Forum RPG sur la série Once Upon A Time
 
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 « La petite sirène ? La blague… » - Henry & Aigéan

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MessageSujet: « La petite sirène ? La blague… » - Henry & Aigéan   Mar 25 Déc - 20:51

Aigéan & Henry
« La petite sirène ? La blague… »

Nous étions vendredi après-midi et comme la plupart du temps, mes sœurs avaient une compétition de water polo. J’avais envoyé un message à Nolan pour savoir si un passage au garage était possible : l’optique de passer plus d’une heure auprès de ma plus grande phobie ne me plaisait pas vraiment. Vous allez sans aucun doute avoir besoin de quelques détails pour comprendre la situation : je suis la cadette d’une grande famille, la septième fille d’un grand entrepreneur de la ville, August Dylan. Toutes mes sœurs ont chacune développé la même passion : l’eau, s’inscrivant et excellant toutes dans ce fabuleux sport qu’est le water polo. Moi ? …. Eh bien l’eau n’est pas une passion, bien au contraire, j’en ai terriblement peur et je n’ai jamais réussi à comprendre pourquoi. Le simple fait de penser à une étendue d’eau, piscine, mer, océan, me donne l’impression de défaillir. Malgré le soutien de ma famille, les psychanalyses d’Archi (mon psy) et toute ma bonne volonté je n’ai jamais pu me résoudre à mettre ne serait-ce qu’un orteil dans la rivière. Evidemment, voir l’eau et m’y introduire, cela fait une grande différence : sans en apprécier la chose j’ai souvent assisté aux compétitions de mes sœurs. La piscine en ces moments-là est un lieu sécurisé où il ne pourrait rien m’arriver, mais il y avait toujours des journées où je me levais avec un mauvais pressentiment. Pourtant, dès que je le peux, je m’éclipse, trouvant une nouvelle occupation. C’est comme ça que j’ai rencontré Nolan, le bibliothécaire de Strorybrooke, qui pour arrondir ses fins de mois monnaye ses talents de mécanicien. Aimablement il m’a proposé que je l’assiste de temps en temps, ce que je fais quand tout le monde se dirige vers un coin d’eau.

Aujourd’hui n’était pas un bon jour : il était impensable que j’y mette un pied, il y allait forcément avoir un abruti assez inintelligent pour avoir la bonne idée de me balancer dans ces vastes étendues d’eaux. J’avais donc prévenu mes sœurs, et surtout Alexys, que je n’allais pas pouvoir jouer les pompom girl ce jour-là, prétextant avoir quelque chose de prévu. Mais Nolan n’avait pas répondu, mon merveilleux plan d’échappatoire était donc tombé à l’eau. Je m’étais alors rapidement éclipsée de la maison, affublée de mon « sac à gogos » (celui où j’entreposais tout un tas d’objets utiles pour la mécanique), me dirigeant vers le garage privé de Nolan. A plusieurs mètres de là, je pouvais déjà voir que celui-ci ne semblait pas animé : Nolan n’était pas là. Je poussai un soupir et cherchais déjà un nouveau prétexte pour ne pas retourner à la maison et croiser mes sœurs qui m’auraient forcée à les suivre à la piscine. Je n’étais pas le genre de fille à avoir de nombreux amis. En fait, à part Nolan, je n’en avais aucun, simplement de vagues connaissances. J’étais prête à me résigner quand mes yeux rencontrèrent l’insigne du Granny’s Coffee. Après tout pourquoi pas ? Cela faisait des lustres que je n’avais pas bu un bon chocolat chaud, de plus il faisait un froid terrible dehors, le vent s’était levé et envoyait des bourrasques glaciales à tout va.

La clochette d’entrée tinta lorsque j’ouvris la porte de la boutique. Une bouffée de chaleur me sauta au visage et je m’empressai de refermer la porte pour ne pas refroidir les lieux. Quelques regards se posèrent sur moi, curieux de savoir ce que la petite rousse que je suis venait faire ici, elle qui montrait rarement le bout de son nez. Je les gratifiai tous d’un sourire timide avant de prendre place sur la banquette face à la table la plus reculée du café, contre la fenêtre. Ruby vint à ma rencontre d’un air enjoué et me demanda ce que je désirais consommer. Je passai ma commande en lui faisant un sourire chaleureux et me mis à contempler l’extérieur. La ville n’était pas très animée en ce vendredi après-midi. Le ciel était voilé, le vent soufflait beaucoup et rien ne m’aurait étonné que quelques flocons de neige ne se mettent à tomber. Des fenêtres étaient décorées de guirlandes lumineuses, d’autres de couronnes de pins. L’ambiance était aux festivités de Noël, et pourtant je ne me sentais pas joyeuse à l’idée de fêter cette fête fabuleuse. Ma dernière visite à Archi avait porté sur ce sujet : le fait de tout avoir – nous étions l’une des familles les plus aisées de la ville – mais d’être également habitée par cette irrépressible impression d’avoir un vide, un vide immense impossible à combler. J’en étais là de mes songes lorsque Ruby m’apporta mon chocolat chaud, immense, fumant, surmonté d’une délicieuse et onctueuse crème.



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MessageSujet: Re: « La petite sirène ? La blague… » - Henry & Aigéan   Ven 28 Déc - 15:27



Je contemplai l’horloge qui était accrochée en haut du tableau de mademoiselle Blanchard. Bien que j’aimais tout particulièrement ce que l’on faisait en classe, j’étais pressé de passer la porte de sortie et pour cause nous étions vendredi et en pleine période de Noël.
Excité à l’idée de bientôt ouvrir mes cadeaux, je ne me rendis pas compte que la sonnerie avait retentie. Le fait de voir mes camarades ranger leurs petites affaires afin de se diriger vers la porte de la liberté, m’avait sorti de mes pensées. C’était le week-end. Un week-end que j’allais sans aucun doute passer avec Emma pour le plus grand plaisir de ma mère. Je me mis à mon tour à ranger mes affaires, lorsque Mary Margaret vint me voir. Rien de bien méchant, elle voulait juste savoir ce que j’allais faire durant ces deux jours qui nous étaient offerts chaque semaine. Depuis le temps qu’elle enseignait ici, je ne l’avais jamais vu s’énerver contre quelqu’un, comme si ce sentiment de mépris et de haine envers un être lui était inconnu. Enfin, pour quelqu’un qui la connaissait qu’en tant que mademoiselle Blanchard, c'est-à-dire quasiment tous les habitants de Storybrook. En réalité, elle en avait du mépris, et pour une seule et même personne, Régina, ma mère, la méchante reine de Blanche-Neige. Autrefois, ma mère a essayé de tout lui voler. Son père, sa beauté, son prince, sa vie, elle a tout essayé en vain, la seule chose qu’elle ait réussi à lui prendre c’est son père. Évidemment, mademoiselle Blanchard ne se souvient absolument de rien à cause de la malédiction.. Mais grâce à l’opération Cobra les choses seront bientôt arrangées !
Je saluai mon professeur avant de quitter la salle.

Une fois à l’extérieur, un vent glacial vint me sauter à la gorge et tout de suite l’idée d’aller chez Granny’s Coffee me traversa l’esprit. Je mourais d’envie d’une bonne tasse de chocolat chaud avec de la cannelle sur un lit de mousse suave. Par chance, le café n’était pas loin de l’école.
Après une dizaine de minutes de marche, j’arrivai enfin à destination. Je poussai la porte, puis franchis le seuil. La différence de température entre l’extérieur et l’intérieur se fit aussitôt ressentir. A ma vue, Ruby décrocha un large sourire. Je fis de même, et vins m’approcher du comptoir.

- Comme d’habitude je suppose ?

- Exact !

Ruby me prépara mon breuvage en un rien de temps et lorsqu’elle eût terminé, je la lui en remerciai.
Je fis un petit tour sur moi-même afin de voir si ma place habituelle était occupée ou non. Et elle l’était. Cela ne m’étonnai guère, en cette période de l’année le café était bondé, surtout à cette heure-ci. Je décidai de trouver une autre place lorsque la crinière flamboyante de la jeune femme assise à ma place me reteint. Je l’avais déjà vu quelque part.. Aigéan ! Une fille un peu appart, très réservée et que je voyais sortir du cabinet d’Archie parfois. Mais je l’avais surtout vu dans mon livre de conte, c’était la petite sirène. Un rapprochement que je n’avais pas eu trop de mal à faire.
Cette occasion tombait à pique, j’allais pouvoir tâter le terrain et donc peut-être recruter un nouveau membre pour l’opération Cobra ! C’est avec fière allure que je m’avançai vers elle.
Je commençai par poser ma tasse sur la table, puis mon postérieur sur la chaise en face d’elle.

- Bonjour ! Je suis Henry Mills, on se croise souvent dans la salle d’attende d’Archie ! Ça ne te dérange pas que je m’assois avec toi le temps de boire mon chocolat chaud ?
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MessageSujet: Re: « La petite sirène ? La blague… » - Henry & Aigéan   Dim 30 Déc - 19:34

Je trempai mes lèvres sur la tasse, laissant couler le long de ma gorge quelque goutes de ce délicieux et onctueux chocolat chaud. Granny était vraiment douée. Nous avions notre propre cuisinier chez nous, mais ses plats n’avaient jamais rien de simple, toujours gastronomiques, en trop petite quantité : pas du tout ce que j’appréciais en fait. Ici, tout était savoureux, simple mais tellement bien réalisé que ça en devenait exceptionnel. La chaleur du liquide qui s’empara de mon estomac me réchauffa instantanément. La sensation était agréable et je me surpris à m’enfoncer plus confortablement dans l’épais fauteuil.

Le Granny’s Coffee se remplissait à présent aussi rapidement que d’habitude : nous étions en fin d’après-midi, tout le monde quittait le travaille et venait boire un petit verre avant de retrouver le traintrain quotidien de la demeure familiale. Je ne pouvais leur en vouloir, c’est exactement ce que j’étais en train de faire. Rapidement, il n’y avait presque plus aucune place de libre et sans aucune surprise que je vis quelqu’un s’approcher de moi. J’occupais à moi seule une table de quatre : je n’allais pas tarder à être chassé de ma place. Je commençai à vider ma tasse rapidement, quand la voix que j’entendis me calma aussitôt : c’était celle d’un enfant, et pas n’importe lequel ! « Bonjour ! Je suis Henry Mills, on se croise souvent dans la salle d’attente d’Archie ! Ça ne te dérange pas que je m’assois avec toi le temps de boire mon chocolat chaud ? » Dit-il en posant sa tasse de chocolat – cannelle en plus d’après mes narines.

Il avait dit tout ceci d’une voix calme et posée qui trahissait pourtant une forme d’excitation. Henry Mills, je savais exactement qui il était : fils adoptif du maire, véritable enfant de la nouvelle qui faisait tant jaser et, surtout, patient de mon psychologue. Du plus loin que je m’en souvienne nous avions toujours suivi une thérapie à peu près aux mêmes moments. C’est souvent que nous nous croisions dans la salle d’attente d’Archibald, comme il l’avait mentionné, mais nous n’étions pas du genre à partager nos problèmes. « Oui, je sais qui tu es. » Dis-je en lui offrant un sourire chaleureux. Je me penchai pour ramasser le sac posé sur le fauteuil d’en fasse et le laissai tomber délicatement à mes pieds. « Bien sûr, assis toi je t’en pris. » Ajoutai-je en lui indiquant le fauteuil d’en face.

Henry était un petit garçon de dix ans à l’imaginaire débordant. Il avait développé une sorte de délire féérique en lequel il croyait dur comme fer. Certains le prenaient pour un fou, d’autres simplement pour un enfant. J’étais de ce deuxième groupe. Développer son imaginaire est une preuve de bonne santé mentale chez les enfants de son âge, même si parfois tout avait l’air un peu excessif, Henry n’avait rien d’un fou. Et puis, avoir Régina comme mère… Je comprenais qu’il veuille s’échapper un peu de cette tâche difficile le pauvre petit. « Que fais-tu ici à cette heure ? Tu ne devrais pas rentrer chez toi ? » Lui demandai-je gentiment.



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MessageSujet: Re: « La petite sirène ? La blague… » - Henry & Aigéan   Dim 20 Jan - 12:23

- Oui, je sais qui tu es. Bien sûr, assis toi je t’en pris.

Elle me gratifia d’un joli sourire. Habituellement, je n’attendais pas que l’on me dise si je pouvais m’assoir ou non, je m’asseyais et puis c’est tout. Mais là, c’était différent, je ne voulais pas la brusquer et puis nous ne nous connaissions pas vraiment.
J’avais de la chance d’être en face d’Ariel, c’était la petite sirène quand-même ! Je suis sûr que je faisais des envieux. Enfin, si toute fois quelqu’un avait juste une fois pensé qu’elle pouvait être Ariel, ce qui m’aurait fortement étonné.
Je fixai la jeune femme afin de l’étudier plus en profondeur, car nous faisions que nous croiser et nous n’avions jamais pris la peine de discuter. Son regard était assez expressif. On pouvait y déceler sans peine de la tristesse, de la peur, de l’innocence, de la gentillesse et surtout un grand renfermement sur soi-même. A mon avis, ça n’était pas pour rien qu’elle allait voir Archie, mais il était encore trop tôt pour lui poser la question, je ne voulais pas l’effrayer et avec cela, j’éliminais toute chance de la voir un jour faire partie de l’opération Cobra. Non il fallait que je tâte le terrain.

- Que fais-tu ici à cette heure ? Tu ne devrais pas rentrer chez toi ?

Elle me dit ces paroles avec une gentillesse extrême. C’est ça qui est cool quand on est un enfant, personne n’est jamais hostile envers nous. Bon évidemment sauf pour les personnes qui n’aiment guère les enfants, mais en général, tout le monde les aime à Storybrook, et plus particulièrement Mary Margaret Blanchard mon institutrice.
C’est sans plus attendre que je lui donnai une réponse.

- Oh tu sais, si tu venais plus souvent ici, tu m’y verrais tout le temps. Je lui souris avant de poursuivre. Je viens souvent ici après l’école, et puis avec ce froid c’est toujours bon de se prendre un petit chocolat pour se réchauffer. Je levai ma tasse d’une main, lui fis un petit sourire et en bu une gorgée. D’ailleurs, c’est vrai que tu ne viens pas souvent ! Pourquoi venir aujourd’hui ?

Aigéan est quelqu’un de très solitaire. Je l’ai juste vu plusieurs fois avec Nolan Harrison, le garagiste de Storybrook, ils avaient même l’air plutôt proche tous les deux, ce qui est une bonne chose, au moins, cela prouvait qu’elle n’était pas si renfermé que ça. Moi je n’ai pas beaucoup d’amis, enfin pas de mon âge en tout cas. Mais cela me suffit et puis, je sais que quoi qu’il arrive je ne serais jamais seul.
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MessageSujet: Re: « La petite sirène ? La blague… » - Henry & Aigéan   Mer 23 Jan - 10:16

Henry Mills était un petit garçon adorable. L’avoir à ma table n’allait nullement me déranger, d’autant plus que lui et moi nous nous ressemblions. Sur un certain point en tous les cas. Lui avait beau être une pipelette et aller facilement vers les gens et moi tout l’inverse, nous partagions le même problème : nos visites hebdomadaires chez Archibald, notre psy. Henry n’avait en réalité pas beaucoup d’amis, non pas qu’il n’en voulu pas, mais c’était plus une question de « bonne entente ». En effet, le fils de la Maire était un peu spécial en son genre. Il avait un imaginaire surdéveloppé si bien que ses histoires loufoques commençaient à effrayer les enfants de son âge. J’avais un petit pincement au cœur en le regardant. Un visage angélique d’où émanait une aura d’amabilité devait normalement être synonyme de « bonheur ». On ne pouvait pas se leurrer : Henry n’était pas heureux. J’aurai aimé devenir véritablement proche de lui, mais la seule personne qui arrivait à m’arracher plus de trois phrases était Nolan. Mais qui ne tente rien n’a rien n’est-ce pas ? C’est donc avec enchantement que j’acceptais son invitation à me rejoindre. Je débarrassai le fauteuil face à moi et il prit place.

Les premières secondes – voire minutes, je ne sais pas trop – furent très silencieuses. Il se contenta de me scruter, me mettant légèrement mal à l’aise. Je lui demandai alors ce qu’il faisait au Granny à cette heure-ci. Les cours venaient surement de s’arrêter, et Henry devait sans doute être chez lui plutôt qu’ici. « Oh tu sais, si tu venais plus souvent ici, tu m’y verrais tout le temps. Je viens souvent ici après l’école, et puis avec ce froid c’est toujours bon de se prendre un petit chocolat pour se réchauffer. » Il montra sa tasse avant d’en boire une gorgée, souriant. Je lui rendis son sourire tout en buvant moi aussi un peu de mon chocolat chaud. Toute la mousse avait disparu, mais le goût restait toujours aussi succulent, même un peu moi chaud. « D’ailleurs, c’est vrai que tu ne viens pas souvent ! Pourquoi venir aujourd’hui ? » La curiosité enfantine de Henry me fit sourire. A lui, je n’avais aucunement envie de mentir, pourtant, lui parler des compétitions de mes sœurs et de ma peur de l’eau n’était pas dans mes capacités. Seuls mes sœurs, Archie et Nolan savaient. Tout le reste des habitants l’ignorait. « Je… Je voulais rejoindre Nolan au garage mais il n’était pas encore là, alors je suis venue patienter ici. » Dis-je en haussant les épaules, d’un regard fuyant. Ce n’était pas totalement faux, mais pas totalement vrai non plus puisque la raison principal de ma présence au Granny’s Coffee était mon auto exil. Pas question pour moi d’aller à la piscine, non non non ! Nolan étant absent – il avait surement un cours à terminer – et ma présence trop fréquente chez l’antiquaire étant devenue trop suspecte, j’avais jeté mon dévolu sur le petit café de la grand-mère de Ruby. « En fait, je voulais voir si le scooter du visiteur était réparé ou pas. Tu as entendu parler de cette histoire n’est-ce pas ? » Voilà que je l’envoyais vers un nouveau sujet. Le « visiteur » était connu de toute la ville. Pourquoi ? Parce que c’était bien rare par chez nous, nous n’avions jamais de visite. Est-ce qu’Henry allait croire à mes excuses ?



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MessageSujet: Re: « La petite sirène ? La blague… » - Henry & Aigéan   Sam 26 Jan - 16:08

Ma question posée décrocha un sourire à Aigéan. C’est joli un sourire sur les lèvres d’une fille. Aigéan était de toute manière très jolie cela ne faisait aucun doute. C’est d’un regard fuyant, et en haussant les épaules qu’elle me répondit.

- Je… Je voulais rejoindre Nolan au garage mais il n’était pas encore là, alors je suis venue patienter ici.

Elle avait eu ce geste que les gens ont lorsqu’ils mentent. Vous savez, j’ai lu un jour que les personnes qui mentent regardent toujours vers la gauche lorsqu’ils débitent leurs mensonges. Je ne pensais pas que cela était vrai, mais à y réfléchir, peut-être bien que si finalement. Il y a une autre manière de savoir si quelqu’un ment, et celle-là c’est Archie qui me l’avait apprise, mais elle est beaucoup plus délicate et très difficile à voir, mais rien n’échappe à un bon psy ! Apparemment, lorsque l’on ment notre lèvre inférieure tremble très légèrement. Enfin après, je ne sais pas si c’est vrai ! Elle poursuivit sans que je m’en rende compte.

- En fait, je voulais voir si le scooter du visiteur était réparé ou pas. Tu as entendu parler de cette histoire n’est-ce pas ?

Belle esquive Ariel ! Mais aussi très bon sujet. Le « visiteur », un jeune rouquin à qui je n’avais pas encore eu l’occasion de parler. Mais j’avais déjà des projets à son égard. Tout d’abord, pourquoi venir ici à Storybrook ? En dix ans d’existence je n’en avais quasiment, voir jamais vu ! Mais s’il était là, c’était peut-être un signe du destin ? On me l’envoyer pour m’aider à briser la malédiction ? Un nouveau membre dans mon opération Cobra ? J’étais très excité à l’idée de lui raconter ce que je savais, mais comme il était sûrement de passage et qu’il ne me connaissait aucunement comme les autres habitants, il allait peut-être me prendre pour un fou.. Ou au contraire me croire vu qu’il aurait un regard externe sur chacun d’entre nous, car pour les habitants de la ville, c’était dur de me croire vu que tout le monde se connaissait ici.

- Oh oui bien sûr que j’ai entendu parler de cette histoire !! Dis-je tout excité. Je ne lui ai jamais parlé, mais c’est étrange qu’il soit arrivé ici, personne ne passe jamais par chez nous habituellement. Je bus une nouvelle gorgée de mon breuvage avant de poursuivre. Et toi, tu lui as déjà parlé ? Comment est-il ?

Il fallait absolument que je le rencontre ! De toute façon, il ne pouvait pas se cacher bien loin, ça n’était pas comme si la ville était très grande et puis, si les dégâts de son scooter était assez important, il avait sûrement dû prendre une chambre à l’hôtel.
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MessageSujet: Re: « La petite sirène ? La blague… » - Henry & Aigéan   Mar 5 Fév - 13:20

De tous les habitants de Storybrooke, seuls ma famille et Archie (et Nolan à présent, évidemment) étaient réellement au courant de mon ‘petit’ problème de phobie. Tout le monde savait que j’étais un peu étrange, très solitaire et réservée, mais personne ne cherchait réellement à savoir pourquoi. En tout cas je faisais tout pour que personne ne le sache, j’étais très stricte en ce qui concernait le respect de ma vie privée – sujet tabou chez moi et à maintes reprises l’élément déclencheur de disputes. Henry n’y faisait pas exception mais il y avait quelque chose de différent chez lui, quelque chose qui me poussait à me confier même si je n’y parvenais pas vraiment pour le moment. Peut-être était-ce parce qu’à sa manière, Henry avait des problèmes d’ordre psychologique comme moi. Quoi qu’il en fut, c’est un petit mensonge – léger vraiment – que je lui servis à propos de ma présence au Granny’s Coffee – fait rare comme il l’avait fait remarquer.

Je décidais de le dévier de sa question en titillant sa curiosité. Quoi de mieux que de lui parler de l’étranger qui était arrivé une semaine plus tôt, chez nous, à Storybrooke par accident. Le jeune homme répondant au prénom bien étrange de « Loup », avait eu un accident de scooter sur la route menant à notre très chère ville. C’est Leroy qui l’avait retrouvé, inconscient et sacrément abîmé, ( bien que ce soit dans un état peu inquiétant heureusement). Le jeune homme avait été conduit à l’hôpital où il s’était réveillé plusieurs heures plus tard. Son scooter quant à lui avait atterri dans le garage privé de Nolan, dans un lamentable état. Diagnostic rapide : au moins un bon mois de réparation. Nolan avait besoin de quelques pièces qui n’allaient pas être livrées avant un bon moment. Loup était resté en observation une bonne semaine et avait décidé de profiter de ses quelques jours de congés pour prendre une petite chambre et ainsi loger chez Granny, en l’attente de la réparation totale de son scooter. Loup était le tout premier visiteur que nous ayons depuis un nombre incalculable de temps – hors mis cette Madame Octopus, maire d’une ville voisine qui venait rendre visite à madame Mills. Loup était donc un sujet de conversation très en vogue dans toute la ville. Qui était-il ? Pourquoi restait-il là ? Henry ne devait pas faire exception à ces commérages, c’était bien trop énorme !

« Oh oui bien sûr que j’ai entendu parler de cette histoire !! Je ne lui ai jamais parlé, mais c’est étrange qu’il soit arrivé ici, personne ne passe jamais par chez nous habituellement. Et toi, tu lui as déjà parlé ? Comment est-il ? » La curiosité d’Henry était piquée à vif. J’avais réussi à la détourner de moi, ce qui était une prouesse admirable quand on connait le curieux qu’est le fils du maire ! Allais-je jouer avec le feu en lui en disant le moins possible ou, au contraire, allais-je lui donner un maximum de détail ? J’optai pour la seconde option.

« Oui je lui ai parlé, c’est moi qui étais au garage le jour où on nous a rapporté son scooter. Il vient souvent voir comment les choses avances. » Je marquai une pose et terminai mon chocolat qui n’était plus si chaud que ça. « Malheureusement, il risque de ne pas partir si vite, il a besoin de nouvelles pièces pour son scoot qui ne sont pas disponibles à Storybrooke. Nolan les a commandées, nous les attendons. Il loue une chambre chez Granny me semble-t-il. » Ajoutai-je faussement désintéressée. La vérité c’est que moi aussi je trouvais sa venue bien mystérieuse et étrange. Nous n’avions tellement pas l’habitude des visiteurs que le moindre étranger passant la limite de la ville nous paraissait improbable voir suspect. « Dis-moi… » Ajoutai-je après un certain temps. « … Comment se fait-il que tu trouves cela si étrange toi ? Après tout, nous ne sommes pas protégés par une barrière magique ! Tout le monde peut venir chez nous s’il le souhaite. » dis-je en haussant les épaules, un sourire – presque – malicieux aux lèvres.



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MessageSujet: Re: « La petite sirène ? La blague… » - Henry & Aigéan   Ven 8 Mar - 1:21

Avec un peu de recule, et en attendant la réponse d’Ariel, euh je veux dire Aigéan, je repensais à cet étranger. Ca me taraudait sérieusement et je m’étonnais moi-même de ne pas encore avoir été lui souhaiter bienvenue ! Mais j’étais en train de me demander si lui révéler ce que je savais était une bonne idée.. Oui c’est vrai que ça aurait apporté l’avis d’un regard extérieur, mais imaginons que tout cela nous retombe dessus ? Qu’il soit au courant, qu’il trouve de bons arguments et des preuves pour y croire et qu’il s’empresse de le crier haut et fort sur tous les toits de l’Amérique ! Ainsi, il ameuterait tous les états du pays et ils nous traqueraient tous ! Ou pire encore, imaginez que ce soit une invention de ma mère pour éloigner tous soupçons des personnes qui commencent à me croire, car selon moi, personne de l’extérieur ne peux s’y introduire, vu que c’est une ville inexistante et qui n’est même pas répertorié sur la carte ! Mais tout cela est bizarre.. Et puis je lis trop de contes et regarde trop la télévision ! Afin bon, c'est ça d'avoir pour mère la méchante reine d'un des plus grands contes de l'histoire, on voit le mal partout.

- Oui je lui ai parlé, c’est moi qui étais au garage le jour où on nous a rapporté son scooter. Il vient souvent voir comment les choses avances. Malheureusement, il risque de ne pas partir si vite, il a besoin de nouvelles pièces pour son scoot qui ne sont pas disponibles à Storybrooke. Nolan les a commandées, nous les attendons. Il loue une chambre chez Granny me semble-t-il.

Intéressant.. Comme par hasard les pièces n’étaient pas disponibles à Storybrooke ! Tout cela était bien étrange.. Mais après tout, je ne l’avais pas encore vu, il était sûrement très sympathique, et puis.. C’est dommage d’avoir eu un accident.. Mais rien est dû au hasard..
Au moins il a été bien accueilli à ce que je vois s’il est chez Granny !

- Chic alors ! J'irai lui souhaiter la bienvenue quand j'aurai l'occasion de le voir, car il ne doit pas roder très loin s'il loge chez Granny ! lui dis-je.

- Dis-moi… Comment se fait-il que tu trouves cela si étrange toi ? Après tout, nous ne sommes pas protégés par une barrière magique ! Tout le monde peut venir chez nous s’il le souhaite.

Oh tu ne crois pas si bien dire petite sirène ! Une barrière magique peut-être pas, mais une force magique oui ! Cette ville n’existait pas avant la malédiction que ma mère a lancé, car c’est là que tous le monde a été envoyé, et personne n’habitait là avant…

- Parce que depuis ma naissance, depuis que je suis à Storybrook, je n’ai jamais vu aucun étranger venir ici. C’est comme si la ville était inexistante pour les autres, et puis il faut dire que le Main est quand-même un endroit reculé. Je marquai une petite pause afin de réorganiser mes propos dans ma tête. Je ne sais pas si tu sais, mais tous les gens d’ici qui ont essayé de fuir la ville n’ont jamais réussi à cause d’un empêchement, tu ne trouves pas ça bizarre toi ? Comme si on était rattacher à cette ville tous, d’une quelconque manière. Qu'en penses-tu toi ?
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MessageSujet: Re: « La petite sirène ? La blague… » - Henry & Aigéan   Mar 12 Mar - 17:33

Dévier Henry du sujet “tu appartiens à un conte de fées comme les autres” était ma priorité absolue. Je n’avais absolument rien contre lui, encore moins contre son esprit imaginatif, mas je n’aimais pas être le centre d’attention et Henry m’en accordait bien trop à mon gout. Etais-je devenue sa nouvelle cible ? Je savais qu’il tentait à tout prix de faire croire au shérif Swan – sa mère biologique apparemment – à ses délires d’enfant. Je n’étais pas au courant de toute l’histoire, mais j’avais entendu parler d’une sorte de secret entre les deux. A mon avis, Emma Swan faisait plus plaisir à son fils pour rattraper le temps perdu qu’elle ne croyait à ses histoires. Moi je n’avais pas envie de me forcer à jouer à un jeu auquel je ne voulais pas participer. D’un autre côté, Henry était un garçon gentil et adorable, on n’avait aucune envie de lui faire du mal, je préférais donc m’éclipser de ses idées subtilement en l’emmenant sur un sujet qui allait nécessairement lui plaire : l’arrivée étrange de Loup, ‘l’inconnu’ à Storybrooke.

Je fus ravie de constater qu’il mordait à l’hameçon si facilement. Apparemment, Loup était un sujet qui intéressait beaucoup de personnes, pas seulement le fils de madame Mills. En réalité, moi aussi sa présence m’interpellait. Les étrangers chez nous c’était un simple mot dans le dictionnaire, nous n’en connaissions pas le sens. Au plus loin de mes souvenirs, je ne me rappelais pas avoir croisé un jour quelqu’un qui ne venait pas de notre petite ville. Certes certaines personnes ne se connaissaient pas, mais les visages restaient familiers. Loup était notre premier inconnu et tout le monde était sur le qui-vive.

J’informai Henry des petits problèmes de véhicule de Loup et que celui-ci logeait chez Granny en attendant que son scooter soit réparé. Ses traits se déformèrent en une illumination de joie instantanée. Ce gosse était trop chou. « Chic alors ! J'irai lui souhaiter la bienvenue quand j'aurai l'occasion de le voir, car il ne doit pas roder très loin s'il loge chez Granny ! » A ces mots je tournai instinctivement la tête pour voir si j’apercevais la silhouette rousse de nouveau venu. Rien. Ça ne m’étonnait pas. Loup et moi étions très semblables, sauvages, un peu asociales sur les bords. Il devait sans aucun doute se terrer dans sa chambre, ou alors faire des allées-retours devant le garage dans le but d’apercevoir Nolan ou même moi.

J’interrogeai Henry sur son intérêt si poussé pour lui. Je fis un peu d’humour et le regrettai aussitôt : j’étais en train de le relancer sur son sujet favori : la magie de la ville. « … je n’ai jamais vu aucun étranger venir ici. Je ne sais pas si tu sais, mais tous les gens d’ici qui ont essayé de fuir la ville n’ont jamais réussi à cause d’un empêchement, tu ne trouves pas ça bizarre toi ? » Je déglutis. Il avait raison. Je n’avais jamais tenté de quitter Storybrooke car j’y étais bien et que j’avais toujours tous ce qu’il me fallait à proximité : aucun intérêt d’aller ailleurs. Quant aux problèmes pour quitter la ville, j’en avais déjà entendu parler et les habitants étaient devenus très superstitieux par rapport à cette ligne imaginaire. Il était vrai qu’à chaque fois que quelqu’un quittait Storybrooke, un accident – minime ou non – l’en empêchait. Le déclenchement d’un airbag, la crevaison d’un pneu, la porte totale du contrôle du véhicule, c’était toujours les mêmes histoires. Nolan plaisantions souvent sur le sujet car chaque fois on nous apportait des véhicules à réparer, mais Henry avait raison : c’était bien étrange. Je fronçai les sourcils et poussai ma tasse de côté pour me pencher en avant, baissant la voix pour n’être entendue que de lui. Loup était en réalité la personne qui confirmait la règle : la ligne provoquait des accidents. Mais Loup n’avait pas tenté de partir, il avait tenté d’entrer. « Comment expliques-tu qu’il ait réussi à rentrer du coup ? Si nous on nous empêche de partir, lui aurait dû avoir un problème bien avant, pour ne jamais pénétrer la ville non ? » Le tout avait été dit sur un ton qui trahissait bien trop mon excitation, voilà qu’Henry m’avait coincée dans son filet. « Parce que maintenant… Il est coincé comme nous. Il ne peut pas partir… » Et si les pièces n’arrivaient jamais ? Cela signifiait-il que Loup était semblable à nous ? Je me redressai dans mon fauteuil et me laissai tomber en arrière, levant la tête en regardant Henry. « Tu penses que c’est qui ? » dis-je, un sourire aux lèvres. Je ne croyais pas aux histoires d’Henry, mais c’était très amusant d’y participer en fin de comptes.



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