Forum RPG sur la série Once Upon A Time
 
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 Lira bien qui lira la première [Billy&Aislinn]

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MessageSujet: Lira bien qui lira la première [Billy&Aislinn]   Dim 3 Mar - 14:21

    Lira bien qui lira la première

    A en croire ce que Billy lui montrait de ses écrits, il écrivait une ligne par mois. Et encore, elle devait lui arracher cette maudite ligne des mains si elle voulait poser les yeux dessus. Aislinn, en son for intérieur, était convaincue du contraire. Elle imaginait l'intérieur de sa maison remplie à craquer de livres, de calepins, de bloc-notes et de feuilles volantes. Et elle était dévorée par son insatiable, légendaire, et habituelle curiosité.
    Celle qui la mettait habituellement dans les ennuis jusqu'au cou.
    Celle qui la conduisait actuellement à escalader le rebord de fenêtre de la maison de Billy Small.
    Il était heureux qu'à Storybrooke ils n'aient pour force de police qu'une seule et unique shérif qui ne pouvait pas être partout à la fois. Aislinn, la gentille et naïve Aislinn finirait par avoir des ennuis autrement.

    Après avoir fait trois milliards de tour autour de la petite habitation, la rouquin avait dégoté une fenêtre mal refermée sur laquelle elle s'était acharnée jusqu'à parvenir à l'ouvrir, et à présent, elle était assise à califourchon sur le rebord de la fenêtre ouverte, observant la pièce qui se trouvait devant elle. Elle eut un sourire : ça avait l'air confortable, accueillant. Mais elle n'était pas là pour ça . Elle avait une mission, un objectif ! Aislinn sauta en bas de la fenêtre et commença à se promener sur la pointe des pieds dans l'habitation : Billy était censé être absent, mais elle sentait quand même un peu mal à l'aise de s'inviter comme ça chez lui, par effraction qui plus est. Autant ne pas faire de bruit et ne rien déranger. Elle trouvait, elle lisait et elle repartirait, ni vu ni connu. Ce qu'elle faisait était mal, la petite voix de sa conscience le lui chuchotait frénétiquement. Mais elle n'en pouvait plus de curiosité ! Elle avait déjà du mal à combattre sa curiosité frénétique en tant normal, mais lorsqu'il s'agissait de livres ou d'écriture...

    Il fallait qu'elle trouve la cachette de Billy, car il en avait sans doute une. Se demander où elle cacherait ses écrits elle-même n'aiderait aucunement : Aislinn n'était pas douée pour la dissimulation et cela se matérialiserait sans doute par un cahier au sol ou ouvert sur son lit. Or, le lit de Billy était impeccablement fait, et il n'y avait pas la trace d'écrit sous quelque forme que ce soit dans les parages.

    Un bureau à tiroirs. Aislinn les essaya un à un : un seul était fermé à clef. Fermer un tiroir à clef lorsque l'on vivait seul ? C'était qu'il y avait nécessairement quelque chose d'intéressant à l'intérieur. Soit des secrets d'Etats, soit ce qui l'intéressait. Aislinn s'assit en tailleur devant le bureau, ses yeux à la hauteur de la serrure qui la séparait du trésor. Elle n'avait rien d'une cambrioleuse avertie. Certes, dans une autre vie elle s'était infiltrée en douce dans pas mal de recoins du palais de la reine rouge qui lui étaient interdits, mais aujourd'hui elle avait tout oublié. Espérons que cela lui revienne en cours de route.
    Elle sortit de sa tignasse – qui s'écroula en désordre sur ses épaules en conséquence – une pince à cheveux. Aislinn la considéra un instant avec incertitude : est-ce que cela allait marcher ? La rousse entreprit de la glisser dans la petite serrure, et d'y trifouiller à qui mieux mieux. La serrure émit des sons qui serrèrent le coeur de la jeune femme : elle voulait juste ouvrir le tiroir, rien cassé. Au bout d'un moment, toutefois, le tiroir finit par s'ouvrir sous ses doigts.

    Avec un petit sourire victorieux, elle s'empara des feuilles qui s'y trouvait et allait s'installer en tailleur sur un des confortables fauteuils qui se trouvait dans les parages. Sa montre était toujours un peu en retard, mais elle indiquait tout de même qu'elle avait bien assez de temps avant le retour de Billy.
    En théorie.
    Une fois plongée dans un livre, Aislinn avait bien du mal à en sortir : elle perdait la notion du temps et de l'espace, tout simplement. Et Billy écrivait à merveille : un ours aurait pu pénétrer dans la maison, qu'elle ne l'aurait pas entendu. Une éternité se serait écoulée qu'elle ne l'aurait pas senti. Elle était captivée. Trop, en fait.




Elle est un petit trésor qu’on aimerait cacher au reste du monde, qu’on garderait pour soi comme un petit talisman porte-bonheur et qu’on porterait tout contre son cœur en cas de coups de blues ou pour des moments bienheureux comme celui-ci.  ♥️ Whale

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MessageSujet: Re: Lira bien qui lira la première [Billy&Aislinn]   Dim 3 Mar - 15:11

lira bien qui lira la première.


La journée était déjà toute tracée pour Billy, qui était un homme qui aimait organiser jour après jour. Il était comme ca. Il n'aimait guère les choses inétendus qui viendrait son train-train quotidien. Matin: Café chez Granny. De 8h30 à 10h, trier les nouveaux papiers. De 10h à 11h30, aller constater un terrain et passer à la mairie au retour pour donner l'aval à Madame le Maire pour une nouvelle construction. 11h30 à 14h: déjeuner copieux chez Granny. De 14h à 16h30: sieste Appel aux entrepreneurs pour donner l'aval de la construction. Et voilà ! Journée terminée ou presque.

Billy sortait tout juste de son travail et fermait les portes de son bureau pour se diriger de nouveau chez Granny pour se prendre un café, et une part de tarte au citron pour rentrer chez lui. Granny, connaissant les habitudes de Billy, lui avait déjà préparé sa commande. -Il n'était jamais en retard- Il fut donc très bref. Il partit ensuite à pied jusque chez lui, chantonnant. Il était de très bonne humeur, comme à chaque fois où ses journées se passaient comme celle-ci: c'est à dire sans ennuies et avec un haut soleil lumineux dans le ciel. Il arriva à la porte de l'immeuble de son appartement. Il attrapa ses clefs et entra. -Il vivait au rez de chaussée.- Il remonta le long couloir pour arriver devant chez lui.

Il ouvrit doucement la porte, déposa son sac à côté de l'entrée comme à son habitude et entra. Il ne se doutait pas qu'il trouverait quelqu'un assit dans son canapé, si bien qu'il sursauta, alors que son coeur rata un bond, tout en lâchant ce qu'il avait dans les mains: c'est à dire sa tarte et son café. Le tout alla s'écraser à ses pieds. Il lui fallut une seconde pour voir que la personne qui avait élu domicile chez lui, n'était qu'Aislinn. Il dit encore essoufflé par l'émotion et en portant sa main vers son coeur qui battait comme un fou furieux:

" Diable ! Tu veux ma mort ? "

Il souffla longuement pour reprendre contenance. Il finit par froncer les sourcils perplexe. Que faisait elle ici ? Et comment était elle entrée ? Surement par effraction... Il devenait soucieux d'un seul coup.

" Qu'est ce que tu fais ici ? Et comment es tu entré ? "

Il baissa les yeux sur ce qu'il avait fait tombé et remarqua que le café s'était répandu sur son tapis. Il râla entre ses dent tout en se baissant, que pour avoir cette tâche celà allait être difficile... et que son tapis devait être surement foutu maintenant. Il ramassa le plus gros avant de déposer tout ca sur une petite table en bois. Il s'approcha d'Aislinn et remarqua enfin ce qu'elle avait dans les mains. Il se figea, ses oreilles devenant rouges. Là, il n'était plus simplement soucieux, ni nerveux, il sentait la colère monter en lui. Il attrapa ce qu'elle tenait dans les mains d'un geste brusque et soudain, mettant à mal le papier. Il n'arrivait pourtant jamais à être violent par colère, bien trop courtois. Il commença donc à bredouiller et à bégayer.

" Je... J'ai... Je... Je t'ai déjà dit de... de... de... ne pas tou... toucher à... à... à... ca. Je... Je... devrai appeler le Sheriff pour... pour... pour... ce que tu viens de faire et... "

Il eut une exclamation nerveuse qui était typique à lui-même avant de faire des grands pas jusque le téléphone. Il balança les feuilles sur la plan de travail. Pourquoi se sentait il toujours aussi honteux quand il ressortait ses feuilles ? Il ne voulait pas qu'on touche à ca. Il ne voulait le montrer à personne. C'était son jardin secret. Et de toute manière, il était loin d'être un grand écrivain. Et si il devait faire paraître ce genre d'histoires, il risquait de bouleverser son quotidien. Surement devoir bouger et faire des voyages. Il n'avait pas le temps pour ca et puis... celà était bien trop pour lui. Il prit le téléphone et le montra à Aislinn.

" Je... Je... vais appeler le Shériff Swan... et... et... "

Il commença à pianoter tout en levant les yeux vers la demoiselle.

" J'appelle, hein ? Regarde... Je fais le numéro... "

Il s'arrêta au dernier chiffre et eut un doute. Aislinn était son amie et il ne pouvait pas faire ca. Il eut un mouvement de tête, et baissa le bras en râlant.

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MessageSujet: Re: Lira bien qui lira la première [Billy&Aislinn]   Mer 6 Mar - 14:01

Oops I did it again

    En fin d'après-midi, rien n'avait jamais changé. Le seul mouvement qui avait eu lieu au cours de l'après-midi, avait été Aislinn changeant de page à chaque fois qu'elle arrivait à la fin d'une autre.. Elle avait gigoté une ou deux fois sur son siège, histoire de détendre ses jambes engourdies par l'immobilisme, mais pas plus. Elle était plongée dans ce qu'elle lisait, et il fallait bien un sacrilège pour rompre le charme : une tarte et un café qui vinrent heurter le sol avec fracas et éclaboussures. Aislinn sursauta violemment, et battit stupidement des paupières. Qu'est-ce qui venait de faire irruption dans le salon de Billy ? ...Ah, Billy.

    « -Mon dieu, ton café ! »

    Elle sauta au sol, manqua d'éparpiller les feuilles sur le sol, les rattrapa de justesse pour les poser en sécurité sur son siège...Bref, c'était la panique. Elle redressa précipitamment le gobelet de café, mais le mal était fait, c'était trop tard. Dommage pour le café. " Diable ! Tu veux ma mort ? " Aislinn releva brusquement la tête pour contempler son ami, les sourcils froncés et l'air indignée de la question :

    « … Non ! »

    Vraiment, c'était une question stupide : bien sûr que non ! Ils étaient amis, et de toute manière il n'était pas des habitudes d'Aislinn de souhaiter la mort de quiconque. C'était à ne rien y comprendre. Pourtant, Bily faisait une drôle de tête : comme s'il avait vraiment failli mourir : essouflé, affolé, il était surpris la voir là, et Aislinn eut envie de sourire et de « crier » surprise. Jusqu'à ce qu'il fronce les sourcils.
    Billy était plutôt paisible et sympathique; il ne fronçait pas les sourcils avec un air aussi soucieux pour rien. "Qu'est ce que tu fais ici ? Et comment es tu entré ? " Euuuuh... La question mérité d'être posée. Elle était logique, importante... Aislinn ne pouvait pas dire le contraire. Mais elle n'avait aucune envie de répondre à cette fameuse question. Sa réponse ne serait pas la bonne, elle en avait conscience : Billy allait être furieux. Son plan initial était de lire le plus vite possible et de repartir avant le retour de l'écrivain..Raté. Aislin resta donc silencieuse, ouvrit plusieurs fois la bouche et la referma avant de dire quoi que ce soit.

    Non, vraiment, aucun mensonge ne lui vient à l'esprit. Aislinn retourna dare-dare sur le canapé, et s'y installa, comme pour se protéger. C'était absurde, mais pelotonnée sur le canapé, les écrits de Billy sur les genoux, elle se sentait plus en sécurité, comme un petit animal dans son trou. Sauf que c'était absurde, et totalement inutile, comme la réaction de l'homme le lui prouva : rouge de colère – au sens propre, ses oreilles étaient devenues toutes rouges et pour une fois le calme individu faisait peur – et lui arracha les papiers des mains.

    « - Billy ! »

    Aislinn laissa échapper un cri alors que Billy lui prenait les feuilles et... et se mettait en colère. C'était, d'après ce qu'elle en savait, une grande première, et il fallait évidemment que cela tombe sur elle. Elle rentra la tête dans ses épaules, attendant l'engueulade avec une certaine crainte. " Je... J'ai... Je... Je t'ai déjà dit de... de... de... ne pas tou... toucher à... à... à... ca. Je... Je... devrai appeler le Sheriff pour... pour... pour... ce que tu viens de faire et... " Vous allez me dire, en quoi des bredouillements sont terrifiants hein ? La semaine passée elle s'était fait attaquée par un type furieux à coups de club de golf : Billy était bien moins impressionnant que ça, il fallait l'avouer. Moins dangereux, aussi. Mais c'était son ami, et elle n'avait aucune envie de le voir en colère, et encore moins contre elle. Aislinn plaida :

    « - Billy, écoute... »

    Mais elle s'arrêta d'elle-même : qu'est-ce qu'elle pouvait dire, hein ? J'ai certes pénétré par effraction lu ce que tu voulais absolument pas qu'on lise, mais je m'auto-pardonne, parce que sincèrement t'écris trop bien ? Ca semblait quand même foireux, comme explication. " Je... Je... vais appeler le Shériff Swan... et... et... " Aislinn sauta sur ses pieds et courut le rejoindre alors qu'il le menacer du téléphone. Comment ça le Shérif ? Non, non ! Aislinn n'avait ( pour l'instant ) jamais eu d'ennuis avec la police, mais elle n'avait aucune envie d'essayer. Alice dans une cellule de prison ? Ca promettait !

    « -Billy je t'en prie, s'il te plaît...»

    Aislinn se mordit les lèvres et leva les yeux vers son ami, l'air à la fois suppliant et embêté. " J'appelle, hein ? Regarde... Je fais le numéro... " Elle le regarda, le coeur battant la chamade, il n'allait pas faire ça, hein ? Il s'arrêta soudainement, et baissa le bras. Aussitôt Aislinn fit un bond en avant, posant une main sur son bras, et cherchant discrètement à lui prendre le téléphone, ou du moins poser la main dessus pour l'empêcher d'appuyer sur les dernières touches.

    « -Je sais que tu ne veux pas que je lise, que tu veux que personne ne te lise, je le saiiiiis. Je sais que je n'aurais pas dû faire ça... et que j'ai rien à faire chez toi. Je sais, je sais, je suis désolée, et je n'apprends jamais de mes erreurs. »

    Oui, d'accord, là, elle s'enfonçait. Elle leva les yeux au ciel avant de regarder à nouveau Billy, parfaitement sincère.

    « - Tu as raison d'être furieux. Je le mérite, hein, je dis pas. Mais je n'ai pas su résister, c'est... »

    Aislinn, il n'aime pas qu'on parle de ce qu'il écrit, arrête toi tout de suite, chut chut. Elle ferma précipitamment la bouche, avant de la rouvrir pour continuer à toute vitesse.

    « -Pose ce téléphone ? Je ferais tout pour me faire pardonner. »




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MessageSujet: Re: Lira bien qui lira la première [Billy&Aislinn]   Sam 9 Mar - 0:10

lira bien qui lira la première.


Il avait pourtant eu une journée paisible. Il a fallu que celà se termine ainsi. Il faut dire qu'il n'aurait pas dû s'énerver comme celà. En tout cas, c'est ce qu'il pensait. Il n'était pas comme ca. Loin de là... Il avait d'abord eu peur, puis la surprise, les questions et la voir avec ce papier. Celà lui était monté à la tête si rapidement. Il finit par poser le téléphone et dit:

" Tu me prends pour qui ? Je... Je... ne vais pas appeler... "

Non, il n'allait pas le faire et surtout pas à une amie. Billy était l'homme le plus fidèle du monde et jamais il ne trahirait ses amis. Il finit par déposer son téléphone sur le meuble qui se trouvait là. Il n'était pas encore tout à fait calmé pourtant.

" Je... Je... Tu sais que je n'aime pas ca... Et... tu sais que je suis toujours content de t'accueillir ici, mais pas... de cette manière... Comment tu es entrée d'ailleurs ? "

Il s'inquiétait du coup de la sécurité de sa maison. Si Aislinn était entrée si facilement, qui d'autres pouvaient le faire? Il se mit à tourner dans sa maison, regardant les fenêtres et les installations. C'était une comportement nerveux qu'il n'arrivait pas à maitriser. Il retourna ensuite jusqu'au milieu de la pièce, se rappelant l'état de son tapis. Il râla entre ses dents quelques mots incompréhensibles. Il attrapa les restes du déjeuner qu'il avait prit chez Granny avant de les balancer dans la poubelle. Ses yeux se portèrent de nouveau sur son oeuvre inachevée, il l'attrapa sans ménagement. Il se tourna vers Aislinn et dit

" Tu sais quoi ?... T'as raison... C'est pas de ta faute... j'ai une solution à tout celà. "

Dans un geste inconsidéré, il arracha littéralement les pages avant de les balancer dans le vide ordure. Une fois fait, il ajouta:

" Comme celà: plus de problèmes. Tu ne seras plus tentée et je n'aurai plus ce genre de problèmes désagréables. Sur ce, tu veux boire quelque chose ? A manger ? "

Nerveux qu'il était, il ne s'arrêta pas dans sa lancée et sortit deux tasses et mit en route la machine à café. Il sortit sucre, gâteaux avant de les installer sur son comptoir de cuisine. Il attrapa une de ses pipes et son tabac qu'il avait rangé dans un tiroir de sa table basse, avant de se l'allumer et de commencer à fumer, le temps que le café passait. Il aspira une longue bouffée et réussit à se calmer un peu. Lui qui avait dit qu'il essayerait d'arrêter de fumer, là, il faisait une nouvelle chute. Il savoura d'ailleurs cette aspiration, qu'il n'avait pas prise depuis plus d'une semaine.

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MessageSujet: Re: Lira bien qui lira la première [Billy&Aislinn]   Dim 10 Mar - 22:02

    < C'est un rêve, n'est-ce pas ?
    Aux yeux d'Aislinn, le temps s'était momentanément suspendu : c'était stupide. Si faire des bêtises plus grosses qu'elle et se voir dépassée par les conséquences était tout à fait le genre d'Aislinn, la colère de Billy lui tombait cependant dessus comme un cheveu dans la soupe. Ce n'était pas une réaction prévue – d'accord, dans son impulsivité et sa curiosité premières, elle avait de toute façon à peine penser qu'elle allait le mettre en colère. Le coeur battant, elle attendit qu'il repose le téléphone, effrayée par son éclat de colère. " Tu me prends pour qui ? Je... Je... ne vais pas appeler... " Mais mon bon monsieur, elle vous prenait pour quelqu'un qui venait de composer le numéro de la police, voyons ! Le soulagement d'Aislinn devait être visible sur son visage : elle avait eu peur, n'empêche !

    Elle retrouva son sourire, et sembla prête à lui sauter dessus pour le remercier, alors que Billy reprenait : " Je... Je... Tu sais que je n'aime pas ca... Et... tu sais que je suis toujours content de t'accueillir ici, mais pas... de cette manière... Comment tu es entrée d'ailleurs ? " Arg, oui elle plaidait coupable. Aislinn glissa une mèche de cheveux derrière son oreille, mal à l'aise.

    « -Mais si tu m'accueilles ici, tu ne me laisses rien lire ! »

    Plaida-t-elle en désespoir de cause, avec une moue attristée : oui, c'était un comportement de gamine curieuse, impatiente, oui c'était mal... mais c'était vrai quoi, elle voulait juste lire ce qu'il écrivait ! Elle ne ferait même pas le moindre commentaire, elle ne dirait rien, penserait rien, il ne le verrait même pas lire !... Dans le scénario idéal, en tous cas, parce que sur ce coup-ci, elle avait plutôt merdé.

    « - Par la fenêtre ! … Que j'ai d'ailleurs oublié de refermer...Désolée. »

    Cria-t-elle alors que Billy se mettait à patrouiller dans l'appartement, soudainement paranoïaque. Double oups. A la fin de sa réplique, elle finit par baisser la voix, pas sûre d'avoir envie de se faire entendre. … Pénétrer par effraction chez les gens, elle devrait avoir honte ! Avant qu'elle ne se mette à se liquéfier en excuses bredouillées avec sincérité et panique, Billy reviens cependant – la sauvant d'un moment de honte certain. Elle aurait peut-être pu bondir et piquer les feuilles, lire quelques mots à la volée avant qu'il revienne... sauf que l'idée ne la frappa que lorsque Billy fut de retour et marcha droit vers les feuilles.

    " Tu sais quoi ?... T'as raison... C'est pas de ta faute... j'ai une solution à tout celà. " La bouche d'Aislinn s'arrondirent dans un « o » interloqué. C'était gentil de dire que ce n'était pas sa faute, mais … quelle solution ? La plus évidente était de tout lui faire lire enfin, promis après cela elle le laissera tranquille ! Enthousiasmée par cette idée, elle lui sourit :

    « Tu me.. »

    Ah non. Aislinn émit un petit cri choqué alors qu'elle voyait le travail, l'oeuvre, le bébé de Billy partir au broyeur. Elle resta immobile, interloquée, choquée, stupéfaite, tout ce que vous voulez. Ce n'était possible. Elle devait rêver. Mais pourtant, le bruit de la machine lui certifiait que c'était vrai. Cela venait de se passer. Le roman commencé par Billy – prometteur qui plus est – venait de se faire déchiqueter. Elle murmura à voix, basse comme une litanie :

    « - Mais... Billy...qu'est-ce...tu es fou, pourquoi tu as fait ça ? Oh mon dieu, c'est pas possible, c'est pas possible. A cause de moi ? Je suis tellement désolée, oh mon dieu, ce n'est pas réel... »

    Elle entendait Billy préparer le café, sortir de quoi goûter, s'activer dans la cuisine, mais cela lui parvenait indistinctement, tant son oreille était distraite. " Comme celà: plus de problèmes. Tu ne seras plus tentée et je n'aurai plus ce genre de problèmes désagréables. Sur ce, tu veux boire quelque chose ? A manger ? " Elle observait le broyeur, les larmes littéralement aux yeux. Elle ne répondit tout d'abord pas, sous le choc, avant d'articuler, mais d'une voix blanche, comme si elle n'avait pas conscience de ce qu'elle disait:

    « -Thé, café, petits gâteaux, tout ce que tu veux. »

    Tout était détruit, et par sa faute. Par sa faute: l'information tourbillonnait dans son esprit et lui donnait en vie de pleurer. Elle cligna des yeux, cherchant à chasser les larmes qui menaçaient de couler sur ses joues. Elle secoua la tête, et passa une main dans ses cheveux, les mettant en désordre pour se ressaisir. Selon une vieille habitude prise au manoir, elle vint s'asseoir sur l'accoudoir du fauteuil où l'homme s'était assis pour fumer et le saisit par les épaules pour le fixer d'un air à moitié hagard, à moitié toqué :

    « - Tu es conscient que je vais récupérer chacun des morceaux et reconstruire le puzzle ? Dis-moi que tu avais une copie je t'en prie. »




Elle est un petit trésor qu’on aimerait cacher au reste du monde, qu’on garderait pour soi comme un petit talisman porte-bonheur et qu’on porterait tout contre son cœur en cas de coups de blues ou pour des moments bienheureux comme celui-ci.  ♥️ Whale

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MessageSujet: Re: Lira bien qui lira la première [Billy&Aislinn]   Lun 11 Mar - 23:08

lira bien qui lira la première.


Aislinn lui avoua l'entrée où elle était passée. Billy s'avança jusque là pour fermer la fenêtre et bien la vérifier. Même si l'installation était bonne, Billy pensa qu'il devrait la changer pour en mettre une plus résistante. Il finit pourtant de tourner dans la pièce, jusqu'à aller broyer son manuscrit sans même s'occuper de la jeune fille qui protesta. Billy se contenta de préparer à manger et à boire et d'aller fumer sa pipe. Faut il dire: A-t-il remarqué qu'Aislinn était au bord des larmes et se sentait coupable à ce moment précis ? Pas vraiment.

Le fait qu'elle vienne se mettre à côté de lui et l'attrape par les épaules pour limite péter une durite devant lui, et ce, à cause du fait qu'il avait broyé ses écris, le réveilla. Billy fit de grands yeux en la regardant et posa sa pipe juste à côté de lui sur une table basse, et dans un cendrier, avant de lui dire tout en l'attrapant aussi par les bras pour la calmer.

" Calmes toi voyons... Et ne racontes pas des sottises pareilles, surtout pour un vulgaire bout de papier. Allez, viens ici. "

Il ne voulait pas la mettre dans un état pareil et surtout il n'aimait pas ca. Il lui laissa sa place et lui donna une couverture, comme si celà allait la réconforter. Il eut un sourire gêné, car il ne savait pas trop comment gérer cette situation de crise. Comme toute situation de crise d'ailleurs. Et comme d'habitude, il préféra la fuite que la confrontation. Bien qu'il était très social, Billy était un boulet quand il s'agissait des sentiments. Son coeur partait souvent en délire total, sans qu'il ne sache rien gérer... Pourquoi les sentiments n'étaient pas livré avec un mode d'emploi ? Je vous le demande...

Il se releva. Il n'avait pas répondu à la question du manuscrit. Il voulait l'éviter en fait, car il n'avait aucune copie. Et il savait que la petite Linn était bien capable de faire ce qu'elle venait de lui dire. De plus, il commençait aussi à paniquer intérieurement en prenant conscience de ce qu'il venait de faire. Oui... En fait, il y tenait à son histoire au final. Et tout son travail venait d'être détruit en un coup de broyeur... Il retourna vers la petite cuisine, pour ramener le café et le reste. En passant, il appuya discrètement sur le bouton du broyeur pour l'éteindre et prévenir d'une éventuelle boucherie et passa une main pour en retirer les premières miettes, qu'il déposa sur l'évier. Il releva la tête vers Aislinn un sourire forcé sur les lèvres, mais tout en déglutissant. Il finit alors de verser café et et prépara l'eau chaude pour le thé. Car il savait que Linn préférait le thé.

" Je t'ai fait du thé. Désolé, je n'ai que du thé en sachet. J'ai plusieurs parfum si tu veux. Menthe, fruits rouges ou citron... "

Il attendit sa réponse, tout en continuant à passer sa main de façon frénétique dans le broyeur pour en retirer discrètement les morceaux. Le problème étant qu'il avait oublié de retirer sa montre et le comble fut qu'au dernier moment pour retirer sa main, elle resta tout simplement bloqué. Si bien qu'il avait l'air fin à l'instant présent. Il tira une première fois sur son bras puis plus fort. En vain.

" Le... Le... thé arrive... " Lança-t-il le souffle court pour gagner du temps.

Il ne voulait pas qu'elle voit qu'il était en mauvaise posture et qu'au final, il se sentait bien mal d'avoir fait ce qu'il a fait. Sachant en plus qu'elle se sentait déjà assez coupable. Il continua alors de tirer frénétiquement sur sa main, tout en tentant de tourner son poignet pour sortir de là, ce qui lui donnait de sacrés sués froides. Il sentait que son poignet ne daignait passer, car sa montre semblait bel et bien bloqué dans un des rouages de l'appareil. En gros, pour qu'il puisse retirer sa main, il faudrait qu'il retire sa montre mais c'était tout simplement impossible dans cette situation. Il tenta pourtant de garder son calme malgré cette situation critique... Car n'oubliez pas, qu'une main dans un broyeur ce n'est pas totalement rassurant, sachant que son imagination faisant des tours, il voyait bien les lames à quelques centimètres de ses doigts remonter pour lui déchiqueter toute sa main droite.

Bien entendu, quand ce genre d'incident arrive, il n'arrive jamais seul. Comme une marée de catastrophes venant s'abattre dans la petite cuisine de Billy. Car bien entendu... Pour faire un thé, il faut faire chauffer de l'eau. Et l'eau ? Et bien il l'a mis sur le feu juste avant. Il entendit des bruits aquatiques qui lui fit comprendre que l'eau était un peu trop en train de bouillir. Il devait arrêter le feu. Sachant qu'il se trouvait à sa droite. Il dut déplier son bras gauche pour aller chercher le bouton pour arrêter l'eau et bien entendu, car ce ne serait pas drôle, et bien... Il n'avait pas le bras assez long. Il ne put s'empêcher d'être particulièrement grossier à ce moment précis. Qui ne l'aurait pas été vous allez me dire ?

" Merde... Je... RHA ! Connerie de... HAAHAA ! C'est chaud ! Fait chier... "

L'eau débordait abondamment sur le feu, aspergeant le sol d'eau et rendant la cuisine peu praticable. -sinon ce n'est pas marrant non plus xD- Billy tirait sur son bras comme un forcené si bien qu'il se faisait mal à l'épaule. Mais il ne lâcha pas l'affaire et n'appela pas Linn pour le moins du monde pour qu'elle puisse l'aider... De toute manière, vu le tapage qu'il faisait... Elle n'allait pas tarder à rappliquer. A un moment une grosse gerbe d'eau bouillant vint à faire un vol vers lui et ses pieds, et Billy eut tout juste le temps de faire un bond en arrière en lâchant un petit cri suraiguë, tout en grimpant sur le plan de travail, comme il pouvait. Parce que Billy avait une sacré manie: quand il rentrait chez lui, il retirait ses chaussures. A vrai dire, Billy a toujours eu du mal à porter trop longtemps ces choses à ses pieds, et pouvoir les retirer chez lui était un vrai bonheur personnel. L'eau venait à faire un raz de marré à ses pieds en chaussettes, le meilleur moyens pour éviter une autre catastrophe était bel et bien de grimper sur le meuble le plus proche. Sauf qu'étant coincé dans le broyeur, le meuble le plus proche était... l'évier juste à côté. Les fesses dans l'évier, -surement coincé xD- la main dans le broyeur, l'eau bouillante qui fusait. Oui, vous l'aurez deviné: la situation était critique. Pourtant la journée avait si bien commencé. Bon là, il était p'tet temps d'appeler du renfort mon grand...

" LIIIIIIIIIIIINNNN ! " Hurla-t-il à pleins poumons.

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MessageSujet: Re: Lira bien qui lira la première [Billy&Aislinn]   Jeu 21 Mar - 20:25

    Un malheureux enchaînement de catastrophes

    Aislinn était dans un sale état. Sous le choc et tourneboulée elle n'en revenait pas de ce que venait de faire Billy, là, comme là, l'air de rien et sous ses yeux. Un manuscrit ! Un livre ! Ce qu'il y avait de plus sacré (après le thé et les chapeaux, faut pas déconner non plus) ! Et il était là, il ne réagissait pas, ne semblait pas prendre conscience de la portée de son acte. Qu'au moins il crie et panique avec elle ! Elle aurait moins l'impression d'être folle et d'avoir halluciné !

    Le fait que Billy daigne enfin la regarder avec de grands yeux lui apporta un peu d'espoir : il réalisait ! Ils allaient tout arranger et... il la saisit par les épaules pour l'installer à sa place. " Calmes toi voyons... Et ne racontes pas des sottises pareilles, surtout pour un vulgaire bout de papier. Allez, viens ici. " Aislinn le lâcha, leva le menton et le laissa faire, posant des yeux un peu surpris, bien que toujours humides vers son ami. Elle aurait cru qu'il comprendrait, qu'il paniquerait et s'attristerait avec elle, c'était son travail tout de même, son oeuvre ! Non, même pas … sottises, sottises ! Comment osait-il ?! Ce n'était pas des sottises, c'était important et il avait mis beaucoup d'amour là-dedans, elle en était certaine. Aislinn bougonna, à mi-voix :

    « - Ce n'est pas qu'un bout de papier... »

    C'était im-por-tant. La rouquine se saisit de la couverture tendue et s'enroula douillettement dedans. Comme si se mettre à l'abri là-dedans allait réparer le manuscrit et son effraction au domicile de son ami... Aislinn remonta ses jambes sous la couverture, et son regard quitta Billy alors qu'il se rendait à la cuisine, pour se fixer dans le vide. Elle essayait de savoir comment on pouvait récupérer des papiers dans une broyeuse. Il y avait toujours un moyen de récupérer ce qu'on perdait, les adultes responsables prévoyant toujours un plan de secours. … Même si une broyeuse était souvent tenue comme le moyen de détruire quelque chose de manière définitive, justement.

    Elle cligna des yeux, faisant couler les larmes qui hésitaient au bord des yeux. Aislinn passa une main sur ses joues, se frotta les yeux : la rouquine avait tendance à en venir aux larmes très facilement, en venant parfois à sangloter sans s'arrêter pour des broutilles, pleurant une piscine de larmes sans comprendre pourquoi. Cela s'atténuait avec l'âge, mais quand même !

    Elle secoua la tête et tendit le cou vers l'autre pièce où avait disparu Billy, qui ne donnait plus signe de vie. Aislinn était très mauvaise pour calculer le temps qui s'écoulait, une minute ou dix auraient bien pu s'éculer depuis qu'il l'avait laissée sous la couverture. Devait-elle s'inquiéter, aller voir, aller l'aider, ou pas encore ? " Je t'ai fait du thé. Désolé, je n'ai que du thé en sachet. J'ai plusieurs parfum si tu veux. Menthe, fruits rouges ou citron... " Du thé ? Du thé ! Aislinn inspira profondément, trouvant un peu de réconfort dans la perspective d'un bon thé. Enfin, d'un thé, parce que le thé en sachet hein, on savait qu'elle n'en pensait que du mal. C'était une mode visiblement, de faire du thé Immon... passable en sachet. Elle était ravie pourtant : à moins qu'il ne s'agisse de thé empoisonné, cela voulait dire que, malgré tous les dégâts qu'elle avait causé, Billy ne lui en voulait pas.

     « - Fruits rouges serait parfait, s'il te plaît ! »

    Elle rejeta la couverture et s'assit au bord de son siège, reposant les pieds au sol. Mine de rien, ses yeux fouillaient la pièce du regard. En quête d'un moyen de sauver le manuscrit, ou d'une cachette où en trouver un autre à lire. " Le... Le... thé arrive... " Aislinn hocha la tête, sans s'apercevoir des misères que vivait son hôte. Elle leva pourtant la tête en entendant l'eau bouillir : C'était un son qui lui était plus que familier et qui faisait dresser son oreille même lorsqu'elle se trouvait un étage plus haut que le thé en cours de préparation. Après le bouillonnement, il y avait le son de l'eau qui coulait, les tasses qui s'entrechoquaient, et des tasses de thé fumantes apparaissaient, accompagnées d'une délicieuses odeur. Là ? Nada, niet.

    « - Billy ? As-tu besoin d'aide ? »

    Demanda la jeune femme, hésitante. Est-ce que ce n'était pas impoli de douter des capacités de son hôte ? " Merde... Je... RHA ! Connerie de... HAAHAA ! C'est chaud ! Fait chier... " Okay, retirez la question, il y avait un problème ! Peut-être s'était-il renversé de l'eau dessus ? Aislinn bondit sur ses pieds, à nouveau inquiète pour son ami. Que se passait-il ? Les bruits qui sortaient de la cuisine était plus qu'inquiétants, comme si l'écrivain en herbe avait à se battre comme une douzaine de nains féroces pour protéger le contenu de ses placards.

    " LIIIIIIIIIIIINNNN ! " Plus d'hésitation, la jeune femme bondit dans la cuisine, affolée par le hurlement qui venait d'en sortir. C'était Billy, ça ? Il était capable de crier aussi fort ? Le coeur battant d'inquiétude, Aislinn se précipita :

     « - Pourquoi es-tu dans l'évier ? Tu n'as pas de chaises ?... Oh mon dieu ! »

    Aislinn s'arrêta sur le seuil de la cuisine, ouvrant des yeux grands comme des soucoupes – à thé - . Aislinn poussa un cri, surprise et effarée par la situation. Non, Linn, tu n'es pas d'une grande aide, là, reprends-toi. Elle plaqua ses mains devant sa bouche, tout en englobant la scène d'un regard. Durant un court instant, elle eut l'impression d'être au manoir après une après-midi de folie passées avec Jefferson, donnant l'impression qu'une tornade était passée dans les pièces. Là, on parlait d'une inondation, ou d'un tsunami. Il y avait de l'eau partout. L'eau bouillante – aah, elle avait bien deviné ! - débordait, aspergeant le sol et et... Billy. Billy, en chaussettes, assis dans un évier, la main dans le broyeur.

    Waouh. Cela valait le coup d'oeil.

    La rouquine eut un temps d'arrêt, avant de spontanément éclater de rire. Ce n'était pas méchant, elle ne se moquait même pas, tout au contraire elle plaignait sincèrement le sort du pauvre homme, et espérait qu'il ne s'était pas fait mal. Mais la situation était cocasse ! Cocasse, folle, et pleine de non-sens, exactement comme elle aimait. On ne voyait pas ça tous les jours ! Elle se détourna un instant pour rire, avant de se retourner vers Billy en toussotant. Okay, en s'étranglant à moitié. Elle réussit cependant à reprendre le contrôle d'elle-même.

    « - Désolée, oh je suis désolée, excuse-moi ! Est-ce que tu vas bien ?»

    Bredouilla vivement la jeune femme en courant rejoindre Billy – non pas dans l'évier, mais proche de celui-ci – et arrêta le feu. Une catastrophe de moins, l'eau cessait de dégouliner partout. Mais partout, elle y était déjà : si Billy était doué pour se mettre dans des situations abracadabrantes, Linn n'était pas mal non plus : elle s'apprêtait à se tourner vers lui d'une pirouette, lorsque son pied glissa sur le sol mouillé, la faisant déraper. Elle s'écroula lamentablement au sol avec un cri d'effroi.

    Au sol, Linn laissa un échapper un borborygme douloureux. Comment cela se faisait-il qu'elle tombât aussi souvent, hein ? Elle passait sa vie à compter ses bleus ! Plus de peur que de mal. Par contre, son mouvement... descendant vers le sol, bien que brutal, lui avait au moins permis d'avoir les yeux au niveau de la broyeuse. Le regard d'Aislinn remonta lentement de la broyeuse, puis vers la main qui était à présent dedans, le long du bras accroché à la main jusqu'aux yeux de Billy. Oh. Oh la galère. A nouveau, Aislinn parla plus vite qu'elle ne pensa :

    « - Oh mon dieu ! Billy ! Ta main ! Ton livre ! Ta broyeuse ! Tu t'es fait mal ? »

    Elle sauta sur ses quatre pattes, tendit le bras pour débrancher vivement l'appareil dans une lueur raisonnable qui ne lui arrivait que trois fois par ans: il n'allait pas se remettre en route et broyer la main de Billy. Enfin. S'il ne l'avait pas déjà broyée. Oh mon dieu. Aislinn pâlit significativement alors que qu'elle s'agenouillait près de Billy et de l'appareil maudit, les genoux dans l'eau et le regard inquiet.




Elle est un petit trésor qu’on aimerait cacher au reste du monde, qu’on garderait pour soi comme un petit talisman porte-bonheur et qu’on porterait tout contre son cœur en cas de coups de blues ou pour des moments bienheureux comme celui-ci.  ♥️ Whale

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MessageSujet: Re: Lira bien qui lira la première [Billy&Aislinn]   Dim 14 Avr - 15:47

lira bien qui lira la première.


Résumons la situation. Billy avait la main coincé dans le broyeur, les fesses dans l'évier, à côté de lui se trouvait une casserole devenu un objet mortellement dangereux pour le pauvre homme qui mettait à beugler comme un sourd pour qu'Aislinn vienne à lui venir en aide. Je pense que c'est un bon résumé.

Il vit alors rapidement arriver la rouquine à l'entrée de la cuisine. Billy se contenta de la regarder avec un regard paniqué. La demoiselle se mit alors à éclater de rire devant la scène. Billy roula des yeux, agacé, mais ne pouvait pas lui en vouloir. Oui, cette situation était plus que cocasse. Elle se reprit pourtant, sachant que la situation dde son côté ne le faisait pas vraiment rire.

" Je me demande juste comment je vais sortir de là, mais à part ca, ca va... "

Elle s'approcha vers lui pour l'aider mais glissa sur la sol et tomba par terre. Billy, inquiet, se redressa du mieux qu'il pouvait pour voir si Linn ne s'était pas fait mal.

" Linn ? Ca va ? Tu t'es pas fait mal ? "

Il se dit alors que les deux ensemble risquaient de faire pire que mieux. L'idée lui vint en tête qu'il serait préférable d'appeller Emma ou Mary Margaret, ses voisines. Mais celà risquait de prendre trop de temps et là... Et bien il avait l'impression qu'il n'en avait pas trop. Linn sera donc sa sauveuse... Enfin il l'espérait. Et comme, il ne paniquait pas assez, Linn lui fit une remarque qui ne le rassura pas pour le moins du monde. Elle eut l'intelligence de débrancher l'appareil. Il se mit à beugler de nouveau, le stress le reprenant de plus belle:

" Quoi ? QUOI ? Qu'est ce que tu vois ? Nan mais ca va ! Aides moi plutôt ! C'est ma montre qui est coincée. "

Il tenta de tirer une nouvelle fois quand il eut une idée.

" Le liquide vaisselle ! Mets du liquide vaisselle dans le trou, ca devrai aider à faire glisser ma main et la sortir de là. "

Bien entendu, de la façon dont il était coincé, il n'avait pas accès au liquide vaisselle. Il laissa donc Linn faire. Bon après, il avait toujours les fesses coincé dans l’évier mais il y reviendra après. Il attendit que la jeune demoiselle ait commencé à faire ce qui lui a demandé avant d'ajouter:

" Vas y ! Mets la dose ! Je vais tirer en même temps. "

Il tira de toute ses forces et il commença à sentir son poignet bouger doucement. Il grognait entre ses dents, surtout pour se donner du courage:

" Encore un ptit effort. "

Son bras parti d'un seul coup et il se sentit soulagé. Il se massa son poignet endolori tout en disant:

" Bon, maintenant, tu vas me tirer en avant pour que je sorte de là. "

Il tendit ses deux mains à Linn pour qu'elle les prenne et se pencha en avant du mieux qu'il pouvait... Bien entendu ce genre de chose occasionné par deux maladroits finissaient souvent d'une certaine manière. Une chute en avant pour Billy qui s'écrasera surement sur la jeune Linn.

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HJ: Je suis à la bouuuurrreee ! Désolée ma petite Linn TT J'espère que la réponse te conviendra quand même.
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MessageSujet: Re: Lira bien qui lira la première [Billy&Aislinn]   Ven 26 Avr - 9:03

« -Je me demande juste comment je vais sortir de là, mais à part ca, ca va... » La réponse de Billy tranquillisa un petit peu la jeune femme, qui durant un instant s'était vue devant un cadavre ou du moins un futur amputé, forcée d'appeler les urgences, d'expliquer ce qui s'était passé et de se répandre en excuses sanglotantes devant le corps mort ou mourant de son ami, avant de devenir la garde-malade d'un écrivain maudit et infirme, pleine de culpabilité pour l'éternité. Oui, Aislinn avait un problème d'imagination débordante.

« Linn ? Ca va ? Tu t'es pas fait mal ? » … et un problème d'équilibre, un talent certain pour tomber n'importe où, surtout dans les ennuis. Au sol, Aislinn acquiesça pour le rassurer. Ca allait. En dehors de sa honte d'être aussi stupide, maladroite, et inutile, bien évidemment. Aislinn ne laissa cependant pas sa honte – ni ses genoux égratignés – reprendre le dessus : non elle avait une mission, elle devait secourir son ami ! Elle mit rapidement le broyeur à l'arrêt pour éviter un désastre qui aurait mis du sang partout, avant d'aller aider son ami : « Le liquide vaisselle ! Mets du liquide vaisselle dans le trou, ca devrai aider à faire glisser ma main et la sortir de là. » Du liquide vaiselle dans un broyeur ? Cela sonnait bizarre. Enfin. Pas moins qu'une montre dans un broyeur ou qu'un bras dans un broyeur. Quand on vous disait que les montres de poignet étaient nulles !

«- Respire Billy, ça va aller, ça va aller, promis, ça va le faire ! Tiens, du liquide vaisselle ! »

Ils étaient deux à paniquer, c'était beau un tel esprit d'équipe ! Aislinn bondit sur ses pieds, saisit le flacon de liquide vaiselle et en aspergea copieusement le poignet de l'homme, faisant dégouliner le liquide visqueux dans la fente du broyeur – mon dieu, dans quel état allait être le pauvre roman martyrisé ? «-Vas y ! Mets la dose ! Je vais tirer en même temps. »

Halleluya ! Le plan dit liquide vaisselle dans le broyeur fonctionna et Billy fut soudainement libéré du monstre qui menaçait sa main. «-Bon, maintenant, tu vas me tirer en avant pour que je sorte de là. » Aislinn lui lança un regard presque effrayé : qui que quoi donc où ? C'était de la logique élémentaire, et dans le même temps cela lui semblait une mission dont elle était parfaitement incapable.
Etant toujours pleine de bonne volonté, la rouquine prit son courage à deux mains, avant de prendre les mains de son ami. Tirer quelqu'un hors d'un lavabo : c'était nouveau, Aislinn approuvait, malgré son inquiétude envers Billy.

« - A la une, à la deux... »

Souffla la jeune femme pour s'encourager. Oh hisse ! Voulant bien faire, elle saisit les poignets de son ami et se mit à tirer. Leurs mains pleines de liquide vaisselle glissaient : la rousse étreignit plus fort les mains de Billy et tira de toutes ses forces. Loi physique universelle : si quelqu'un tire quelqu'un d'autre, en mettant le plus de force possible, et que des flaques d'eau et ou des restes de liquide vaisselle entrent en jeu, il y a juste. Ajoutez un bonus si les personnes impliquées sont connues pour leur maladresse ou difficulté à tenir debout.

Aislinn tira trop fort. Billy fut bien dégagé de son lavabo, mais il chuta aussitôt sur Aislinn, qui venait de glisser sur le sol de la cuisine. Avec un cri d'horreur aïgu la jeune femme tomba au sol, entraînant l'homme à sa suite. Elle resta un instant immobile, comme sonnée, avant de chercher à se relever... et de s'apercevoir que son camarade était tombé sur elle.

« - Billy ? Oh excuse-moi ! Ca va ? Tu es vivant ? Dis-moi que tu es vivant ? Oh je suis une idiote, je suis désolée ! »

Elle le saisit par les épaules pour le relever puis le serrer contre elle, affolée. Elle sentait le coeur de Billy battre, hein, hein ? Il allait bien, et elle n'avait pas fait exactement ce qu'il ne fallait pas, encore une fois ?




Elle est un petit trésor qu’on aimerait cacher au reste du monde, qu’on garderait pour soi comme un petit talisman porte-bonheur et qu’on porterait tout contre son cœur en cas de coups de blues ou pour des moments bienheureux comme celui-ci.  ♥️ Whale

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Lira bien qui lira la première [Billy&Aislinn]

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