Forum RPG sur la série Once Upon A Time
 
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 Apothicaire ☍ Devil's call is fucking irresistible.

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MessageSujet: Apothicaire ☍ Devil's call is fucking irresistible.   Lun 31 Déc - 15:10



Céder à l'appel du diable


    Le monde d’Andréa Williams était particulier. Une bien grande partie du temps, la vie était belle, quasi-majestueuse. Les rayons du soleil enflammaient les rues, les oiseaux en chantait la mélodie et tout s’y orchestrait en une parfaite symphonie. Du moins, cela se passait ainsi lorsque de fichus moments sombres ou quelques questions existentielles que l’adolescente qu’elle était se posait ne tentait pas de s’interposer entre la vie et la jeune Andy. Mais là encore, la jeune femme survivait. Un bon pot de Nutella ou encore une bonne cure en compagnie de gosses de tout âge –notamment les p’tits bouts de choux en primaire de Mme Blanchard- et le tour était joué. Elle était prête pour affronter tout un contingent d’obstacles et d’en sortir sans aucune égratignure émotionnelle.

    Non, là encore, cela passait. Les coups de blues, ça la connaissait. Ce que la jeune Williams appréhendait par dessus tout, c’était lorsque que le Destin décidait de toucher à son imagination, à son inspiration. Dans ce cas-ci, elle avait beaucoup plus de mal à accepter la situation. Elle se sentait incompétente, incapable et surtout inutile. Et il n’en fallait ni plus ni moins que tout son beau monde s’effondre.

    Et ces derniers temps, elle n’arrivait plus à écrire. Plus rien. Il fallait avouer que ce n’était pas des plus pratiques pour une étudiante en littérature qui espérait avoir de l’avenir. Mais bon, elle n’y pouvait rien. Malgré elle et contre sa volonté, son imagination s’était engouffrait dans un profond ravin. Et Andréa était tellement préoccupée à contempler la descendante de son imaginaire vers les bas-fonds, qu’elle n’apercevait même plus le fond du gouffre. C’est pour ces raisons-ci qu’elle avait la certaine impression de ne jamais pouvoir en sortir. Et puis, la jeune femme manquait de personnes qui croiraient en elle. Elle manquait d’entourage et récemment d’affection aussi.

    Ainsi, elle décida d’utiliser la manière forte. Puisque l’inspiration ne voulait plus venir à elle et ne donnait pas l’impression de se bouger le cul pour le faire de sitôt, Andy prit la décision qu’elle ne l’attendrait plus. Bien au contraire, elle irait à elle. Et après mures réflexions, elle décida d’utiliser pour ceci la solution la plus extrême : la drogue.

    De toutes les manières, c’était une des seules expériences que la jeune Williams n’avait pas encore essayé. Cela et le saut en parachutes. Et sachant que la possibilité d'accomplir la seconde option en se présenterait pas à elle dans les jours à venir ... Mais bon, la question n’en était pas là. Elle avait décidé de se droguer dans l’espoir que son monde redevienne beau. Et que par conséquent, elle se remette à écrire. Et puis, les plus grands des écrivains n’avaient certainement pas été clean en écrivant leurs bouquins. Notamment ceux dédiés aux enfants. Andréa était persuadée que pour imaginer des haricots magiques et des trolls sur les nuages, l’anglais à l’origine de cette histoire n’y été pas allé mollo avec les médocs.

    Ainsi, c’est en toute connaissance de cause, excitée comme une puce de tenter un truc nouveau, qu’Andréa Williams pénétra dans la boutique d’un dénommé Mordred, l’apothicaire du coin. Elle ne le connaissait pas personnellement, mais sa réputation n’était pas à refaire. Et dans un coin aussi paumé que Storybrooke, il était la personne la plus adepte pour lui fournir ce qu’elle souhaitait. Et puis, ce monsieur serait certainement le seul à ne pas lui faire la morale, ni à chercher de l’en dissuader.

    En entrant dans l'antre du dragon, Andy frissonna. L’atmosphère de la boutique y était étrange et la décoration … particulière ne faisait qu’accentuer le malaise que ressentait la jeune femme. Son excitation était retombée aussi brusquement qu’une mouche dans un verre d’alcool. Et avec la même délicatesse.

    « Et bah dis-donc, c’est coquet par ici. »
    Elle avait à peine murmuré cette parole avec une voix légèrement vacillante. Parole qu'elle accompagna d'un petit rire nerveux. *Non mais qu’est ce que je suis venue foutre-là déjà ?*

    Elle s’approcha d’une étagère en bois sombre arborant une multitude de fioles aux liquides plus singuliers les uns que les autres. Et il y en avait pour tous les goûts. Des substances gluantes, d’autres plus fluides. Du rouge. Du vert. Du jaune moutarde. Du bleu.

    *Euh, je ne sais pas pour toi Andy, mais je le sens pas trop cet endroit. Viens, on fait demi-tour et … on va s’acheter une glace pour compenser. Même une glace à deux boules, tiens. Vanille, chocolat. Et même avec un supplément chantilly.*
    Le côté conservateur de la jeune fille commençait à reprendre de plus en plus le dessus. Et elle envisageait sincèrement de se diriger vers la sortir et d’aller se la payer, sa glace.
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MessageSujet: Re: Apothicaire ☍ Devil's call is fucking irresistible.   Mar 1 Jan - 13:30




« Arabian business »


« Heyyy Coco !! Toc toc Jafar ! » Je lui fourre un biscuit dans le bec. « Silence Iago. » La langue de serpent claque, le réduisant à quia. J’ai besoin de me concentrer sur l’opération chimique qui demande une grande dextérité et un savoir-faire ancestral. Une pincée de muscade moulue…deux gouttes de jus d’orchidée…miel de thym antiseptique…le liquide prend une belle couleur ambrée. Je touche au but…voyons voir…

« Menthe ! De la menthe ! » Le perroquet s’agite sur mon épaule, se penchant pour observer la décoction. Ah oui, j’oubliais. Je trempe quelques feuilles de menthe dans le breuvage au parfum enivrant. « Bien joué Iago. » Je suis avare en compliments d’habitude, mais pour une fois, je me lâche un peu. Le piaf roucoule voluptueusement : « Oh Jafar c'est trop ma grande ! Arrête ton char tu vas m’faire rougir ! » Damn. Qu’est-ce qui m’est passé par la tête le jour où j’ai décidé de lui apprendre à parler, hein ? Je lève les yeux au ciel et caresse son plumage aux couleurs pour le moins exotiques qui jurent avec mes vêtements sombres comme ceux de la Faucheuse. Oblivio Amnis. Elixir d’oubli. Nous avons réussi.

J’ai à peine le temps de me réjouir de ma petite victoire que la clochette de l’entrée tintinnabule. Je crois qu’on a de la visite…J’avance dans l’ombre, à l’affût de chaque bruit, me poste près du rideau persan qui dissimule l’arrière-salle et observe à ma guise la jeune fille qui semble perdue au milieu de tout ce bric-à-brac. Je préfère le chaos instable à l’ordre immobile ; que voulez-vous, on ne change pas un homme de mon acabit. Pour rien au monde je ne troquerais ce capharnaüm d’objets hétéroclites, de fioles aux couleurs indéfinissables, de grimoires aux symboles cabalistiques et rédigés dans l’Ancienne langue ni même l’odeur entêtante de l’encens qui brûle sur le bord du comptoir. C’est conforme à mon identité propre, moi l’ingénieur du mal, le sorcier maudit, le génie des mille et une nuits.

Un sourire naît sur ma face balafrée, un sourire qui appelle toutes les fourberies. La cicatrice à mon œil gauche brille d’un redoutable éclat de malignité. J’apparais dans le dos de ma cliente et lui fais savoir l’ombre de ma présence sinistre. « Vous cherchez quelque chose en particulier ? » Le perroquet se balance au rythme de ma voix grave et enjôleuse. J’agrippe délicatement les épaules de la gente demoiselle d’un bras chaleureux et l’emmène au pays des merveilles. « Eléazar Mordred pour vous servir. » susurré-je près de son oreille. J’incline doucement la tête puis enchaîne sans attendre me sentant l’âme d’un marchand ambulant : « Somnifère ? Anti-rhume ? Onguents pour petites et grandes brûlures ? Sérum de vérité ? Potion tonifiante ? Que puis-je pour vous ? » J’accompagne le geste à la parole de manière théâtrale, signalant ici et là des fioles, flacons, bouteilles étiquetés soigneusement. En un clin d’œil nous avons fait un bref tour du domaine.

Il n’y a pas foule en général. Peu de gens, aussi téméraires soient-ils, osent franchir le seuil de l’Apothicaire d’Agrabah. Mais on comprend mieux pourquoi. Le personnage le plus funeste de la ville (après M. Gold bien sûr) y loge. Personnellement, je ne vois pas pourquoi il faudrait avoir peur, je ne mords pas que je sache et mon thé oriental est particulièrement délicieux. Approchez donc pauvres pécheurs, amis du vice et des contes cachés. Vous ne serez pas déçus du voyage.


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MessageSujet: Re: Apothicaire ☍ Devil's call is fucking irresistible.   Mar 1 Jan - 16:08



    Un jour, les décisions que l’esprit tordu d’Andréa lui faisait prendre finiraient par la perdre. Et elle serait bien la seule à cautionner cette perte. Elle ne pourrait blâmer personne d’autre que sa personne. Ses emmerdes, elle se les trouvait toute seule. D’ailleurs, elle y arrivait à merveille, sans avoir besoin de demander l’aide d’un quelconque intervenant.
    Et puis, il ne fallait pas être nécessairement un génie pour se rendre compte que prendre de la drogue ne présumait rien de bon. Et que rendre visite au bon vieux Mordred directement dans son antre encore moins. Et là, Andréa Williams, au summum de son intelligence, venait d’accomplir les deux à la fois : entrer dans l’Apothicaire du dit-Mordred pour espérer y trouvait de la drogue. Paix à son âme. Sa durée de survie ? Les paris sont ouverts.

    Mais notre jeune Williams était bien trop occupée à découvrir cette nouvelle contrée encore inconnue à ses yeux pour prendre conscience de la véritable situation dont laquelle elle se trouvait. De plus, la petite voix –nommée « Raison » par un bon nombre de personnes- était bien minime et se faisait à peine entendre. Il fallait croire que dans la tête de la petite Andy, celle portant le nom de « Curiosité » faisait sa loi. Et dans une jungle de neurones pétrifiés par l’adrénaline, il n’y avait plus aucune place pour tout bon sens. Ainsi, la certainement-future-victime n’avait ni le temps ni l’envie de prendre conscience du potentiel danger qui la guettait. Mais non voyons, essayer de déchiffrer l’étrange calligraphie inscrite sur la couverture d’un livre poussiéreux était bien plus important que de déguerpir au loin avant de vendre sa peau et son âme au diable. D’ailleurs …
    *Il a l’air bien vieux ce bouquin, viens je le fous incognito dans mon sac et l’offre à mon prof d’Histoire des arts en prétendant qu’il appartenait à ma grand-mère. Je suis sûre de m’attirer toutes ses faveurs en faisant ça et de gratter un point ou deux sur le prochain exam.* Ahem.

    Andréa faisait peut-être la fière en se disant cela, mais il était absolument invraisemblable qu’elle le fasse pour de vrai. Sa conscience ne risquerait pas de la lâcher de sitôt. Elle reposa sur l’étagère le bouquin qu’elle avait prise en main quelques minutes plus tôt pour le contempler de plus près. *Pff, des fois, c’est vachement chiant d’être gentil, faut pas croire le contraire.*

    Elle porta ensuite son regard vers une fiole rouge sang. Du vrai sang ? Elle n’en savait rien. Et … n’avait pas vraiment envie de savoir. Les quelques premières secondes d’appréhension envolées, Andréa était complètement hypnotisée par cet endroit. Il dégageait un certain magnétisme bien aguicheur. Son propriétaire promettait d’être un sacré personnage.

    Aussitôt pensé, Andréa sentit une présence derrière elle. Un sentiment qui se fit bien aussitôt confirmé par une réplique. Juste ensuite des bras envahirent ses épaules, avant qu'un souffle bien chaud atterrissent sur son cou. Elle ne sentait plus aucun de ses muscles. Muscles ? Quels muscles ? Seuls les battements de son cœur, vachement plus rapide, résonnaient à ses oreilles. Andréa Williams était tétanisée. A peine arrivait-elle à respirer. Son instinct de survie lui criait de courir vers la sortie et ne plus jamais revenir en ces lieux. Même sa curiosité, bien récalcitrante au départ, était, cette fois-ci, en accord avec son instinct. Mais peine perdue. Même en regroupant la volonté de tous ses aïeuls, elle ne pourrait pas bougeait sa carapace corporelle d’un pouce.

    A vrai dire, elle ne pouvait rien faire d'ailleurs. Elle n’avait pas saisi un mot de ce que cet homme lui avait répliquait. Mais s'il y avait une chose pour laquelle la jeune femme n'avait aucun mal à saisir, c'était son identité. Le fameux Eléazar Mordred, sans aucun doute. Dire qu’elle avait envisagé l’exagération de sa réputation. Ha. Ha. Il venait de la pétrifier par la simple force de sa présence. Elle avait perdu la totalité de ses moyens sans même avoir eu le temps de croiser son regard. Andréa était mal-barrée. *Mais où est-ce que tu t’es encore foutu ?*

    Elle trouva enfin le courage en elle de se retourner face à l’Homme et fit instinctivement un pas en arrière. Ce dernier venait à peine de finir la théâtrale exposition de ses biens. Elle tilta une seconde sur son œil gauche, effarée, avant de se reprendre. *Bordel, ce n’est pas un vieux schnock qui va te faire peur, ressaisis-toi, BORDEL !*

    Elle se gifla intérieurement, repris contenance et eut au moins la décence de le fixer dans les yeux et de ne pas commettre l'erreur de baisser le regard. Elle reprenait confiance et son cœur commença à se calmer. Et ce même si les battements de ce dernier restaient plus élevés que la moyenne. *Bon, si tu arrêtais de le fixer dans le blanc des yeux et tu disais quelque chose à ton tour, hain ? Déjà qu’il doit te prendre pour une chochotte, passes pas carrément pour une trouillarde.*

    « J-je … »

    *Viens, je lui fais croire que je suis muette et … aveugle aussi tiens. J’ai qu’à faire genre je ne sais pas où j’ai atterri. Ca pourrait marcher hain !* C'st qui que tu essaies de convaincre comme ça Andy ? Hum. Excusez-là, hain, mais à certains moments, le cerveau de la jeune Williams divaguait légèrement. *Bon. Joue-la détachée. Demande ta drogue et casse-toi d’ici.*

    « Certaines de mes sources disent que vous pourriez m’aider. Que … enfin vous avez de quoi m’aider et … voilà quoi. »

    Et les « Bonjour Monsieur » dans tout cela hain ? Et les « S’il vous plaît Monsieur » ? Avec ce surplus d’émotions. Andréa en avait perdue sa politesse. Et elle n’avait même pas de Mère à blâmer pour son manque d’éducation.
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MessageSujet: Re: Apothicaire ☍ Devil's call is fucking irresistible.   Mar 1 Jan - 18:34




« Canada Dry »


N’est-ce pas le propre des génies de réaliser tous vos vœux ? Oui, c’est bien ça la fonction première. Chose qu’il ne m’est pas aisé d’accomplir correctement, surtout si on ne me dit PAS ce qu’on souhaite très précisément. Ça me rend complètement dingue ce métier. J’en attrape des ulcères. Génie, ce n’est pas une vie. Ma condition n’est pas aussi marrante qu’on se l’imagine. Je tombe toujours sur les imbéciles, les indécis. Une sale engeance. Une fois c’est : « je voudrais faire le tour du monde », ensuite : « finalement j’aimerais vivre dans un palais, attends, je veux être le plus puissant avec une armée invincible, ah non, je préfère être couvert d’or ». GRRRR. J’vous jure, je vais finir par choper de l’urticaire. J’ai sérieusement besoin de vacances. Ils m’épuisent ces bons à rien de mortels.

En plus de ça, j’ai la nette impression qu’elle a entrevu un spectre. Je jette un coup d’œil dans mon dos pour checker, sait-on jamais. Elle est juste en crise existentielle flippante. J’espère pour elle que ça ne lui arrive pas tous les jours, parce que là, moi-même je ne me sens pas particulièrement rassuré vu la tronche qu’elle tire jusque par terre. Sa respiration s’est coupée d’un coup, son corps est tendu et raide comme pas permis. Mais qu’est-ce que je fais aux gens ? Est-ce ma faute si j’ai une sale gueule et une présence aussi inquiétante ? Ce ne sont pas des choses qui se maîtrisent.

Je lisse mes cheveux noirs vers l'arrière et frotte ma joue d’un air circonspect. Que veut-elle ? Une sucette ? Il me faut lire dans ses yeux apeurés de petite chèvre de Monsieur Seguin. Ah ! Qu’elle est jolie. Mauvaise pioche, la bestiole ne s’en sort pas au bout du compte. Dommage. J’échange un regard de connivence avec Iago qui semble vouloir dire : « bon accouche minouche on n’a pas toute la nuit hein ! » Heureusement, il sait qu’il sera privé de dessert s’il ne la boucle pas. Une fois qui n’est pas coutume, il ne pipe pas mot, mais ses petits yeux malicieux jettent des éclairs.

Qu’ai-je donc fait pour mériter ça ? Expliquez-moi. Ma brave brebis tremble de peur face au grand méchant serpent. Je décide finalement de prendre les choses en main. Arquant un sourcil suspicieux, je déclare ainsi avec professionnalisme : « Plaît-il ? Quelles sources ? » Je sais parfaitement de quoi elle parle. Pas dupe pour trois sous. Ma boutique est aussi peu recommandable que celle de Gold et ça, tout l’monde est au courant. Elle devait redouter de venir, mais il s’agit là d’un dernier recours si je ne me trompe pas.

« Vous êtes d’une extrême (je cherche le terme)…clar-té. »

Je détache chaque syllabe bien distinctement de manière syncopée et sardonique. Mes doigts effilés effleurent son épaule frissonnante comme pour la rassurer (or ça a sans doute l'effet contraire...). « Mais…je crois que j’ai ce qu’il vous faut. » Ah oui ? Je le devine à ses trémoussements et trémolos dans la voix. Mal à l'aise et pourtant parfaitement consciente du danger qu'elle encourt. Elle sait ce qu'elle cherche. Quiconque pénètre dans la demeure de l'Apothicaire sait que ses secrets ne seront pas en sécurité bien longtemps. Sixième sens, magie ou arcane secrète, je pense détenir la chose qu'elle convoite.

Je farfouille dans la poche intérieure de ma veste et en sort une petite fiole en cristal. Je lui mets sous le nez. Le liquide est brillant comme une larme en plein soleil. « C’est la solution à tous vos problèmes. Cela vous…hum…changera les idées. Mais n’en abusez pas, sinon on m’accusera de droguer mon prochain, je ne désire pas nuire davantage à ma mauvaise réputation. Ce produit a l’avantage de ne pas vous rendre dépendant. Tenez, c’est comme le Canada Dry, ça a la couleur de l’alcool, le goût de l’alcool…mais ce n’est pas de l’alcool. » Un sourire un peu tordu retrousse mes lèvres.

« Alors le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea. »


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MessageSujet: Re: Apothicaire ☍ Devil's call is fucking irresistible.   Mer 2 Jan - 0:06


    *Ecoutez-moi bien. Je ne sais même pas si vous existez vraiment. Je ne crois même pas en vous en fait. Ce n’est pas de ma faute hain, vous n’avez pas été vachement gentil avec moi dans la vie. Vous savez, j’ai personne d’autre à part Lana, ma chienne. Bref, ce n’est pas de ma faute si je ne vous ai pas toujours aimé. Mais bon, si vous existez vraiment, sortez-moi de là sans aucun dégât. Du moins rien d’irréparable quoi ! Le Monsieur devant n’a pas l’air très commode. Si vous faites ça, je vous promets d’être une fille bien sage et d’aller à la messe tous les Dimanches. Allez, juste sauvez-moi de là … en faisant en sorte que j’ai ma drogue … de préférence. Je voudrais pas avoir l’air trop exigeante et je sais que vous ne prescrivez cela dans aucun de vos bouquins, mais bon voilà quoi.*

    Hum. Quelqu’un aurait la décence de rappeler à notre jeune recrue qu’elle était dans une des boutiques les moins commodes de Storybrooke et non dans un confessionnal ?

    Mais bon, en vu l’état dans lequel se trouvait la jeune Williams et l’ascenseur émotionnel que son être avait subi depuis son entrée dans cette boutique, il fallait bien trouver un moyen de l’excuser. En un laps de temps assez court, soit à peine une dizaine de minutes, Andréa s’était vue passer de la stupéfaction, à l’appréhension, puis à la curiosité, ensuite à la tentation, mais aussi à la terreur et à la témérité. Et elle avait la vache sensation que cela n’était pas prêt de s’arrêter là.
    Mais bon maintenant qu’elle avait fait sa « dernière prière », elle était prête à affronter Mr. Mordred et son sarcasme apparent. Si l’atmosphère n’était pas aussi tendue, Andy aurait bien fait une petite imitation de boxe ou une sorte de danse guerrière indienne. Mais bon, elle n’était même pas certaine que cela puisse détendre un tant soit peu la dite-atmosphère. Alors, elle s’en abstint. Au plus grand bonheur de tout le monde, bien évidement.

    Elle ne savait pas pourquoi, mais elle avait la vague sensation que son interlocuteur s’amusait comme un petit fou en se moquant allègrement de sa personne. Il n’avait pas besoin de le faire ouvertement, il le pensait bien trop fort. Et malgré la petite peur qui lui nouait le ventre, cela agaçait Andréa. Oui bon ok, elle devait offrir un spectacle bien amusant à voir. Mais ce n’était pas comme si Eléazar tentait d’arranger la situation avec son attitude, hain. Et de plus, le perroquet, perché son épaule, la fixait d’une sorte d’air singulier mêlant le vice, la sournoiserie et l’ironie. Et ce depuis le départ. Elle avait même l’impression qu’il la jugeait plus que son maître, même si cela apparaissait impossible. Comment vouliez-vous alors que la jeune adolescente réussisse à accorder un sujet, verbe, complément dans une telle situation ? Elle aurait au moins besoin d’un dictionnaire de synonymes, d’un Bescherelle et d’une quinzaine de minutes pour constituer une petite phrase simpliste.

    Après la petite intervention du maître des lieux sur la « clar-té » de ses propos, Andréa commençait à s’énerver. *Ca va hain, fais pas ton gougeat.*
    Il s’était adressé à elle comme un autiste de cinq années qui avait un peu de mal avec la langue française.
    Mais elle avait tout même assez de bon sens pour ne pas l’exprimer à voix haute. Néanmoins, elle ne put empêcher sa cavité buccale de murmurer un p’tit : « Ce n’est pas comme si vous et votre perroquet avaient tout fait pour me mettre à l’aise hain. »
    C’était à peine audible. Mais elle n’avait pas tord. Il se délectait de sa terreur.

    Par la suite, Andréa était bien obligée d’avouer qu’Eléazar avait assuré. La sympathie ne faisait peut-être pas parti de la certainement courte liste de ses qualités, mais la clairvoyance, elle, était bien présente. Elle savait bien qu’il jouait son cinéma en faisant mine il ne savait pas de quoi elle parlait. Ce dernier avait directement compris ses besoins et –comme elle l’avait deviné- ne rechigna même pas avant de l’aider à les accomplir. La jeune Williams commençait à retrouver le sourire.

    *Comment il doit trop se sentir à max.* Soudainement, une idée traversa l'esprit de la jeune Andréa. Elle ne savait pas si elle avait des chances de s’en sortir indemne, mais la tentation de refroidir l'enthousiasme de son interlocuteur était bien trop forte. Surtout après le fabuleux discours de marchand pro qu’il venait de réaliser face à elle. C’était qu’il faisait quand même vachement bien son boulot de vendeur.

    Elle prit donc instantanément un air outrée, croisa les bras et ouvrit bien grand les yeux, espérant que cela lui donne un air assez choqué.
    « Mais Monsieur, voyons. De quoi vous me parlez ? Drogue ? Mauvaise réputation ? Alcool ? Vous devriez avoir honte, oser proposer cela à une mineure. » Cela faisait peut-être une année qu’elle ne l’était plus, mais cela, Mordred ne le savait certainement pas. « Vous devriez avoir honte, vraiment ! On m’a tout simplement dit que vous vendiez le meilleur thé vert en poudre du coin. Je comptais faire une petite soirée orientale pour mon 18ème anniversaire, dans deux semaines quoi, et je voulais organiser une soirée à thème. D’ailleurs, vous ne voudriez pas venir y faire un p’tit tour. Je ne vous demanderais pas grand-chose hain, juste une petite danse du ventre fissa, rapide. Je vous payerai le costume, ne vous inquiétez pas. Par contre, pour la prestation, je pourrais pas aller plus haut que 5Dollars. Budget limité, vous comprenez.» Elle se pencha légèrement vers lui, sur le ton de la confidence.« Par contre, va falloir que vous vous épiliez le ventre. Un danseuse du ventre poilu du ventre, pas très sexy hain, on est bien d'accord.» Et un p'tit clin d'oeil offert par la maison. « Et puis, la petite tapisserie à côté de l’entrée est vachement pas mal. Vous pourriez me la prêter, s'il vous plaît ? Juste le temps d’une soirée ? »

    Et elle pointa du doigt la dite-tapisserie accrochée au mur, en clignant des yeux d'un air qui se voulait innocent. Andréa reprenait le contrôle de la situation et elle aimait particulièrement cela. Mais elle était en train de jouer à un jeu bien loin d’être inoffensif. *Mais bon, s''il me tue, au moins, je mourrais sur un bon souvenir et pour la bonne cause.*
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MessageSujet: Re: Apothicaire ☍ Devil's call is fucking irresistible.   Jeu 10 Jan - 21:07




« Holy crap »


J’ai toujours ce sourire fourbe qu’on commence à connaître au coin des lèvres. On voit bien que je suis fier de mon coup. Ce n’était pas sorcier. Les âmes en peine, j’en fais une affaire personnelle. Faisant mine de ne pas avoir entendu son chuchotis qui vient agacer mon ouïe délicate, je m'affaire à replacer une pile de livres qui jouent à la tour de Pise. Il en faut plus pour me faire sortir de mes gonds. Je reste d'une placidité inattendue affichant clairement une philosophie stoïcienne que je maîtrise à la perfection.

Visiblement, elle est d’une inconscience terrible (ou d'une conscience limitée, allez savoir), cela lui jouera sans doute de mauvais tours. J’essaye de passer outre, mais cela me titille malgré tous les efforts que je fais pour le masquer. Ma tête de déterré revient à la charge, plus exaspérée que jamais. Mon regard blasé passe sur elle. Moi ? Ne pas vous mettre à l’aise ? Je m’insurge intérieurement. Serais-je susceptible ? Très certainement. Cela ne fait pas de moi un mauvais commerçant, n’est-ce pas ? Je commence vaguement à me remette en question, mais cela n’a jamais été vraiment mon fort.

Le nerf de ma tempe s’agite sérieusement quand j’entends ses billevesées à trois sous. Mon être bouillonne d’une impatience démesurée. Diable, quelle perte de temps. La main tient toujours le flacon dans une folle expectative. Il faut bien admettre qu’elle ne s’intéresse pas à mes produits. Soit. Si elle n’en veut pas…Je range le précieux liquide. C’est qu’elle n’en a point besoin. Ses fadaises je les lui ferais bien avaler par l’intermédiaire d’un entonnoir, bourrée comme une vache, je la saignerais ensuite dans un corbillard avec un cimeterre, et Dieu que ce serait beau, oui, du Pollock. Monochrome sanguin.

« Beau comme la rencontre fortuite, sur une table d’opération, d’une machine à coudre et d’un parapluie. » (Lautréamont)

Assez, assez. « Une chose est certaine, vous êtes une actrice née. » Compliment retraçant la cartographie d’un ennui profond. Cependant, je m’esclaffe d’un rire faux pour ponctuer le tout. A fond dans mon rôle.

Mes sourcils se froncent un peu plus cependant que j’attaque la seconde phase. Une ombre sévère recouvre mon visage squelettique. Chassez le naturel, il revient au galop. Mes manières enjouées perdent de leur zèle face à cette désillusion.

« Assez joué. Je ne vais pas vous empailler et vous exposer dans ma boutique, rassurez-vous. »

Tentative pour détendre l’atmosphère. Soit cette fille sort de l’asile le plus proche, soit c’est moi qui délire grave. Son charabia a failli m’endormir. J’ai dû m’arrêter en cours de route, quand ça partait en vrille autour d’un truc oriental de pacotille.

« Je ne vends pas de la camelote, jugez-en par vous-même. Je vous autorise même à goûter la marchandise avant la vente. »

A nouveau, je lui tends ma potion miraculeuse. « Ça a contribué aux plus grandes œuvres de notre temps, de Bukowski à Kerouac. C’est cadeau de la maison. » Je me sens obligé d'en rajouter des tonnes. Mon œil brille d’une malice mal contenue. Je lui propose une phase d’essai. Ça y est, le businessman est de retour. Et c’est peut-être sa dernière chance d’obtenir quelque chose…


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