans le canapé, je vais aller chercher une couverture à l'étage »

Il l'a laissa ainsi dans la pièce à vivre et monta dans les combes pour aller chercher une couverture, il en profita au passage pour se prendre un pull qu'il enfila tout en descendant les marches.

« Tiens ! Tu veux boire quelque chose ? »

© Méphi.


[/b]



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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Jeu 8 Aoû - 22:03


    Fairy Tales Land, jadis...


    J'étais plutôt rassurée de voir que Grégoire n'était pas froissé par ma révélation, cependant sa réaction m'avait semblée toujours aussi étrange. Pourquoi avais-je l'impression que même si il prétendait être mon ami et que je pouvais me confier à lui sans avoir peur, il n'avait pas l'air dans son assiette ? Je reconnais qu'une drôle de pensée m'avait traversée l'esprit à ce moment-là. Pouvait-il s'agir d'une petite jalousie ? Après tout, l'amitié entre les filles et les garçons, aussi sincère soit-elle, pouvait entraîner parfois quelque jalousie. Comme si...l'un voulait protéger l'autre et voulait le garder pour soi. En ce qui nous concerne, cela pouvait peut-être le cas de Grégoire. Après tout, il était plus vieux que moi, et nous nous connaissons depuis si longtemps. Il est mon seul ami, et le premier homme qui subsistait dans ma vie avant l'arrivée de Daniel quelques années plus tard. Peut-être qu'il n'aimait pas trop qu'un autre homme ait prit une place importante dans ma vie mis à part Grégoire, qui n'aurait pas voulu partager sa place. Enfin...je cogitais là-dessus mais ce n'était qu'une supposition. Toutefois, son regard dans le mien quand il s'était mit sur moi, m'avait fait réfléchit à tout ça. Et, me mordant légèrement la lèvre, j'eus bien envie de lui demander...ce que je fis d'ailleurs.

    "Je sais pas pourquoi...t'as l'air bizarre, Greg'."

    Je ne savais pas si j'avais bien fait de lui dire ça. On verra bien. En attendant, il serait peut-être temps de continuer, ou plutôt de commencer les cours de magie ? Cela nous permettrait de penser à autre chose, chacun de notre côté. Alors que je me tenais prête, Grégoire ne semblait pas l'être, puisqu'il me demanda si il m'avait déjà parlé d'"elle". Elle ? J'hausse un sourcil curieux. De quoi, ou plutôt de qui voulait-il parler ? Puisque je lui avais parlé de Daniel, peut-être désirait-il me parler à son tour de la femme de sa vie. C'était probablement ça, ainsi j'étais plutôt déçue que toute ma théorie sur la jalousie tombait à l'eau. Ce n'était pas du tout ce que je pensais. Enfin si, mais c'était de mon côté cette fois-ci. Alors Grégoire avait une autre amie que moi. Plutôt logique après tout...il vit en Russie, dans les contrées glacées loin d'ici. Cela paraissait normal qu'il n'ait pas que moi dans sa vie étant donné que nous vivions assez éloignés l'un de l'autre.

    "D'elle ? Euh...non, jamais je crois. C'est qui ? Ta fiancée ? Et c'est quand qu'on commence les cours de magie finalement ?" fis-je comme si j'étais plus pressée d'apprendre à faire apparaître un gâteau dans ma main, que de l'entendre parler de la fille. Je me demandais bien à quoi elle pouvait bien ressembler...une russe, probablement. Une belle blonde aux yeux bleus ? Tout le contraire de moi, en somme.

    "Ma mère pense que la magie, c'est le pouvoir...et que sans magie on est rien, et qu'on arrivera jamais à rien. De toute façon, tout ce qui l'intéresse, c'est se sentir puissante. Elle pense pouvoir avoir un total contrôle sur tout le monde, pour mener à bien ses plans douteux. Bref."


    Storybrooke, Maine, présentement...


    Je retire rapidement mon long manteau pour le mettre par dessus ma tête avant que je ne sois complètement trempée, mais c'était trop tard. Quel temps aujourd'hui à Storybrooke...pourtant le mois de Juin était sensé d'annoncer plutôt ensoleillé. Un coup de tonnerre résonna même au loin, ce qui me fit sursauter. Au même moment, Grégoire apparut sur le pas de la porte pour m'inviter à entrer...torse nu. Tenue pour le moins étrange avec le temps qu'il faisait dehors. Surprise de le voir arriver comme ça, je ne pris même pas la peine de le remercier pour m'avoir fait entrer, et n'avait pas pu m'empêcher de jeter un coup d'oeil furtif au dessin élégant de ses abdominaux bien tracés sur son torse svelte. Je ne l'avais jamais vu comme ça, même quand nous étions jeunes. Ainsi, les pensées qui traversèrent furtivement mon esprit à la vue de cet homme, ne tardèrent pas à s'évaporer tandis que je retirais mon manteau de sur moi. A l'aide de la serviette de bain que Grégoire me tendit, je réussis à sécher un peu mes cheveux, les mettant en bataille à la sauvageonne. Oh, ils allaient sécher tous seuls, ils n'étaient pas bien longs. Je lui redonne alors la serviette, rejettant mes cheveux en arrière et soupirant un peu. Grégoire prit alors ma main pour m'emmener jusqu'à son appartement. J'écarquille un peu les yeux, surprise par ce geste. Si surprise qu'une fois arrivée en haut, je lui fis lâcher ma main avec une petite moue. Non pas que je me sentais offusquée, mais plutôt pas très à l'aise avec ce genre de contact. Toutefois, je me contentai de faire profil bas, en allant m'asseoir sur le canapé comme Grégoire me l'indiqua, sans rien dire. Une couverture ? J'hausse un sourcil. Il me prenait pour son bébé ou quoi ? Je dois reconnaître que j'étais touchée par toute l'attention qu'il me manifestait présentement, mais je n'avais vraiment pas l'habitude qu'on agisse comme ça avec moi. A vrai dire, personne n'avait osé. Ma prestence, ma fierté de paon et mon perpétuel air sévère et froid n'inspirait que la peur et ne faisait que prouver ma supériorité, si bien que tous me pensaient inaccessible. Et c'est exactement ce que j'aimais représenter. Alors...par son attitude, Grégoire me mettait mal à l'aise.

    Je croise les jambes sur le canapé, profitant de l'absence de Grégoire pour détailler un peu ce qui se trouvait autour de moi. Sympathique ce petit lieu de vie. Un peu étroit à on goût. Il faut dire qu'entre mon ancien château à Fairy Tales Land et mon actuelle demeure à Storybrooke, je ne pouvais me contenter d'un endroit si petit, me concernant. Mais si ça convenait à Grégoire, tant mieux...d'ailleurs, le voilà qui revient habillé, et avec une couverture. Il me la tend, je la prends et la met à côté de moi, en soupirant.

    "Grégoire...on peut savoir ce que tu penses faire là ? Je ne suis pas une petite enfant, je ne veux pas de tes attentions." fis-je d'un air stricte et agacé. Je ne voulais pas le vexer, mais le temps où j'étais une jeunette insouciante de dix-huit ans était révolu.

    "Sers-moi ce que tu as. Mais ce n'est pas pour ça que je t'ai rattrapé. Dis m'en plus sur la vision que tu as eu. Qu'est-ce que tu as vu ? Et ne me mens pas..."

    A vrai dire, j'aurais bien bu un petit whisky présentement...histoire d'oublier un temps soit peu cette regrettable mésaventure.

    "En fait, je prendrais bien un whisky. Un bourbon de préférence, si tu as." Le bourbon est un whisky américain et parmi les plus chers. Je ne buvais que celui-là, habituellement.



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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Mar 13 Aoû - 23:49







Jeux d'enfants









GregoireRegina




Quelques part dans le monde magique...

« Je t'ai jamais parlé d'elle ? »

Pourquoi poser la question alors que j'en connaissais parfaitement la réponse ? Je ne voulais pas m'emmêler davantage, j'étais déjà bien assez troublé, alors autant ne pas en rajouter.

« D'elle ? Euh...non, jamais je crois. C'est qui ? Ta fiancée ? Et c'est quand qu'on commence les cours de magie finalement ? »

L'empressement de Regina me fit sourire. Elle m'amusait et me rassurait, ainsi je pus constater qu'elle était plus enclin à parler magie plutôt que de parler sentiment. Si j'avais su ce qu'il adviendrait de nous par la suite, j'aurai certainement opté pour le sentimental à défaut de magie. Mais à cette époque, nous étions encore jeune et du bon côté de la barrière, rien ne laissait croire que nous deviendrons par la suite de puissants sorciers avides de vengeance.

Je me repris en main et parvient, assez facilement, à changer de sujet, évitant ainsi les complications. Néanmoins, je ne pouvais nier qu'à l'intérieur de moi, une infime pointe de déception se faisait sentir. Peut-être espérais-je un regain de jalousie, un peu plus d'intérêt. Peut-être que je me faisais trop d'idées... Mais pourquoi étais-je donc si gêné par la situation...Oui revenons donc aux fondamentaux. Jamais je n'aurai cru dire ça un jour, mais la magie a parfois du bon pour fuir une situation déplaisante.

« Ma mère pense que la magie, c'est le pouvoir...et que sans magie on est rien, et qu'on arrivera jamais à rien. De toute façon, tout ce qui l'intéresse, c'est se sentir puissante. Elle pense pouvoir avoir un total contrôle sur tout le monde, pour mener à bien ses plans douteux. Bref. »

« Nos parents se ressemblent tellement que ça en devient effrayant non ? Bon aller on va commencer. Tout d'abord, calme-toi. Ne me regardes pas comme ça, je sens ton cœur battre d'ici. Tu dois réduire ton rythme cardiaque. C'est comme lorsque tu prépares un arc avant de tirer. Tu dois trouver une certaine stabilité dans ton bras, un équilibre. Avec la magie c'est pareil, tu dois trouver ton équilibre pour que la flèche atteigne sa cible »

Pour illustrer mon propos je fis apparaître un arc que je fis disparaître tout aussitôt sous le regard admiratif de Regina.

« Tu ne dois rien laissé te perturber »

Je me plaçais juste derrière lui pour lui insuffler mes paroles. Elle ferma les yeux pour se concentrer, ma main frôla maladroitement la sienne. Conscient de ma nouvelle proximité, je pris l'initiative de mettre de la distance et dans mon corps et dans mes paroles

« Concentre-toi sur un objet ! Commence petit ! Visualise le et ... »

« Grégoire ! »

Que dire, à part qu'à ce moment précis, les choses prirent une toute autre tournure. Nous nous retournâmes et nous découvrîmes qu'une magnifique jeune femme brune aux yeux amendes, nous observait. Mon cœur cogna dur, ainsi Regina allait rencontrer Andrea. Je ne pus que constater l'étrange ressemblance physique qui liée les deux femmes qui cohabitaient mon existence

« Andrea...je ... qu'est-ce que tu fais là ? »

« Tu nous présentes ? »

La situation était pour ainsi dire...comique si l'on se place d'un certain point de vue. Mais pour moi l'envie de rire n'était pas d'actualité et je peinais à trouver mes mots...

« Oui... je te présente Regina, mon amie d'enfance...Regina, je te présente Andrea

Mais tout aussitôt, Andrea disparut sous mon regard impuissant. Je compris alors que mon élève était bien plus douée qu'elle ne le laissait entendre. Je savais que Regina avait certaines prédispositions, mais j'en ignorais jusqu'alors le réel potentiel.

« Regina !!! »

Je me précipitais alors vers elle pour la ramener à moi, elle tomba dans mes bras et ouvrit les yeux

"Tu as pénétré mon inconscient et tu as matérialisé ce à quoi je pensais... je suis.. je me sens bien bête, je ne sais pas quoi te dire... Tu as de vraies prédispositions à la magie...mais tu devrais garder ça pour toi... Ta mère pourrait en faire mauvais usage. Je crois qu'on va s'arrêter là et finir le pique nique
[/font]

A Storybrooke...

« Tiens ! Tu veux boire quelque chose ? »

La jeune femme, sortit de ses pensées et posa son acerbe regard sur Grégoire qui debout, se tenait face à elle. Elle décroisa ses jambes et malgré le bien mauvais état de son tailleur « humide », elle gardait sa contenance. Elle prit la couverture tendue par « son ami » et la posa sur le côté sans même prendre le temps de dire « merci ». Un léger soupire quitta sa voluptueuse bouche, Grégoire fronça les sourcils. Regina continua son petit jeu, sur son visage humide, elle laissa entrevoir son air hautain, expression que d'ordinaire elle réservait à ses « chers » concitoyens. Cette attitude commençait à « gentiment » exaspéré Grégoire, qui pour l'instant, restait calme et silencieux face à l'inébranlable et imperturbable Miss Mills, mais il n'avait pas encore joué toutes ses cartes, loin de là
Les hostilités reprirent de plus belle, au plus grand désarroi de Grégoire qui s'était juste montré poli et attentionné envers celle « qui se disait être son amie »

« Grégoire...on peut savoir ce que tu penses faire là ? Je ne suis pas une petite enfant, je ne veux pas de tes attentions. » Dit-elle en arborant à nouveau son air strict et agacé. Elle croisa à nouveau les jambes et en fit de même avec ses bras, marquant ainsi une grande distance entre elle et « son ami »

Grégoire bouillait de l'intérieur, mais il tenait bon et restait calme malgré le regard noir qu'il arborait présentement. Il tourna le dos et rejoignit le plan de travail de la cuisine. Regina le regarda s'éloigner et renchérit sans prendre de pincettes.

« Sers-moi ce que tu as. Mais ce n'est pas pour ça que je t'ai rattrapé. Dis m'en plus sur la vision que tu as eu. Qu'est-ce que tu as vu ? Et ne me mens pas... »

Il prit deux mug et se dirigea vers la cafetière, il prit le récipient et commença à y verser le liquide noir et amer dans les deux mug qu'il avait sortit.

« Ecoute, je suis désolé, je ne sais pas ce qui m'a pris. Je fais n'importe quoi en ce moment voilà tout»

Il prit les deux mug et les plaça dans le micro-onde qu'il alluma sans attendre.

« En fait, je prendrais bien un whisky. Un bourbon de préférence, si tu as. »

Le professeur serra la mâchoire, atteignit le micro-onde et se tourna. De lui cuisine, il lança un regard qui en disait long à Regina. Il avança vers un placard et en sortit deux verres, ainsi qu'une bouteille en verre contenant un liquide ambré. Il avança vers le salon et posa avec fracas le tout sur la table.

« Contrairement à toi, mon salaire ne me permet pas de telles folies. Alors désolé, de ne pas avoir les mêmes valeurs. Tu devras te contenter du whisky bas de gamme de la supérette du coin. C'est tout ce que j'ai et si tu n'es pas contente tant pis, la porte est là ! »

Son attitude l'exaspérait et cette fois, il ne put se contrôler. En colère et frustré il retourna dans la cuisine. Il sortit les deux mug du micro-ondes et les vida dans l'évier.

« Je fais des efforts, j'essaie d'être aimable et gentil avec toi, mais tu ne peux t'empêcher de m'éconduire. Tu veux que je dise quoi ? Que je suis désolé ? Ok dans ce cas je suis désolé. Désolé de t'avoir embrassé, désolé de débarquer à chaque fois, désolé d'être entré à nouveau dans ta petite vie parfaite »

Il se prit la tête et souffla puis il s'approcha et s'assit sur le canapé près de Regina. Il se servit un verre de whisky qu'il but cul sec sans même se soucier de madame le Maire.

« Tu veux que je sois honnête avec toi ? » il n'attendit pas qu'elle réponde et enchérit

« Je t'ai fais du mal par le passé... je pense que ça explique ton attitude, mais le passé, c'est le passé! »

Il posa son verre et lui prit la main, puis il posa son regard sur le sien

« Il y avait cette femme...je me souviens de son visage, elle te ressemblait un peu. Je crois qu'elle s'appelait Andrea, j'étais amoureux d'elle et toi tu aimais... le garçon d'écurie, Daniel.

Il sourit fier de ses progrès, fier d'avoir en sa possession certaine pièce de son puzzle. Mais très vite ses doutes reprirent le dessus et il avoua tout haut, ce que Raspoutine avait pensé tout bas, quelques années auparavant, sans se rendre compte de l'ampleur de ses paroles »

« Je l'ai aimé...mais pas assez... Tout à l'heure, je t'ai embrassé parce que j'en avais envie. C'est dingue mais, j'ai tout le temps envie d'être avec toi. Avec toi je me sens mieux, j'ai l'impression d'être plus fort, d'avoir de l'importance. J'ai envie de te protéger, de te faire sourire, de t'énerver »

Il lui sourit puis remit une mèche de cheveux tombait sur le doux visage de son amie qui n'était pas habituée à tant d'attention. Ils se regardèrent sans rien se dire...Dehors la pluie continuait de tomber avec violence, le tonnerre jouait de ses percussions, s'accompagnant de quelques éclairs. Grégoire s'approcha de Regina, il lui caressa du bout des doigts l'épaule puis enfouis son visage dans son cou, il y posa ses lèvres puis fit jouait habillement sa langue sur sa peau encore humide. Il lui saisit alors le lobe qu'il suça avec sensualité avant d'emprunter une trajectoire invisible qui le mena jusqu'à la bouche de madame le maire, qu'il embrassa avec passion...

© Méphi.





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Dernière édition par Gregoire Radzinsky le Mar 1 Oct - 18:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Jeu 15 Aoû - 22:40


    Fairy Tales Land, jadis...



    Effectivement, j'avais hâte de commencer les cours de magie, même si cela me faisait un peu peur je dois l'avouer. Après tout, j'étais persuadée que c'était à cause de ça que ma mère était devenue mauvaise. Et si jamais je devenais mauvaise moi aussi ? Bon, après tout, apprendre à faire apparaître des gâteaux n'était qu'une simple futilité, insuffisante à me rendre comme ma mère, fort heureusement. D'un côté, si Cora me voyait pouvoir accomplir quelques petites besognes magiques, peut-être allait-elle me considérer moins comme une faible. D'après Grégoire, nos parents avaient l'air de se ressembler sur ce point. Je ne connaissais pas le père de Grégoire, ma mère m'en avait juste parlé furtivement de temps à autre. La vie familiale de mon amie ne devait pas être non plus super géniale visiblement. Enfin bref. Les cours allaient-ils enfin commencer ? Il semblerait que oui. L'évocation de la soit disant "elle" m'avait un peu perturbée tout de même, je devais l'avouer. Pourquoi est-ce que Grégoire ne m'en avait jamais parlé ? Bonne question. J'étais très curieuse de la connaître, rien que de la voir physiquement d'ailleurs. J'y songeais toujours. Puis à côté de ça, mon ami s'était enfin décidé à m'apprendre ses tours. Il m'expliqua tout d'abord une espèce de base, faisant apparaître un arc sous mes yeux émerveillés pour que je comprenne mieux. Ceci dit je n'avais pas besoin d'illustration, j'étais suffisamment intelligente pour comprendre sans image. Ou alors il voulait une fois de plus me montrer ses pouvoirs ? Bref. Après cette petite démonstration, je me reprends et me tiens bien droite, fermant les yeux. Grégoire me dit de ne rien laisser me distraire, ainsi je parviens à faire le vide dans mon esprit, me concentrant sur le seul fait d'accomplir quelque chose en magie. Je ne prête même pas attention à la proximité de mon ami qui s'était glissé derrière mon dos pour me susurrer comment je devais m'y prendre. Je devais me concentrer sur un objet, un seul...seulement je ne savais pas par quoi commencer. Alors, j'utilisai la première idée qui me vint à l'esprit. Je me mis à penser très fort à la fiancée de Grégoire, par simple curiosité. Je ne savais pas à quoi elle ressemblait, j'aimerais le savoir. Mon esprit se mit à faire une fixette sur cette fille, et, sans que je ne m'en aperçoive, une espèce de nuage de fumée était apparu autour de moi. Alors que je ne faisais que me concentrer sur cette mystérieuse jeune fille...cette jeune fille, au bout d'un moment je plissai les yeux en les gardant clos. J'aperçus alors une silhouette dans ma tête, qui prenait de plus en plus forme. Je la vis, alors. Andrea, la fiancée de Grégoire. Cette vision ne dura que quelques secondes, j'étais si focalisée dessus que je n'avais même pas pu capter que je venais de la matérialiser physiquement près de nous, mais que mon ami avait été le seul à la voir. Quant à moi, je me sentis d'un coup très mal...extrêmement faible, comme épuisée. J'entendis vaguement Grégoire crier mon nom, comme si il était loin alors qu'en réalité il était juste à côté. Ne pouvant plus tenir sur mes jambes, je m'effondre, complètement déconnectée de la réalité. Lorsque j'ouvre les yeux, je ne vois que le visage de mon ami, dans les bras de qui je venais de m'effondrer. D'un coup, je refis surface dans la vie réelle.

    "Hein ? Que..que s'est-il passé ? Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai..Je voulais savoir à quoi ressemblait Andrea, et...je l'ai vue dans ma tête et...oh je suis perdue !"

    M'aidant avec Grégoire pour me redresser, je parviens à me remettre sur mes jambes, me tenant le crâne suite à une horrible migraine qui survint d'un coup. Je me mets à gémir de douleur, je dois avouer que j'ai eu une de ces peurs...finalement, je murmure doucement pour moi-même :

    "C'est vraiment trop dangereux la magie..."



    Storybrooke, Maine, présentement...



    Je sentais bien que j'énervais Grégoire avec mes manières. Mais était-ce ma faute ? Par moment je n'arrivais même plus à contrôler mes paroles et ne me rendais pas compte du mal que je pouvais faire autour de moi, étant donné que c'était carrément devenu une habitude d'avoir ce genre de propos. Et puis je me sentais gênée de me trouver ici, dans un environnement que je connaissais pas, chez un homme qui était autrefois mon ami mais qui a eu le malheur de me faire un mal de chien. Il faut reconnaître que je n'avais aucune envie de lui montrer de la sympathie...pour le moment...en fait, je ne savais pas quoi penser. Il avait eu l'air de se souvenir de pas mal de choses, et si c'était le cas, il semblait enclein à vouloir s'excuser. J'étais perdue. Et comme je n'aime pas ça, je jouais la carte de la femme froide et emmerdante. Si il tenait vraiment à se faire pardonner, Grégoire ne me jetterait pas dehors. Il m'avait embrassée ça c'est une chose. Mais notre bref échange de lèvre avait réveillé quelques souvenirs dans son esprit et je tenais à comprendre. Je voulais aussi savoir de quoi de plus il s'était souvenu...Présentement, c'était la chose qui me poussait à être venue jusqu'à chez lui. Tandis que lui de son côté...semblait penser à autre chose. Amusée, je voyais bien qu'il essayait de contenir une certaine colère face à mes imposantes exigences. Un bourbon de toute évidence, il n'avait pas. J'avais bien remarqué son regard noir à mon égard quand il était parti à la cuisine pour nous servir à boire, jusqu'à ce que je lui indique que je souhaitais un whisky. Je soupire un peu, haussant les épaules.

    "Tant pis alors, ce sera un liquide alcoolisé banale." fis-je en parlant du whisky acheté à la supérette du coin. D'accord, c'est vrai que tous les habitants ici ne possédaient pas ma fortune. Mais Grégoire ne se souvenait probablement pas qu'en tant que Reine, on peut se permettre d'avoir des goûts de luxe, c'est tout. "Inutile de t'énerver. Je passe pour avoir un goût raffiné et j'y tiens beaucoup, rien de plus." fis-je de nouveau calmement, ne prêtant aucune attention à son état irrité.

    Avec beaucoup de prestance, j'attrape également la bouteille pour me servir. Sauf que contrairement à Grégoire, j'ai la descence de ne pas le boire cul-sec. J'y trempe seulement mes lèvres, esquissant une petite moue, puis finalement j'en bois une petite gorgée. Bon...ça passera. C'est l'histoire d'une soirée. En attendant, mon "ami" n'appréciait guère mon attitude. Je daigne relever les yeux vers lui, quand il finit par se plaindre que je suis mauvaise avec lui. Nullement atteinte, je ne fais que lui sortir mon regard de Evil queen, sans flancher. Espérait-il obtenir des excuses ? Je ne répondis rien, faisant mine de m'en ficher. Jusqu'à ce qu'il insiste sur un point : ma petite vie parfaite. Allez savoir pourquoi je sentis mon coeur faire comme un bond dans ma poitrine, notamment quand il mentionna Daniel. Grégoire ne s'arrêta pas là. Il avait visiblement décidé d'être honnête...il me sortit tout ce dont il s'était souvenu. D'Andrea, naturellement. Finalement, le regard méprisant de Maire Mills quitta lentement mes lèvres...Je soupire longuement. Pourtant, je ne voulais pas l'interrompre et je restais silencieuse, même si intérieurement je sentis comme une envie de pleurer. Mais, impossible de craquer devant lui, naturellement. Je regardais mon verre sur la table, l'écoutant attentivement. Jusqu'à ce que ses paroles me contraignent de me redresser soudainement, et de plonger de nouveau mon regard dans le sien. Est-ce qu'il venait d'insinuer...? Non...il se rapproche alors de moi, glissant son visage dans me cou. Mon coeur commence à s'accélérer, ainsi que ma respiration...je n'ai pas la force de repousser ses lèvres qui se mettent à dévorer la peau de mon cou, de mon oreille, puis enfin mes lèvres. Un baiser passionné que je partageai avec lui quelques instants. Je faillis me prendre au jeu, mais finalement mes mains se braquent sur ses épaules, pour le repousser légèrement. Encore sous le choc de son geste et de cette déclaration, je le regarde simplement, l'air un peu effrayé et suffoquant.

    "Gr...Grégoire...est-ce que...tu es en train de me dire que, tu es amoureux de moi ?...Depuis le début ?"

    Et oui, tout de même je n'étais pas idiote et j'avais tout de suite compris. Ainsi, les souvenirs de jeunesse me revinrent à l'esprit. Lorsque j'avais évoqué ma première fois avec Daniel, je venais à présent de comprendre d'où la gêne de Grégoire à ce moment-là provenait. Il était simplement...jaloux. Mon Dieu. Qu'ai-je fait ? J'attrape alors mon verre et je le bois cul-sec à mon tour, essayant de reprendre contenance.



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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Ven 16 Aoû - 21:21







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"Tu as pénétré mon inconscient et tu as matérialisé ce à quoi je pensais... je suis... je me sens bien bête, je ne sais pas quoi te dire... Tu as de vraies prédispositions à la magie...mais tu devrais garder ça pour toi... Ta mère pourrait en faire mauvais usage. Je crois qu'on va s'arrêter là et finir le pique-nique
La magie a de nombreux attraits. Tantôt incroyable, elle se veut fascinante par le mystère qui l'entoure. Elle est grande, puissante, suscite toutes les convoitises de bien des personnes...
La magie est une sorte de cadeau du ciel, un don qui pour certain est inné et pour d'autre, le fruit des années de pratique, le résultat de nombreux efforts, la finalité d'une vie parsemées de nombreuses épreuves et d'importants sacrifices. Pour moi la magie, ne représentait pas grand-chose, juste du temps perdu à être enfermé entre les quatre murs de la salle de classe improvisée de mon père. Je ne compte plus les heures, les discours, la théorie, la pratique. Captif des ambitions de mon père, je ne parvenais à m'imposer. Pouvais-je seulement lui en vouloir ? Il n'avait pas eu une vie facile et rêvait d'un tout nouvel horizon pour moi. Cette prophétie qu'on lui avait délivrée, représentait en quelque sorte sa planche de salut, j'étais son espoir... Je ne suis pas né avec la magie, c'est elle qui est venu à moi. Je lui dois beaucoup, le pire comme le meilleur. Je ne serais dire si j'aime ou non la magie, mais je ne peux nier qu'elle est l'origine des deux rencontres les plus importantes de ma vie...
Alors, malgré les épreuves, malgré les sacrifices, ne dois-je pas lui être reconnaissant ?

Mais la magie est à bien des égards, la chose la plus néfaste que je connaisse. Elle est une source insondable de puissance, elle enivre les esprits pour les pervertir. Mon père m'a toujours affirmé avec véhémence que « les esprits faibles n'étaient pas en mesure d'appréhender la magie » Je le regardais alors avec la même fascination qu'éprouve un jeune enfant face à son héros de toujours. Lui n'était pas faible, bien au contraire et je l'enviais pour ça. Il possédait une telle connaissance et une telle force d'esprit. Il y a un peu de ça en Regina et j'ai compris très vite que chez elle, la magie n'était pas un talent qu'il lui faudrait entretenir, elle possédait un véritable don qui lui était inné. Un frisson parcourut mon corps à l'instant même où j'eus compris la chose.

A présent, elle était là, dans mes bras, vidée de toute son énergie. Mes paroles devaient lui paraître si éloignées. Elle était parvenue à entrer en moi, à pénétrer sans mal mes pensées, ce que jamais je n'avais réussi à faire au grand dam de mon père.
« Que...que s'est-il passé ? Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai...Je voulais savoir à quoi ressemblait Andrea, et...je l'ai vue dans ma tête et...oh je suis perdue ! »

J'étais moi-même perdu et désarmé face à ça, je ne savais que répondre. Devais-je lui dire la vérité et tenter de la mettre en confiance, où devais-je mentir pour la protéger ? Je ne pouvais prendre le risque de la voir souffrir et je savais qu'en lui avouant la vérité, ce risque deviendrait réel. Sa mère, si elle prenait connaissance du fait que son « adorable » fille avait franchi un tout nouveau palier dans son « avènement magique », ne lui ferait aucun cadeau et userait de ses capacités sans la moindre hésitation... je le savais et ma certitude n'était pas une prétention, mais une triste constatation. Il y avait entre Cora et mon père, un lien au moins aussi étroit que celui qui nous liait Regina et moi. Nos deux parents se ressemblaient, trop à mon goût.

« Ca va aller ! C'est rien, tu as surement fait un malaise. Respire calmement. Ca va aller ! Tu t'es certainement trop concentré. La magie peut-être dangereuse, je suis désolé de t'avoir poussé... »

« C'est vraiment trop dangereux la magie... »

Elle avait raison là-dessus, mais nous étions encore jeunes et insouciants, pouvions-nous savoir que cette même magie serait à l'origine de notre... « Fin » !

A Storybrooke

La pluie se voulait abondante et le vent redoublait de force. Les gouttes d'eau venaient ainsi frapper avec violences les carreaux de l'appartement. Le temps se démontait avec une telle rage qu'on pouvait encore se demander si le déluge n'avait pas pénétré la ville. Les percussions assourdissantes du tonnerre, s'accompagnaient de quelques éclairs, faisant ainsi cligner dangereusement la lumière de l'halogène. Le ciel menaçant marqué de ses ténèbres l'horizon. Plus personne n'osait sortir à présent, d'une part au vu de l'heure tardive et d'autre part au vu de la non-clémence des éléments. Mais si dehors la tempête sévissait impunément, dans la tête de Grégoire le brouillard terminait d'assombrir ses pensées...

La frontière entre l'amitié et l'amour est parfois mince, tellement qu'il nous ait impossible d'en voir la délimitation... Ainsi dans le passé les choses pouvaient paraître encore plus ambiguë dans l'esprit du mage Raspoutine qui, lors d'une journée ensoleillée, avait prit conscience de la faible délimitation qu'il pouvait y avoir entre ces deux sentiments. Mais aujourd'hui, à Storybrooke, les choses paraissaient tellement différentes et incompréhensible pour Grégoire, délesté de Raspoutine. Il ne voyait plus qu'une chose, l'amour qu'il s'était « jadis » interdit d'éprouver pour « elle »

« Gr...Grégoire...est-ce que...tu es en train de me dire que, tu es amoureux de moi ?...Depuis le début ? »

Conscient de ce qu'il venait de dire et faire, Grégoire se leva. Il n'avait plus qu'une chose en tête, s'éloignait d'elle, comme s'il fuyait la peste. Avait-il honte de ce qu'il venait de faire ? Oui dans une moindre mesure, mais il n'en comprenait pas les raisons. Il se prit le visage entre les mains, souffla un court instant et avança vers la fenêtre. Son cœur continuait de battre rapidement, il pouvait très nettement le sentir en posant sa main sur son torse, une légère douleur l'envahit alors. D'abord, infime et presque imperceptible, elle devenait croissante, tellement que pour l'amoindrir, l'homme tentait au mieux de serrer les poings et la mâchoire. Puis se sentant capable d'affronter « le dragon » il se retourna et revient vers celle qui lui causait tant de trouble

« Je ne sais pas ce qui m'arrive, je ne sais pas quoi te répondre... Je te regarde et je vois dans tes yeux de la rancœur et même de la colère. J'essaie de comprendre, mais rien n'y fais. Ca fait tellement mal Regina. Chaque jour, je me lève, je vis une vie qui n'est pas la mienne. Et ça recommence encore et encore. J'ai l'impression de revire la même journée et c'est l'enfer... Et quand je t'ai trouvé, quand ton regard c'est posé sur moi, cet enfer m'est devenu plus agréable. »

Il restait là, debout face à une "madame le Maire" déconcertée. Pour la première fois Regina Mills n'avait pas le contrôle, pour la première fois elle se retrouvait confrontée aux effets négatifs de sa propre malédiction. Grégoire se massait encore la poitrine. Il l'ignorait, mais cette douleur était le témoin direct de son passé. L'enchantement prodigué par son père, peu après sa tentative de suicide, reprenait ses droits en ces lieux troublés. La malédiction de Regina était certaine puissante, mais depuis ces derniers mois elle s'était considérablement amoindri à tels points que certains habitants pouvaient, dans leur songes, avoir accès à leur vie passée. Ca n'était qu'une question de temps, avant que « cette si puissante malédiction » ne soit brisée, mais aussi avant que celle de Grégoire ne le consume à nouveau. Son cœur ensorcelé le faisait à nouveau souffrir et il peinait à garder toute sa contenance face à Regina. Ses yeux brillaient intensément, il était désemparé par tant d'impuissance

« J'aimerais tant changer les choses, revenir en arrière et effacer le mal que je t'ai fait, mais je sais que c'est impossible. Ma vie toute entière m'échappe, je ne sais pas combien de temps j'ai passé dans le coma, je ne sais ni comment, ni pourquoi. Mais toi tu es là et tu es ma seule "certitude". Tu veux que je te dise la vérité ? Oui, il y a en moi des sentiments bien plus forts que des sentiments amicaux, oui probablement qu'ils sont présents depuis bien longtemps. Depuis le début ? C'est fort probable, mais si tu t'en vas maintenant, si tu souhaites ne lui plus jamais me revoir, sache que je comprendrais. Je te demande juste pardon »

Les yeux de cet homme, d'ordinaire droit et fier comme une tour tourd de cathédrale, ces mêmes yeux brillaient intensément à présent. Il ne savait plus quoi faire, ni quoi dire pour la retenir...

« Je pense que...que tu devrais rentrer chez toi... »Dit-il alors en baissant la tête.

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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Dim 18 Aoû - 21:15


    Peu après avoir mis fin à son intention charnelle, j'étais restée silencieuse en regardant simplement Grégoire se leva. Le pauvre avait l'air perdu...horriblement confus, et gêné. Il faut dire que je n'étais pas la femme réputée la plus tactile. Et qui a été plus facilement briseuse de coeurs, au sens propre, dans sa vie. La déclaration de celui que je pensais être mon ami m'avait un peu décontenancée, je devais l'avouer. Après tout, ce n'est pas tous les jours que l'on ose déclarer sa flamme à la femme la plus méprisante et désagréable de la ville, celle que l'on détestait et de qui l'on avait peur. Même si ce temps-là est un peu révolu à présent. Les gens avaient de moins en moins peur, et l'attitude de Grégoire ne faisait qu'accentuer ma pensée. Avais-je raison ? Probablement. Je n'étais pas idiote, et je comprenais très vite les choses. Il était si gêné, comme si il ne se rendait pas compte de ce qu'il avait fait, qu'il s'était approché de la fenêtre et regardait la tempête dehors qui faisait rage, comme si la contemplation des rues inondées allait lui apporter des réponses, du réconfort. Quant à moi, je restais silencieuse. Je m'étais contentée de le suivre des yeux. Avais-je bien fait de le repousser ? Enfin...peut-être l'avait-il prit comme tel. En réalité je l'avais juste interrompu, loin de moi l'idée de le repousser...après tout, la sensation était plutôt agréable. Mais voilà, ma réflexion l'avait mis mal à l'aise, rien de plus normal. De plus, j'étais agacée car je n'arrivais pas à reprendre en main la situation, et j'étais impuissante. Grégoire se confia quand même à moi, malgré tout. Mon attitude avec lui le blessait, visiblement. J'hausse un sourcil. Je ne répondrais pas à cela, c'est uniquement sa faute si il reçoit de ma part des regards froids. J'étais toujours perdue, sans savoir si je devais revenir vers lui et tirer un trait sur le passé, ou bien le laisser tomber complètement. Mais d'un côté, il était le seul ami que j'avais ici. Une rare personne qui me soutenait, quand bien même il avait perdu la mémoire. Essayait-il de me faire culpabiliser pour que je me confie à mon tour pour lui avouer tous les mystères planant autour de la malédiction ? Encore quelque chose qui a échoué. Pourtant, je soupire légèrement, regardant mes pieds surmontés de bottes longues de cuir noir. Je ne devais pas me laisser submerger par la mélancolie...évidemment, c'était triste. Grégoire qui vit une vie à répétition. Comme tout le monde ici. Mais qu'importe ? Au moins, la malédiction l'avait rescucité. Alors de quoi se plaignait-il ? Je devais rester la tête haute. Restant toujours silencieuse assise sur le canapé, je me mords un peu la lèvre en me resservant un autre petit verre de whisky posé sur la table basse. Grégoire revint alors vers moi, je levai alors le regard vers lui. Mes yeux s'écarquillèrent légèrement, lorsqu'il s'excusa. S'excuser pour des choses qui se sont passés des dizaines d'années en arrière...mais qui pourtant restent bien ancrés en mémoire. Enfin, il me demanda de partir. Mes lèvres s'entre-ouvrirent à leur tour, tandis que je ressentais comme une pointe au coeur, une certaine déception. J'ignore pourquoi, je me lève d'un coup pour me blottir contre le torse de Grégoire en l'enlaçant doucement à la taille. En fait, je ne voulais pas partir, et j'étais touchée.

    "Grégoire...Merci. Je..ça me touche. Peut-être que...on pourrait faire la paix, maintenant...j'accepte tes excuses. Je suis contente de te retrouver."

    Ainsi, l'Evil Queen qui s'était nichée en moi avait disparu en cet instant. J'eus la sensation de redevenir la jeune fille insouciante et au coeur pur que j'étais avant. Resserrant un peu l'étreinte autour de mon ami, je ne voulais le lâcher. Ni m'en aller.



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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Mar 27 Aoû - 0:38







Jeux d'enfants









GregoireRegina



Présentement je me sentais tellement mal à l'aise de m'être mis à nue, mais paradoxalement j'étais allégé d'un poids qui courbait mes épaules depuis notre première rencontre. Dans le fond, peut-être que les choses devaient être ainsi, peut-être que dans le passé, je n'avais sus saisir la chance qui m'avait été offerte. L'amour est un sentiment bien compliqué quand on ne parvient à l'appréhender et la complexité qu'il engendre est la même que celle qui entoure Regina d'ailleurs.  
C'est quand même dingue de se sentir aussi impuissante face à elle. Je me sens incapable de comprendre le plus infimes de ses gestes, ses agissements, ses pensées, ses choix, tout m'échappe.

Et elle reste là, impassible, presque ailleurs, alors que moi je viens de vider les "tripes de mon cœur".
Je mentirais si j'affirmais à haute voix et le plus fièrement du monde, que je m'en fiche royalement de ce qu'elle pense, que sa réaction m'importe peu. Mais je mentirais... je bouillais de l'intérieur, j'avais mal et j'étais en colère d'être autant déstabilisé. Alors, j'imagine que pour mieux me protéger et paraître plus digne, la distance semblait être la meilleure solution pour palier à ma douleur.

« Je pense que...que tu devrais rentrer chez toi... »

Mais la distance ne parvenait à apaiser ma rancœur et j'en arrivais même à me maudire d'avoir dit ça. J'imagine que l'orgueil m'avait poussé à m'éloigner. Quel con ! Dehors la tempête se déchaînait, la pluie redoublait et moi, par fierté masculine, j'étais prêt à laisser, peut-être, la femme de ma vie, partir et affronter les éléments sans même la retenir.  
Finalement, j'avais compris bien malgré moi, que je ne pouvais me résoudre à la voir partir. La seule chose qui m'importait ici et maintenant, était de la garder pour moi, une minute, une heure, une nuit, peut m'importe le temps, même s'il se trouve être relativement court.

Alors, passant outre ma fierté, je fis le chemin inverse afin de m'approcher à nouveau, pour ensuite m'excuser, mais surtout pour tenter de la convaincre de rester un peu plus. Ses lèvres s'entrouvrirent, je l'a vis ensuite se lever d'un seul coup pour se précipiter dans mes bras. Mon corps se tendit suite à ce contact inattendu, puis après quelques secondes, je relâchais toute la pression accumulée au cours de la soirée. Mes yeux se fermèrent envoûtés par le parfum de Regina qui venait de poser sa tête au creux de mon torse et plaçait ses mains autour de ma taille. Je me surpris à lui embrasser le haut du crâne comme si ce geste était naturel. Et ce que je voulais entendre depuis longtemps, sortit de sa pulpeuse bouche à ma plus grande joie.

« Grégoire...Merci. Je... ça me touche. Peut-être que...on pourrait faire la paix, maintenant...j'accepte tes excuses. Je suis contente de te retrouver. »

Mes deux mains se posèrent sur son visage et à nouveau nos regards se croisèrent, mais cette fois, plus aucune tension n’était palpable entre nous. Je lui offris mon plus tendre sourire et dégagea à nouveau du bout des doigts une mèche venue se perdre sur son visage.

« Je ne veux pas te voir partir. Reste une minute, une heure, une nuit, je m'en fous, reste simplement. J'ai l'impression d'avoir perdu trop de temps et je ne veux plus en perdre, je ne veux plus me dire que j'ai échoué sans comprendre pourquoi. Tu vas me prendre pour un fou, mais être tombé dans le coma et avoir tout oublié et certainement la meilleure chose qui me soit arrivé. J'ai la chance de pouvoir tout recommencer à zéro, c'est comme si la vie me laissait une deuxième chance. Alors, cette fois j'ai bien l'intention de ne pas tout gâcher. »

Regina voulut prendre la parole, mais jamais aucun mot ne sortit de sa bouche. Nous nous regardâmes une, puis deux, puis trois secondes, sans rien dire. Je ne voyais que sa bouche, pulpeuse et envoutante. Mon pouce frôla avec douceur la cicatrice qui se trouvait sur sa lèvre inférieure puis descendit jusqu'à son menton. Mon visage s'approcha du sien avec précaution, nos souffles se mélangèrent et nos lèvres se rencontrèrent à nouveau. Le baiser, d'abord timide, s'intensifia à nouveau et devient plus intime. La sensation que j'éprouvais à cet instant était incroyable, nos cœurs battaient à tout rompre dans une harmonie parfaite et ses lèvres douces devinrent très vite additives. Ma langue pénétra sa bouche et chercha la sienne pour s'y mêler d'une façon sensuelle. La respiration haletante, Regina se dégagea de mon étreinte et me regarda, je m'approchais encore pour que notre proximité ne soit plus rompue. J'enfouis alors mon visage dans son cou, ma langue se délecta de sa peau satinée qu'elle m'autorisait à toucher, à découvrir, à conquérir. Ma main se posa sur sa cuisse et nous perdîmes l'équilibre sur le canapé. Je me retrouvais à présent au-dessus d'elle, continuant de l'embrasser dans le cou, tout en lui caressa la cuisse. Nos bouches se retrouvèrent et s'unirent avec passion, mais à bout de souffle, par l'intensité de ce baiser, nous nous séparèrent à nouveau.

« Ferme les yeux et laisse-toi aller » lui susurrais-je à l'oreille.

Elle me regarda surprise, mais obtempéra malgré tout. J'attendis que ses paupières soient closes pour m'approcher à nouveau. Mes mains passèrent sous ses jambes afin de soulever la demoiselle pour avancer vers l'escalier. Je franchis alors une à une les marches pour arriver à ma chambre. J'avançais ainsi de quelques pas pour délicatement, poser mon précieux trésor sur le lit, je repris enfin les douces caresses et les baiser enflammés. Ma main libre commença à déboutonner délicatement le chemisier en satin de celle qui me faisait tourner la tête. Ma bouche quitta son coup pour se poser sur ses lèvres et ensuite embrasser sa poitrine qui se présentait à moi. Mon dieu qu'elle était parfaite à cet instant précis...

Une fois le chemisier entièrement déboutonné, je pris quelques secondes pour retirer le pull que je venais pourtant d'enfiler. Regina voulu se relever, j'imagine qu'elle avait l'habitude de tenir les rennes dans ce genre de situation. Mais aujourd'hui plus rien ne semblait être comme avant et aujourd'hui nul doute que beaucoup de choses allaient changer.

« Madame le Maire, laissez-moi donc m'occuper de vous ! Ai confiance, Regina ! »

A nouveau je repris ma place et commença ma douce torture. Ma bouche se posa sur son cou, sa gorge, descendit avec lenteur jusqu'à sa poitrine habillée par un sublime soutien gorge noir qu'il me tardait de lui retirer. Puis ce fut autour de l'abdomen d'être assailli par mes fiévreux baisers. Je me permis de lui lancer un regard joueur tout en lui retirant d'une main ses talons. Mes lèvres arrivèrent à son nombril et je fis glisser lentement sa jupe...


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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Mer 18 Sep - 20:40



    En cet instant j'avais simplement l'impression d'être redevenue une jeune adolescente dans les bras de son ami d'enfance qui n'avait cessé d'être là jusqu'à cette dernière rencontre de jeunesse où tout avait basculé. Et aujourd'hui c'était comme si rien ne s'était passé. Je ne pouvais croire que Grégoire ressentait un sentiment si puissant à mon égard, et ce depuis le début. Je ne comprenais pas trop. Pourquoi, pourquoi ne m'en avait-il jamais parlé avant ? Il semblerait que pour lui, le lancement de la malédiction ait été un bien, plus qu'un mal, alors que mon but avait été de ruiner toutes ces misérables vies pour me venger de la tristesse de la mienne qui n'avait été qu'une succession de malheurs. Et maintenant j'avais la possibilité de pouvoir partager un petit moment intime, plein de tendresse et d'affection, serait-il bête de la manquer ? Serait-il condamnable pour la méchante Reine de bénéficier de ce genre de moment après toutes les blessures qu'elle a causé dans ce monde-ci ? Je n'y pensais à peine, en réalité. Je repensais simplement à toutes les paroles que Grégoire m'avaient sortie, ses déclarations si impromptues. Mais je n'étais même pas sûre de mes sentiments à son égard en ce qui me concerne, je ne l'ai toujours vu que comme mon ami, rien de plus. Des années et des années plus tard j'apprends qu'il est amoureux de moi depuis le début et que, visiblement il a très envie de moi en cet instant. Et oui je ne suis plus une petite fille...que faire maintenant, que dire ? De tous les hommes que j'avais connu jusqu'à maintenant, je n'avais jamais refusé un simple partage de plaisir charnel, me fichant royalement de ce qu'ils voulaient vraiment et ne me privant pas de les jeter comme de vieilles chaussettes. Après tout j'étais Reine, tous n'étaient que mes objets. Là c'était différent, il s'agissait de mon ami, de mon seul ami. Si je mettais fin à ses avances, le perdrais-je ? D'autant plus que ce n'était pas désagréable et que j'avais bien envie d'aller plus loin. Mais, si je me donnais à lui sans rien pouvoir lui promettre d'avantage que cette nuit-là, que risquais-je ? Trop de questions qui trottaient dans ma tête, je n'aimais pas ça. Et si je...ne pensais à rien, tout simplement ?
    Je me retrouvais sans voix face aux paroles de Grégoire, auxquelles j'aurais pu répondre en ouvrant simplement la bouche. Lui pouvait dire tout ce qu'il voulait, je pensais que la meilleure solution pour moi était de ne rien dire. Ainsi je préférai rester silencieuse, tandis que je sentais battre mon cœur fort dans ma poitrine face à l'intensité du regard de mon ami. Il prit mes lèvres avec passion, sa main glissant sur ma cuisse jusqu'à ce je bascule légèrement sur le canapé, lui sur moi, lâchant le baiser langoureux pour venir glisser de tendres suçons dans mon cou sans quitter ma jambe. Malgré moi j'échappe un léger soupire de bien-être, bien qu'un peu surprise. Cela s'était certainement lu dans mon regard, pourtant je n'avais pas envie d'arrêter Grégoire, qui était lancé et semblait sûr de ce qu'il voulait. À tel point qu'il me souleva sous les cuisses contre lui, pour m'emmener à l'étage. Et bien, je n'étais pas très à l'aise à ce moment-là. Je m'agrippai à lui, regardant le sol un peu effrayée.

    « Oh Grégoire, qu'est-ce que tu... »

    Vous l'aurez deviné je n'aimais pas trop ne pas avoir pied au sol, je n'avais vraiment pas l'habitude d'être traitée ainsi. Mon ami me déposa sur le lit avec douceur, commençant d'entreprendre de me déshabiller, faisant de même sur lui en même temps. Mon regard se pose furtivement sur son torse nu de nouveau, bien taillé et musclé. Je tendis même la main devant moi pour lui effleurer la peau. Mais lui prit bien plus d'avance et me mis à nue très rapidement sans que je me sente capable de broncher. Ainsi, allongée sur le lit, je ferme les yeux et me laisse aller contre lui. Sans ne penser à rien. Mes bras passent autour de son cou, puis fougueusement dans ses cheveux, soupirant de plaisir contre ses lèvres, savourant quelques instants un baiser langoureux avant que cette même langue ne glisse doucement le long de ma gorge. Un frisson me parcourt l'échine lorsque les lèvres de Grégoire frôle ma poitrine, puis plus fougueusement, tandis que je pousse un nouveau soupire en me cambrant légèrement sur le lit. Amusée, sentant l'envie grimper en moi, je me redresse en riant, voyant mon ami me retirer mes escarpins. Le visage illuminé, je tends de nouveau ma main vers le visage de Raspoutine, caressant sa joue tandis qu'il s'efforce de retirer le reste de mes vêtements.

    « Ne me dis pas ce que je dois dire ou faire...je ne suis plus une petite fille tu sais. »



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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Ven 20 Sep - 21:34







Jeux d'enfants









GregoireRegina



A cet instant, exquis instant où nos souffles se mêlent, où nos corps se frôlent, tous mes sens sont en éveil. Ainsi je profite de chaque instant ayant peur que cette accalmie prenne fin. Je sens le moindre frisson qui parcourt le corps de cette femme que je veux posséder, mes lèvres fougueuses se perdent entre les deux montages sensuelles qui se dressent face à moi avant que je ne me décide à descendre plus bas en terre inconnue.
Le corps magnifique de Regina se cambre alors sous le feu de mes ardents baisers. L'a voilà qui se redresse alors que je peine à lui enlever ses talons. L'expression de son visage change du tout au tout et l'excitation est palpable à chaque caresse. Je sens à présent sa main chaude se poser sur mon visage, alors que, concentré, je m'efforce de l'a dépourvoir des quelques morceaux de tissu qu'il lui reste encore.

« Ne me dis pas ce que je dois dire ou faire...je ne suis plus une petite fille tu sais. » me lance-t-elle dédaigneuse à souhait. Mon regard croise le sien et dans un défi exquis je lui rétorque alors tout en lui caressant la jambe...

« Ah non, tu as bien grandis ! » Mon regard se pose maintenant sur sa poitrine presque à nue. Je prends en main la paire de talon qui quelque secondes auparavant, me posait quelques soucis, puis je l'a balance à travers la pièce, ne me souciant aucunement de l'endroit où elle atterrira.

« Reprenons les choses sérieuses, madame le Maire! »

Mes mains remontèrent jusqu'à la fermeture de sa jupe que je fis enfin glisser avec aisance, caressant au passage ses voluptueuses jambes. Plus la température montait entre nous et plus les vêtements volaient à travers la pièce. Le désir m'envahissait progressivement et j'ignorais encore si je parviendrai à le modérer. Cette femme avait une espèce de pouvoir sur moi. Tantôt elle m'exaspérait, tantôt elle me fascinait, tantôt je la désirais et tantôt je me sentais désarçonné.
Nos corps continuaient de se frôler "gentiment", elle m'aguichait du regard et je ne pus résister une seconde de plus. Je pris sa bouche contre la mienne avec ardeur, nos lèvres se mordirent avec fièvre. Nous ne pouvions à peine reprendre notre souffle entre deux baisers tant le désir devenait violent.
Regina se cambra davantage sous l'assaut de mes lèvres, de mes mains, de notre corps nu l'un contre l'autre. Je restais au-dessus d'elle attendant qu'elle m'accueil un peu plus intimement

« J'ai tellement envie de toi... » lui dis-je en lui prenant les deux mains pour les relever sur la taie de lit. Je ne voulais rien précipiter et attendais qu'elle se laisse définitivement conquérir. J'espérais aussi voir la tigresse tant attendu me montrer ce dont elle était capable.

Nos regards ne trahissaient rien et le désir commençait à se faire douloureux en moi. Je ne pensais qu'à elle, je n'avais qu'elle en tête, rien d'autre ne comptait alors, pas même la tempête qui sévissait dehors. Entre nous la lutte sensuelle commençait à peine... Mes mains s'emparèrent à nouveau de ses poignets d'une façon brusque. Je ne voulais qu'une chose, m'offrir à elle, que nos corps ne fasse plus qu'un à présent.

« TU... es bien calme... » Lui dis-je en la défiant du regard. J'étais toujours en position de supériorité, lui maintenant les poignets...

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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Lun 23 Sep - 20:20




    Cette chambre chez mon ami Raspoutine était bien rustique. Mais elle restait somme toute convenable. Je songeais à la déclaration qu'il m'avait faite, j'ignorais si je devais réellement le croire. Même si Grégoire prétendait se souvenir, de quoi s'était-il souvenu exactement ? D'une escapade à cheval datant de quand j'avais dix-huit ans ? Quelle blague. Il prétendait m'aimait depuis tout ce temps, je ne savais pas quoi en penser. Son désir pour moi ? Ça, je ne pouvais pas le nier, il était bien présent. Comme chez beaucoup d'hommes me concernant...Raspoutine était imprévisible, il aurait pu vouloir me faire gober n'importe quoi pour m'avoir dans son lit, j'en étais persuadée. Et moi de mon côté ? Effectivement je l'avais accepté. Depuis bon nombre d'années j'avais été seule. Je ne pouvais pas parler de la compagnie de l'ancien Shériff Graham comme une relation stable, naturellement. Ce chasseur n'avait été que de passage, comme beaucoup d'autres, il était évident qu'un jour où l'autre je n'aurais plus eu besoin de lui. Allait-il être la même chose avec Grégoire ? Seul l'avenir le dira. Je ne pouvais rien lui promettre. Je l'avais certes pardonné, mais je ne saurais oublier totalement ce qu'il m'a fait. Il m'a laissée tomber une fois. Qui ne me disait pas que...une fois après avoir eu ce qu'il voulait de moi, il ne me rejetterait pas de nouveau ? Je n'aimais pas ne pas savoir. J'avais donc décidé de suivre mon intuition, ou plutôt mon enveloppe charnelle. Celle-ci désirait un peu d'amour propre à présent...Alors je ne me privais pas d'aguicher mon partenaire du regard comme je savais si bien le faire, puisque je savais que ça marchait à tous les coups. Étrangement, je n'eus pas besoin de faire grand chose. La simple vue de mon corps partiellement dénudé avait suffit à Grégoire pour faire monter la température. Et bien, depuis combien de temps n'avait-il pas...enfin bref. La jupe désormais au pied du lit, les mains de Raspoutine parcourant la chaire tendre de mes cuisses, je frissonne doucement et attend, impatiente de voir ce qu'il me réserve. Ses lèvres prirent les miennes de nouveau, je ne su faire autrement que de répondre à ce baiser fougueux, tandis que mes doigts se perdaient dans ses cheveux, descendant le long de son dos que je me mis à légèrement griffer comme une petite tigresse. Je souris simplement en retour. Mon corps se cambre délicatement sous le sien, mon bassin se déhanchant sensuellement sous le sien. J'enroule alors mes jambes autour de son bassin, le tenant fermement contre moi. Mais cette histoire ne s'arrêtait pas là, mes lèvres quittent les siennes et s'engouffrent dans son cou, que je me mets à mordiller doucement. Remontant lentement jusqu'à son oreille, je lui murmure :

    « J'avais cru comprendre...méfie-toi je ne suis pas une femme facile. »

    Et pour sûr. Je n'avais pas l'intention de me laisser soumettre, et de m'offrir à lui si facilement. M'aimait-il réellement ou voulait-il simplement se satisfaire ? Je n'allais pas le tarder à le savoir, et pour qu'il me le prouve j'avais bien l'intention de le faire languir. Seulement, Grégoire avait l'air de vouloir jouer à un tout autre jeu. Il se saisit de mes poignets et me les bloque au-dessus de la tête. Oh et bien...comme il veut, dommage pour lui je ne suis pas une bonne petite chienne obéissante. J'hausse un sourcil coquin.

    « Non mais dis donc...ne crois pas pouvoir me soumettre comme ça, je ne me laisserais pas faire. »

    Je commence alors à essayer de me débattre, ne manquant pas au passage de gesticuler sous lui contre son corps partiellement nu à lui aussi. Mes jambes laissent alors son bassin tranquille, puis l'une d'elle vient se glisser sous lui, mon pied vient sensuellement chatouiller son intimité dans son caleçon. Tandis qu'un sourire dangereusement séducteur s'esquisse sur mes lèvres, je profite de ce moment d’inattention de sa part pour me défaire de son emprise et le faire basculer à côté de moi. Telle une féline je me hisse alors sur lui, me retrouvant à califourchon sur son bassin. Je me penche ensuite sur lui pour me retrouver à quatre pattes au-dessus de son corps. Mes lèvres viennent alors frôler les siennes, tandis que je lui murmure de ma voix rauque et ravageuse :

    « Sache que c'est toujours moi qui domine. »



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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Mer 2 Oct - 10:33







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« J'ai tellement envie de toi... »

Je ne serais dire comment et pourquoi nous en étions arrivés là. Le désir éprouvait pour elle allait bien au-delà d'une caresse, d'un baiser. La fièvre qui égrainait mon corps, augmentait considérablement le rythme de mon coeur. Son sourire, rien que ça, suffisait à me calmer. Son corps de déesse se cambrait subtile sous le mien, son bassin se déhanchant avec sensualité contre le mien, je sentis alors bien des choses se passait sous ma ceinture. Conscient de l'effet produit, Regina continua son entreprise, elle enroula alors ses jambes autour de mon bassin et s'accrocha fermement à moi. Les formes de son corps épousaient parfaitement les miennes et je prenais goût à cela.


Le temps n'avait plus aucun impact sur nous et Regina jusqu'à présent peu réceptive, commençait inévitablement à « prendre le pouvoir », ses lèvres pulpeuses encore légèrement humides quittèrent ma bouche pour rejoindre mon cou, je ne peux alors m'empêcher d'avaler bruyamment ma salive, ne m'attendant pas à ce qu'elle prenne les rennes... Je sens ses dents mordiller mon lobe puis dans un souffle elle me murmure avec tout autant de sensualité :

« J'avais cru comprendre...méfie-toi je ne suis pas une femme facile. »

« Tout paraît possible quand tout est impossible...tout ça pour dire que j'adore la difficulté, c'est plus...existant »

Son rire résonna dans cette pièce spacieuse et silencieuse qu'était ma chambre. Nos vêtements lancés à l'ava-vite jonchés le sol pour la plupart. A présent nous pouvions « presque » profiter mutuellement de nos corps. Moi, avide de sa bouche, de sa peau satinée, je me délectais à chaque seconde de ce corps qui s'offrait à moi sans modération ... Tout était délicieux, ses jambes, sa taille fine, son magnifique postérieur. Parfaite à souhait, elle animait en moi des sensations qui m'étaient jusqu'alors inconnue.

Ainsi elle n'avait nullement envie de se laisser faire et s'offrir à moi avec aisance n'était envisageable. Je me languissais d'atteindre ce paysage défendu qui s'offrait à moi, mais n'était-ce donc pas un mirage ? Les baisers fiévreux, les regards langoureux ne traduisaient-ils que du désir, ne cherchait-elle pas à me mettre au défit en m'aguichant de la sorte ?

« Non mais dis donc...ne crois pas pouvoir me soumettre comme ça, je ne me laisserais pas faire. » Me dit-elle d'un regard ardent prêt à s'enflammer davantage à la moindre embrasure.

« Je... je n'en attends pas moins de ta part ! »

A ce moment-là, mon assurance devenait vacillante. Dire que je ne la désirais pas serait mentir, dire que l'envie de mêler mon corps au sien serait mentir, dire que combler mes envies serait mentir, mais dire que ça ne me touchait pas serait également mentir. Mon coeur saignait malgré le désir qui l'ébranlait présentement. Je l'aime...j'aime cette femme, mais je ne peux pas faire ça... qu'est-ce qui m'arrive ?

Je tenais encore ses poignets contre les miens et ne quittais pas son regard emplit d'érotisme. Elle avait les idées bien plus claires que les miennes et tentait maintenant de se débattre de mon emprise. Je pensais sentir son odeur au combien enivrante, son corps presque entièrement nu ne cessait alors de frôler le mien lui aussi partiellement dénudé. Mille et une sensations me bousculèrent intérieurement et extérieurement. Pour ne rien arranger à la languissante torture je sens le pied de ma compagne frôlait volontairement mon intimité ce qui ne l'a laisse pas indifférente. Je déglutis surprit par cette initiative. Ses lèvres, pulpeuses et dangereuses à souhait, laisse échapper un sourire diaboliquement exquis qui me fait relâcher toute mon attention et la belle en profite pour se défaire de mon emprise et me fait basculer à côté d'elle avec une déconcertante aisance. Et j'ai à peine le temps de dire « ouf » qu'elle est déjà à califourchon sur moi. Féline à souhait, elle se mit à quatre pattes au-dessus de moi, elle avança dangereuse à souhait, ses magnifiques lèvres frôlèrent les miennes et de sa voix la plus sensuelle elle murmura près de mon oreille, tandis que mes mains glissaient sur ses hanches :

« Sache que c'est toujours moi qui domine. »

J'hochais la tête doucement alors que mes yeux vagabondèrent encore une fois sur sa courbure de rêve. Sa chute de reins était divine, la courbe de ses seins était parfaite. Mes doigts remontèrent le long de ses côtes pour atterrir sur sa sublimissime poitrine. Mes lèvres remontèrent à son cou où je déposai une marque. Un suçon. Sa main vint se placer sous mon menton afin de ramener mes lèvres aux siennes. Une fois que je fus certain d'avoir toute son attention je l'a fis à nouveau basculer pour me retrouver au-dessus d'elle

« Sache que je ne suis pas du genre à me laisser faire sans rien dire » dis-je en esquissant un léger sourire. Je ne l'a quittais pas des yeux, afin de garder le contrôle et ne pas être à nouveau pris au dépourvu. Lui lançant un regard sensuel, j'entamais alors une nouvelle et douce torture sur ce corps que je voulais mien. Ma bouche entrepris son périple et quitta ses somptueuses lèvres. Aidais par ma langue venant tracer une ligne invisible, je rejoignis sa gorge, descendit vers sa poitrine. Doucement, mais surement j'atteignais son nombril, dévorant de caresse sa poitrine. Ma bouche franchit alors le nombril, plus je descendais et plus elle se cambrait...



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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Jeu 10 Oct - 20:43


    Toute la soirée se mettait alors en place, les dés étaient jetés et j'avais pris une décision importante, celle de me donner sans retenue à mon ancien ami de jeunesse, et de lui offrir ce qu'il voulait. J'ai été assez bête pour ne pas le deviner plutôt, alors qu'il pourrait représenter un allié de taille face à mon combat contre Blanche-Neige. Il fallait que je profite de cette opportunité qu'il m'offrait, et ne pas la laisser filer. Gregoire me confia pendant nos débuts d'ébats qu'il aimait la difficulté, et bien il fallait croire qu'il était tombé sur la bonne personne...beaucoup dans cette ville diront qu'il n'est pas facile de m'avoir, ça non. Mais c'est surtout parce que jusqu'à présent, personne n'avait osé m'approcher. Grégoire l'avait fait, car il se trouvait dans la même situation que moi. On le disait méchant, froid, autoritaire et peu amical. Alors aucune femme ne semblait vouloir le séduire. Bienvenue au club. Dans mon cas c'était moi qui séduisais. Sauf ce soir-là. Mon ancien ami avait semblé vouloir prendre les devants, ce qui m'avait mis un peu mal à l'aise par rapport à ce que j'ai l'habitude de faire. Je peux simplement dire qu'il sait trouver les bons mots et le bon comportement à avoir pour se faire pardonner...l'avais-je entièrement pardonné ? Telle était la question. Je n'en étais pas sûre. Mais il était pour l'instant la seule personne à qui j'avais pu me raccrocher. Alors oui, j'étais à présent dans son lit, buvant en souriant les douces paroles qu'il me murmurait à l'oreille.

    Je m'étais retrouvée sur lui, j'étais prête à lui offrir ce que j'offrais la plupart du temps aux hommes qui avaient l'immense honneur de côtoyer mon lit. Mon intimité effleurait doucement la sienne, que je sentais doucement mais sûrement se laisser envahir par le plaisir.

    « Mon Dieu Grégoire depuis combien de temps n'as-tu pas touché une femme pour que ce soit si...facile ? »

    Fis-je en souriant d'un air plein de malice, tandis que mes lèvres effleuraient les siennes. Ses mains glissèrent sur ma petite poitrine, provoquant en moi un petit frisson de bien-être. J'inspire doucement en sentant ses lèvres suçoter la peau de mon cou pendant quelques secondes, laissant échapper un petit rire au passage. Mais ce cher Raspoutine n'était non plus pas homme à se laisser dominer apparemment, puisqu'il me fit de nouveau basculer sous lui. Décidément, à force de se faire basculer mutuellement, on finirait par tomber du lit. Cette fois-ci, Grégoire avait l'air plus décidé puisqu'il entreprit une nouvelle chose. Je n'aurais su dire exactement ce que je ressentais présentement, mais sentir comme ça sa langue parcourir mon corps d'une manière très sexy et sensuelle, suscitait en moi également une sensation depuis longtemps non ressentie. Inspirant doucement de plaisir, je me laissai aller contre lui sans broncher et profitant de cet instant. Je sens le plaisir poindre en moi, je me mets à gigoter doucement comme une petite crevette sous lui, me cambrant sur le lit. Mes mains glissent dans les cheveux de Grégoire, et je lui griffe légèrement le crâne. Redressant un peu la tête pour voir mieux la sienne, je murmure d'un petit air coquin :

    « Hmm oui ne t'arrêtes pas... »



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MessageSujet: Re: Jeux d'enfants (terminé)   Sam 12 Oct - 20:04







Jeux d'enfants









GregoireRegina







Les limites ! Nous n'en avions plus à présent. Mon corps nu épousait aisément les formes de son corps tout aussi nus. Je sentais ses mains se perdent dans mes cheveux tandis que ma bouche se perdait sur son abdomen et continuait son irrésistible descente en terre inconnue.

« Hmm oui ne t'arrêtes pas... »dit-elle presque dans un souffle. Nos regards se croisèrent à nouveau, elle est plus sensuelle que jamais et n'attends qu'une chose, que je continue ma « douce » torture. Je m'exécute et la jeune demoiselle laisse alors sa tête retomber sur l'oreiller. Je la sens prendre en main les draps qu'elle serre fort à mesure des choses. Elle se cambre alors lorsque j'atteins le si convoité trésor qui s'offre à moi. Les secondes s'égrainent et les gémissements de Regina sont à la mesure du plaisir que je lui procure. Ma bouche et ma langue refont lentement le chemin inverse et remontent vers sa poitrine, puis j'arrive à hauteur de son visage et encore une fois nos regards se croisent. Cette fois je marque un temps d'arrêt pour la regarder avec attention. J'attends un mot, un signe, un geste, comme si j'avais peur de lui faire du mal. Elle se redresse légèrement et capture mes lèvres délicatement. En un baiser, je sens mon corps tout entier qui frisonne et je comprends qu'elle a décidé de se donner à moi. Avec douceur j'entreprends de lier mon corps au sien. Comme accro, mes lèvres ne quittent plus les siennes, nos doigts s'entremêlent et doucement je fais onduler mon bassin. Nos souffles se mêlent, à nouveau elle passe ses mains dans mes cheveux puis les laissent glisser dans mon dos. Je prends toutes les mesures possibles pour ne pas lui faire de mal, comme si au fond de moi je savais que ça n'était pas ce qu'elle voulait. Nous sommes à présent si près du bord, que nous ne pouvons retenir l'inévitable chute qui nous amène par terre. Regina se retrouva ainsi au-dessus de moi, j'éclate de rire :

« Chacun son tour ! » lui dis-je en adressant un clin d'œil joueur. Elle me prend aux mots et reprend ce que nous avions commencé quelques secondes plus tôt. Je la laisse prendre les rennes et ne regrette pas ce choix. A califourchon sur moi, elle fait onduler son bassin, je ferme les yeux, le rythme s'intensifie au même titre que nos gémissements, la température ne cesse de monter et mon cœur bat à s'en rompre. Je sais que passer cette soirée, plus rien ne sera comme avant, ni maintenant, ni jamais. J'avale bruyamment ma salive prenant conscience de ce qui se passait présentement. Allait-elle partir après ça et ne pas se retourner ? Qu'adviendrait-il de « nous » à présent ? M'aime-t-elle comme je l'aime ? Je me posais beaucoup de questions, mais en un regard, un seul et hypothétique regard je me repris et l'embrassa fougueusement, nous retrouvâmes le lit...
Ce fut intense, tout aussi intense que la tempête qui s'abattait sur Storybrooke. Blottit l'un contre l'autre nos reprenions notre souffle, avec le revers de mon pouce je caressais l'épaule nue de Regina, regardant les ombres au plafond.

« Gina... ? Tu dors ? lui dis-je dans un murmure. Tu sais si tu restes jusqu'au petit matin, je te promets un petit déjeuné comme jamais tu n'en as eu. Du café trop fort, quelques viennoiseries délicieusement délicieuses et tout ça sans avoir à bouger du lit. C'est magique non ? Et puis au pire on peut s’accorder une petite grasse matinée non ? »



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Jeux d'enfants (terminé)

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