Forum RPG sur la série Once Upon A Time
 
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 Nightmare [TERMINE]

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MessageSujet: Nightmare [TERMINE]   Mer 27 Mar - 20:44



Nightmare
Regina Mills


Le soleil commençait à se lever pour embraser l'horizon de sa lumière. Le ciel se retrouvait à présent teinté de bleu, d'orange et d'une nuance rosée. Aujourd’hui l’on pouvait constater l’absence de nuages, signe incontestable d'une journée ensoleillée.
Debout, près de sa fenêtre, Grégoire observait comme à chaque matin, le doux paysage qui s'offrait à lui. Comme toujours il restait subjugué parce qu'il voyait. A voir l'expression adoptée par son visage l’on pouvait presque croire que cet homme n'avait jamais connu de tels paysages dans sa vie.

Mécaniquement, il porta son regard sur son réveil posé sur la table de chevet. Il était presque six heures. Encore une fois, sa nuit avait été écourtée, les mauvais rêves en étant la principale cause. Comme à chaque fois, il préférait quitter son lit et rejoindre le rebord de la fenêtre, de là, il avait une parfaite vue panoramique de la grande place, il pouvait ainsi observer en toute quiétude chaque personne qui passait devant la grande horloge.
Il sortit de ses pensées et se rendit compte qu'il s'était endormi dans le canapé du petit salon, après avoir passé la moitié de la nuit sur le rebord de la fenêtre. Il avait très probablement dormi deux ou trois heures, ce que lui suffisait amplement. Après tout deux heures ça n'est rien comparé à des années de sommeil.
Plusieurs semaines, plusieurs mois, s'étaient ainsi écoulés depuis son réveil, mais Grégoire gardait encore de nombreuses séquelles psychologiques suite à ce long coma. Les cauchemars étaient quotidiens ainsi que la peur de s'endormir pour ne jamais se réveiller. D'un regard extérieur, ces angoisses pouvaient paraître presque naïves pour un quadragénaire, mais lorsque l'on a passé autant d'années maintenu dans le sommeil, l'on peut aisément comprendre les craintes de cet homme.

Le réveil sonna, à présent, il était 7H. Comme à son habitude, Greg se prépara un fond de café bien noir, accompagné d'un sucre et d'un peu de lait, il coupa un morceau de pain avec un peu de confiture. Il avala le tout en un rien de temps, puis disparu dans la salle de bain, la douche fut tout aussi rapide que le petit déjeuner. Puis dissipant la buée d'une main, Greg se regarda dans le miroir. Il avait les traits tirés comme d'habitude, il passa sa main sur son menton, l'espace d'un instant il se vit avec une barbe sombre et les cheveux hirsutes. Surprit par cette vision d'effroi, il fit tomber son rasoir, qu'il ne prit même pas la peine de ramasser. Il s'habilla rapidement et sortit de la pièce. Il avança vers la cuisine, ramassa les quelques copies qu'il avait corrigé pour finalement les enfouir dans son sac en bandoulière, puis il attrapa sa veste noire pour enfin quitter son duplex. Il passa les clés dans la serrure et les fit tomber à cause de sa nervosité, un murmure se fit alors entendre, il se retourna brusquement, mais ne vit personne.

« Voilà que je deviens dingue maintenant ! »

Dans le couloir, il croisa un de ses voisins de palier, qu'il ne prit pas la peine de saluer comme d'habitude. Il fit mine de regarder ailleurs quand l'homme lui adressa un léger « bonjour ». Malpoli il l'était, mais il n'en avait que faire, avoir des amis et passer pour un type bien était de loin la dernière de ses préoccupations.
Il regagna la place centrale et comme à chaque fois, il marqua un temps d'arrêt devant la grande horloge. C'était devenu son petit rituel avant de commencer sa journée de travail. Jamais il ne manquait le petit arrêt devant l'horloge et à chaque fois il était assaillit par ce même sentiment de nostalgie qu'il ne savait expliquer. C'était comme si cette vieille horloge lui rappelait un moment furtif de son passé, un passé auquel il n'avait toujours pas accès, ce qui le frustrait encore plus. Un klaxon le fit sortir de ses pensées, le chauffeur lui fit signe de se bouger et il lui rétorqua alors

« Vous n'aviez qu'à vous lever plutôt abruti ! »

Greg était malpoli et surtout insociable. Ayant l'impression d'être toujours incompris, il ne se sentait à l'aise nulle part. Il lui arrivait parfois de jalouser ce cher David Nolan, lui aussi ancien comateux. L'homme n'avait pas rencontré de difficultés à retrouver sa vie, à se faire des amis, Greg lui n'était resté que l'amnésique insociable, rien de plus. Il soupira une dernière fois et prit la route pour rejoindre le lycée où il enseignait depuis peu la littérature. Etrangement il aimait ce travail, qui paradoxalement l'obligeait à être aux contacts des autres. Certes il n'était pas le plus sympathique des professeurs, néanmoins depuis son arrivée, les résultats dans cette matière aussi austère que barbante, avaient quelque peu évolués de façon positive.
En moins d'une dizaine de minute il arriva sur les lieux. Le lycée n'était pas encore ouvert aux élèves au vu de l'heure matinale, mais comme à chaque fois, le professeur Radzinsky débarquait dans sa classe vide afin d'y préparer tranquillement son cours. Enseigner, rien que ce verbe, lui apportait une sensation de bien-être incroyable. Devant un tableau noir, il se sentait à sa place, mais l'amnésie l'empêchait de savoir pourquoi l'enseignement lui procurait un tel bien être.
Une fois dans la classe, il posa ses affaires, sortit ses notes et se saisit d'une craie

« Raspoutine ! »

Il se retourna brusquement, mais rien, il était encore seul et lorsqu'il reporta son attention sur le large tableau noir, il ne put s’empêché de sursauter en découvrant d'étranges caractères calligraphiques qui lui étaient néanmoins familiers, bien qu'il soit incapable de les traduire.

Распутин проснуться (Raspoutin réveille-toi!)

Il cligna des yeux pour se persuader de la véracité de son observation et lorsqu'il ouvrit à nouveau les paupières, il découvrit stupéfait la disparition du message, a sonnerie retentit alors dans le couloir, il était déjà neuf heures. Greg se sentit mal à l'aise, il s'assit alors se prit la tête entre les mains, il pria intérieurement pour que le trouble dont il était victime, cesse. Les lycées arrivèrent, s'assirent à leur place, le cours de littérature de Monsieur Radzinsky commença alors...
Les prières du professeur avaient été exhaussées, la journée se passa le plus normalement possible. Les réflexions acerbes sur le manque de travail, pleuvaient comme toujours et visiblement un peu plus à l'aise, Greg se permit même de lancer quelque remarques désobligeantes dont lui seul avait le secret. Bref, ce fut une journée presque normale.

Une fois ses affaires rangées, Monsieur Radzinsky quitta sa salle de classe puis rejoignit sa voiture. Sur la route il s'arrêta au "market" du coin et fit quelques petites courses. Il se dépêcha de réunir ses emplettes, paya tout aussi rapidement et retrouva avec joie son véhicule. Au loin, il aperçut la Mercedes noire de madame le Maire.
Regina Mills était bien l'un des rares personne qui semblait trouvée grâce aux yeux de Greg, qui ne manquait pas de la saluer poliment à chaque fois qu'il l'a croisé. C'est elle qui, d'après les dires, l'avait découvert dans le lac. Elle avait ainsi pris l'initiative de se porter garante de lui. Etait-elle son amie ? Un membre de sa famille ? Ca, il l'ignorait et il fallait avouer que depuis son réveil, ils n'avaient pas vraiment eu l'occasion d'avoir une réelle conversation. Mais qui sait, peut-être qu'ils en auraient l'occasion d'ici peu.
Greg arriva enfin à son duplex, il se débarrassa de ses affaires, rangea les courses et se servit un verre de whisky avant de s'asseoir dans le canapé face à sa bibliothèque et de s’endormir.



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Dernière édition par Gregoire Radzinsky le Mer 22 Mai - 16:22, édité 3 fois
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« Régina Mills »
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MessageSujet: Re: Nightmare [TERMINE]   Lun 1 Avr - 20:35



    Storybrooke, Maine.

    Ville inconnue de tous, celle que j'ai crée, pour reprendre une nouvelle vie et pouvoir faire souffrir tous ceux qui le méritent pour obtenir ma vengeance. Tout était tranquille, tout se passait comme je le voulais jusqu'à l'arrivée de cette Emma Swan. Depuis, les évènements se succèdent à un rythme effréné, la vie a reprit son cours du temps. Tout cela me dépasse je dois l'avouer, tout est beaucoup plus compliqué à gérer, d'autant plus que je suis dépourvue de mes pouvoirs magiques qui m'étaient très utiles. Mais j'ai fait des choix et je les assume. Quelle coïncidence que, par exemple, Belle ait pu s'échapper de sa prison peu de semaines après l'arrivée d'Emma, et c'est à partir de ce moment-là que tout a changé. Car je sais que Rumplestilskin fera désormais tout pour me nuire, et quand bien même je suis puissante ici, il faut avouer que ce cher mister Gold me surpasse. J'étais alors partie demander la protection de la police au cas où, malheureusement c'est cette Emma Swan qui a obtenu le poste de nouveau Shériff depuis que j'ai tué Graham. Il aurait été bien pu facile que ce dernier assure ma protection, étant donné que j'avais un entier contrôle sur lui. Avec la jolie blonde, c'était bien plus difficile et surtout plus humiliant. Évidemment, j'avais échoué. Et cette situation avec elle devait changer également, un nouveau plan la concernant avait germé dans mon esprit maléfique pour enfin me débarrasser d'elle, et avoir Henry pour moi. Et surtout, pour que ma malédiction reste intacte. Malheureusement, Emma Swan n'était pas la seule à venir contrecarrer mes plans. Une nouvelle venue à Storybrooke, enfin si on peut dire, m'avait d'avantage ennuyée. Vanessa Octopus, alias Ursula, ou la vilénie des océans incarnée. Une vieille connaissance, une rivale de longue date que j'avais toujours surpassé quand j'étais une sorcière. Il semblerait que j'aie trop sous-estimée cette chère Ursula, car elle a nul ne sait comment ouvert un passage reliant le monde des contes à celui-ci. Pour qu'elle le ferme, je dois lui procurer le trident du Roi Triton, afin qu'elle puisse régner sur les océans. J'ai un mois. Sauf que le trident est en possession de Rumplestilskin, le petit lutin boiteux qui veut ma peau. Que faire alors ? J'ai bien essayé de convaincre Belle de récupérer le trident pour moi. Enfin, en réalité je n'ai pas pu lui parler de ça, Gold est intervenu avant. Je n'ai plus le droit d'approcher sa jeune fille. Je dois trouver autre chose. Le vent tourne à Storybrooke, mais je ne laisserais personne venir perturber mon petit train de vie et m'empêcher de régner sur la ville.

    En réalité, tout cela m'effraie. Je n'ai pas l'habitude d'être en échec, et je le supporte pas. Je suis dépassée, je ne sais pas comment je peux faire face à tout cela seule. J'ai grand besoin d'aide. Mais qui viendra m'aider alors que tout le monde ici a perdu la mémoire ? Et il faudrait aussi trouver quelqu'un qui ne me déteste pas, et ça encore risque d'être compliqué. Mais si je ne trouve pas, la malédiction sera brisée et j'aurais tout perdu. Tout ce que j'ai crée s'envolera en fumée, mon fils me sera pris et ma vie aussi, très certainement. Les anciens habitants du monde enchanté ne me laisseront plus aucune chance. Tandis que j'étais dans mes pensées, je faillis oublier le gratin de légumes qui cuit dans le four. Une fumée grisâtre commence à s'emparer de ma cuisine et je me précipite pour arrêter le four et ouvrir les fenêtres, en toussant comme une droguée. Une fois tout en ordre, je laisse reposer mon plat quelques minutes avant d'appeler mon fils pour le dîner. D'un ton autoritaire et de mon habituelle voix rauque : « Henry ! Descends mettre la table, on va dîner. »
    Au final, aujourd'hui est un jour comme les autres. Le dîner se déroule comme d'habitude, l'un des rares instants de la journée que je peux partager avec mon fils. Un dialogue à sens unique, toutes les questions que je lui pose, il me répond par oui ou par non, c'est tout. Les remarques que je lui fais, sans réponse. Jusqu'à la fin du dîner que je termine par un rappel du rituel du soir : trente minutes de télé ou de jeux, brossage de dents, passage aux toilettes et au lit. Good boy. Une fois tout cela fait je monte dans sa chambre comme d'habitude pour lui souhaiter bonne nuit, pour ensuite redescendre au salon pour boire un verre de whisky et me détendre avec un bon livre. Un jour comme les autres, vous dis-je. Une routine affligeante.
    Minuit. Enfin je me décide à aller me coucher, sans penser une seule seconde que cette nuit-là changerait bien des choses.



You think I'm a vilain ? ◮
« There's nothing more dangerous than a beloved mother »


Dernière édition par Régina Mills le Mar 16 Avr - 18:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nightmare [TERMINE]   Sam 13 Avr - 13:40



Nightmare
Regina Mills


On ne peut dire que les choses aient réellement changées en quelques mois. Il arrive que l’on me regarde encore comme l’attraction du village. Parfois j’ai même l’impression de n’être qu’une espèce de monstre en cage sublimé par les acclamations du bonimenteur.
Dois-je alors me contenter de n’être qu’un étranger aux yeux de tous ? Je n’ai vraisemblablement pas la même chance que ce David Nolan qui lui, a le droit à tous les honneurs. Il est entouré, aimer, apprécié, on lui a offert une vie sur un plateau et moi je ne me contente que des restes. Je ne suis qu’un pauvre type paumé, qui se lève tous les jours à la même heure et tous les jours je me prépare pour vivre une journée banale. Moi, je suis le correcteur de copie, le transmetteur d’un savoir littéraire, l’ancien comateux sans nom de Storybrooke.

Ma vie ne se résume donc qu’à la lassitude ? Je ne suis destiné qu’à n’être ce gars ne connaissant rien de son passé et qui doit par conséquent se contenter d’un présent morne et sans grande excitation. Alors, loin du regard des autres, une fois ma porte refermée, je prends le partit de m’écrire une autre vie. Je m’imagine qu’avant de sombrer dans le coma, j’étais quelqu’un, que j’avais une quelconque importante. Ainsi je pense avoir mené une vie palpitante, égrenée de multiples péripéties toutes plus folles les unes que les autres. Je rêve de tout ce que je n’ai pas ici et c’est bien ce qui m’attriste le plus.
Enfin bref, après avoir passé la journée, je ramasse mes affaires que dispose à la va-vite dans mon sac en bandoulière, puis après avoir quitté ma classe, je retrouve ma voiture et prends ainsi la direction de mon duplex. Mais cette fois, ma morne banalité avait été mise à mal au vue des quelques évènements étranges qui m’avait pour ainsi dire sortit de cette vie ordinaire que je méprisais tant jusqu’à présent.

Tout a commencé avec l’apparition de ce visage, sur la glace de ma salle de bain. Les traits de mon visage semblaient s’être calqué à ce visage qui prenait forme au fur et à mesure que la buée se dissipée.
C’était tellement étrange, j’avais l’impression de me retrouver confronté au « moi » d’une vie antérieure. En étais-je vraiment sûr ? N’était-ce pas plutôt la manifestation de ma vie post comateuse ? Que dire quand on ne sait rien ? Telle est la question.
Quelques heures plus tard, dans ma classe, avant que les cours ne commencent, j’ai entendu une voix, à priori celle d’un homme. Il appelait un certain « Raspoutine ». Cette voix semblait si proche, tellement que l’espace d’un instant je ne me suis plus senti seul. Mais comme j’aurai pu m’en douter, il n’y avait personne, j’étais réellement seul, du moins, c’est ce que je pensais avant de découvrir l’inscription sur mon grand tableau noir.
Jusqu’à présent, hormis quelques bides de rêves étranges, jamais je n’avais été confronté à de tels phénomènes.
Devrais-je mettre ça sur le compte de la fatigue ? La réponse était claire à mes yeux. Comment pourrais-je être fatigué après avoir passé autant de temps plongé dans le sommeil ? Peut-être que là était le problème, peut-être que toutes ces manifestations étaient dû au coma dans lequel j’étais encore plongé quelques moins auparavant.
A quoi bon ? J’ai beau retourné le problème dans tous les sens, rien n’y fais, je n’ai aucune réponse, mais encore plus de question. Peut-être devrais-je en parler à quelqu’un ? Oui, mais à qui ? A t’en soit peu que quelqu’un soit disposé à m’écouter.

Lorsque je suis rentré chez moi, après avoir franchi le seuil de la porte, sans trop savoir pourquoi, je me suis mis à penser à Regina Mills. D’elle je ne savais que peu de chose, hormis le fait que son nom figure sur les papiers d’hôpital traitant de mon cas. C’était elle qui avait, semblerait-il, prit la décision d’être la personne à prévenir en cas de problème. C’est quand même étrange qu’elle est prise une telle décision sans me connaître. Quoique, elle a fait la même chose pour Nolan, je ne suis donc pas une exception. Mais peut-être que madame le Maire détient en sa possession des informations susceptibles de m’aider à comprendre ce qui m’arrive, peut-être même qu’elle sait qui je suis réellement. C’est une option envisageable, je pense que j’irai d’ici peu lui en toucher un mot.
Mais sur ce, après mettre débarrasser de mes affaires, je prends un verre de whisky comme tous les soirs, puis je m’affale dans mon confortable canapé situé face à ma grande bibliothèque, temple de mon divertissement. N’ayant pas de télévision, il m’a fallu trouver une autre occupation pour combler mes soirées. La lecture est une bonne option, je n’en doute pas. D’ailleurs il faut que je termine le roman que j’ai commencé il y a peu.

« La dynastie des Romanov » Je parcours quelques pages non sans attention, mais j’ai l’impression que mon esprit est ailleurs, mes paupières sont lourdes, trop pour rester ouvertes, voilà que je m’endors à présent...

Le son d’une boîte à musique résonne alors dans la grande salle de bal. L’endroit est en bien mauvais état et poussiéreux.
Le temps semble avoir fait son œuvre en ces lieux autrefois occupés. Je remarque alors le grand tableau qui prend place au centre de l’imposant escalier menant aux étages. Le silence est pesant et chacun de mes gestes fais écho dans l’immense hall. Je me déplace lentement et le son de la boîte à musique se fait à nouveau entendre. La mélodie est entêtante et ne parvient à quitter mon esprit. Cet air est si familier, je ressens tellement de nostalgie et de peine quand je ferme les yeux pour l’écouter avec plus attention. Des murmures viennent à moi, je comprends alors qu’il s’agit des paroles de l’entêtante et triste berceuse provenant de l’invisible boite à musique.

« Des images me reviennent, comme un souvenir tendre. Une ancienne ritournelle autrefois en Décembre »

La boîte à musique apparaît alors dans ma main. Elle est dans un piètre état, mais fonctionne encore, la petite ballerine continue de danser malgré tout. La musique s’arrête alors, une porte s’ouvre laissant entrer une bourrasque de vent, des cris se font entendre dehors. Je me retrouve ainsi envahis de souvenirs, je me revois avançait d’un pas triomphant vers les grandes fenêtres. Dehors la nuit est noire et profonde, on ne parvient aisément à discerner une quelconque forme. Une explosion se fait alors entendre au loin, plusieurs dizaines de lueurs rougeoyantes apparaissent et encerclent le palais. Les pas lourd et cadencés des émeutiers résonnent au loin, des cris de colère accompagnent la marche. Moi, je reste là impassible à les observer, le regard brillant. Mon cœur se réchauffe, un sourire malfaisant se dessine sur mon visage cerné et pâle. Le feu se rapproche et les menaces se font de plus en plus persistantes, je remarque que dans ma main je tiens un cœur qui bat encore. Les portes du palais sont défoncées, à mes pieds git le corps sans vie d’un homme. Je sers le cœur entre ma main pour le réduire en poussière, des cris se font entendre, je suis encerclé. Une épaisse fumée sombre m’enveloppe alors et me conduit loin de tout ce tumulte.

J’ouvre les yeux, il fait beau, le soleil brille de toute son intensité. Une légère brise souffle sur mon visage, j’observe la plaine et je peine à reconnaître les lieux. Très vite je me rends compte que je ne suis plus seul. En effet j’aperçois au loin, des silhouettes perchées sur leurs chevaux galopant à vive allure.

-Régina !!! Mais attends-moi, tu vas trop vite, je n’arrive pas à suivre…
Ce jeune homme, qui poursuit la cavalière, cheveux au vent, c’est moi, des années en moins. Je ne suis qu’un adolescent, mais je parviens à me reconnaître sans mal et cette jeune fille, que je poursuis ressemble à s’y méprendre à Regina Mills. Est-ce vraiment possible ? Suis-je en train de rêver ? Suis-je face au passé ? Suis-je ?
J’assimile les informations et je comprends alors qu’il se pourrait que Regina Mills ait un rôle central dans mon histoire. Il se pourrait même qu’elle soit la pièce manquante de mon puzzle.
Au moment même où je commence à réunir les pièces, l’épaisse fumée s’empare à nouveau de moi et m’entraine ailleurs.
L’atmosphère est moins légère, tout est tellement sombre. Je me sens très mal à l’aise à présent, je sens qu’il va se passé quelque chose et que quoiqu’il arrive je ne pourrais rien empêcher. Je suis voué à n’être que le témoin invisible. Est-ce mon passé que je découvre, est-ce un rêve ? Je ne serais répondre.
J’avance lentement vers un homme qui me tourne le dos. Il regarda l’âtre de la cheminée et je le devine souriant en observant les flammes dansaient autour de la buche de bois qu’il vient de placer.
Mon cœur est lourd, mes poings se serrent progressivement, ma mâchoire est crispée. Je ne parviens à comprendre pourquoi un tel sentiment de colère m’habite, tout comme je ne parviens à comprendre qui est cet homme.
La réponse arrive alors…

-Je suis si fier de toi mon fils.

L’homme aux cheveux argentés se retourne vers moi, le sourire aux lèvres.
-La fierté n’est-il pas le seul mot que vous ayez dans votre vocabulaire père ?

La scène se déroule et moi qui ne me croyais que simple spectateur, je me découvre acteur de l’intrigue. Mon corps, mon cerveau, mes mots, plus rien ne semblent m’appartenir à ce moment, du-moins rien n’appartient à l’homme que je suis désormais.
-Pourquoi cette ironie Grégoire ?

-Père, mon très cher père. Pendant toutes ces années vous m’avez appris tant de chose. Ainsi, je ne peux qu’être fier de vous savoir satisfait de moi.

-J’ai toujours su que tu serais celui qui ferait entrer notre royaume dans une nouvelle aire.

-Je me souviens qu’un jour vous m’avez raconté une histoire. Vous m’avez parlé de votre rencontre avec une prophétesse, vous avez aussi parlé d’un mage qui scellerait le destin de la famille rouge.

A la fin de ma réplique je me vis avancer de quelques pas pour m’approcher de mon père. Une fois à sa hanteur je le pris dans mes bras pour certainement lui témoigner une quelconque gratitude bien que je ne comprenne rien à notre échange, ni aux paroles prononcées.

- Et j’ai compris, j’ai compris qu’en réalité toute ma vie était vouée à ça.

-Et nous y sommes presque mon fils.

Mon visage était imperceptible, il ne laissait paraître aucune expression, mon regard était froid, il ne laissait paraître aucun sentiment. Cette accolade n’avait rien d’un geste d’affection, je compris alors en voyant le regard vide de mon père, que je venais de lui subtiliser son organe vital. Une intense douleur avait alors pénétrée sa poitrine. Je le regardais sans en perdre une miette. Le souffle coupé, il perdit l’équilibre et tomba au sol sans me quitter du regard. Je tenais entre mes mains son cœur qui continuait de battre malgré tout.
Mon regard avait perdu toute trace d’humanité, mes pupilles étaient à présent dilatées au maximum et brillaient intensément, les ténèbres étaient en moi et je me surpris à apprécier cela.

-Non, il n’y a pas de « nous » père. Soyez rassuré, je les tuerai tous comme vous avez tué Andrea.

-…Grégoire…

-Vous m’avez pris ma vie, alors il est tout à fait normal que je vous prenne la vôtre !

-…tu vas te condamner mon fils…

-Je suis déjà condamner.

Plus je serrais l’organe et plus mon père se mettait à suffoquer. La haine coulait dans les veines telles un poison. Elle me dévorait les entrailles laissant ainsi les ténèbres prendre place. J’émis alors une ultime pression sur le cœur de mon père qui fut alors réduit en poussière. L’homme s’écroula à mes pieds, sans vie. La poussière se dissipa de ma main et alla glisser le long du corps de mon père.

-AHHHHHHHHHHHHHHH !!!

Mon livre tomba à terre, me réveillant en sursaut. J’avais le front humide, des palpitations, mon cœur battait à s’en rompre dans ma poitrine. J’ouvris la main et j’y découvris alors de la poussière. Sous le choc, je dus me lever. Je me rendis alors compte qu’il n’y avait plus de poussière, que tout ça n’était certainement que le fruit de mon imagination. Je repris doucement mes esprits, mais lorsque je découvris le nom du chapitre sur lequel était tombé mon ouvrage, je sentis mon corps tout entier frissonner

« Raspoutine »

S’en était trop pour moi. Je ne fis même pas attention à l’heure, je ne pris même pas de veste, juste mes clés.
Dehors il faisait nuit noire et les éléments semblaient se déchainer. De violentes rafales de pluie venaient frappées mon visage encore endolori. Sans plus attendre je pénétrais ma voiture, passa avec difficultés le trousseau de clés dans le contact puis démarra enfin le véhicule. La radio était allumée et peinait à se caler sur une station fixe. Sans quitter la route des yeux, j’essayais d’éteindre le poste, mais en vain. Je dus renoncer, quand soudain une petite musique se fit entendre. Le son montait progressivement, j’avais reconnu la berceuse.

-Mon dieu ! Mais qu’est-ce qui m’arrive ? me dis-je à haute voix

Mais je pouvais réfléchir d’avantage, mon esprit était trop embrumé. Une fois arrivé devant une grande bâtisse de style victorien, je dus garait ma voiture. Sans prendre de précaution je quittais alors rapidement le véhicule. J’ouvrir le portail qui donnait sur une allée en pavée et une fois à l’intérieur je me précipitais vers la porte où je me mis à frapper comme un dératé.

-Aller, ouvrez ! Ouvrez !!!


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Dernière édition par Gregoire Radzinsky le Dim 21 Avr - 23:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nightmare [TERMINE]   Mar 16 Avr - 18:21



    « Tout ça est ta faute, tu le sais, c'est toi qui as manigancé tout depuis le début ! Maintenant tu vas le payer et tu vas enfin avoir ce que tu mérites ! » Ces paroles blessantes, de la part de mon fils, j'en rêve toutes les nuits depuis quelques temps. Plutôt sous la forme d'un cauchemar, et cette nuit-là cela recommence. Nous sommes tous les deux dans la pièce principale de la maison, Henry me méprise comme jamais il n'a osé le faire sous peine d'une sévère punition. À présent, malgré tout ce que je peux lui dire, il ne me croit plus. Il ne m'a jamais cru et insinue que c'est trop tard pour moi. Les choses ont changé, Emma Swan a réussit. Elle croit, Ursula a révélé l'existence du passage et de nombreux personnages de contes que je comptais garder enfermés pour toujours à Fairy Tales land sont là, à Storybrooke. Tout le monde connait la vérité, quand bien même j'essaye toujours de me voiler la face.

    « Henry, arrête ça tout de suite, je ne vois pas de quoi tu parles ! »

    Bien sûr que je le sais, mais je veux le cacher jusqu'au bout. Je pensais y arriver, depuis vingt huit ans je le cache. Rumplestilskin avait raison, la sauveuse a atteint son objectif et à présent tout ce que j'ai construit, tous les sacrifices que j'ai fait pour en arriver là sont vains. Tout est détruit, il ne reste plus rien de Storybrooke. Juste un monde parallèle au nôtre, le même. Sauf que maintenant je n'ai plus aucun pouvoirs, je suis faible et je ne pourrais rien faire contre la colère de tous. On frappe puissamment à la porte, les cris vengeurs de tous les habitants de la ville résonnent dans ma tête, ils sont devant ma maison et sont venus pour ma mise à mort. Je n'ai plus qu'à courir et tout abandonner. J'ai tout perdu, désormais le maître mot est : fuir. Fuir jusqu'à leur échapper, mais personne ne peut quitter Storybrooke, des choses terribles arrivent à tous ceux qui essayent de s'enfuir. Je suis coincée, cependant il me reste encore une ultime chance de survie, me réfugier là où personne ne pourra me trouver. Le caveau de mon défunt père, de Daniel, mais également le sous sol où sont cachés tous les trésors et les trophées que j'ai choisit d'emporter avec moi dans ce nouveau monde. Personne ne peut y aller à part moi. Jamais personne ne me trouvera ici. Courir, fuir jusque là et je serais de nouveau en sécurité. Condamnée à m'y terrer pour le reste de mes jours, mais au moins vivante...c'est tout ce qui m'importe. Et c'est peut-être lâche de s'obstiner à s'attacher à une vie qui ne sera que solitude totale. Mais j'ai échappé plusieurs fois à la mort et je ne me laisserais pas abattre. Il y a toujours un moyen de s'en sortir.
    Et pourtant, même dans cet endroit secret où je pensais être en sécurité, les mêmes cris vengeurs des habitants de la ville continuent à résonner dans ma tête. C'est impossible. Comment auraient-ils pu me trouver ici ? Non...je ne peux pas le croire. Cette fois alors, c'est vraiment la fin. On frappe de nouveau à la porte, mais du caveau cette fois. Ils vont la briser. Ils frappent trop fort..trop fort...


    On frappe...quoi, on frappe ? « Ouvrez ! Allez, ouvrez ! »
    En sursaut, je me réveille d'un coup et me redresse dans mon lit, la respiration haletante. Ce n'était pas complètement un rêve, quelqu'un frappe en effet à la porte. Mais il ne s'agit pas de tous les habitants, une seule et unique personne a l'air de s'acharner sur ma pauvre porte. Bon sang mais qu'est-ce qu'il se passe dans cette ville de fous ? Je jette un coup d'oeil à la pendule, il est bientôt trois heures du matin. C'est pas possible, je rêve, qui ose ? Agacée, l'esprit encore tout embrumé par ce réveil brutal, mais surtout prise d'une petite appréhension, je me lève rapidement du lit pour enfiler un peignoir de soie par dessus ma chemise de nuit, pour aller voir ce qui se trame devant ma porte. Cela ne peut pas être un cambrioleur, sinon il ne prendrait pas la peine de se manifester ainsi. Je remets un peu mes cheveux en place sans prendre la peine de vouloir masquer les horribles cernes visibles sous mes yeux. Lorsque j'ouvre la porte de ma chambre, Henry se tenait devant. Lui aussi a dû entendre, sans difficultés, puisque l'inconnu avait l'air de sacrément s'acharner. Il ne cessait de frapper violemment, ainsi je rassurai mon fils en lui disant que j'allais aller voir qui c'était, et qu'il pouvait sans danger retourner dormir. Sans danger, du moins je l'espère. Les lumières allumées dans le salon, je descends en trombe les escaliers.

    « Arrêtez ! Stop ! J'arrive ! »

    Et se dépêcher avec des pantoufles trop grandes aux pieds, ce n'est pas chose si facile que ça. Je me précipite enfin contre la porte, retirant le verrou et l'ouvrant d'un seul coup. Gregoire !

    « Gregoire ?... »

    Enfin, plus connu sous le nom de Raspoutine...pour moi. Je reste quelques instants bouche bée, la poitrine gonflée dû à une respiration forte, et le cœur battant à cause de l'appréhension qui m'avait prise. Cet homme, avait pour ainsi dire été mon plus fidèle ami depuis la nuit des temps. Malgré les distances qui nous séparaient, nous étions toujours restés soudés. Nous avions grandit ensemble, et prit les mêmes mauvais chemins. Nous avions changé exactement de la même façon. En créant la malédiction, je le pensais pourtant mort. Et pourtant un beau jour, cet homme a été retrouvé inconscient dans la rivière. Comme pour David Nolan, j'avais été son contact en cas d'urgence tandis qu'il était resté un long temps dans le coma. J'avais été avertie de sa sortie de l'hôpital quelques semaines auparavant. Mais je n'avais jamais osé aller lui parler en tant qu'ancienne amie. Simplement, comme la Maire de la ville. Et ce ne fut que des occasions très brèves. J'ai toujours dissimulé ô combien j'étais heureuse qu'il soit vivant dans ce monde. J'aurais voulu qu'il reste à mes côtés. Mais cette fois, ici nous avions prit des chemins différents. Malgré le fait que j'étais de nouveau heureuse de le voir en face de moi, je ne pus m'empêcher de l'engueuler comme n'importe quel inconnu qui serait venu frapper à ma porte à trois heures du matin. La veine de mon front gonflée par l'énervement, je me mis à crier.

    « Mais qu'est-ce que vous faîtes ici, vous ? Vous n'êtes pas bien de venir frapper comme ça chez les gens en plein milieu de la nuit ! Il est trois heures du matin bon sang ! Il ne vous ai pas venu à l'idée que je travaille demain ? Sans compter que vous avez réveillé et fait peur à mon fils ! Il a école aussi ! J'espère pour vous, Gregoire, que vous avez une bonne raison, sinon je vous préviens j'appelle la police ! »



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MessageSujet: Re: Nightmare [TERMINE]   Ven 19 Avr - 22:31



Nightmare
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Ma tête était comme dans un étau, compressée à son paroxysme. Bien sûr la comparaison n’est que purement littéraire, mais la douleur était quant à elle bien réelle à mon grand désarroi. Je sentais que dans ma poitrine mon cœur ne cessait d’accélérer atteignant le palier le plus douloureux. Mon front et l’ensemble de mon visage restaient humides à causer de l’anxiété, mais aussi à cause de la brume nocturne qui envahissait peu à peu les lieux.
N’ayant aucune réponse de Madame le Maire, je continuais inlassablement à tambouriner contre sa porte, sans même me rendre compte du simple fait qu’il était à présent plus de trois heures du matin.
Autour de moi plusieurs lumières s’étaient allumés, au loin l’on pouvait facilement entendre les aboiements de quelques chiens visiblement encore éveillés. Je n’en avais que faire car mon esprit était ailleurs, hors de cette réalité.
Je me sentis alors tressaillir, un frisson parcourait tout mon corps, mes mains se mirent à trembler, il faisait froid, il était tard et j’étais là, devant la maison de madame le Maire.

« S’il vous plaît !!! Ouvrez ! »

Ma main cogna une dernière fois contre la porte, puis je m’assis sur les marches du perron. J’étais observé, ça n’était pas un ressentit, mais une certitude. Plusieurs personnes avaient effectivement relevées leurs rideaux pour mieux observer le type qui frappait comme un dingue contre la porte de Regina Mills, l’autorité suprême de Storybrooke.
Ces regards insistants ne me mettaient aucunement mal à l’aise, bien au contraire. C’est quand même fou de voir comme les gens peuvent être à l’affut de tout, ils leurs suffis d’un rien pour attiser leur curiosité. Cela m’exaspérais tant que ne pouvais contenir mon mécontentement, même au vue de l’heure.

« Vous n’avez jamais rien vu de votre vie ?! »

Une voix lointaine se fit alors entendre dans ma tête, mon esprit confus tentait ainsi, tant bien que mal, d’écouter les conseils d’un vieux fantôme…

« Jamais tu ne devras baisser les lieux Grégoire. Reste droit et digne, même si les regards te sont méprisables.

Ne laisse pas les autres faire de toi, ce qu’ils veulent que tu sois. Le regard est en ce sens une arme… »
Des bruits de pas, me sortirent de mes pensées. Une personne était en train de dévaler les escaliers. A ce moment-là, je me redressais et mon regard se posa sur l’étage d’au-dessus, une lumière émanait de la fenêtre. Je vis alors un petit garçon, qui m’observait l’air peu rassuré. Ce petit bonhomme à l’air apeuré devait surement être Henry, le fils adoptif de madame le Maire. J’avais eu vent, par ci, par-là, de quelques informations sur le petit garçon. En effet, nombreux affirmaient que le fils du maire avait des problèmes psychologiques et qu’avec l’arrivée d’Emma Swan dans sa vie, le petit Henry n’en était que plus affecté. D’autre affirmaient que la seule et unique coupable n’était autre que Regina, qui selon les dire, n’étaient pas capable d’élever un enfant.
En y repensant j’avais entendu beaucoup de chose, mais j’ose imaginer que chacun à sa vérité. Toujours est-il que le petit, tout comme moi, consultait en psy, bien que je doute que l’on souffre des mêmes problèmes.
J’étais là à présent, devant la porte de Regina Mills, j’avais probablement réveillé tout le quartier me faisant ainsi remarquer encore une fois. Je n’avais guère réfléchit à comment justifier ma présence ici, à cette heure. Devais-je être franc et brandir la vérité ou devais-je me contenter de trouver une excuse bidon et passé pour un abruti ?
La porte s’ouvrit à la volée, je dus me lever et faire face à une jeune femme en peignoir, à peine réveillée.

« Grégoire ?... »

« Regina…»

Il y avait quelque chose d’étrange dans cette scène. Regina me regardait, je l’observais. Elle était vraisemblablement surprise, ce qui était normal au vue de l’heure tardive. Sa respiration était forte et bruyante, son cœur devait surement battre très vite. Je me rendis alors compte du dérangement occasionné. Je pouvais lire dans le regard de Regina Mills, hormis la surprise de ma présence, une légère appréhension qu’elle tentait de masquer tant bien que mal.
Je sentis encore le poids du regard d’Henry toujours perché à sa fenêtre. Moi, je passais une main derrière ma nuque et tentais de trouver une explication plausible à ma présence. Mais lorsque mon regard croisa celui de la jeune femme, la fondation même de mon argumentation, s’effondra tel un château de carte balayait par le vent.
J’avalais bruyamment ma salive incapable de m’exprimer, Regina ne resta pas silencieuse, elle s’exprima optant pour un ton presque méprisant et emplit de colère.

« Mais qu'est-ce que vous faîtes ici, vous ? Vous n'êtes pas bien de venir frapper comme ça chez les gens en plein milieu de la nuit ! Il est trois heures du matin bon sang ! Il ne vous ai pas venu à l'idée que je travaille demain ? Sans compter que vous avez réveillé et fait peur à mon fils ! Il a école aussi ! J'espère pour vous, Grégoire, que vous avez une bonne raison, sinon je vous préviens j'appelle la police ! »

Je mis du temps avant de me reprendre et de lui répondre. J’avais l’impression que le temps s’était arrêté et que j’avais été, l’espace d’un instant, emportais ailleurs. Les aboiements de Regina me ramenèrent ainsi à la réalité, m’obligeant par conséquent à lui offrir une explication pour apaiser la tension naissante entre nous. Jamais encore nous n’avions eu une vraie conversation depuis ma sortie de l’hôpital, ce qui rendait la scène encore plus absurde.
Je repris mon calme et me redressa de toute ma hauteur afin de me donner une certaine contenance et ne pas effrayer la jeune femme, qui me semblait tellement familière.

« Regina, vous êtes en colère et que je comprenne la raison de cette colère, mais je pense qu’il est inutile d’hurler de cette façon. »

Elle me regarda presque outrée par mes propos, je compris alors que ça n’était pas la bonne méthode. Si je ne voulais pas qu’elle me referme la porte au nez, il fallait impérativement, à mon sens, que j’aille droit au but, même si je devais passer pour un dingue…tant pis.

« Je sais qu’il est tard et je m’excuse de vous avoir réveillé en plein milieu de la nuit. Je sais que ça peut paraître complètement dingue, mais j’ai besoin d’aide et vous êtes la seule personne à qui je peux m’adresser en cas de problème. Mais en y repensant je me rends compte que c’était idiot de ma part de débarquer comme ça, chez vous, en plein milieu de la nuit, à cause de quelque tremblements et de cauchemars. Je vais m’en aller, n’appelez pas la police, c’est inutile. Je suis désolé encore une fois »

Je lui tournais le dos et descendais les trois marches menant au sentier de pierre. J’étais plus calme, mais toujours aussi perturbé par mes agissements. Repensant à ce qui s’était passé ce matin je pris la décision de revenir sur mes pas et d’avoir au moins une réponse à mes interrogations.

« J’ai juste une question à vous posez. Raspoutine ça vous dis quelque chose ? »


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MessageSujet: Re: Nightmare [TERMINE]   Dim 21 Avr - 16:25


    Que de souvenirs, tout un tas de souvenirs qui me reviennent en mémoire. Raspoutine, oui c'était bien lui. Depuis sa sortie du coma je n'avais osé aller lui parler. À quoi bon ? Il ne se souvenait rien. Rien de nos jeunes années, rien de ce que nous avions partagé jadis. Il était le seul ami que j'aie jamais eu, l'homme que j'ai connu depuis toute petite, avec qui j'ai fait les quatre cent coups, les multiples défis que nous nous lancions. Nous avons grandit ensemble, nous avons prit les mêmes chemins, même si ils n'étaient probablement pas les meilleurs. Même si il venait d'une contrée lointaine, qu'il était plus vieux que moi, Raspoutine a suivit en quelque sorte mon chemin. Son père voulait faire de lui un Tsar, ma mère voulait faire de moi une Reine. Nos parents étaient prêts à tout pour parvenir à leurs fins. Séparés de tant de lieues, notre histoire est pourtant commune. Nous avons été tous les deux élevés par des êtres malfaisants, nous sommes devenus des êtres malfaisants. Le père de Raspoutine assassina la promise de celui-ci, son tendre amour, à qui il aurait tout donné. Ma mère assassina le mien. Même dès lors, nous nous sommes tous les deux retrouvés sur le même chemin. Celui de la magie noire, à laquelle nous nous étions formés. Raspoutine m'apprit même quelques astuces et m'apporta un peu d'avantage que Rumplestilskin. Ensuite, nous avons tous les deux pu accomplir notre vengeance. Lui n'avait pas hésité à assassiner son père, comme il l'avait fait pour sa fiancée. Je n'avais pas eu autant de courage, quand bien même mon désir de vengeance était pourtant aussi puissant. Et puis j'étais plus jeune, je n'avais fait qu'exiler ma mère. Pour envoyer un pirate la tuer pour de bon quelques années après. Nous sommes ainsi devenus ce que nos parents voulaient que l'on devienne. Lui Tsar, moi Reine, régnant d'une manière tyrannique à notre façon. Malgré tout, nous sommes toujours restés amis même si nos tempéraments avaient bien changé. Toujours à se soutenir, d'une quelconque façon. Le jour où il disparut dans les eaux glaciales de Russie, je crus que mon cœur se déchirait pour la deuxième fois. L'amour, puis l'amitié de perdus...

    Aujourd'hui, plutôt ce soir, il était là. Mais comme n'importe quel autre habitant de cette ville, il ne se souvenait plus qui il était. Et de qui j'étais, mis à part la Maire tyrannique de Storybrooke, pour ne pas changer. C'était bien la première fois depuis tant d'années que nos vies prenaient un tournant différent. Ceci dit j'étais quand même un tant soit peu agacée. Grégoire aurait pu choisir un autre moment pour venir me demander conseil qu'en plein milieu de la nuit. Mais comme il ne s'agissait pas de n'importe qui, tout de même, je décidai d'écouter tout ce qu'il avait à dire...de toute façon qui aurais-je pu appeler ? Emma ne serait sûrement pas venue. Au final, j'avais bien eu raison de l'écouter. Il semblait avoir cauchemardé, comme cela me rappelait-il quelque chose. Ainsi, la récente pluie à Storybrooke était bien la responsable de tous ces nouveaux « relents » de mémoire chez les habitants. Je devais en apprendre plus...le devenir de ma malédiction était en jeu. Appuyée contre l'embrasure de la porte, l'esprit encore tout embrumé par la fatigue, mon ton se radoucit considérablement.

    « Attendez, Grégoire. Tout bien réfléchit...parlez-moi un peu de ces fameux cauchemars. »

    Je ne voulais pas qu'il s'en aille, il fallait qu'il m'en parle. Si les habitants commençaient à recouvrer la mémoire, ce n'était vraiment pas bon signe. Pour moi. Et en apprenant d'avantage, peut-être je pourrais trouver une solution pour remédier à cela. Mon Dieu...en fin de compte, je suis pas couchée. D'autant plus que je me mis à déglutir nerveusement à l'entente du nom « Raspoutine. » Mais je ne répondis pas. Je restais les yeux plantés dans les siens quelques instants, avant d'ouvrir la bouche.

    « Bien, je crois qu'une petite promenade nocturne s'impose. Attendez là, je reviens. »

    Forcément, je n'allais pas sortir dehors en pyjama. Et je ne pouvais pas non plus inviter Grégoire à entrer. Je savais qu'Henry ne s'était pas rendormit complètement. Avec tous les soupçons qu'il avait déjà, mieux valait ne pas en rajouter avec cette conversation qui conduirait certainement à des révélations. Je remontais ainsi dans ma chambre pour enlever le peignoir, le pyjama et me rhabiller convenablement. J'en profite pour remettre mes cheveux correctement, quant au reste, le maquillage et tout le tralala chiant, impasse. Je n'avais pas le temps, il fallait faire vite. En redescendant, j'attrape mon long manteau noir et l'enfile en retournant voir Grégoire dehors. Je prends soin de bien fermer ma porte à clé, puis me retourne vers lui.

    « On peut y aller. »

    En fait, ce n'était pas une proposition que je lui faisait, c'était plus un ordre. Les mains dans les poches, la tête baissée, je marchais à ses côtés sur le trottoir. Lorsqu'enfin, nous nous éloignions un peu de la civilisation et des habitations. Je choisis alors ce moment pour relever la tête vers lui.

    « Alors...ces cauchemars ? De quoi parlaient-ils ? Et...pourquoi m'avoir demandée pour ce Raspoutine ? Ce n'est qu'un personnage fictif, n'est-ce pas... »



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MessageSujet: Re: Nightmare [TERMINE]   Dim 21 Avr - 23:14



Nightmare
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Depuis mon réveil, aucune réponse précise ne m’avais éclairé sur un quelconque passé, mais à l’inverse, chaque jours, les questions étaient de plus en plus nombreuses et ne faisaient qu’ébranlées ma renaissance.
J’étais et je suis perdu. Perdu, non pas comme peut l’être un enfant que l’on a arraché à ses parents. Non, moi ma perdition était celle d’un homme rongé de solitude, sans rien, ni personne, sans attache et sans identité. Une sorte de coquille vide qui tente tant bien que mal de vivre la vie qui s’offre à lui.

Les autres, les personnes qui me côtoient au quotidien, diront que je suis désagréable, rarement aimable et polie. Mais en vérité je suis un solitaire, peu enclin à de quelconque discussion. Je suis un « monsieur je sais tout » qui surpasse de loin la plupart des pathétiques enseignants de Storybrooke.
Il en va de même pour mes élèves. Ils ne m’apprécient guère et je le leur rend bien. Je manie probablement comme personne, la langue de bois. Jamais à cours d’acerbes réflexions, je prend en grippe les premiers de la classe, n’hésitant pas à les remettre à leur place, dès que l’on m’en offre l’occasion. Mais les miracles existent et il m’arrive, parfois, de faire preuve de clémence avec les autres. Même si je suis un enfoiré de première, selon bon nombre de personne, on ne peut nier mon abnégation. L’enseignement était et reste ma seule attache, la seule petite lueur d’espoir qui anime en moi la volonté de me sortir du lit chaque matin. Plus que ça, l’enseignement est aussi, je le pense, un élément de mon puzzle. Je devais probablement avoir par le passé, nourrir l’envie de rentrer dans les ordres éducatifs. Peut-être était-ce une évidence, peut-être que ça l’est encore.

Et voilà, je me suis encore mis à réfléchir, perdant ainsi toute notion temporelle. En attendant, je suis toujours face à la somptueuse demeure de madame le Maire. Il est trop tard pour une visite amicale et trop tôt pour une visite de courtoisie.
J’avais conscience d’abuser et c’est probablement pour ça, qu’après mettre excuser encore une fois, j’avais opté pour la fuite en avant. Mais étrangement je ne voulais pas m’en allais, j’avais besoin d’avoir des réponses certes, mais il y avait quelque chose en moi qui me poussais à rester en présence de Regina. Comme si, ici et maintenant, nous devions parler.
Elle l’avait elle aussi comprit et me lança d’une voix bien plus douce :

« Attendez, Grégoire. Tout bien réfléchit...parlez-moi un peu de ces fameux cauchemars. »

C’était tantôt étrange, tantôt absurde. J’avais entendu beaucoup de chose à son sujet, les louanges étaient rares, voir quasi inexistantes. Les habitants de Storybrooke étaient, semblerait-il, nombreux à désavouer leur Maire. J’avais tout entendu, qu’elle était froide, distance, qu’elle n’était pas une personne agréable, qu’elle suscitait la crainte et non la sympathie. Qu’elle était du genre manipulatrice et sans vergogne. Curieusement, je ne l’a reconnaissait pas dans tous ces dires. J’avais en face de moi une femme encore endormie, sans maquillage, pas coiffée, naturelle, humaine, bien plus qu’on ne pourrait l’imaginer. C’était comme si devant moi, elle était une autre personne. Peut-être que je me trompais, peut-être avaient-ils raison, mais le doute en moi, était toutefois perceptible. Je l’observais innocemment, comme si ça n’était pas la première fois que nous discutions. Un sentiment de déjà-vu s’instaura en moi, il était tellement fort, qu’il me mettait mal à l’aise. A présent j’en étais sûr, nous avions quelque chose en commun. Ne sachant dire quoi, je savais qu’il allait falloir creuser d’avantage et faire preuve de patience.

J’omis ses dernières paroles puis s’en prendre de pincettes et sans vraiment réfléchir, je lui demandais si le nom de « Raspoutine » lui évoquait quelque chose. Elle déglutit et me regarda sans me répondre, intérieurement je me réjouissais, car j’avais ma réponse. Regina avait néanmoins gardé la bouche entre ouverte pour me répondre :

« Bien, je crois qu'une petite promenade nocturne s'impose. Attendez là, je reviens. »

« Une promenade nocturne ? Je sais pas si c’est vraiment une bonne idée »

On peut dire que je m’attendais à tout, sauf à ça de sa part. Etant là, je ne pouvais plus reculer et il serait idiot de ma part, de lui dire non, de plus, la proposition n’était pas intéressante.
Elle me laissa planté là, sur les marches, mon regard se posa à nouveau sur la fenêtre du dessus, la lumière venait de s’éteindre. Le petit Henry avait surement compris qu’il avait intérêt à très vite regagner son lit pour éviter les ennuis.
Par chance, je n’eus pas à attendre longtemps, Regina refit surface dix minutes plus tard, changée et prête à aller marcher en ma compagnie. Elle prit soin de verrouiller la porte avant de partir, puis une fois l’action accomplie, elle se tourna vers moi

« On peut y aller. »

« Je crois que oui. »

Elle enfouit ses deux mains dans ses poches, tête légèrement baissée. J’en fis de même, sauf que moi je n’avais pas prévu de manteau. Mes mains glissèrent donc dans les poches de mon jean. Marchant l’un à côté de l’autre, nous nous éloignâmes de la demeure. Un silence s’instaura jusqu’à ce que nous nous soyons éloignés des habitations et de la civilisation. Je sortis alors mes deux mains de mes poches pour souffler dessus et les réchauffer.
Regina releva la tête pour me regarder et c’est elle qui relança la conversation.

« Alors...ces cauchemars ? De quoi parlaient-ils ? Et...pourquoi m'avoir demandée pour ce Raspoutine ? Ce n'est qu'un personnage fictif, n'est-ce pas... »

« Quel idiot ! J’aurai du prendre un manteau ou une veste. Mais bon, on ne va pas se plaindre il ne fait pas si froid que ça. Je pense que le psy de l’hôpital, me prends pour un attardé ou une sorte de psychopathe et il n’est pas le seul à penser ça. Je sais que je ne suis pas dingue. Ces cauchemars, ils sont répétitifs, c’est toujours la même chose, sauf que j’avance peu à peu, au fur et à mesure que le temps s’estompe. Vous êtes là, à chaque fois, sauf que vous avez une coiffure différente et un style vestimentaire tout aussi différent. Mais ça vous va bien, enfin si on veut.
C’est drôle mais j’ai vraiment l’impression qu’on se connait. Depuis que je suis sorti du coma, je n’ai pas vraiment eu l’occasion de me faire des amis et entre nous, ça m’importe peu. Je n’aime pas la compagnie des autres et ils me le font savoir. Mais avec vous c’est différent. Je trouve même que ça n’est pas désagréable d’avoir une vraie conversation. Bien qu’entre nous pour l’instant je sois en train de livrer un parfait petit soliloque »


Je lui souris, chose que je n’avais pas fait depuis longtemps, l’avais-je fais un jour d’ailleurs. Je repris sans attendre la parole

« Raspoutine n’est pas un personnage fictif vous savez. Ça peut paraître fou, mais il a vraiment existé. Beaucoup pense que c’est une légende, mais moi j’y crois. Depuis que je suis sortis du coma, je veux bien me mettre à croire à l’incroyable. Ah oui, hormis ça, je voulais m’excusez à nouveau de vous avoir sorti du lit et d’avoir réveillé votre fils »



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MessageSujet: Re: Nightmare [TERMINE]   Jeu 25 Avr - 19:46



    Au contraire, j'étais persuadée que la promenade nocturne serait une bonne idée. J'ignorais pourquoi Grégoire ne le souhaitait pas, mais je ne lui laissais guère le choix puisque j'avais disparu quelques secondes après pour aller me changer. C'est vrai que j'aurais aussi pu l'inviter à entrer...pour être au chaud. Mais la présence d'Henry pour nous écouter n'était guère souhaitable. Cela n'aurait fait qu'accentuer ses soupçons sur moi, et il ne le fallait pas. Ainsi je marchais avec mon ancien ami Raspoutine, arpentant les avenues de Storybrooke jusqu'à s'éloigner un peu des habitations, pour éviter que quelqu'un d'autre surprenne notre conversation. Je lui demandai alors de me parler de ces fameux cauchemars, et comme je m'y attendais, des souvenirs de son ancienne vie refaisaient surface. Malheureusement, pour moi, il ne devait avoir aucun souvenir de sa vie passée à Storybrooke puisqu'il avait toujours été dans le coma. Les seules bribes dont il pouvait se souvenir provenaient de sa vie en tant que Raspoutine. Ce qui n'arrangeait pas mes affaires. Je ne pouvais décemment pas révéler à Grégoire la vérité sur la malédiction qui pèse sur notre ville. Que tout cela est un mirage, que je l'ai crée moi-même, et qu'aucun habitant ici n'est répertorié sur des registres nationaux. Que la ville est invisible pour n'importe quelle personne étrangère. Enfin...malgré tout, Raspoutine avait toujours été mon ami le plus fidèle. Tout ce que nous avons traversé en même temps, les chemins similaires que nous avions pris, tout cela était finit à présent il n'en avait aucun souvenir. Alors que je sais qu'il m'aurait toujours soutenue dans mes choix. Peut-être même sur cette malédiction. Mais cela était quand même bien trop risqué de lui dire la vérité, sans compter qu'il ne me croirait probablement pas et me prendrait pour une folle. Je n'aimais pas trop l'idée de lui mentir à lui aussi, mais je n'avais guère le choix. Et sa réflexion sur la température extérieure m'arracha un sourire, un sourire tendre et sincère, pas ceux que j'arborais habituellement.

    « Marcher vous réchauffera, et cela ne devrait pas durer longtemps. » Je réfléchissais à présent à la récente pluie qui avait frappé Storybrooke, où beaucoup d'habitants avaient eu soudainement des souvenirs me concernant, et pas forcément les meilleurs. Grégoire aussi avait eu des souvenirs qui me concernaient. Comment pouvais-je expliquer cela...surtout qu'en parlant de coiffure et dégaine différentes, il devait parler de mon accoutrement de Reine.

    « Il n'y a rien d'alarmant, je pense. Sûrement des souvenirs de votre ancienne vie avant que vous ne tombiez dans le coma, mélangés à des fantasmes de personnage fictif que vous auriez aimé être. Ce Raspoutine a peut-être existé, mais il n'en reste pas moins une légende aux yeux des gens...ne vous inquiétez pas, c'est courant de rêver que l'on est quelqu'un d'autre. Et puis, beaucoup d'habitants de la ville...et même, partout ailleurs dans le monde, ont été victimes de ce genre de cauchemars. Une éclipse aurait été responsable de tout ça. Enfin, tout ça pour dire que moi aussi j'ai eu des cauchemars ! J'ai rêvé que...j'étais une belle princesse blonde aux yeux bleus. Vous devriez rendre une visite au docteur Hopper, il vous expliquera que les rêves sont parfois...des fantasmes. Enfin vous me direz je ne suis pas psychologue... »

    Bon, j'espérais m'en être bien sortie...de toute façon qu'est-ce que je pouvais faire d'autre. Certes au début j'avais eu une petite hésitation sur quoi lui dire, mais maintenant j'étais certaine de ne rien lui dire concernant la malédiction. J'en avais déjà trop dit à la sœur de la sirène sous l'emprise de l'alcool. Mes conneries devenaient trop dangereuses. Ceci dit, il fallait à présent que je trouve une explication au fait que Grégoire me voyait dans ses rêves. Je n'étais pas dans sa tête, et il ne m'avait pas expliqué clairement dans quelles situations j'apparaissais. Le plus simple était d'en passer par...une lointaine vérité.

    « Je dois vous avouer tout de même une chose sur votre passé. » Je m'arrête alors, devant lui, puis relève la tête pour planter mes yeux devant les siens, pour une touche un peu plus tragique. Ferme et convaincue, je reprends :

    « Avant votre coma, nous nous connaissions. Oh ça oui, nous étions très amis. Voire, sûrement les meilleurs amis. Ça peut paraître étrange, non ? Deux personnes réputées froids et exécrables ici, étaient en fait très proches. Je ne vous mens pas. Et c'est très attristant que vous ne vous en souveniez pas, mais c'était le cas. Voilà sûrement la raison pour laquelle vous me voyez dans vos rêves. »

    Bon...à présent cela faisait quand même plusieurs semaines que Grégoire s'était « réveillé » si je ne m'abuse. Et dire qu'il avait été tué dans notre monde...et que ma malédiction l'avait ressuscité...c'est à peine croyable. Je baisse alors les yeux pour regarder ailleurs, gonflant légèrement la poitrine.

    « Je suis navrée, j'aurais dû venir vous parler de ça bien avant... »



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MessageSujet: Re: Nightmare [TERMINE]   Dim 28 Avr - 21:50



Nightmare
Regina Mills


Nous avons marché, fouler le sol humide sans trop savoir où aller. La nuit, sombre et froide n’entravait en rien notre marche. Les talons de Regina frappaient l’asphalte et marquaient le rythme. Je ne pouvais m’empêcher de lui jeter quelque discrets coups d’œil de temps à autre.
J’en avais complètement oublié mes cauchemars, j’étais presque bien grâce à Regina qui avait su trouver les mots pour m’apaiser. Mais quelque chose me perturbais, c’était comme si j’avais déjà vécu cette scène, comme si ce genre de promenade nocturne en compagnie de Madame Mills, était familière. Je pris sur moi pour me vider la tête et à mon tour je répondis à mon interlocutrice.

« Oui, vous avez peut-être raison. Mais je me demande pourquoi ces souvenirs, pourquoi toutes ces histoires ? Ma vie était-elle si pathétique que ça ? Non parce que généralement quand on se prend pour des personnages qui n’existent pas, c’est pour fuir la réalité non ? Et d’ailleurs qu’est-ce qui m’est arrivé ? Pourquoi personne ne me cherche ? Il y a tellement de question que je me pose. Plus le temps passe et plus je me demande si avant de sombrer dans le coma, j’avais une réelle existence.
Alors oui, peut-être que vous allez me prendre pour un dingue, mais l’espace d’un instant j’ai cru à toutes ces histoires. J’ai voulu y croire tellement fort et vous savez pourquoi ? Tout simplement parce que j’avais de l’importance, j’existais pleinement, j’avais un nom, une vie … Alors oui peut-être qu’il y a mieux que Raspoutine, j’aurai pu rêver d’être un prince sur son beau cheval blanc qui combat avec vaillance les dragons pour sauver une demoiselle en détresse, mais peu- importe, je n’étais pas ici, j’étais quelqu’un d’autre tout simplement. Et très sincèrement je vous trouve mieux en brune aux yeux amandes. »


J’étais à l’aise, tellement que je me permis de lui faire un petit clin d’œil. Il y avait entre nous un quelque chose, une espèce d’alchimie qui rendait la discussion fluide, sans blanc. Nous parlions ainsi comme si nous étions amis, comme si nous avions l’habitude d’arpenter les rues en pleine nuit, comme si nous nous connaissions par cœur…

« Je dois vous avouer tout de même une chose sur votre passé. »

Je compris alors que la conversation allait prendre un tout autre tournant. Regina mit fin à la marche, elle se plaça devant moi, releva le menton et plongea son regard dans le mien. La scène ainsi plantée je compris que les révélations de la jeune femme étaient suffisamment lourdes de conséquence pour susciter une mise en scène légèrement tragique. Tout y était, la lourde atmosphère, les silences et les grands regards tristes qui en disent long. J’aurai pu douter de la sincérité de Regina MILLS, après tout, les habitants de Storybrooke eux même en douter, alors pourquoi pas moi ?
Ca serait tellement plus facile de faire comme tout le monde, de la mettre sur le pilorie et lui assenait des coups, la mettre plus bas que terre… Curieusement je ne m’en sentais pas capable, il me suffisait d’un regard pour comprendre que j’étais tout simplement incapable de lui faire du mal.
Je lui laissais donc la parole, soucieux de ce qui pouvait sortir de sa bouche.

« Avant votre coma, nous nous connaissions. Oh ça oui, nous étions très amis. Voire, sûrement les meilleurs amis. Ça peut paraître étrange, non ? Deux personnes réputées froids et exécrables ici, étaient en fait très proches. Je ne vous mens pas. Et c'est très attristant que vous ne vous en souveniez pas, mais c'était le cas. Voilà sûrement la raison pour laquelle vous me voyez dans vos rêves. »

« Le plus étrange c’est qu’on continue de se vouvoyer alors que nous sommes censés être proche, tu ne crois pas ? Peut-être devrait-on repartir à zéro non ? Enfin je veux dire essayer de repartir là où le temps c’est arrêté. »

Nous étions là, face à face, au milieu de nul-part en pleine nuit. Les détracteurs auraient certainement vu en cette rencontre, le fruit d’une nouvelle malversation, d’autre auraient pu imaginer autre chose. En fait, il y avait tout un tas de scénario possible, mais certainement pas celui qui s’écrivait à l’instant même.
Je ne savais pas comment m’y prendre, je venais d’apprendre que la femme qui se trouvait en face de moi, était ma meilleure amie, son importance dans ma vie était donc considérable.

« Je suis navrée, j'aurais dû venir vous parler de ça bien avant... »

Sans réfléchir je fis deux pas vers elle et la prit dans mes bras, comme le font normalement deux amis qui se retrouve. J’avoue que j’étais au départ mal à l’aise, mais peu à peu tout se fit naturellement. Je fermais alors les yeux pour savourer cette étreinte. Regina était à présent mon phare dans la nuit, la bouée à laquelle je devais m’accrocher pour ne pas me noyer.
Nous nous séparèrent après quelques secondes, j’étais encore un peu gêné par ce geste, mais très vite je me repris

« Non, non ne t’excuse pas, ça n’est pas grave, je comprends, je t’assure. Peut-être que finalement ça n’est pas plus mal que ça se passe ainsi. Mais j’aurai peut-être dû choisir une heure plus appropriée pour venir frapper à ta porte. »

Mon visage laissa apparaître un léger sourire. Moi ? Sourire ? Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Ca ne me ressemble pas ça. Je ne suis pas du genre à sourire à la première inconnue. Sauf qu’elle n’est pas une inconnue. Si je me fit à ses dires, nos vie sont liées, notre passé est commun. Elle est peut-être la dernière personne à qui je peux me fier. J’ai beau essayer de m’en convaincre, il y a quelque chose qui sonne faux…

« RASPOUTINE ! »

Je sentis alors un léger courant d’air me traverser, mon corps devint lourd, ma tête douloureuse. Ce court instant d’inattention suffit à me faire perdre l’équilibre, je tanguais dangereusement à présent. Puis une fois le malaise dissipé, je pris le temps je fermais les paupières et de masser mes tempes.

« Désolé… je…j’ai l’impression de devenir dingue. Je suis sortis du coma depuis des semaines et c’est maintenant que mon cerveau commence à dérailler, c’est à n’y rien comprendre. Tout allait bien jusqu’à présent. Je menais une vie emmerdante, mais tranquille. J’étais seul dans cet appartement, mais tout allait bien. Et voilà que du jour au lendemain, je me mets à entendre des voix, à voir des choses étranges. La nuit je n’ose même plus fermer l’œil. Alors je bois, je fume, j’essaie de comprendre, mais rien n’y fais, je finis par m’assoupir et je vois un palais saccagée par les flammes, une boîte à musique qui tombe sur les marches. Je me vois arracher des cœurs. Mais ça pourrait être normal, ce ne sont que des cauchemars, sauf que même lorsque je suis éveillé j’entends des voix. »

Je ne pris pas le temps de réfléchir, j’avais besoin de souffler un peu, je m’assis alors dans l’herbe, levant la tête au ciel, je découvris un ciel parait d’étoile. Plaçant mes mains derrière ma tête, je m’étendis dans l’herbe, le cœur un peu plus léger. Je pris le temps de souffler …

« On faisait des courses de chevaux, puis à la nuit tombée en s’allongeait dans l’herbe pour regarder les étoiles… »


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MessageSujet: Re: Nightmare [TERMINE]   Mer 1 Mai - 21:10



    Tandis que nous marchions, je sentais le regard de Gregoire se poser sur moi de temps à autre. Pour ma part je préférais regarder le sol, l'air neutre. Pourtant, il n'y a pas si longtemps encore nous aurions pu faire cette promenade nocturne dans la joie et la bonne humeur, se racontant des histoires marrantes tout en s'amusant à se chercher. Ces temps-là sont révolus. Nous étions encore jeunes et insouciants à l'époque. Désormais nous sommes définitivement deux âmes torturées, l'une n'ayant aucun souvenir de son passé et l'autre en mesure de tout lui révéler, mais ne souhaitant surtout pas le faire. Et je devais à tout prix convaincre Gregoire d'arrêter de croire à ces cauchemars, qui étaient en réalité des choses qui se sont vraiment passées. Ses paroles étaient touchantes, mais il ne fallait plus qu'il y croit. Difficile d'arracher à quelqu'un ses rêves. Pourquoi, pourquoi depuis quelques temps tous les habitants de Storybrooke étaient submergés par leurs véritables passés ? Serait-ce un dysfonctionnement de la malédiction ? Je devrais m'entretenir avec Gold pour en savoir plus...peut-être n'était-ce qu'un vilain tour de sa part, ce qui ne m'étonnerait pas. La remarque de Gregoire m'arracha un sourire, et je relevai la tête vers lui. Sans doute avait-il raison, les yeux clairs et le blond platine ne m'iraient guère. Je pris ça pour un compliment. Je lui avais avoué que nous étions jadis amis, mais même avant cela il n'avait pas l'air d'être impressionné par ma personne. Et pour cause, sans doute personne ne se serait permis de genre de remarque ici, de peur de me froisser et de voir leur petite vie s'effondrer autour d'eux. Mais j'étais plutôt soulagée que Gregoire ne me considère pas comme tout le monde me considère aussi. Une relation autre, plus détendue et chaleureuse. Du moins, pour l'instant. Les retrouvailles...Il y croyait tellement qu'il me cala contre lui pour une brève étreinte amicale. Quelques secondes, certes, mais qui fait du bien il faut l'avouer. Trois fois rien pour se sentir soutenue. Ainsi, Gregoire avait vraiment l'air de vouloir que l'on redevienne amis comme avant. Mais je savais bien que ce ne serait plus jamais comme avant. Tout simplement parce que nous ne pouvions plus rien partager de nos jeunesses. J'étais la seule à pouvoir en parler, et si tel était le cas cela éveillerait d'avantage de soupçons. Il fallait peut-être que je réagisse à présent, pour ne pas me contenter de le fixer comme une andouille. Il me relâcha, je restai en face de lui, lui souriant. Lui aussi souriait, visiblement ce n'était pas chose courante pour nous deux. Mais contrairement à lui, j'étais bien moins à l'aise.

    « D'accord, tutoyons-nous. Tu as raison, plus de courtoisies entre nous. Tu ne t'en souviens probablement pas, mais...je n'ai jamais aimé ça. »

    Je m'efforçais de paraître plus détendue et je le gratifiai également d'un clin d'oeil. Je lui avais beaucoup parlé de mes soucis avec ma mère qui voulait absolument faire de moi une Reine, alors que je n'avais jamais vraiment agit comme une parfaite fille de la noblesse. Et pour cause, je préférais braver tous les interdits et percer toutes les frontières de l'amour avec un simple garçon d'écurie. Cette pensée fut brève, car soudainement Gregoire semblait ne pas se sentir bien. Son regard s'est vidé, il se mit à légèrement tanguer, comme si il faisait un malaise. J'hausse un sourcil et m'approche pour le soutenir avec un air inquiet, mais finalement il n'eut pas besoin de moi. Il finit par s'asseoir dans l'herbe, comme si il cherchait à recouvrer ses esprits. Le fond de l'air était un peu frais, le vent s'engouffrait légèrement dans mes cheveux, soulevant quelques mèches. Pourtant, la nuit plonge la petite ville dans un profond silence. Étrangement, je restais moi aussi silencieuse malgré tout ce qu'il pouvait me dire. Je l'écoutais bien sûr, mais je ne pouvais m'empêcher de repenser au tas de souvenirs que nous avions eu ensemble, d'une amitié aussi forte comme je n'en avais eu. Tous ces moments refaisaient surface, mais il valait peut-être mieux que je ne reste pas dans la lune trop longtemps. Je finis par m'asseoir à ses côtés, les yeux levés vers le ciel. Il évoqua alors un lointain souvenir, et aussitôt je nous revoyais, à peine dix huit ans, non loin de la demeure de mes parents. Sur la colline, allongés dans l'herbe fraîche à regarder les étoiles, à essayer de repérer les constellations. Mais dans ce monde, les étoiles étaient tout autres...je serais incapable d'en reconnaître une. Retour à la réalité, je sors de la poche de mon long manteau un briquet et un paquet de cigarettes. J'en prends une, avant d'en tendre le paquet à mon...ami. Puis, finalement :

    « Tu ne dérailles pas, un autre homme était resté longtemps dans le coma et il lui était arrivé la même chose. Des pensées comme ça aussi qui le hantaient. La meilleure chose à faire, c'est de ne plus y croire. Tu n'as qu'à...dire à ce soit-disant « Raspoutine » de s'en aller. Trouve un moyen de t'en débarrasser, ou il continuera à te pourrir la vie. Bien entendu, ce n'est qu'une métaphore. Mais ne te laisse pas envahir par ce genre d'incertitude. Tu es ce que tu es, tu es Gregoire et professeur de littérature, rien d'autre. Tu as compris ? »

    Mon ton pouvait peut-être paraître un peu froid, tranchant et autoritaire, mais il le fallait. Les yeux toujours rivés vers le ciel, je tirais quelques bouffées sur la cigarette, ne sachant pas vraiment quoi lui dire d'autre...enfin si, en réalité il y a des tas de choses que j'aurais aimé partagé avec lui. Finalement, je me décidai à tourner la tête vers lui.

    « Il y a autre chose dont tu...aurais aimé me parler ? »



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MessageSujet: Re: Nightmare [TERMINE]   Sam 4 Mai - 23:15



Nightmare
Regina Mills


« On faisait des courses de chevaux, puis à la nuit tombée en s'allongeait dans l'herbe pour regarder les étoiles... »

Dans mes rêves, il m'était arrivé de me voir galopant la nuit sur un cheval noir, Regina me reléguais toujours au second plan en quelques galops. Nous nous retrouvions ensuite allongés au milieu de nul- part à contempler les astres baignant dans la clarté obscure du ciel. Ces vagues images n'avaient de sens jusqu'à maintenant. En prenant connaissance de mon lien avec madame le Maire, tout devenait plus limpide dans mon esprit et au vu de son petit sourire au coin, j'avais visé juste. Ainsi ces images appartenaient au passé et n'étaient pas le fruit de mon inconscient. Cela restait néanmoins frustrant, j'avais en ma possession tout un tas d'images, mais j'étais incapable d'affirmer avec certitude celles appartenant au passé et celles n'étant que le reflet de fantasme et autres songes.

J'ai parcourus plusieurs manuels de médecine, empruntés par-ci par-là et je me suis nourri de diverses définitions du coma pour au final comprendre que c'est une forme de sommeil profond, ou plus scientifiquement, une abolition de la conscience et de la vigilance non réversible par les stimulations. En d'autres termes, j'ai passé je ne sais combien de temps à « dormir », par conséquent j'ai pu me constituer une vraie base de séances utopiques et fantasmagorique, à tel point que j'en ai oublié ma propre vie.
Mon cerveau est encore relativement long à la détente, séquelle indéniable de mon sommeil prolongé. Les informations traitées mettaient un certain temps à être assimilées. Néanmoins, il ne faut pas me prendre pour un attardé mental. Attention il ne faut pas croire que je prends Nolan pour un débile, je pense simplement que chez certaine personne, les stigmates d'un coma prolongés sont plus ou moins visibles. Mes élèves, pour la plupart, ignorent tout de mon « coma », bien sûr certain connaissent la petite histoire, on ne peut pas tout contrôler.

Mais manifestement j'avais en face de moi une femme qui me connaissait mieux que je ne me connaissais moi-même. Ainsi il m'était difficile de faire semblant, d'éviter le sujet avec des pirouettes comme je savais si bien le faire. Mais mis à nue face à mes démons, je me sentais paradoxalement soutenu, plus seul en pleine tempête. J'avais enfin, après plusieurs semaines de trouble, trouvais quelqu'un ayant un lien avec l'homme que j'étais avant de sombrer. Ironiquement, j'avais croisé à plusieurs reprises Regina sans savoir ce qu'elle représentait, hormis le fait d'être la tyrannique maire de Storybrooke.
Nous nous retrouvions donc là, à terre, posés sur un tas d'herbe humidifiés par la brume nocturne. Chacun de nous tentait de trouver sa place. J'étais mal à l'aise, car malgré les révélations de la jeune femme, j'avais encore l'impression d'être face à une étrangère. Mais il en était de même pour elle qui se trouvait face une personne qu'elle avait connue par le passé, mais qui à présent n'était plus le même être. Malgré tout elle avait accepté qu'on se tutoie, prétextant ainsi un peu « plus de courtoisie entre nous ».

« Tu ne t'en souviens probablement pas, mais...je n'ai jamais aimé ça. »

« Oui, je ne m'en souviens pas, c'est bien dommage. Mais au moins maintenant je ne risque pas de l'oublier. Tu sais, ça n'est pas facile et je ne cherche pas à m'apitoyer sur mon sors. Je n'en ai parlé à personne depuis que je me suis réveillé. Je n'ai même pas osé pousser la porte de chez le psy. J'ai tout gardé prenant soin de me convaincre du fait que tout allait bien, que ça finirait par passé tôt ou tard. Résultat des courses, ça fait plusieurs mois et c'est de pire en pire. Mais peut-être qu'au final il suffit d'une rencontre pour que les choses changent, pour que la malédiction soit brisée »

Je parvenais à m'étonner moi-même. Moi qui n'étais pas du genre bavard, je monopolisais à présent toute la conversation. Et franchement, ça me faisait du bien. Avec Regina tout semblait si simple, je l'a connaissait à peine et pourtant elle avait toute ma confiance. J'avais presque bu ses révélations, sans douter. En quelques mots, aussi fou que cela puisse paraître, elle avait balayait mes troubles, mes semaines de calvaire n'étaient plus qu'un bref souvenir.
Elle sortit quelque chose de sa poche, un paquet qui semblait bien dissimulé. Elle s'assura qu'on soit vraiment seuls et ouvrir le paquet pour en sortir une cigarette. Etais-je étonné ? Non après tout j'en suis rendu à prendre un verre de whisky tous les matins, alors voir le maire de Storybrooke fumer une vulgaire cigarette devant moi, ne me gênais pas. Elle sortit à présent le briquet en métal qui allait avec le paquet qu'elle me tendit généreusement.

« Non merci, ça ira ! »

« Tu ne dérailles pas, un autre homme était resté longtemps dans le coma et il lui était arrivé la même chose. Des pensées comme ça aussi qui le hantaient. La meilleure chose à faire, c'est de ne plus y croire. Tu n'as qu'à...dire à ce soit-disant « Raspoutine » de s'en aller. Trouve un moyen de t'en débarrasser, ou il continuera à te pourrir la vie. Bien entendu, ce n'est qu'une métaphore. Mais ne te laisse pas envahir par ce genre d'incertitude. Tu es ce que tu es, tu es Gregoire et professeur de littérature, rien d'autre. Tu as compris ? »

« Oui David Nolan, j'ai eu vent de son histoire. Une femme, une maison. Il avait tout et il a préféré rayer son ancienne vie, il a tout quitté pour roucouler avec la gentille institutrice de l'école élémentaire. Cette femme même qui en lui lisant une histoire l'a sorti du coma. C'est dingue, non ? J'ai eu l'occasion de la rencontrer une ou deux fois, on lui donnerait le bon dieu en confession.Finalement, je vais faire pareil que David, non pas me taper une institutrice, non, je vais aller de l'avant, consulter un psy pour mettre un terme à toutes ces pensées qui me pourrissent la vie. Je vais foutre un bon coup de pied au derrière de ce « Raspoutine » et assainir mon esprit. On me laisse une chance de recommencer à zéro, alors autant bien faire les choses non ? »

Pour appuyer mes paroles, mon regard quitta le ciel constellé pour se poser sur mon interlocutrice, qui continuait de savourer sa cigarette.

« Je suis Grégoire Radzinsky, professeur de littérature et tu as Regina Mills, maire de Storybrooke et en tant que tel, tu dois montrer le bon exemple. »

Je me permis de saisir son mégot de cigarette pour le porter à ma bouche et en tirer une bouffée.

« Parle-moi un peu de toi. Ne rentre pas dans les grandes lignes si ça te gêne. J'ai croisé une ou deux fois ton fils, Henry. Il a l'air plutôt futé pour un gamin de son âge. J'aurai peut-être dû m'occuper de gamin de son âge au lieu de prendre en charge des ado attardés »

Je lui rendis son mégot

« C'est toujours mieux quand on partage »


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MessageSujet: Re: Nightmare [TERMINE]   Mer 8 Mai - 21:45



    Où sont-elles finalement ces belles nuits d'été où nous arpentions les bois sur nos fidèles destriers, en compagnie de nos amants respectifs ? Bien loin, et il n'y en aura plus jamais. Les temps changent. Nos chevaux sont morts, nos amants sont morts, seule la forêt autour de Storybrooke persiste, à la rigueur. Mais je me vois mal remonter à cheval. Encore faudrait-il en retrouver un. Bref. Assise à côté de lui, je tire quelques lattes. Quelle déchéance pour une Reine de consommer ce genre de chose. Pourtant, dans notre ancien monde, cela n'existait pas. Et ici, c'était en quelque sorte devenue une coutume populaire, si j'ai bien compris et à en juger par le nombre de gens en ville qui fume. Fâcheuse manie, disait-on...mais ça n'empêchait pas les gens de le faire. En tout cas, je ne me souvenais pas que Raspoutine était aussi bavard. D'ailleurs, aussi loin que je me souvienne je l'avais plutôt connu réservé. À croire que la malédiction l'avait métamorphosé sur ce niveau-là. Même moi j'étais mal à l'aise, je n'avais guère l'habitude de discuter aussi longtemps. Pas du tout même, du moins pas de manière si naturelle. Entre deux lattes, je lâchai un petit bâillement discret en prenant soin de mettre ma main devant ma bouche...quand soudain, l'une de ses paroles me fit frémir et me hérissa tous les poils du corps. Une rencontre qui pouvait briser la...malédiction ? Oui, c'était bien ça qu'il avait dit. J'ai d'abord cru que mon cœur avait lâché, et je me réveillai d'un seul coup.

    « Quoi quoi ? Qu'est-ce que tu veux dire par...enfin je veux dire, je ne comprends pas trop ta métaphore quand tu penses que notre rencontre brisera euh une malédiction ? Très jolie, mais tu es un peu vieux pour croire à ce genre de chose. »

    Ouf, bien rattrapé. Quoique...un peu embrouillé. Je me gratte alors nerveusement l'arrière du crâne qui me démangeait par stress probablement. Relax Régina, Grégoire ne sait rien. C'était une métaphore, naturellement. Après tout, il était professeur de littérature. Et à présent j'avais l'air d'une idiote à avoir réagit de la sorte au quart de tour. Il fallait que je me détende, et visiblement la cigarette n'y changeait rien. Si je continuais comme ça, Gregoire allait finir par se douter de quelque chose de louche. Ce serait idiot alors que je venais de le convaincre d'oublier toutes ces visions. Même si il avait évoqué le fait que David Nolan flirtait avec cette saint nitouche ringarde de Blanche Neige malgré tous les efforts et les plans que je mettais en place pour qu'ils soient séparés. Cette seule pensée me fit soupirer. Blasée, cette situation me blasait. Échec perpétuel, alors que dans ce nouveau monde j'étais sensée vaincre. Enfin...au moins, à présent Gregoire était persuadé qu'il était vraiment Gregoire et que plus jamais il ne se laisserait envahir par de vagues souvenirs de Raspoutine. Il en profita pour me prendre la cigarette et la terminer. Je le regarde faire, amusée. Ce geste insolent m'aurait horripilée s'il ne s'agissait pas de lui. Mais j'ignore pourquoi j'avais trouvé ça drôle. Ça ne m'étonnait pas qu'il ait à l'esprit cette idée de partage, cet ancien communiste.
    Il me demande alors de lui parler de moi. J'ouvre légèrement les yeux un peu surprise. Comme c'est étrange, on me demandait rarement de raconter ma vie. D'habitude elle n'intéressait personne. Et surtout, je n'avais aucun ami avec qui la partager. Je soupire une nouvelle fois puis m'allonge dans l'herbe, les bras croisés derrière la tête et le regard fixant les étoiles.

    « Oh tu sais...ma vie n'est pas passionnante. Et puis Henry n'est pas mon vrai fils, je l'ai adopté. Il est le fils du Shérif Swan. Mais elle l'a mis à l'adoption après sa naissance alors je l'ai recueilli et l'ai élevé comme le mien. » Je redresse alors un peu la tête pour le regarder. « Elle veut le reprendre...Et je me retrouverais seule. À part ça, la routine. Toujours les mêmes obligations pénibles de Maire de la ville. Au moins, j'ai tout contrôle et pouvoir, c'est tout ce qui m'importe. Quitte à me faire détester par tous, ce qui est d'ailleurs le cas. Tu auras sans doute parler de moi autour de toi. Et quoiqu'ils peuvent dire, tu peux les croire. Ils ont raison ! »

    Je repose la tête dans l'herbe en laissant échapper un petit rire. C'est vrai que j'ai un fond très mauvais et perfide. Et au final, peut-être qu'à présent que j'avais retrouver Grégoire et qu'il semblait vouloir être mon ami, je pourrais l'intégrer dans mes petits plans. Ainsi je ne me sentirais plus aussi seule, et j'aurais enfin un allié.



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MessageSujet: Re: Nightmare [TERMINE]   Mar 14 Mai - 20:03




Nightmare



Je n'avais pas l'habitude de fumer, autant vous dire qu'après avoir tiré sur la cigarette, subtilisée à Regina, j'avais vraiment très envie de tousser. Mais je ne pouvais pas, je devais me donner de la contenance et ne pas passer pour un idiot. Alors j'ai pris sur moi, j'ai serré la mâchoire et j'ai réprimé ma forte envie de tousser tout en rendant le mégot consommé à sa propriétaire.

« C'est toujours mieux quand on partage ! »

Cette phrase aussi anodine soit-elle avait une saveur toute particulière et sonnait étrangement dans ma tête. Comme un lointain murmure, comme un vieux refrain entêtant qui vous reste en tête, gravé dans la mémoire. N'était-ce pas ironique de prôner l'une des valeurs d'un régime auquel je croyais appartenir en prétendant être « Raspoutine » ? L'attitude de Regina était étrange, chacune de mes paroles semblaient l'interpellée à tel point que je me sentais coupable sans savoir pourquoi. Je n'osais rien dire refusant de la froisser. En un quart de seconde elle avait perdu de sa contenance. Il avait suffi d'une seule phrase pour que je puisse percevoir en elle quelque chose que l'on pouvait aisément assimiler à de la peur.

« Regina, la malédiction brisée ça n'est qu'une simple métaphore, c'est une façon de parler rien de plus. Et je pense qu'il n'y a pas d'âge pour manier les figures de style, surtout quand on est censé les enseigner. »

Les sommaires explications de madame le maire, ne m'avait pas vraiment convaincu. Elle était nerveuse c'était incontestable. Mais pourquoi donc ? Je prie alors une grande inspiration choisissant d'éluder cette question. Le regard perdu dans le ciel, je me surpris à sourire bêtement tout en regardant ce là-haut emplit de quelques points lumineux. Je pouvais sentir, près de moi, la chaleur de Regina qui s'était elle aussi allongée dans l'herbe. Le temps semblait ne plus avoir la moindre influence, la ville endormie était drôlement silencieuse. Je me mis alors à fermer les yeux afin de permettre à mes sens de savourer davantage l'instant. Regina reprit la parole.

« Oh tu sais...ma vie n'est pas passionnante. Et puis Henry n'est pas mon vrai fils, je l'ai adopté. Il est le fils du Shérif Swan. Mais elle l'a mis à l'adoption après sa naissance alors je l'ai recueilli et l'ai élevé comme le mien. »

Je ne dis rien, je l'a laisse parler, j'en ai moi-même trop dis et je suis sûr qu'en la laissant parler, le malaise naissant se dissipera peu à peu. Je garde le regard braqué sur le ciel, mais je sens son regard à elle se posait sur moi, je détourne alors mon regard pour lui rendre la politesse.

« Elle veut le reprendre...Et je me retrouverais seule. À part ça, la routine. Toujours les mêmes obligations pénibles de Maire de la ville. Au moins, j'ai tout contrôle et pouvoir, c'est tout ce qui m'importe. Quitte à me faire détester par tous, ce qui est d'ailleurs le cas. Tu auras sans doute parler de moi autour de toi. Et quoiqu'ils peuvent dire, tu peux les croire. Ils ont raison ! »

« C'est sa mère biologique. Aussi injuste que ça puisse paraître, tu ne peux pas lutter contre ça. Mais c'est toi et toi seule qui a élevé ce petit, je pense que c'est un détail loin d'être anodin. Toi, tu as une famille au moins. Et tu sais, je ne suis pas sûr que le pouvoir soit la chose la plus importe, c'est factice, c'est comme un accessoire. Au premier abord ça fait toujours plaisir d'en avoir, mais après ça que reste-t-il ? Je ne vais pas te mentir, les gens ne sont pas vraiment enclin à parler positivement de toi, mais je te rassure tu n'es pas non plus le centre des conversations, enfin pas à ce que je sache.
Moi personnellement, je ne crois pas qu'ils aient raison. Moi, je ne vois pas quelqu'un de détestable en face de moi. Bon je ne nie pas le fait que tu dois surement être chiante à souhait, mais pour le moment je ne te trouve pas détestable. »


Elle repose alors la tête dans l'herbe et laisse échapper un petit rire étouffé. En la voyant ainsi je la trouvait touchante, l'image opposée de ce que j'avais pu entendre autour de moi. En fait ironiquement, je me retrouvais beaucoup en elle. On me voyait comme un être détestable et j'avoue que je ne faisais pas d'effort pour remédier à cela, bien au contraire. C'est tellement plus jouissif d'être détesté, craint même, surtout quand on enseigne. On aura beau dire, mais depuis mon arrivée, les élèves, de peur de subir mes foudres, se sont enfin mis à travailler. En y repensant je me remets à sourire satisfait de moi.

"Dis, je peux me permettre une réflexion ? Je trouve que ta ville manque de fleurs ou de couleur peut-être. Faudrait tout repeindre, mettre un peu plus de couleur. J'ai de la main d'œuvre gratuite si tu veux. C'est vous ce que les gosses sont prêts à faire pour avoir la moyenne "

Bien-sûr je n'étais pas sérieux, je cherchais simplement un moyen de mettre Regina à l'aise. J'essayais non sans mal de reconstruire un lien avec cette femme qui restait ma seule attache avec le passé.

« Je ne sais pas pour toi, mais ça n'est quand même pas désagréable d'être crains à défaut d'être respecté »

Je m'étais à présent redressé et je regardais droit devant-moi. Un léger frisson parcourut mon échine tandis que j'observais le cadran de ma montre. A peine ai-je eu le temps de prendre connaissance de l'heure, qu'au loin, dans l'horizon endormi, les premières lueurs du jour apparaissaient. Sans plus attendre, j'ai décidé alors de me remettre à la verticale. Une fois debout, je sentis alors une légère douleur dans la jambe gauche, douceur qui, fort heureusement, se dissipa rapidement.

« Aller, on ne va pas rester ici plus longtemps. En guise d'hypothétique d'excuse je t'offre le petit déjeuner ! Ça te va ? »
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MessageSujet: Re: Nightmare [TERMINE]   Dim 19 Mai - 16:57


    Oui, une simple métaphore, rien de plus. Calme-toi Régina, Gregoire n'est au courant de rien. Malgré le fait que c'était quand même curieux qu'il emploie cette figure de style...Allez, ce n'était qu'une coïncidence. Mais entre ça et les soit disant cauchemars de Raspoutine, il y avait de quoi se poser des questions. J'étais nerveuse, c'était incontestable. Prendre sur soi est une chose, mais à des moments c'est difficile de dissimuler une gêne et j'étais persuadée que Gregoire l'avait bien remarqué. Il y avait de quoi...parler à un homme qui prétendait être votre ami et qui vous a lâchement abandonnée, comme tous. Cela dit, à présent il ignorait tout. Je pouvais me permettre de parler librement avec ce cher Raspoutine, mais je ne le faisais pas. Je gardais une certaine réserve, et quand bien même il avait tout oublié, je restait très rancunière à son égard. Ainsi je laissais le temps couler, voire un peu comment cette ancienne relation bancale allait se terminer dans ce monde-là, un monde où chacun avait l'impression d'être une autre personne. Professeur de littérature, dans son cas. Plutôt étrange. J'ignorais jusqu'alors le côté littéraire de mon ancien ami. Je me contentai de soupirer un bon coup, jusqu'à ce que j'en venais à parler de ma « vie » et de naturellement évoquer la seule personne qu'il me reste, mon fils. J'avais toujours trouvé ça normal qu'il devait me revenir, étant donné que la mère biologique l'avait laissé à l'abandon dès la naissances. Alors pourquoi est-ce que ce petit garçon m'en voulait à moi alors qu'il devrait plutôt en vouloir à Emma de l'avoir abandonné...allez chercher la logique. Tout cela contribuait à emplir mon cœur d'une profonde tristesse, une de plus. Si je ne prenais pas de mesure radicale très vite, je ne réussirais décidément jamais à être heureuse. Ainsi j'ignorais également le côté diplomate de Raspoutine, et je sentais qu'il était grand temps de mettre un terme à cette conversation, qui allait rapidement m'agacer. Ce serait dommage de gâcher de telles retrouvailles...mais je n'aimais pas être remise en question. J'avais raison, c'est tout. Je le laisse finir puis je le coupe net, un brin piquée au vif.

    « Je te raconte ma vie, je ne t'ai pas demandé d'en rajouter et d'en discuter plus longtemps. Mon avis ne changera pas et je ne partagerais pas mon fils avec cette blondasse. Fin de la discussion. »

    C'est curieux que Gregoire rajouta qu'il ne me voyait pour l'instant pas comme quelqu'un de détestable mais comme quelqu'un de chiant. Finalement, cette remarque m'arracha ensuite un léger amusement. Un bref sourire.

    « Et oui, je suis chiante. Et capricieuse, et fourbe. Tu le sais très bien, du moins tu le savais mais tu ne t'en rappelles plus. Tu ne sais pas à quoi tu t'engages si...tu souhaites redevenir mon ami, après tant de temps... »

    Le sourire ne s'estompa pas, étrangement. Seule ma tête penchait légèrement sur le côté, souhaitant regarder ailleurs. Bref instant de nostalgie lorsque je repensai au jour où Raspoutine m'avait fait comprendre que je n'étais rien qu'une copie conforme de ma mère, qu'il s'était trompé sur moi et qu'il ne souhaitait plus me revoir. Génial, vraiment. En me redécouvrant comme je suis devenue à présent, il m'abandonnera de nouveau, probablement. Ne pense plus à tout ça, Régina. C'est du passé, certes Gregoire l'a oublié mais le naturel ressortira tôt ou tard. Je ne savais que faire à présent, soit couper les ponts directement pour ne pas avoir à revivre ce qu'il m'a déjà fait subir, ou tenter une hypothétique et brève amitié, pour n'en souffrir que d'avantage plus tard. Pourtant, quand je l'écoutais, même à Storybrooke il gardait des points communs avec moi. Être craint...voilà une sensation que nous avions tous les deux connu et que nous continuons à connaître. C'est fou ce qu'il parlait beaucoup pour un homme. Sa remarque sur le manque de prestation florale dans la ville fit s'élargir mon sourire. Je me redresse pour me mettre assise, le sol commençait à être trop froid...je fus parcourue d'un frisson.

    « C'est fou ce que tu parles beaucoup. Ça change. Et honnêtement je m'en fiche des couleurs, je trouve que le gris terne correspond bien à cette ville. J'ai toujours préféré les couleurs de la nuit, ajoutant à cela une petite note de couleur, le rouge vif. Couleur du sang, et des jolies pommes rondes qui poussent sur mon arbre fétiche. Ainsi je marque mon territoire, montrant chaque jour un peu plus à tous ces imbéciles qui est leur maîtresse. »

    Ouhlala je m'embarquais peu à peu dans un drôle de délire mégalomane. Sûrement à cause de la fatigue et des légères cernes qui commençaient à se former sous mes yeux. L'aube point au loin, il était temps de rentrer. Gregoire...me propose alors un déjeuner. Mes lèvres s'entre-ouvrent légèrement, ayant du mal à croire son invitation. Et bien jamais personne avant n'avait osé. Et moi qui avais l'intention de couper les points, à présent une étrange force en moi s'y opposait. J'avais été sur le point de le quitter à mon tour, et voilà que maintenant j'étais en incapacité de refuser.

    « Oh euh je..bah, d'accord, pourquoi pas. C'est gentil. »

    Je le gratifiai d'un nouveau sourire en me relevant complètement, tapotant mon manteau pour essuyer les légères traces de verdure sur mon manteau noir.



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MessageSujet: Re: Nightmare [TERMINE]   Mer 22 Mai - 14:05




Nightmare



« Je te raconte ma vie, je ne t'ai pas demandé d'en rajouter et d'en discuter plus longtemps. Mon avis ne changera pas et je ne partagerais pas mon fils avec cette blondasse. Fin de la discussion. »

Une fois la remarque lancée, en guise de mécontentement j'avais tout simplement froncé les sourcils. Je ne voulais pas me montrer blessant en répondant à son indignation. Dans cette vie où je ne contrôlais rien, je ne pouvais me mettre à dos une personne aussi influente que le Maire de la ville. Certes, elle était mon amie, mais je ne pouvais nier le fait que cette femme était puissante et importante. A ce moment, j'en arrivais presque à oublier toutes mes belles paroles.
Un autre détail m'apparaissait alors sur Regina MILLS. Elle semblait vouée au shérif SWAN, une indéfectible haine, surement dû au fait que cette femme n'était autre que la mère biologique d'Henry. En d'autres termes une potentielle menace pour elle. Le cas SWAN était donc un sujet à éviter face à Regina. Je ne commettrais pas deux fois la même erreur à l’avenir.

Par chance, Regina baissa à nouveau les armes et se retrouva amuser de voir que je la trouve non pas détestable, mais chiante. Je l'a vit sourire à nouveau et je compris qu'elle avait oublié sa précédente réplique. Je pense que quelqu'un d'extérieur à la scène, me trouverai dingue, voir même suicidaire. J'avais eu vent de nombreux témoignages à charges contre Regina, mais le portrait que me dépeignaient un grand nombre des habitants, était en parfaite contradiction avec le portrait de la jeune femme qui se trouvait face à moi. Bien qu'étant sur mes gardes, je ne pouvais m'empêcher d'éprouver à son égard une tendresse toute particulière, certainement due à notre passé commun qui m'échappait encore.

« Et oui, je suis chiante. Et capricieuse, et fourbe. Tu le sais très bien, du moins tu le savais mais tu ne t'en rappelles plus. Tu ne sais pas à quoi tu t'engages si...tu souhaites redevenir mon ami, après tant de temps... »

« Ça tombe bien, j'aime le danger sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. »

« C'est fou ce que tu parles beaucoup. Ça change. Et honnêtement je m'en fiche des couleurs, je trouve que le gris terne correspond bien à cette ville. J'ai toujours préféré les couleurs de la nuit, ajoutant à cela une petite note de couleur, le rouge vif. Couleur du sang, et des jolies pommes rondes qui poussent sur mon arbre fétiche. Ainsi je marque mon territoire, montrant chaque jour un peu plus à tous ces imbéciles qui est leur maîtresse. »

« En fait c'est plutôt paradoxal parce que d'ordinaire je ne suis pas du genre bavard. Je ne sais jamais quoi dire et honnêtement je n'ai pas tellement envie de gaspiller ma salive avec les imbéciles du coin. Avec toi j'ai l'impression que c'est facile, même si d'après ce que j'ai compris il y a des sujets à bannir. »

Etrangement, le délire « mégalo » de madame le Maire ne m'avait pas surpris. Néanmoins, proférer de telles paroles, n'était pas anodin. Ainsi je compris qu'elle aussi était un peu plus à l'aise. Malgré tout, une force en moi s'opposait à ce que j'ai pleinement confiance en Regina. J'avais en moi, ce début de méfiance qui égrainait mes pensées à présent. Peut-être aurait-elle du s'abstenir de proférer de telles paroles. Tout me semblait étrange à présent, comme si une force inconnue me signifier de ne pas aller plus loin, d'en rester là et de continuer à vivre ma petite vie presque trop tranquille. Mais il y avait autre chose qui me poussait à la suivre, à l'accompagner, à rester à ses côtés pour la protéger, comme si un danger la guettait.
Mais quel danger ? Je commençais à me poser de sérieuses questions sur mon état psychologique et mon devenir à Storybrooke. Si rien ne s'arrangeait, peut être que le départ pouvait être la solution à mes problèmes. Partir, sans me retourner, sans un mot, sans un "au revoir". Repartir à zéro et tout reconstruire. J'y pensais sérieusement depuis un moment déjà, sans trop savoir si j'allais un jour ou non passer à l'action. Mais voilà que maintenant, mes plans venaient à changer. Si je n'avais pas paniqué, si je n'avais pas osé défier madame le maire dans sa forteresse victorienne, les choses auraient-elles changées ? Oui probablement, parce que d'après ce que j'avais pu comprendre, Regina n'aurait pas fait le premier pas et je me serais retrouvé à nouveau seul, tentant de vivre, tant bien que mal, une vie qui n'est vraisemblablement pas la mienne.
Mais rien ne s'est passé ainsi, mes crises m'ont poussé à sortir de mon lit au beau milieu de la nuit et à rejoindre les quartiers huppés de Storybrooke. Et nous voilà, ici, au milieu de nulle part, seuls, face à la nuit mourante.

« Aller, on va pas rester ici plus longtemps. En guise d'hypothétique excuse, je t'offre le petit déjeuner ! Ça te va ? »

« Oh euh je. Bah, d'accord, pourquoi pas. C'est gentil. »

Pour le coup, c'est moi qui fus surpris. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle me réponde aussi vite et par l'affirmatif qui plus est. Je ne m'attendais encore moins à ce qu'elle me fasse un pseudo compliment. Elle se leva à son tour, sans faire attention à la main que je lui avais tendue, elle se contenta d'un léger sourire tout en tapotant son manteau afin d'y retirer les quelques herbes venues y trouver refuge. Il y avait chez elle une grâce presque royale, un quelque chose qui l'a placé très largement au-dessus des autres. Cela était surement dû à son statut de Maire, à n'en pas douter...ou peut-être était-ce autre chose ?

Nous quittions alors le parc pour retrouver la civilisation et rejoindre le Granny diner pour y prendre un petit déjeuné bien mérité à mon sens. Les premières lueurs du jour se faisaient voir au loin, le ciel commençait à s'éclaircir. Nous marchions en silence heureux d'avoir passé plusieurs heures dans le froid à parler. Je me sentais un peu mieux, je devais l'avouer, mais je restais néanmoins méfiant. Il y avait quelque chose d'étrange dans le comportement de Regina, qui mène en essayant de paraitre normal, ne parvenait à dissiper le doute qui planait autour d'elle. Je devais découvrir son secret, mais pour y parvenir il me fallait être docile et lui faire croire qu'elle était parvenue à me convaincre.
Au moment où nous arrivions à bon port, je fus à nouveau pris d'un frisson qui parcourut tout mon corps

« Raspoutine ! »

La voix n'était pas la même que celle que j'avais l'habitude d'entendre, cette fois c'était une femme qui semblait s'adresser à moi. Passant devant Regina, j'ouvris la porte, que je retiens pour la laisser entrer. Mon regard balaya l'horizon pour tenter de trouver la personne ou l'être qui cherchait à attirer mon attention, mais il n'y avait rien dans la rue. Je rejoignis alors Regina et sous les regards interrogateurs de la gérante et de sa petite fille, nous prîmes place à une table près de la fenêtre et c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés Regina et moi, pour le meilleur et pour le pire…


TO BE CONTINUED…

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