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 Un jour comme un autre, c'est à dire pas banal [ Jefferson & Aislinn ]

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MessageSujet: Un jour comme un autre, c'est à dire pas banal [ Jefferson & Aislinn ]   Dim 30 Déc - 13:33


Elle cours, elle vole, elle saute. Aislinn cavalait joyeusement dans les rues de Storybrooke : mais oui, mais oui, l'école est finie ! Les cours venaient tout juste de finir, elle avait la soirée de libre, et il était suffisamment tôt pour qu'elle ne soit pas trop en retard pour le thé : elle était d'excellente humeur. Bien sûr, son sac de cours avait encore lâché ( ou alors c'était juste qu'elle le chargeait trop et empilait les bouquins à l'intérieur sans souci d'organisation, au point que cela débordait et tombait au sol ) et elle avait les bras plein de livres. C'était lourd, ce qui restait dans son sac lui sciait l'épaule, et elle n'avait pas de main libre pour ôter les cheveux qui venaient devant ses yeux. Ni pour ouvrir la porte du manoir .

Aislinn se battit un long moment pour déverrouiller la porte sans ses mains, et ensuite pour appuyer sur la poignée de la porte. Elle finit par la pousser de l'épaule, avec une délicatesse peu commune pour une frêle jeune fille : elle manqua de s'effondrer au sol dans l'entrée, emportée par son mouvement. Elle se rétablit tant bien que mal, debout sur ses deux pieds. Ouf. Sauvée. L'honneur et sauf, tout va bien. Le plus doucement possible, elle referma la porte derrière elle – à l'aide de son genou, mais sans claquer la porte, admirez la maîtrise.

« -Jeffersoooon ! Je suis rentrée ! »

Oui, elle beugle un peu, et si elle avait les mains libres, elle agiterait joyeusement ses bras pour dire « coucou, je suis de retour à la maison». Même si l'entrée est déserte. Sa voix portait loin, elle était joyeuse ( si elle adore ses cours, elle adore aussi et surtout être à la maison avec lui. A bien y réfléchir, elle passe beaucoup trop de temps à l'extérieur, d'ailleurs. Comment ça, s'enfermer avec un type à moitié fou à longueur de journée n'était pas bon pour une jeune fille ? Ses fesses oui, cela lui faisait beaucoup de bien. ), et s'ils avaient eu des voisins immédiats, il y aurait sans doute eu des plaintes pour tapage – et moult autres délits plus abracadabrants les uns que les autres – mais ce n'est pas sûr qu'il l'entend. Pas sûr du tout, une fois sur deux au moins, il lui fait la sourde oreille. Pas volontairement, elle en était persuadée, mais il devait être plongé dans ses chapeaux, ou dans sa tête et il se fermait à tout ce qui y est extérieur, même elle. Elle ne pouvait pas lui en vouloir : combien de fois avait-elle failli se faire écraser ou bien était-elle tombée dans un trou de la chaussée , parce qu'elle était trop distraite par les fantaisies racontées par son esprit ou un livre ?

Elle tendit l'oreille, mais aucun bruit ne lui parvient. Peut-être n'était-il même pas à la maison ? Aislinn fit la moue, un peu déçue. Elle n'allait pas se laisser abattre pour autant : elle s'avança dans la pièce tout en tentant simultanément de maintenir son équilibre et celui de son paquetage. Elle émit un couinement de douleur lorsque sa hanche heurta un meuble qui traînait dans les parages – dans ce manoir, les objets avaient une fâcheuse tendance à être dans des endroits incongrus, déplacés au fil des idées farfelues de ses deux habitants – et se déporta vers la droite. A droite, elle se heurta à un mur et vacilla, tourna sur elle-même, hésitante, et son champs de vision limité par son chargement et sa tignasse.

Surprise, surprise, Aislinn tomba.
C'était son truc de tomber, de toute façon.
Elle tomba, entraînant avec elle le meuble qu'elle venait de heurter. Elle dérapa, et s'écrasa, sur le dos, avec un grand bruit. Aslinn ne fit cependant pas le moindre geste pour se relever: elle resta allongée au milieu des livres – même qu'un lui blessait le dos, et qu'un autre, mal tombé, est plié de façon peu naturelle, une véritiable honte – mais elle s'en contre-fichait : d'abord immobile, elle fut soudainement pris de tremblement qui la secouaient dans tous les sens, alors que, les mains sur le ventre elle se tenait les côtes.
Elle riait. Elle était littéralement morte de rire. Elle riait comme une idiote, ou plus exactement comme une cinglée hystérique, sans s'arrêter. Pardonnez-la, mais c'était vraiment trop drôle.




Elle est un petit trésor qu’on aimerait cacher au reste du monde, qu’on garderait pour soi comme un petit talisman porte-bonheur et qu’on porterait tout contre son cœur en cas de coups de blues ou pour des moments bienheureux comme celui-ci.  ♥️ Whale

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MessageSujet: Re: Un jour comme un autre, c'est à dire pas banal [ Jefferson & Aislinn ]   Mer 2 Jan - 16:42

Un jour comme un autre


c'est à dire, pas banal !

N’est-il pas outrageant de devoir guetter ainsi ? Immobile depuis cinq bonnes minutes, je regarde le pigeon qui a eu l’audace et l’imprudence de se poser sur le rebord de ma fenêtre. Pourquoi n’est-il pas partit avec ses congénères pour des pays chauds ? Stupide oiseau. Si cela n’avait pas suffi, il me manifeste sa présence par son roucoulement – ou je ne sais quel autre terme – qui m’agace dans ma confection de chapeau. Chapeaux magnifiques, mais dont le plaisir est gâché par cette volaille de malheur. Lentement mais surement, tout en le maudissant, j’avance vers lui. Que faire ? L’attraper ? Le laisser s’envoler ? Je préfère l’attraper, je ne vais pas le laisser mourir de froid. Si vous vous demandez pourquoi il a pu entrer, ceci est dû à mon envie de voir si l’eau se transformait en neige quand je la lançais de ma fenêtre – la réponse est non – et alors que j’étais parti me faire du thé, sans refermer la fenêtre, cet oiseau était rentré et se refusait de quitter mon rebord de fenêtre. Bondissant comme Cheshire au temps jadis, j’attrapais la volaille sauvage, qui en se débattant, s’envola et reparti vers l’extérieur. Tant pis pour elle, elle n’aurait pas de biscuit dont la recette venait d’Agrabah.

Refermant la fenêtre, je reprends mon tant adoré travail et me replonge dans l’ouvrage de ce chapeau, si grand qu’il n’ira probablement à aucune tête dans ce monde. Tandis que mes doigts cousent le bas du chapeau, je me surprends à repenser à cette vie, pourtant si misérable que j’avais là-bas. C’est peut-être stupide, mais j’aimais bien. Au moins, l’on pouvait parler librement avec les gens de choses tout à fait impossible sans que l’on vous prenne pour un fou. Sans parler des magnifiques paysages qui me restent encore en tête, une mémoire que j’ai loisir de rafraichir dans l’échoppe d’Harmony. Ma seule consolation dans ce monde est le fait qu’Alice, nommée ici-bas Aislinn, vive à mes côtés. Bien que sans souvenir, elle est le portrait craché de celle qu’elle était quand elle est venue au Pays des Merveilles. Je suppose que j’ai seulement le mal du pays, oui, cela doit être ça.

Difficile de juger le temps que je passe sans lever ma tête des chapeaux. Perdu dans mes pensées et dans mon travail, il arrive que je n’entende pas Aislinn rentrer de l’école parfois, me faisant d’ailleurs huer pendant quelques minutes, le temps que l’eau soit prête pour le thé de 17h00. Levant les yeux vers la pendule au mur, je remarquais qu’il était 16h45. En retard ! Mon Dieu ! Me levant précipitamment, je partais en courant à la cuisine, préparer du thé. Tout était cependant déjà en place. Quand aurais-je pu… L’oiseau ! Je n’avais pas entendu l’eau siffler et j’avais loupé mon thé. Reviens, l’oiseau et tu finiras sur la broche pour le souper ! Préparant l’eau, je remontais faire quelques finissions sur le chapeau géant quand je fus interrompu par la classique mais efficace formule d'entrée d'Aislinn.

« - Jeffersoooon ! Je suis rentrée ! ».

Déposant mes outils sur le plan de travail, je prends la direction de l’escalier en colimaçon arrivant directement dans le Hall quand j’entends un « BOUM » gigantesque. Me hâtant pour découvrir la cause de la chute et si Aislinn va bien, je la retrouve allongée sur le sol, en train de se tordre de rire. Se tordre ? S’étouffer plutôt. Tout sourire, j’arrivais à sa hauteur et remarquait le meuble par terre. Je l’avais jamais aimé de toutes façons, une bonne chose de faites ! M’allongeant à ses côtés, je fixais le plafond à essayer de comprendre ce qui pouvait bien la faire autant. Non, le blanc du plafond restait irréprochable d’un quelconque fou rire de ma part. Me tournant vers, dont le rire ne diminuait pas, je commençais à m’inquiéter sérieusement de sa situation. C’était la chute de trop pour elle ? Ou bien avait-elle éte empoisonné et était-elle désormais obligée de rire jusqu’à en mourir. Je déglutis et la secouait tout en parlant, les yeux paniqués.

- Aisliiiinn ! Tu n’as pas mangé le truc que quelqu’un d’allure miteuse t’aurais donné, dis moi ?

Que voulez-vous, j’ai lu trop d’histoires et, pas qu’en étant petit.
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MessageSujet: Re: Un jour comme un autre, c'est à dire pas banal [ Jefferson & Aislinn ]   Jeu 3 Jan - 14:52


    Dans un premier temps, Aislinn n'entendit même pas Jefferson dévaler les escaliers pour venir la rejoindre ; elle était trop occupée à rire comme une toquée. Cela occupe l'esprit et votre propre rire vous emplit les oreilles, au point de vous rends sourd et aveugle au monde entier. Elle allait mourir de rire, littéralement. Il y avait pire, comme fin. Elle y survivrait.

    Aislinn ne se rendit compte de la présence de son ami que lorsqu'il vient, presque tout naturellement – que personne n'entre à l'instant dans la pièce où leur réputation de fous à lier serait complète - s'allonger au sol à côté d'elle. Elle était bien là, comme ça, après tout, et son rire joyeux ne cessait pas le moins du monde : elle était heureuse, elle riait. Lorsqu'elle sentit un corps s'allonger à côté d'elle, presque au coude à coude – il faudrait être plus que marteau pour louper tel événement - Aislinn tourna légèrement la tête pour voir qui arrivait : sans grand étonnement, il s'agissait de Jefferson. Qui d'autre ? C'était sans doute pour ça qu'elle s'entendait si bien avec lui ; ne jamais hésiter à s'allonger par terre pour fixer le plafond avec concentration. Il faudrait peindre ce plafond. Le blanc c'est ennuyant. Qu'est-ce qui ferait bien ? Pas un paysage. Un paysage n'a rien a faire sur un plafond. Il faudrait...quelque chose de fou, de beau, de magique...Elle pourrait peut-être demander à Harmony de l'aider ? Un chapeau géant. Un chapeau géant avec un lapin dedans. Ou dessus. En-dessous ? Il faudrait qu'elle réfléchisse à ce plafond chapeauté.

    Ces glorieuses et imaginatives réflexions furent interrompu plutôt brutalement : Jefferson s'était mis à la secouer. Sans sommation, pof, le chapelier la secouer, comme s'il voulait la réveiller d'un sommeil bien profond. Aislinn se laissait secouer dans tous les sens, sans être capable de réagir. Se rendait-il compte que cela ne faisait qu'augmenter son hilarité ? Sérieusement, c'était drôle et les rires sortaient de sa poitrine, sans qu'elle puisse rien faire pour les retenir. Elle réussit juste à articuler, entre deux hoquets :

    « -Mais arrête donc de me secouer ! »

    Comment ça, elle n'était pas très convaincante ? Aislinn finit par s'agripper aux bras de Jefferson, cherchant à s'immobiliser et l'empêcher de la secouer comme un prunier. C'était assez désagréable, au bout du compte. Lorsqu'elle réussit à se stabiliser, elle tendit la tête vers lui et l'observa avec des yeux pétillants de joie. Enfin, presque : « - Aisliiiinn ! Tu n’as pas mangé le truc que quelqu’un d’allure miteuse t’aurais donné, dis moi ? » Quelle drôle de question. Aislinn l'observa avec perplexité, comme si elle était en face d'un puzzle particulièrement complexe à résoudre. Elle ne voyait même pas quelle forme elle était censée former avec ces pièces. Ou dans quelle direction pointait la question.

    « - Wah...Tu vises quelqu'un en particulier ? Ne raconte pas n'importe quoi, tu n'es pas miteux. »

    Pourquoi aurait-elle mangé le truc que quelqu'un d'allure miteuse lui aurait donné ? La question était déconcertante, mais, dans le même temps, elle semblait désigner un truc et un type miteux bien particulier. Sauf qu'elle ne voyait pas de quoi il pouvait bien parler. Enfin, si un poison, une drogue, ou quelque chose comme ça, mais..mais enfin ! Quelle idée! Même venant de lui, c'était étrange. Surtout qu'il était sans doute la personne qui lui donnait le plus de truc à manger, - surtout du thé, en fait – et qu'il était loin d'être miteux : d'où le ton rassurant de la fin de sa phrase.

    Il avait l'air sincèrement inquiet pourtant, que lui arrivait-il ? Elle avait des signes inquiétants sur la figure ? Elle allait mourir ? Le plafond allait leur tomber sur la tête? Du coup, c'était elle qui s'inquiétait, et pour de bon : Elle le fixa, fronçant les sourcils, la tête légèrement penchée sur le côté. Qu'y avait-il ? A le voir si paniqué, elle aurait presque peur. Elle reprit, plus calmement, et d'une voix sincèrement inquiète et concernée :

    « -Ca va ? Il y a quelque chose qui ne va pas ? »






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MessageSujet: Re: Un jour comme un autre, c'est à dire pas banal [ Jefferson & Aislinn ]   Mar 8 Jan - 15:12

Un jour comme un autre


c'est à dire, pas banal !

Je ne suis pourtant pas d’un naturel très inquiet. Bon nombre de choses que je fis, notamment mes voyages à travers le chapeau, furent d’un danger et d’une irraison sans pareil, que ce soit sur la terre ferme ou vingt-mille lieues sous la mer. Ce naturel insouciant n’est pourtant pas encore totalement atteint par la folie du Pays des Merveilles, j’en partis assez tôt pour qu’il me reste un brin de la conscience du danger. Danger que je découvrais un peu plus chaque jour que je passais à Storybrook avec mes souvenirs intacts. Quel monde insécurisé, franchement, il suffit de mettre en place cette boîte nommée Télévision pour s’en rendre d’ailleurs compte. Bien qu’isolé dans le temps et dans le brouillard, le danger n’est pourtant pas absent de la ville.

Voir Aislinn rire comme ça m’avait tout d’abord plus, elle qui est d’un naturel maladroit et tête en l’air, cela ne m’avait pas surpris. Ce qui m’inquiète plus, et non pas que je sois paranoïaque, mais bien parce que je sais quels dangers rodent, son état m’avait alors semblé suspect. Bien que peu nombreux désormais à Storybrook, certains étaient encore capables de choses ignobles, même sans magie, oh ça oui, même sans magie, il me suffit de repenser à cette pauvre enfant enfermée.

« - Mais arrête donc de me secouer ! »

Toujours pliée de rire, la pression montait d’un cran dans mes artères, qu’est-ce qui n’allait pas chez Alice ? Régina avait-elle eu vent de la libération de Belle et avait décidé de s’en prendre à moi par le biais de ma petite Lidell ? Je ne le supporterais pas. Connaissant la manière d’agir de la Reine, je posais la question à Aislinn qui semblait étrangement surprise de m’en parler ainsi.

« - Wah...Tu vises quelqu'un en particulier ? Ne raconte pas n'importe quoi, tu n'es pas miteux. »

Je… Quoi ?! Mais… QUOI ?! Abasourdi par sa réponse, je la lâchais et me relevais, tout en posant mes mains sur mes genoux, les jambes s’étant naturellement mises en position tailleur. Moi ? Miteux ? Il ne manquerait plus que ça. Attendez, attendez… Elle n’est pas méchante, ma Alice, ça doit être une blague, une bonne d’ailleurs. Me rallongeant, je tournais la tête en sa direction.

« - Ca va ? Il y a quelque chose qui ne va pas ? »

Oh mon Dieu, j’avais inquiété Aislinn. Qu’elle idée aussi de balancer une phrase aussi tordue. Je n’étais pourtant pas le meilleur des conspirateurs mais je sais m’y prendre pour faire passer des idées sans que cela ne soit trop voyant. Affichant un sourire réconfortant, je plaçais mes mains derrière la tête, relevait une jambe et passait l’autre par-dessus, qu’elle puisse se balancer dans le vide.

« - J’ai un peu trop forcé sur le thé, je crois ! Fixant le plafond, je le trouvais fade. Comment quelque chose dans cette maison peut-il rester fade ? [color=olive]Alors, ta journée, petite Aislinn ? Elle s’est bien passée ? Oui, beaucoup trop fade à mon goût. Un sourire fendant ma poire en deux doucement, une idée brillante venait de me passer par la tête. Je n’aime pas le blanc de ce plafond, qui a un plafond blanc de nos jours ?! »

Oh oui, je crois que vous m'avez bien compris mes chers, pourquoi s'embêter à garder un plafond blanc quand l'on pourrait avoir une table géante pleine de tasse de thé et de Lièvre et de Souris et de Chapelier et d'Alice prenant le thé ? Pourquoi se priver d'un tel plaisir, dites-moi ? Aucune réponse, c'est bien ce que j'attendais. Aujourd'hui, au moins, on ne brisera pas de fenêtre à jouer au Crocket, ni d'assiette à s'essayer au lance pierre. Aujourd'hui, il faut peindre le plafond !
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MessageSujet: Re: Un jour comme un autre, c'est à dire pas banal [ Jefferson & Aislinn ]   Lun 14 Jan - 20:37

    Je te surprends, tu me surprends, nous nous surprenons... C'était presque un dialogue de sourds, ou plutôt, de fous : on pouvait presque dire qu'ils n'étaient pas sur la même longueur d'onde. Comprenez-moi bien ; ils l'étaient, comme ils l'étaient toujours, mais... chacun avait l'impression d'avoir loupé un épisode. Aislinn avait l'impression d'avoir loupé une série entière, et sa joie – hystérique – s'était calmée en voyant l'air abasourdi, voire même effrayé que lui lançait Jefferson. Un coup c'était lui qui la secouait, inquiet, l'autre coup c'était elle qui avait soudainement peur de mourir ( il en avait des idées, lui aussi ! ) et là...c'était au tour du chapelier de prendre l'air abasourdi. Une histoire de fous, vous dis-je.

    Jefferson la relâcha pour s'installer devant elle, l'air surpris et déboussolé. Aislinn plissait les yeux, devenant de plus en plus inquiète : qu'avait-elle dit, qu'avait-elle fait, où était passé le Jefferson qu'elle connaissait ? Alice se détendit lorsqu'il se rallongea à ses côtés : tout revenait à la normale, il ne parlait plus d'empoisonneur, hein ?

    Aislinn tourna la tête vers lui, et lui rendit son sourire, avec une légère hésitation, un peu réconfortée par son air à nouveau... normal. Lorsqu'il la lâcha du regard pour regarder le plafond elle l'imita, avec une esquisse de sourire un peu plus tranquille. Allongée de tout son long, comme une loque, elle avait les mains posées sur son estomac – mon dieu, qu'est-ce rire pouvait faire mal? La prochaine fois, elle pleurerait, nah. Vu que les deux inquiétaient Jefferson, autant soulager ses abdos. Comme si elle contrôlait ses éclats de rire. - et son champ de vision était plutôt limité. Le même plafond, drôlement blanc, et le pied du chapelier apparaissant et disparaissant devant ses yeux. C'était drôle. Déjà que la plafond en lui-même était hilarant, mais alors là... Les coins des lèvres de la jeune femme se relevaient irrésistiblement, tandis qu'elle essayait de ne pas rire. On respire calmement. Doucement. Voilà.

    « - J’ai un peu trop forcé sur le thé, je crois ! » Aislinn lui coula un regard amusé : depuis quand est-ce qu'il buvait trop de thé, lui ? Pouvait-on seulement boire trop de thé ? Depuis qu'elle le connaissait – et il lui était impossible de fixer une date sur leur rencontre, c'était dire que cela devait bien faire longtemps – il carburait au thé, et elle le suivait. S'il était possible de faire une overdose de thé, celle-ci aurait du arriver bien avant. Il était bien le seul à en être capable, tiens. On devait approché de l'heure du thé, là, non ? Aucune idée. Pas de montre et toujours en retard. « Alors, ta journée, petite Aislinn ? Elle s’est bien passée ? » Toute idée de mort, de poison et d'inquiétude inopinée lui sortit de la tête, lorsqu'elle entendit Jefferson l'interroger sur sa journée. La petite Aislinn livra un sourire au plafond, sans le regarder.

    « - Maintenant que je suis, rentrée, elle s'annonce fantastique ! » Les journées c'était nul. Enfin, les cours c'étaient pas mal. Mais moins qu'être à la maison, où tout devenait plus... brillant, plus vrai. Mieux. Aislinn tourna la tête pour regarder Jefferson, qui avait un sourire assez grand pour dévorer toute sa face. Cela lui rappelait quelqu'un, ou plutôt le sourire de quelqu'un, mais elle chassa vite l'impression de déjà vu : un tel sourire ne pouvait annoncer qu'une folie hautement captivante ! Elle se redressa légèrement sur ses coudes, attendant l'idée géniale qui allait sortir de son voisin. «-Je n’aime pas le blanc de ce plafond, qui a un plafond blanc de nos jours ?! » Aislinn se laissa retomber au sol, avec un soupir à fendre l'âme. Ce plafond. Ce plafond était un véritable problème.

    « -Nous. On a un plafond blanc. C'est une honte, une infamie, triste à pleurer. Ou à rire. »

    Non sincèrement c'était une honte : comment n'avaient-il pas pu s'en apercevoir ? Comment vivaient-ils ainsi ? Cela détonnait tellement avec... eux. Aislinn se releva brusquement, comme un diable, monté sur ressort et faisant irruption hors de sa boîte. Elle posa son regard sur Jefferson, au travers des cheveux qui lui encombraient la figure, déjà concentrée et déterminée sur autre chose :

    « -Tu vois ?! Toi aussi,tu as un problème avec ce plafond ! Je suis ni marteau, ni empoisonnée ! » Elle lui livra un sourire rayonnant, et un des yeux de chats suppliants, alors qu'elle sautait sur ses pieds, son fou rire envolé : « - On le change ? On le barbouille ? Dis ?! »




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MessageSujet: Re: Un jour comme un autre, c'est à dire pas banal [ Jefferson & Aislinn ]   Dim 27 Jan - 16:21

Un jour comme un autre


c'est à dire, pas banal !
La crise avait été évitée de peu ! Dire que j’avais été assez stupide pour tenter de croire que quelqu’un avait attenté à la vie de ma douce et tendre Alice. Quelle idée aussi, d’avoir ainsi une crise de fou rire alors même que l’on vient de s’écrouler et que l’on est censé avoir mal. Chassant l’idée première de ma tête, je perdais le fil de mes pensées sur ce plafond, horrible plafond comme je le soulignais à ma colocataire.

« -Nous. On a un plafond blanc. C'est une honte, une infamie, triste à pleurer. Ou à rire. »

Je ne peux qu’acquiescer ce point-là. La question est posée, je ne saurais dire si cela est triste ou risible. Je suppose que beaucoup de personnes ont des plafonds blancs, mais combien de personnes y font vraiment attention ? Est-ce là un défaut de faire attention à chaque parcelle de mur de sa maison, que ce soit sur les côtés de la pièce ou au plafond ? Cela est bien triste dans un sens, que le plafond soit ainsi ignoré alors même que sans lui, le principe de la maison ne tiendrait plus debout. Maudit plafond, tu me fais raisonner comme le Chat. Tressaillant au mouvement soudain d’Alice, je restais allongé, toujours dans la même position, malgré mes membres qui commençaient à s’engourdir.

- Si regarder ainsi le plafond deviens une habitude, je suppose qu’il est difficile d’ignorer cette blancheur froide et peu rassurante, à mon humble avis.

Ma remarque me fit sourire, et sans réellement distinguer les yeux de la jeune Liddell, je sentais son regard poser sur moi.

« -Tu vois ?! Toi aussi, tu as un problème avec ce plafond ! Je suis ni marteau, ni empoisonnée ! »

Comme l’a dit un jour un vieil ami à moi, nous sommes tous fous ici, mais ce n’était pas à l’ordre du jour que de polémiquer sur la déraison qui semblait faire vivre le manoir depuis toujours. Me relevant, le sourire d’Alice m’en disait long avant même qu’elle parle, à chaque idée, plus folles les unes que les autres, j’avais droit à ce sourire, expression que je devais avoir puisque si l’idée était lancée, l’unique moyen de nous arrêter était de… De… je n’ai pas de réponse à ça, désolé.

« - On le change ? On le barbouille ? Dis ?! »

Idée plus que géniale, brillante ! Plaçant les mains derrières mon dos, je me mis à faire les cents pas en réfléchissant et en murmurant nombres de choses inaudibles et incompréhensible, quand cela fit TILT dans mon esprit.

- Cela m’a tout l’air d’être une idée géniale ! Prépare nous un bon thé pendant que je vais chercher le matériel dans la remise !

Je ne sais pas pourquoi, mais depuis longtemps, des pots de peintures, des échelles et des blouses blanches et noires trainent dans cette remise que personne n’utilise, sauf peut-être le troisième habitant du manoir, disparu aujourd’hui encore. Partant sans attendre, je me précipitais dehors, me chargeais comme une bourrique pour revenir dans le salon. Que peut-on bien dessiner sur un plafond blanc ?

- Que dirais-tu, ma chère Aislinn, de faire le miroir de la pièce, au plafond ?
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MessageSujet: Re: Un jour comme un autre, c'est à dire pas banal [ Jefferson & Aislinn ]   Dim 3 Fév - 18:02

    Aislinn observait avec attention le visage de Jefferson, avec une attention et une concentration qui lui étaient assez inhabituelles : l'avis de Jefferson comptait pour beaucoup dans l'esprit de la jeune femme. Vous me direz, on ne parle que d'un vulgaire plafond trop blanc, la chose n'était pas cruciale, mais elle avait en quelque sorte de savoir qu'elle n'était pas marteau pour de bon . Le sourire qui traversa le visage du chapelier était une indication fort positive.

    « - Si regarder ainsi le plafond deviens une habitude, je suppose qu’il est difficile d’ignorer cette blancheur froide et peu rassurante, à mon humble avis. Aislinn supposait que rien que le fait d'avoir l'habitude de regarder le plafond pouvait être peu rassurant pour le commun des mortels. Mais le blanc était une couleur angoissante, de l'avis de la jeune fille : anesthésié, propret, bien dans les cadres. Cela jurait tellement avec le caractère des habitants du manoir ! Et c'était agréable de regarder le plafond, même sous l'influence d'un fou rire à l'origine suspecte : qu'est-ce que cela serait s'il n'était pas si blanc ? Plus c'est fou, plus on rit, le calcul était bien simple dans l'esprit d'Aislinn, à présent agité par une « idée un peu folle mais amusante, qui allait s'étendre jusqu'à transformer le manoir en asile de fou, et ce d'autant plus si Jefferson l'approuvait ». Le genre d'idée qui surgissait assez régulièrement dans la demeure, et qui était toujours bien accueillie, bien qu'elle soit parfaitement déraisonnable.

    Aislinn observait Jefferson déambuler dans le pièce, mains derrière le dos, et murmurant quelque chose qu'elle ne comprenait pas. Elle se mordillait la lèvre, tentant – sans le moindre succès pour quiconque savait à quel point elle avait envie de sauter partout, tenaillée par l'envie de faire une grosse bêtise – de contrôler son sourire joyeux, sans le lâcher du regard. Elle attendait patiemment de savoir ce qui allait surgir de l'agitation studieuse du chapelier. Il semblait presque aux prises avec une crise de folie, ou en train de parler tout seul, et cela aurait put ou dut inquiéter la jeune femme. Mais au contraire, elle était sereine, presque impatiente, se demandant ce qu'il allait pouvoir dire lorsqu'il se serait décidé à cesser de parler dans son foulard.

    Cela ne tarda pas, son discours eut l'assentiment sans réserve de la jeune femme: «-Cela m’a tout l’air d’être une idée géniale ! Prépare nous un bon thé pendant que je vais chercher le matériel dans la remise ! » Aislinn le regarda se précipiter dehors, tout en s'étirant avec une grimace douloureuse: se relever aussi vite avait réveiller en une légère douleur, à la hanche et à l'épaule. Apparemment, tomber faisait toujours aussi mal que la dernière fois : cela la faisait peut-être rire, mais son corps lui affirmait qu'elle ferait mieux de laisser tomber cette habitude stupide. Tant pis pour elle, ce n'était pas dans ses cordes.

    Ce qui était dans ses cordes, cependant, c'était de préparer un thé capable de leur donner l'impulsion et la folie nécessaire à leur projet. Un bon thé, dans les règles de l'art. Dès qu'il eut franchit le seuil de la porte, Aislinn se précipita de son côté à la cuisine, elle avait un thé à préparer, que diable ! La jeune femme secoua la tête amusée, lorsque, entrant dans la pièce elle se rendit que tout était déjà prêt pour le thé....Ou plutôt exactement que tout avait été préparé pour un thé qui n'avait jamais eu lieu. Elle pouvait parier sa collection de livres que Jefferson avait commencé à se préparer un thé, mais l'avait complètement oublié en cours de route, distrait par n'importe quoi. Oui, elle était mal placée pour parler de distraction et personne tête-en-l'air.

    Mais cette fois, elle resterait concentrée sur son objectif : du thé, puis un plafond repeint, si possible en évitant de se repeindre elle-même ou le manoir entier. Elle remit l'eau à chauffer, cette fois pour de bon, et sortit deux tasses en attendant. La rousse avait beau faire de son mieux pour patienter, elle ne pouvait pas s'empêcher de lancer des regards vers la porte, et de tendre l'oreille, pour vérifier que Jefferson n'était pas déjà revenu. Lorsqu'elle passa enfin la porte, armée d'un plateau supportant les tasses et la théière dont émanait une douce odeur de thé, Jefferson venait tout juste de revenir; chargé d'un bardas invraisemblable, mais parfaitement utile pour leur entreprise. Vu comme il regardait le plafond, il réfléchissait à la manière dont ils allaient recouvrir ce blanc stupide. « -Que dirais-tu, ma chère Aislinn, de faire le miroir de la pièce, au plafond ? » L'idée était surprenante, loufoque... et entièrement logique. Enfin, cela tombait sous le sens. Aislinn voyait la logique qu'il y avait dans la proposition, et cela lui plaisait, beaucoup.

    « - Je dirais que cela rendrait merveilleusement bien, et que je vais, dorénavant, passer ma vie allongée par terre à fixer le plafond. »

    Aislinn déposa précautionneusement le plateau sur la première surface plane et stable, n'étant pas le sol, qui passait à sa portée. Elle s'approcha et regarda le bric-à-bras rapporté de la remise. Mon dieu, comment avait-il réussit à porter ça tout seul hein ? Sans rien casser, sans se faire mal ? Il avait six bras ou quoi ? Elle se débarrassa rapidement du reste de son sac et de son manteau qu'elle n'avait pas eu le temps d'enlever après sa chute. Les choses série...folles commençaient ! Elle grimaça légèrement et lança :

    « - Il faut juste que l'on y arrive... c'est pas gagné, mais on peut y arriver à nous deux ! On commence par quoi ? »

    Ils avaient du pain sur la planche et du thé dans la théière.




Elle est un petit trésor qu’on aimerait cacher au reste du monde, qu’on garderait pour soi comme un petit talisman porte-bonheur et qu’on porterait tout contre son cœur en cas de coups de blues ou pour des moments bienheureux comme celui-ci.  ♥️ Whale

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MessageSujet: Re: Un jour comme un autre, c'est à dire pas banal [ Jefferson & Aislinn ]   Ven 1 Mar - 10:13

Un jour comme un autre


c'est à dire, pas banal !

Une idée pareille, je ne pense pas que certain n’en ai jamais dans leur vie, mais lorsque l’alchimie est en place dans cette maison, il n’y rien qui ne puisse nous arrêter, Aislinn et moi. Je regardais le plafond blanc en levant les yeux, difficile d’imaginer de peindre quelque chose là-dessus, à dire vrai. Comme peint-on à l’envers ? Il faudrait pouvoir retourner le manoir, mais cela est malheureusement impossible. Je ne dis pas que nous ne pouvons pas le faire, si nous avions pu, nous aurions réussi, je n’ai nul doute. L’odeur de thé remplissait mes poumons et à peine Alice eu-t-elle posée le plateau sur le meuble le plus proche, je servais deux tasses de thé. Nous n’allions pas commencer sans avoir au moins pris une gorgée !

- Je dirais que cela rendrait merveilleusement bien, et que je vais, dorénavant, passer ma vie allongée par terre à fixer le plafond.

Mon sourire s’élargit au possible, une main tenant ma soucoupe, l’autre main tournant avec énergie ma cuillère dans le thé.

- A la merveille ! Ainsi allongée, tu ne tomberas plus ! Taquinais-je ma colocataire. Levant les yeux, s’essayait toujours d’imaginer ce que cela serait une fois terminée. La chose que je dessine le mieux, la seule chose que je sais dessiner plutôt, est un chapeau. Je peux dessiner tout un tas de chapeaux, des grands, des petits, des beaux, des moches, mais là, nous faisons face à une architecture plus vaste, plus difficile, je peine à imaginer les grands peintres de leur temps et leur cathédrale, des frissons parcouraient mon corps rien qu’à imaginer une vie la tête à l’envers. Sirotant mon thé, je remarquais mon impolitesse et donnait d’une main habituée une seconde tasse à la demoiselle qui ne semblait même pas avoir remarqué que je l’avais oublié. Maudit plafond obnubilant nos âmes !

- Il faut juste que l'on y arrive... c'est pas gagné, mais on peut y arriver à nous deux ! On commence par quoi ?

Question tout à fait légitime que voilà. Réfléchissant aussi vite que réfléchir rapidement puisse être, je me creusais la cervelle. Devons-nous faire quelques schémas avant ? Ou y aller de façon totalement anarchique, méthode que je dois avouer plutôt efficace pour toutes les choses que nous avons réussi à créer, détruire, faire depuis que nous vivions dans ce manoir.

- Je pense qu’il faudrait faire un brouillon, mais je pense aussi que cela serait pénible. Cependant, nous sommes doués quand nous improvisons, mais il ne faut pas oublier que cette fois, c’est plus difficile.

Le regard perdu sur le blanc du plafond, je n’arrivais pas à accrocher mes réflexions entre elles. Déposant ma tasse avant d’avoir une pulsion et de la lancer à travers la pièce sans aucune raison, je dépliais l’escabeau, arrivé ici par un miracle probablement, je ne me rappelle pas avoir amené un escabeau, mais c’est un élément vital quand l’on peint au plafond, donc peut-être en avais-je réellement amené un ?

- Débarrassons-nous de lui ! Criais-je soudainement en dépliant l’escabeau. Cette blancheur me rend fou ! Je n’arrive pas à converser, encore moins à penser !

Ouvrant les pots de peintures, je regardais Linn en lui demandant.

- Je te laisse monter et attaquer cette chose blanche, tu es bien meilleur que moi quand il s’agit de réaliser des choses autre que les chapeaux !
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MessageSujet: Re: Un jour comme un autre, c'est à dire pas banal [ Jefferson & Aislinn ]   Mar 5 Mar - 22:09

Jefferson n'avait jamais l'air plus heureux que lorsqu'il tenait une tasse de thé à la main. Cela donnait envie à Aislinn de le lui en fourrer dans les mains à chaque minute qui passait...Si seulement ce n'était déjà pas le cas sans son aide ! « -A la merveille ! Ainsi allongée, tu ne tomberas plus ! » Aislinn se tourna vers lui et lui fit la grimace. Ouh qu'il était moqueur ! C'était mal, fort mal ! ...Surtout qu'elle était encore capable de se faire mal, même allongée au sol. Elle lui tira la langue pour répliquer sur le même temps :

« - Tant que vous faites attention à ne pas me trébucher dessus, ça me va. C'est vous qui finirez par tomber ! »

Non parce qu'on parlait d'elle hein, mais elle pariait que, si elle passait sa journée au sol, Rowan et Jefferson allaient passer leur journée à lui marcher dessus, à trébucher sur elle, et finir par tomber en l'éclaboussant de thé. Vous parlez d'une amélioration, on ne pouvait jamais être tranquille dans ce manoir. Non pas qu'elle s'en plaigne, notez.
Du coin de l'oeil, Aislinn aperçut une tasse de thé qui entrait dans son champ de vision, gentiment proposée par Jefferson. Ah oui. Le thé. Mon dieu le thé. Elle avait complètement oublié le thé. Honte, infamie, déshonneur, cela lui était sorti de la tête. La faute au plafond et à la distraction d'Alice. Elle récupéra avidement la tasse offerte et but une petite gorgée. C'était chaud, mais qu'est-ce que c'était bon... Elle souffla un peu dessus, observant Jefferson par-dessus sa tasse. C'était visiblement, le cerveau du Chapelier surchauffait. Qu'est-ce qui allait sortir du chapeau magique ? Un lapin ? « - Je pense qu’il faudrait faire un brouillon, mais je pense aussi que cela serait pénible. Cependant, nous sommes doués quand nous improvisons, mais il ne faut pas oublier que cette fois, c’est plus difficile. » Je pense que le choix raisonnable est le mauvais, et toc.

Le regard d'Aislinn se posait alternativement entre le plafond – irrémédiablement blanc, et maintenant qu'elle l'avait remarqué, cela lui tapait sur les nerfs – et son thé – car boire du thé en se dévissant la tête vers le plafond était une entreprise risquée. Rien ne tournait rond dans cette maison, mais malgré cela elle avait toujours le toit au-dessus et les fondations au-dessous. Dommage, le contraire aurait été momentanément bien pratique. Plongée dans ses pensées qui tourbillonnaient à toute vitesse – thé, comment peindre au plafond sans être une araignée, mon dieu je suis nulle en dessin, où est passé le chapeau de Jeff, ce thé est délicieux, je veux un plafond qui ne soit pas blanc, on est bien à la maison quand même, cette idée va mal finir, je le sais … et tutti quanti – plongée dans ses pensées donc Aislinn n'entendit pas Jefferson poser sa tasse.

Par contre, lorsqu'il déplia brusquement l'escabeau, elle sursauta violemment. Il y avait un escabeau dans la pièce ? Elle ne s'y attendait pas, et manqua de renverser son thé sous la surprise. Bonheur, joie, la thé n'était plus assez remplie pour que tout valse sur le tapis... Mais quand même, cela aurait été un sacrilège. « - Débarrassons-nous de lui ! Cette blancheur me rend fou ! Je n’arrive pas à converser, encore moins à penser ! » Jefferson semblait soudainement sous l'emprise d'une crise de folie. Pas très surprenant. Aislinn sourit, acquiesçant à la proposition faite pendant que qu'il ouvrait les pots de peinture. « - Je te laisse monter et attaquer cette chose blanche, tu es bien meilleur que moi quand il s’agit de réaliser des choses autre que les chapeaux ! »

« -...Sur ce truc … ? »

De sa tasse de thé, Aislinn désigna l'escabeau avec une grimace. « Tu plaisantes, j'espère cher chapelier » disait son regard. Noooon, sérieusement, elle était censée monter sur ça ? Oui, cela semblait évident, pour peindre le plafond, cela serait plus pratique. Non, Aislinn n'avait aucun souci avec la hauteur. Elle avait un souci avec le fait de redescendre brutalement des hauteurs. Elle s'approcha et gravit avec précautionneusement les marches, bras tendus de chaque côté de son corps – avec une tasse dans une de ses mains – pour être sûre de son équilibre.

« - On sait très bien comme ça va finir, pourtant. Je vais vaciller de ce truc branlant, je vais tomber dans les pots de peinture, renverser le thé, saccager ton salon et tu vas me jeter dehors.... Tu ne me jetteras pas dehors, hein ? »

La question exprimait une inquiétude réelle : si ils étaient plus ou moins colocataires, elle vivait chez Jefferson et il pouvait toujours la jeter dehors à tout moment. La rouquine lui lança un regard inquiet: elle n'avait aucune envie de partir, et s'il le fallait elle s'accrochait à son cou tel un koala câlin en le suppliant de la laisser rester dans ce capharnäum. Elle inspira cependant profondément, et reprit d'un ton enjoué, malgré l'inquiétude due à l'escabeau, et au risque de partir un jour de la maison : Aislinn fit la moue, déposa la tasse à ses pieds, sur le sommet de l'escabeau et tenta de rejeter ses cheveux en arrière – en pure perte. D'ici dix minutes ils seraient pleins de peinture, mais il fallait voir le bon côté des choses: ça serait amusant et fou. Et collant.

« -Et ce n'est pas vrai, tu es meilleur dans tout. Tu réalises des chapeaux du tonnerre, et du thé divin.» Deux activités qui étaient, après tout, l'essentiel. Elle se pencha vers Jefferson, que pour une fois elle dominait un peu, grâce à l'escabeau. « - Passe-moi donc les armes du crime que j'exécute ce blanc plafond ! Et ne bois pas tout le thé !»





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Un jour comme un autre, c'est à dire pas banal [ Jefferson & Aislinn ]

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