Forum RPG sur la série Once Upon A Time
 
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 Sweet Seduction

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MessageSujet: Sweet Seduction   Sam 8 Juin - 19:08






Sweet Seduction


Isn't it great to be different?
Isn't it wonderful to be exactly who you are?
When you learn to start accepting yourself
You'll become a shining star


L
ynn l’observa un instant, comme pour s’imprégner de son image. Entre ses longs doigts fins se reposait une lampe à huile dont le temps avait terni les couleurs. Elle devait être magnifique dans son jeune âge. Sa prise autour de l’objet était étrange, mélange de douceur et de fermeté qui était typique aux marins. Elle avait l’habitude de manipuler des choses fragiles, mais les remous de la mer sous le navire obligeaient une certaine force si l’on ne voulait pas faire tomber ce que l’on avait dans les mains à la moindre vague plus haute que les autres. Maintenant qu’elle l’observait, elle pouvait voir les flancs du réservoir d’huile luire plus fortement que le reste, témoin silencieux du nombre de fois où l’on avait tiré le génie à l’intérieur de son sommeil.

Car oui, l’étrange lampe était habitée. Et elle l’avait découvert à ses dépens pas plus tard qu’en début d’après-midi, quand elle avait demandé la permission à son cher capitaine de jouer avec. Elle ne savait pas trop ce qui l’avait attiré en premier lieu, mais les sirènes étaient des créatures magiques, sans doute avait-elle senti inconsciemment la particularité de l’objet. Ils avaient fait main basse sur un trésor pas plus tard que le matin-même et forcément, la curiosité maladive de Lynn l’avait poussé à aller fouiner dedans. De là, elle en était ressortie avec la lampe et avait sans le vouloir réveillé le génie à l’intérieur. Ne sachant pas trop comme réagir à sa petite découverte, elle avait aussitôt appelé Killian pour se cacher derrière lui et attendre qu’il règle ça.

Mais à présent, tout danger était écarté. Killian avait passé un accord avec le génie et, à défaut d’être inoffensif, au moins n’avait-il aucune raison d’être agressif sur le navire. La curiosité de la demoiselle avait après cela repris le dessus et elle était allée faire les yeux doux à Killian pour qu’il l’autorise à repartir jouer avec la lampe magique. Il n’avait pas fallu insister longtemps avant qu’il accepte, visiblement peu préoccupé par ce qu’elle pourrait bien faire au génie à l’intérieur. Ce n’était pas comme si elle risquait quelque chose, ou si elle risquait de faire quoique ce soit à l’être magique après tout. Elle l’avait rapidement embrassé au coin des lèvres pour le remercier avant d’aller saisir l’objet et de se réfugier dans sa cabine personnelle, là où personne ne viendrait la déranger – sauf peut-être Killian, mais lui ne la dérangeait jamais.

A présent, elle était assise en tailleur sur son lit, l’air concentré. Ses bottes en cuir souple gisaient dans un coin de la pièce, Lynn ayant toujours préférée se balader pieds nus. Le dos appuyé contre la paroi de bois derrière elle, elle tourna et retourna l’objet dans tous les sens, avant de se dire que ce n’était pas très gentil de sa part et que si ça se trouvait, il subissait les effets de la gravité tout autant que le monde extérieur, coincé dans la lampe. Après cela, elle s’était contentée de le maintenir à hauteur de regard et de le tourner très lentement pour l’examiner, comme par peur de le déranger. Elle ne savait pas vraiment ce qui l’attirait chez cette lampe. Elle était certes très jolie – pour quiconque aimant cette forme d’art – et elle était magique, mais elle n’avait rien d’exceptionnelle.

Elle était juste... curieuse. Elle n’avait jamais rencontré de génie auparavant et pourtant, Dieu seul savait le nombre d’espèce qu’elle avait croisé dans sa vie. Mais un génie, c’était nouveau, c’était intriguant et c’était différent. Elle se demandait d’où il venait, qui il était, s’il avait toujours été génie, s’il était sensible à son charme envoutant et surtout, ce qu’il valait une fois réfugié dans l’intimité des draps. Enfin, elle ne prévoyait pas de lui sauter dessus, ni même véritablement de coucher avec, mais elle était joueuse, et après plusieurs mois passés en mer, elle avait envie de se distraire en déclenchant un petit jeu de séduction avec une cible nouvelle.

Elle adorait Killian bien sûr, et une fois sur le Jolly Roger elle devenait son exclusive, mais elle était sûre qu’il ne lui en voudrait pas pour cette fois-ci. C’était un génie après tout, comment pouvait-elle laisser passer ça ? Il fallait qu’elle essaie. Seulement maintenant, elle ne savait pas trop comment s’y prendre. Elle savait qu’il fallait frotter la lampe pour que le génie en sorte – elle esquissa un sourire malicieux en songeant aux possibles parallèles de la situation – mais et après, que pourrait-elle lui dire ? Elle n’avait aucun droit sur lui et surtout, aucune excuse valable à lui fournir que sa curiosité pour le réveiller ainsi. Elle poussa un long soupir en arrêtant de se torturer l’esprit et décida qu’elle verrait au feeling. Rapprochant la lampe près de son visage, elle se mit à frotter sa joue contre la paroi dorée et rendue chaude par ses mains en ronronnant tout bas. « Hey... Réveille-toi. »
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MessageSujet: Re: Sweet Seduction   Lun 10 Juin - 17:01




“There was a star riding
through clouds one night...”

La Lampe du génie est très convoitée aux confins de tous les mondes, elle est une quête d’absolu que de grands souverains ont un jour eu envie d’étreindre. Mais telle une peau de chagrin, ce petit bijou antique s’est envolé sans qu’on puisse savoir le comment du pourquoi. Sa couleur, des ténèbres insondables, a rendu des hommes fous de cupidité. (Et je me permets d’ajouter : de stupidité) Quand on détient un grand pouvoir (cela implique de grandes responsabilités), un pouvoir cependant limité à trois vœux, choisir s’avère extrêmement vicieux. Certains ont préféré ne pas choisir, certains sont morts sous l’épreuve du choix, d’autres se sont gavés de richesses jusqu’à la lie.

Le trésor qui m’amène auprès de ce Capitaine pirate a été l'occasion inespérée de prendre une courte retraite bien méritée. Cela fait deux ans qu'aucun maudit mortel n'a troublé mon repos. Mes pouvoirs sont infiniment grands, mais il faut parfois les ménager. Les congés payés pour les génies, ça n'existe pas. Je suis las de servir ces créatures égoïstes et qui croient encore que l'argent apporte le bonheur. Toutefois, je ne vais pas me plaindre de ces petites besognes ô combien dérisoires et pathétiques. Je mérite mieux décidément. Il me faut un maître digne de ce nom. Quelqu'un avec un minimum de jugeote. Ce pirate pourrait bien égayer mes journées. C'est un homme habile, d'une intelligence rare et traiter avec lui m'a discrètement remonté le moral.

Me voilà donc à bord du Jolly Roger jusqu'à trouver preneur pour ma lampe. Je ne peux hélas pas servir les desseins de Hook autant que je l'aurais souhaité. Mais cet humain va m'aider, c'est tout ce qui m'importe. Pour l'heure, je me repose dans ma lampe, attendant un je-ne-sais-quoi. Cela arrive plus vite que prévu. J'aurais dû m'en douter. On m'appelle derechef et le ton vindicatif me déplaît sur-le-champ. Bon sang, ça fait des millénaires qu'on n'a pas caressé de manière aussi...tendancieuse ma bonne vieille lampe. « Hey... Réveille-toi. » C'est la voix d'une jeune femme (écervelée ? en manque ? pathologie : curiosité maladive ? L'avenir nous le dira). Je suspecte qu'il s'agit de la personne qui m'a découvert mais qui a failli mourir de peur. Que me veut-on ?

Je décide de jouer un tour de magie, du déjà-vu certes, mais je n'ai pas cent mille façons de me renouveler. Et puis, ce qui marche, je ne vais pas m'en priver. Une fumée noire englobe la cabine. J’apparais alors dans un éclair de lumière rouge vif. J'ai évité les serpents qui sifflent sur vos têtes, les rugissements d'un lion genre mascotte des studios MGM (GRAOU) ou les feux d'artifice. La sobriété est parfois plus percutante. Avant que le personnage principal n'apparaisse, on entend sa voix gutturale à souhait.

« Bien, si c’est encore pour un vœu, j’vous jure que je vous crame les cheveux et que je vous fais rôtir les yeux, puis je vous empaille encore vivant, c’est compris ? »

Des années d'entraînement hein pour travailler mes entrées. Je stoppe ma sérénade diabolique et fais retentir un rire malicieux. Je coule ensuite un regard mielleux vers demoiselle pirate. Mon visage commence à se défaire de l'obscurité. « Hoho, une jolie dame, que puis-je pour toi ? » D'abord mes yeux filous apparaissent, écarlates et brillant du feu sacré. Ensuite un corps longiligne (ma version homme fringuant charismatique), vêtu à l'oriental, le turban en moins.

« Vos désirs sont des ordres, mais pas de ressuscité à la Jésus reviens, pas de tuerie sans nom ni de filtre d'amour fou, ce ne sont pas mes domaines de prédilection. Trois commandes, pas une de plus. J'attends. »

Je montre des signes d'impatience sournoise, mais cela fait partie du jeu.


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MessageSujet: Re: Sweet Seduction   Mer 12 Juin - 19:43


L
es choses ne se passèrent pas exactement comme Lynn les avait imaginées. Contrairement à la première fois, la lampe commença à laisser échapper une épaisse fumée noire qui eut tôt fait d’envahir l’intégralité de sa cabine et d’installer une atmosphère lourde, sombre et menaçante. Elle craignit un instant de l’avoir cassé. Ou alors était-ce juste la façon dont elle l’avait invoqué qui lui faisait cet effet ? Elle fronça les sourcils et se contenta de s’appuyer un peu plus sur le mur derrière elle, à demi inquiète. Elle sursauta quand un éclair rouge zébra le brouillard opaque et serra les dents. Dieu qu’elle détestait les éclairs ! Petite, elle en avait une peur bleue. Elle avait pris l’habitude d’aller se réfugier dans un coin lors des grosses tempêtes. Heureusement, il n’y avait pas beaucoup d’orage de cette sorte dans l’espace, mais il avait bien fallu qu’elle apprenne à surmonter sa peur une fois admise à l’armée intergalactique de son monde.

Depuis, elle savait garder la tête froide et agir à peu près normalement lors des orages. Mais cela n’empêchait pas le fait qu’elle détestait viscéralement ces petites saloperies. Elle se rembrunit légèrement mais heureusement, l’éclair était un cas isolé qui ne servit qu’à faire apparaitre vaguement une silhouette plus sombre dans la brume sombre et épaisse. Elle prit un air un peu plus sceptique en entendant la voix incroyablement gutturale qui s’éleva dans les airs. Peut-être vivaient-ils à plusieurs dans cette lampe ? Parce que cela ne ressemblait en rien à ce qu’elle avait vu tout à l’heure. « Bien, si c’est encore pour un vœu, j’vous jure que je vous crame les cheveux et que je vous fais rôtir les yeux, puis je vous empaille encore vivant, c’est compris ? » Oooh, autoritaire. Elle aimait ça. Encore pour un vœu ? Était-ce ça que Killian avait fait avec le génie ? Continuant de caresser pensivement la lampe du bout des doigts, elle chercha à distinguer un visage plus marqué dans tout ce brouillard.

Seulement, le génie n’avait pas l’air très coopératif. Un ricanement sournois s’éleva dans les airs, sans qu’elle puisse en déterminer la provenance. Il aurait pu être partout à la fois que ça ne l’aurait pas surprise. Prenant son mal en patience, elle fit de son mieux pour rester immobile et attendre sagement que le drôle de bonhomme se calme. Elle pencha la tête sur le côté quand elle crut commencer à distinguer une figure humaine se découper dans le noir omniprésent. Intriguée, elle focalisa toute son attention dessus et observa, curieusement, le visage se dessiner au fur et à mesure. « Hoho, une jolie dame, que puis-je pour toi ? » Elle fut fascinée par ses yeux flamboyants et eut du mal à détacher son regard du sien, presque hypnotique. Un sourire commença à étirer ses lèvres quand il se décida à faire apparaitre tout son corps.

Elle nota dans un coin de sa tête que ses vêtements étaient étranges mais n’y fit pas plus que cela attention, elle avait vu suffisamment de races et de planètes différentes pour ne pas s’attacher à ce genre de détails. « Vos désirs sont des ordres, mais pas de ressuscité à la Jésus reviens, pas de tuerie sans nom ni de filtre d'amour fou, ce ne sont pas mes domaines de prédilection. Trois commandes, pas une de plus. J'attends. » Ah, c’était déjà mieux que les menaces sourdes et creuses de toute à l’heure. Par contre, elle ne savait pas qui était ce Jésus dont il parlait mais elle décida que ça n’avait pas d’importance, elle n’était pas là pour ça après tout. Peut-être plus tard, quand elle aurait fini de « jouer » avec lui, mais pour l’instant ses petits tours de passe-passe ne l’intéressaient absolument pas.

Esquissant un sourire amusé et délicieusement charmeur,  elle remonta légèrement ses jambes pour les entourer avec son bras, pressant sans vraiment s’en rendre compte la lampe contre sa poitrine. « Tout doux, génie. Je ne suis pas là pour ça... » dit-elle calmement, d’une voix presque chantante. ALR8 GURL, U GOT THIS. Elle déposa avec une précaution presque révérencieuse que l’on réservait aux objets rares et précieux la lampe sur la table de nuit en étirant ses jambes pour s’asseoir sur le rebord du lit. « Et si tu commençais par me dire ton nom ? Ou peut-être préfères-tu que je continue de t’appeler génie ? » Le ton était léger, joueur. Il n’y avait là nul ordre ou supériorité dans sa voix, elle voulait simplement... discuter, et la demoiselle était taquine.

Elle se leva malgré la fumée noire, se servant de sa mémoire de la pièce pour ne pas s’emmêler les pieds dans quelque chose, trouvant naturellement son équilibre malgré les mouvements paresseux du bateau. « Mais j’en oublie mes manières ! Voulez-vous boire quelque chose ? » Elle supposait qu’un génie n’avait pas besoin de se nourrir pour survivre – ils vivaient dans une lampe après tout – mais peut-être pouvaient-ils savourer les choses comme un humain. Et puis, c’était la moindre des politesses de le lui proposer. Elle l’inspecta un peu plus attentivement, détaillant chaque parcelle de son corps qu’elle pouvait découvrir dans cette fumée agaçante. Il était plutôt beau gosse pour un génie, même si elle se doutait qu’il pouvait bien prendre l’apparence qu’il souhaitait.

Elle se rapprocha de lui, un sourire joueur aux lèvres et pénétra sans hésitation aucune dans son espace personnel et ne s’arrêta pas avant d’être pratiquement collée à lui, sans toutefois le toucher. Elle laissa le fantôme d’une caresse lui frôler la hanche avec sa main, levant son menton vers lui - il était bien plus grand qu'elle - pour ne pas quitter des yeux son regard si flamboyant. Le feu l’avait toujours fasciné – comme toutes les sirènes d’où elle venait – et ses yeux étaient particulièrement attractifs pour elle. « Pardon... » murmura-t-elle dans un souffle. Elle sourit en coin, continuant de tendre la main derrière lui pour attraper la bouteille de rhum dans son dos ainsi que deux verres – ou un seul dans le cas où il aurait refusé sa proposition, avant de se reculer. OKAY PLAY IT COOL LYNN.

Après tout, il aurait été impoli de lui demander de s'écarter non ? Bon, elle n'était pas sûre que se coller à lui de cette façon était plus poli mais au moins, c'était plus agréable. Elle s’écarta de lui pour lui laisser son espace vital et ouvrit la bouteille d’un geste expert. « Je suis... désolée d’avoir perturbé votre retraite, mais après tant de temps passé dans un espace si... confiné, je m’étais dit que vous auriez aimé un peu plus... » Elle versa le liquide clair dans le verre transparent. « ... de compagnie ? » FUCKING NAILED IT. Et de préférence, une compagnie qui ne le réveillerait pas uniquement pour qu’il accomplisse leurs petits caprices. Pauvre petit génie. Elle garda son verre et lui tendit le sien - s'il avait voulu un verre bien sûr - profitant du geste pour effleurer ses doigts des siens.

« Installez-vous, je vous en prie. » dit-elle, accompagnant ses mots d'un geste de la main. La cabine était relativement grande, pas autant que celle du capitaine bien sûr, mais il y avait un lit, une table avec des chaises, un petit bureau dans un coin et deux fauteuils moelleux un peu plus loin. Le génie pouvait bien s’installer où il voulait, ou même faire apparaître tout ce qu’il voulait tant qu’il ne touchait pas à certaines de ses affaires.
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MessageSujet: Re: Sweet Seduction   Dim 23 Juin - 11:19




“…& I said to the star : 'Consume me'.”

« Vos désirs sont des ordres ». Je me singe moi-même avec une voix de fausset ou d’eunuque (au choix). Voyez-vous, c’est tout à fait le genre de phrase qui sort de la bouche d’un fieffé génie qui n’a aucune idée des conséquences qui vont suivre dans…pas longtemps. C’est particulièrement maladroit comme formulation. Pas que me transformer en jouet sexuel est si déplaisant, mais j’ai des principes, moi, de nobles règles de bonne conduite à adopter qu’en présence des dames. Et celle-ci ne fait pas exception (suis-je donc si naïf ?).

Je fais luire mon regard rougi par les flammes démoniaques du septième cercle des Enfers afin de me donner une certaine contenance. Je veux inspirer le respect tout autant que la crainte même si je dois user d’artifices pour parfaire le tableau. Cependant, la demoiselle ne semble pas émue ou apeurée ou décontenancée par mes illusions de troisième zone. D’accord, ce n’est certainement pas ce que j’ai réalisé de mieux, mais on ne peut pas toujours être au top !

« Je ne suis pas là pour ça... » QUOI ?! Là c’est moi qui dépéris intérieurement. Le brouillard semble retomber légèrement sous le coup de la surprise. La fragrance piquante du soufre s’atténue sensiblement. C’est le principe de mon existence ma p’tite, on m’appelle, je réponds aux vœux, on me fout la paix ensuite, next please, ça marche comme ça et pas autrement. J’écarquille les yeux sans m’en rendre compte. C’est râpé pour incarner l’oriental classieux condescendant. Vive ma crédibilité.

Elle veut mon nom. Okay. Je passe ma langue de serpent sur mes lèvres, une vieille habitude. J’exhale des paroles d’outre-tombe avec le ton ajusté comme je sais si bien le faire.

« La version longue ou la version courte ? Belial Elyas Azariah El-Jâfar, djinn et seigneur d’Agrabah. Contentez-vous de Jafar. »

Je croise les bras avec solennité. J’ai cru bon de ne pas rajouter les cinquante adjectifs et titres pour ne pas trop l’intimider. Elle me propose à boire et j’accepte docilement, curieux de savoir ce que la jeune femme me réserve. Je n’apprécie pas nécessairement la nourriture ou la boisson, cela me rappelle seulement avec nostalgie mon ancienne condition humaine. Son petit manège m’intrigue en tout cas, mais je ne suis pas dupe. J’essaye de ne pas paniquer, de rester imperturbable face à ces rapprochements insidieux. Clairement, un jeu de séduction s’engage, me laissant tout bonnement dans un état de perplexité avancée. D’une part, cela m’irrite, car je ne me sens pas prêt psychologiquement, d’autre part, cela flatte ma virilité et ma mégalomanie maladive.

« …je m’étais dit que vous auriez aimé un peu plus...de compagnie ? » Je viens de tomber du haut de la tour nord du palais du sultan là. Replay, j’suis pas sûr d’avoir tout compris. Le sous-entendu me coupe le sifflet. J’inspecte discrètement ma personne, me sentant déshabillé par son regard perçant. Déjà que je ne porte qu’une chemise ample ouverte et un pantalon en toile…je devrais peut-être me vêtir d’une combinaison pare-feu (en cuir ? non non, pas de fouet dans les parages…enfin, ça peut s’arranger).

Ses tentatives m’accaparent totalement pour plusieurs raisons : a) n’étant plus fait de chair et de sang, il m’est difficile de satisfaire ma libido b) or j’étais un homme autrefois, il y a forcément quelques…souvenirs et quelques envies animales cachées c) elle ne me laisse pas indifférent d) y’a pas de d). Je prends mon temps pour répondre, fixant sa bouche mutine, appel à la concupiscence. Tout en m’asseyant sur le lit et l’invitant à faire de même, je parle avec ma voix la plus suave.

« Il est vrai que je n’ai guère de compagnie dans ma captivité. Mais ne perdons pas de temps en bavardages inutiles voulez-vous, je suis lucide, je me doute que vous ne m’avez pas appelé pour faire causette…parler cuisine, réchauffement climatique, moteur à réaction, cannibalisme… »

L’éclat dans mes pupilles écarlates se fait plus ardent – si c’est possible. Je prends la main de la demoiselle dans un geste presque amical et détaché. Elle aime jouer avec le feu, figurez-vous que moi aussi. Je m’approche de son oreille pour lui susurrer mes douceurs comme le ferait un beau diable.

« Qu’attendez-vous de moi ? »

La suite au prochain épisode.


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MessageSujet: Re: Sweet Seduction   Dim 23 Juin - 15:12


S’
il y avait une chose que Lynn adorait, c’était surprendre les gens. Et elle dût masquer son sourire satisfait en voyant le génie perdre promptement tous ses moyens face à son attitude sans doute... déroutante pour un génie. Depuis combien de temps quelqu’un ne l’avait-il pas approché de cette façon ? Pour elle, séduire et charmer était sa première nature, mais elle ne doutait pas que quelques-unes de ses anciennes « propriétaires » aient tenté de le soudoyer charnellement pour avoir des vœux en rab.  Toute l’atmosphère qu’il s’était appliqué à créer pour faire son entrée sembla s’apaiser légèrement. Le brouillard se désépaissit, laissant filtrer davantage de lumière et l’air se fit un peu plus respirable. C’est mieux si elle voulait tenir une discussion... ou faire autre chose.

Une étincelle passa dans son regard quand sa langue vint humidifier ses lèvres mais elle revint rapidement à ses yeux qu’elle trouvait de plus en plus fascinants. Le feu, il n’y avait rien de mieux pour attirer une sirène. « La version longue ou la version courte ? Belial Elyas Azariah El-Jâfar, djinn et seigneur d’Agrabah. Contentez-vous de Jafar. » Avec plaisir, elle n’était pas sûre qu’elle aurait été capable de tout retenir de toute façon. Le génie s’appelait donc Jafar... très exotique. Elle adorait ça. Elle hocha légèrement la tête pour marquer sa compréhension, imaginant déjà de quelle façon elle allait faire rouler chaque syllabe sur sa langue en le prononçant. Oh, elle allait vraiment aimer ça.

Elle se retint de rire en voyant sa réaction et se contenta d’un sourire amusé. Finalement, peut-être que ses anciennes propriétaires n’avaient cherché à user de leur charme sur lui. Ou alors cela faisait vraiment longtemps. Elle ne perdit pas une seule miette du trouble qui voila un instant ses yeux. Visiblement, il n’était pas sûr de comment réagir et de ce que lui-même ressentait. Oh, allez petit génie, elle était sûre qu’il n’était pas un débutant dans l’art de la séduction, elle savait qu’il pouvait faire bien mieux que cela. Peut-être avait-il besoin d’un peu plus de motivation. Volontairement, elle laissa son regard de sirène glisser lourdement sur son corps, déclenchant chez lui une certaine inspection.

Un sourire tirailla le coin de ses lèvres. Décidément, génie ou non, les hommes étaient tous les mêmes. Son regard coula sur son cou, détailla sa gorge rasée de près, les ombres dansantes de sa pomme d’Adam et les palpitations régulières de sa jugulaire contre sa peau. Son regard descendit encore, et elle se mordit la lèvre en longeant les muscles de ses épaules qui déformaient le peu de tissu qu’il avait sur lui. Elle acheva de dévorer le reste de son torse des yeux en notant la légère pilosité qui rongeait le haut de ses pectoraux finement dessinés  avant de laisser place à ses abdominaux au doux relief. Sa peau était délicieusement hâlée, mais différente de celle des marins, usée par le soleil et le vent de la mer.

Non, lui évoquait les longues journées sous un soleil harassant et implacable, tannant impitoyablement les chairs et il lui semblait presque qu’il suffirait qu’elle se penche vers lui pour sentir l’odeur du sable chaud et des épices orientales. Elle fut brusquement tentée de venir goûter sa peau pour savoir si elle y retrouverait le goût du safran et de la coriandre. Elle se fit la promesse de trouver la réponse à sa question avant la fin de cette entrevue. Sa peau était-elle aussi douce qu’elle en avait l’air ? Pourrait-elle sentir la magie au bout de ses doigts si elle l’effleurait, de la même façon qu’elle l’avait senti en prenant la lampe dans ses mains ? Il fallait qu’elle le sache.

Jafar était exotique jusqu’au bout des ongles, et cela lui plaisait bien plus qu’elle ne voudrait l’admettre. Ses yeux arrêtèrent leur exploration au nombril et à la ceinture de son pantalon pour revenir sur son visage, juste à temps pour le voir fixer ses lèvres. Amusée, elle passa très innocemment sa langue dessus pour les humidifier. Quelque chose lui disait qu’elle n’était pas la seule à trouver quelque chose tout à fait à son goût dans cette pièce. L’ombre de son amusement passa sur son sourire quand il choisit volontairement son lit pour s’installer et elle ne put qu’approuver vivement son choix. Visiblement, il avait repris ses esprits et s’était mis d’accord avec lui-même sur l’attitude à suivre.

Elle s’avança vers lui, ses hanches roulant naturellement pour compenser avec le doux balancement du bateau et vint s’asseoir à ses côtés, bien plus proche que la bienséance ne l’autoriserait. Son genou frôla le sien avant de s’y appuyer légèrement pour marquer son contact. Elle sentit son corps se faire envahir par la chaleur d’Agrabah qui habitait sa voix envoutante. « Il est vrai que je n’ai guère de compagnie dans ma captivité. Mais ne perdons pas de temps en bavardages inutiles voulez-vous, je suis lucide, je me doute que vous ne m’avez pas appelé pour faire causette... parler cuisine, réchauffement climatique, moteur à réaction, cannibalisme... »

Oh mon doux génie, profite de ta lucidité tant qu’elle dure, Lynn avait clairement l’intention de te la faire oublier. Lynn sentit sa peau s’enflammer presque quand il fit disparaitre sa main dans la sienne. Oui, elle pouvait sentir l’essence purement magique de l’être à ses côtés, faisant écho à sa propre nature fantastique. Sa main était grande et large, et pouvait englober la sienne toute en longueur et en finesse sans problème. Un frisson remonta le long de son bras alors qu’elle laissait son regard brulant lui transpercer son âme. Dieu qu’elle adorait ses yeux. Elle ne le quitta pas un instant du regard quand il se pencha vers elle, juste assez pour venir lui souffler à l’oreille d’un ton diablement lascif. « Qu’attendez-vous de moi ? » Oh, si seulement il savait.

Fallait-il vraiment qu’il pose la question ? Au risque de briser cette délicieuse atmosphère à la fois douce et étouffante ? Ne s’amusait-il pas autant qu’elle dans les prémices de ce jeu de séduction ? Ne pouvait-il pas sentir la tension lourde et excitante qui nouait leurs entrailles, et qu’une seule phrase de travers suffirait à tout faire retomber ? Lynn tourna légèrement la tête vers lui pour caresser sa joue de la sienne, hochant légèrement son visage simplement pour accentuer sa caresse. « Quel dommage... » souffla-t-elle alors que sa voix venait de perdre plusieurs octaves. Elle avança sa tête, son corps suivant le mouvement jusqu’à frôler le sien, jusqu’à sentir sa chaleur émaner à travers ses vêtements. « J’aurai pu tenir une conversation sur n’importe lequel de ces sujets. » ajouta-t-elle avec un amusement certain perçant dans sa voix. Elle avait choisi d’ignorer volontairement sa question, du moins pour le moment.

Il fallait susciter son intérêt. Il ne fallait pas avoir passé trois semaines à Neverland pour savoir que le réchauffement climatique et les moteurs à réaction étaient beaucoup trop avancés technologiquement pour ce monde, et ne parlons même pas du cannibalisme... Mais eh, c’était une sirène, son régime alimentaire était composé de marin. Mais ça, le génie n’était pas censé le savoir. « Mais pour vous répondre, » dit-elle en se reculant quelque peu, sa tête se tournant pour être face à la sienne, ses lèvres venant effleurer « par accident » sa joue. « disons que je suis de nature... » Elle sembla chercher ses mots et ferma les yeux, un sourire éclairant son visage alors qu’elle touchait son nez du sien. « ... curieuse ? »

Quand elle rouvrit les yeux, ses yeux bleus avaient pris des éclats dorés alors que son charme de sirène se réveillait peu à peu en elle. Elle n’avait pas eu l’intention de l’utiliser mais cela était trop naturel chez elle pour qu’elle le maitrise totalement. « Vous m’intriguez... » ajouta-t-elle avec volupté, et elle plongea fermement son regard dans le sien alors qu’elle n’ajoutait qu’un seul mot. « ... Jafar. » Elle avait presque chanté son prénom, avec la mélodie propre des sirènes. Il avait roulé dans sa bouche comme un délicieux bonbon au miel et elle en avait apprécié chaque seconde. Il faudrait qu’elle le répète plusieurs fois pour être sûre.

Elle rapprocha ses lèvres sans même les effleurer, cueillant son souffle sur sa bouche avant qu’un tintement qui lui sembla si lointain ne vint troubler l’ambiance. Elle venait de percuter délicatement son verre du sien pour trinquer. « A votre santé. » dit-elle avec amusement avant de se redresser, quittant sa proximité et de porter le récipient à ses lèvres, sans le quitter une seconde des yeux. Le goût du rhum envahit sa bouche et l’alcool sembla presque la refroidir face au brasier qu’avait installé leur échange. Sa main libre n’avait pas quitté une seconde la sienne et elle se surprit en constatant qu’elle s’était mise à la caresser de la cime de ses doigts, apprenant tactilement chaque millimètre de sa peau. Depuis combien de temps son appendice s’était-il mis à décider de lui-même de se mouvoir ? Elle ne saurait le dire. Et curieusement, ça ne la dérangeait pas.

Elle lécha pensivement ses lèvres pour savourer le goût du rhum dessus avant de reprendre, sa curiosité reprenant le dessus. « Et vous ? Qu’attendiez-vous de moi quand je vous ai appelé ? » Elle espérait au moins être à la hauteur de ses espérances, ou même largement les dépasser. Elle osait penser que leur petit jeu était beaucoup plus drôle que d’exaucer des vœux à tour de bras. Elle arqua un sourcil, attendant sa réponse. Elle était sincèrement curieuse, curieuse de connaître un génie, curieuse de le connaître lui. Et si elle pouvait allier l’utile à l’agréable...
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Jafar
MessageSujet: Re: Sweet Seduction   Dim 23 Juin - 17:49




You can't always get what you want

Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi bordel ? Une belle créature et hop, le cerveau se déglingue tout seul ? C’est la grande déroute. Arrêtez de vous marrer. Cette fille a un don surpuissant qui m’empoisonne l’esprit, genre euphorisant. Ses expressions faciales expriment le plaisir, l’unique, l’affront des rois, l’élixir d’Aphrodite. Est-ce moi qui suscite tant d’intérêt ? J’ai du mal à y croire (quoique non, ma nature hors normes me pare d’une exquise beauté). Habitué à mon cher flegme et à la morne monotonie, voire mortalité de ma vie, les intentions de la déesse des océans perturbent le cadre bien rangé que j’ai agencé avec soin pendant plusieurs décennies. Elle fait ressortir l’être humain qui réside bien caché dans son carcan. Il serait si facile de céder à ses propres caprices. La question est : le génie réalise tous les vœux, mais peut-il réaliser les siens ?

La dernière fois qu’on m’a séduit aussi ostensiblement, c’était pour mieux abuser de ma confiance. J’ai encore le goût amer des lèvres de cette maudite princesse qui, usant de ses charmes et de sa sensualité délétère, a permis au vaurien de tromper ma vigilance. Depuis, je me méfie des femmes fatales comme la peste. Celle-ci fait partie de cette catégorie de femmes dangereuses. Et quand bien même je fusse prévenu de son potentiel, je ne regrette pas qu’elle ait jeté son dévolu sur moi. Je mourrais en silence, moisissant auprès des plus merveilleux trésors, sans avenir, sans porte de sortie. Mais le voilà mon échappatoire. J’ai besoin de me sentir vivant, encore une fois. C’est plus fort que moi hélas. J’en ai plus qu’assez de me morfondre dans l’obscurité froide de ma prison. J’ai malgré tout du mal à admettre qu’autrui est nécessaire à ma sauvegarde.

Mes beaux principes fondent en un instant. Moi aussi je ressens de la curiosité à son égard, une curiosité malsaine et contagieuse apparemment. Je la laisse approcher, faire ce qu’elle désire, j’analyse son comportement avec avidité. Elle semble attirée par l’aura qui se dégage de moi, humble génie. J’aimerais maîtriser la situation, mais elle a tendance à m’échapper, que je le veuille ou non, c’est elle qui mène la danse, moi j’observe, je dissèque sa physiologie avec beaucoup d’assiduité. Aucune rougeur sur ses joues ne m’échappe. Les mortelles me fascinent, j’envie la vitalité qui voyage dans leurs veines alors que je ne suis qu’un malheureux brouillard, de la fumée, un parfum solitaire, un être immatériel dont les raisons de vivre sont dictées par sa propre essence et une foutue lampe.

Elle se gausse de mes réactions, mais plus pour longtemps. L’effet de surprise passé, je me prends au jeu sournois. Qui est le chat, qui est la souris, sommes-nous tous les deux des prédateurs, deux félins qui se tournent autour éternellement ? Son contact est agréable et électrique, peu commun. La rareté m’interpelle. Soudain le charme implacable qu’elle exerce sur moi a quelques ratés. Je lis dans ses yeux une magie ancestrale que j’ai déjà rencontrée. Une force qui asservit tous les hommes.

Je souris avec malignité, plus pour moi-même évidemment. La demoiselle est une sirène ? La fièvre bat en retraite. La chaleur moite de nos corps disparaît en un instant. Ma magie interfère avec la sienne. Ses lèvres se rapprochent. Il y a encore une minute, je n’aurais pas résisté à emprisonner sa bouche…Là j’inhale son souffle avec une passion mesurée et opportune. Son chant se transforme en pétarade insensée. Je ne vois plus l’harmonie.

La fée des mers est douée, vraiment. Je l’applaudirais bien. Nous trinquons, mon regard pétille comme du champagne. « A nous ! » murmuré-je avec force.

Le voile se déchire finalement, la lumière change subtilement. Je n’en ai pas encore fini avec elle, non, je ne crois pas. Elle s’écarte, je respire un peu mieux. Je pose le verre dans lequel j’ai à peine trempé mes lèvres sur un meuble à proximité, puis je quitte le lit, temple de la luxure, avec souplesse.

« Quel charme irrésistible, j’admire. Je suis près de succomber. Une technique infaillible. Les sirènes sont l’égal des dieux décidément… »

Je viens lui caresser la joue avec tendresse comme il nous arrive de le faire pour tranquilliser un être cher. J’effleure son front, m’introduisant dans ses désirs les plus sombres. « Un pirate hein…le capitaine…une noble conquête. » Mon sourire vil plisse mon regard d’ange déchu. J’ai entrevu la terrible affection. Ça me dégoûte presque.

« Merci pour la distraction et bonne journée. »

Le ton neutre est méprisant. Je lui tourne le dos. Je la plante là. J’attends. Un…deux…trois. Je me retourne avec brusquerie. Je la relève avec une violence calculée, m’empare d’une main décidée de son fragile cou que je caresse perfidement. Sa peau est une richesse à elle seule. Mes prunelles s’enflamment derechef. « Pour te répondre, j’attendais l’inespéré. » Je saisis délicatement sa main que je pose contre un cœur qui…ne bat pas.

« Je suis l’œuvre d'un rêve... »

Rêve éphémère. Mon visage change à toute vitesse, prenant l’apparence d’éphèbes, de beautés curieuses, de jolis minois ou de tueurs, criminels, fous…pirates. Hook. J’emprunte sa corpulence et ses vêtements pour enlacer la jeune femme. Jafar n’est plus.  


we all go a little mad sometimes

But what does an eternity of damnation matter to someone who has experienced for one second the infinity of delight ?
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Sweet Seduction

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